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Baloum : Accusé de vol de tôles, il est brûlé vif

Un jeune homme accusé de vol de tôles a été brûlé vif dans la cour de la chefferie de Baloum, dans la région de l’Ouest. Les forces de l’ordre rechercheraient activement le chef traditionnel mis en cause dans cette affaire.

À Baloum, dans le département de la Menoua, l’émotion reste vive. Un jeune homme, présenté comme Steve Diffo, est mort tragiquement. Il était chaudronnier et âgé de 33 ans. Après l’avoir accusé de vol de tôles, des individus l’ont conduit à la chefferie du groupement Baloum. C’est là que le drame s’est produit, le 5 juin 2026. Il a été brulé vif.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent le jeune homme assis à même le sol avant sa mort. Les mains et les pieds attachés, en train de clamer son innocence. En pleurs, il supplie et demande que ses parents ou ses patrons viennent témoigner. Mais malgré ses appels à l’aide, ses bourreaux lui infligent des actes de violence avant de le brûler vif.

Aujourd’hui, la mort du jeune homme bouleverse l’opinion publique. Certains témoignages affirment qu’il n’avait pas commis le vol dont on l’accusait. Dans cette affaire, le nom du chef traditionnel de Baloum revient avec insistance. Plusieurs sources citent Sa Majesté Noussi Pokam Charly Constant, chef de 2ᵉ degré du groupement Baloum, comme une personnalité mise en cause dans la chaîne des événements.

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Une autre affaire distincte se serait déjà déroulée 

Selon certaines informations, une autre affaire distincte se serait déjà déroulée à Baloum en 2024, toujours sous l’égide du même chef de village. Un jeune homme y aurait également perdu la vie.

À ce stade, la prudence reste nécessaire : les responsabilités exactes doivent être établies par l’enquête judiciaire. Mais une question s’impose au sein de l’opinion : comment un tel drame a-t-il pu se produire dans un espace censé incarner l’autorité, la médiation et la sagesse traditionnelle ?

Selon des informations relayées, les forces de l’ordre rechercheraient désormais le chef. Les autorités judiciaires auraient également émis un mandat d’amener contre lui dans le cadre de l’enquête ouverte, après la mort du jeune homme. L’absence ou le silence de l’homme en fuite alimente davantage les interrogations autour de cette affaire.

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La famille a déposé plainte

La famille de Steve Diffo a déposé plainte auprès des autorités compétentes. Les accusations évoquées sont lourdes : assassinat, complicité d’assassinat, séquestration, torture, non-assistance à personne en danger, destruction de preuves, association de malfaiteurs et outrage à cadavre.

En effet, le lanceur d’alerte N’zui Manto, de son coté  a énoncé dans son discours qu’après sa mort, des chiens errant dans le coin ont lapé ce qui restait de son corps. Ces affirmations, largement relayées en ligne, renforcent l’indignation autour de cette affaire.

Le 15 juin 2026, la Chambre Nationale des Experts Criminels du Cameroun a condamné cet acte et appelé les autorités administratives, judiciaires et traditionnelles à faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Cette réaction donne à l’affaire une portée nationale.

L’opinion attend désormais des réponses claires. Qui a interpellé Steve Diffo ? Qui l’a conduit à la chefferie ? Qui était présent au moment des faits ? Qui a donné les ordres ? Qui a participé ? Qui n’a rien fait alors qu’il pouvait empêcher le pire ?

Mambanda-Bonabéri : Les démons de minuit dans la maison

Les histoires de sorcellerie n’en finissent pas au quartier Mambanda par Bonabéri dans l’arrondissement de Douala 4ᵉ. Une famille a été contrainte de déguerpir sa propre maison nouvellement construite.

C’est en principe l’histoire de Valentin Tembi. Un père de famille qui a construit sa maison il y a deux ans. Il a tout fait et l’a intégrée, il y a à peine six mois. Son épouse et ses enfants déclarent qu’à son absence, on vit des bruits pas insupportables.

Un chantier nocturne

En effet, « dans la nuit, c’est un chantier  nocturne. Ce sont les bruits de marteaux, des scies à planche, des arrache-clous, des tôles qu’on pose sur le toit. On entend des ouvriers qui se disputent. Les éclats de rire. Bref les nuits ont infernales quand papa part au travail », raconte un des enfants.

Des informations martelées par la maman. « Il n’est pas facile de dormir à partir de minuit. Des bruits comme si les gens travaillaient dans un chantier, au salon. Et parfois dans les chambres. C’est non-stop jusqu’au petit matin. Personne ne dort ici. On se retrouve avec les maux de tête causés par l’absence de sommeil. La maison est devenue invivable dans la nuit surtout. Pourtant tout est calme en journée », raconte-t-elle.

C’est ainsi que la dame va entreprendre d’aller voir les prêtres exorcistes. Mais rien n’y fera. Au contraire, nous révèle-t-on, plus on verse de l’eau bénie, plus les bruits augmentent. « Une nuit on a même pensé que la maison allait tomber. Tellement les pelés et les marteaux tonnaient. Les coups de pioches, le bruit des tôles alors. On ne pouvait plus », vont raconter la mère et ses enfants.

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La séance d’exorcisme

Et le père, fatigué des plaintes et ayant vécu lui-même la scène, va se décider à faire venir un marabout. Malo Malo, un tradipraticien s’est donc proposé de l’aider moyennant de l’argent. « Je lui ai donné la somme demandée et le reste des outils pour faire le travail. Il m’a fait savoir qu’il y a Lucifer dans la maison et qu’il va l’anéantir », va raconter le père Valentin Tembi.

Par une nuit un peu pluvieuse ces derniers temps, Malo Malo, le célèbre tradi-praticien, va donc organiser une « soirée de délivrance ». « Le père de la maison, son épouse, ses enfants et quelques voisins curieux participent à la séance d’exorcisme. A peine va-t-il commencer, qu’il va jeter son sac rempli d’écorces en prenant la porte de sortie. Et en toute vitesse. Il va tout abandonner », nous raconte un témoin de la scène.

Alors Valentin Tembi, et ses enfants vont le suivre dans sa fuite. Ils vont revenir plutôt le lendemain pour prendre leurs effets. Du moins ils vont déménager en laissant le sac du tradi-praticien au salon vide. « On ne pouvait pas le toucher. On ne savait pas ce qu’il contenait », va déclarer le papa.

Quant à Malo Malo, le tradipraticien, il est resté introuvable. Et la maison est restée ouverte. La famille a trouvé un autre logement en location un peu plus loin dans le même quartier.

Bertoua : Un artisan orpailleur tué pour 2 millions

Récemment à Bertoua, dans le quartier Tindamba, un artisan orpailleur de 47 ans a été retrouvé mort dans une fosse. Le drame s’est produit dans la nuit du 20 au 21 mai 2026, après une soirée qui a basculé d’une dispute de couple à un crime organisé.

La victime, Souleymanou Ousmanou, revenait de Ndemba, où il menait ses activités d’orpaillage. Arrivé à Bertoua le 19 mai 2026 en fin de journée, il est accueilli par sa concubine, Eyenga Léonie Raissa, âgée de 21 ans, chez qui il passe la nuit. Le lendemain, alors que la ville célèbre la Fête de l’Unité nationale, chacun vaque à ses occupations.

Souleymanou rejoint des proches pour les festivités. Eyenga, de son côté, retrouve sa tante, Nanga Doris, au centre-ville. Plus tard dans la soirée, les deux se retrouvent au bar Aladin, au carrefour Nganke, à Tindamba. Sur place, Souleymanou est attablé. Selon le récit rapporté, il est entouré de femmes, avec des liasses de billets à portée de main, et dépense sans compter.

Eyenga Léonie Raissa, qui le rejoint, supporte mal la scène. Elle lui fait des reproches et réclame de l’argent. La victime lui aurait alors répondu : « Je fais ce que je veux de mon argent. » La tension monte rapidement. Une violente dispute éclate entre les deux. La tante, appelée en renfort, tente d’intervenir, mais elle est repoussée.

La dispute se transforme en bagarre, déborde dans la rue, puis se poursuit dans une mare boueuse avant que des riverains ne s’interposent. Après l’incident, les deux femmes rentrent. Souleymanou Ousmanou, lui, disparaît dans la nuit. À ce moment-là, l’affaire semble close. Mais elle ne l’était pas.

Quelques instants plus tard, Eyenga Léonie Raissa ressort. Cette fois, elle est accompagnée de Dolike Francis, présenté comme son amant. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle aurait dissimulé un gourdin non loin des lieux. Le duo se met alors à chercher la victime dans le voisinage.

Souleymanou Ousmanou est finalement repéré non loin de là. Il est pris en chasse, puis coincé dans un champ de maïs. C’est à cet endroit que le drame se produit. L’orpailleur a été frappé à la nuque avec le gourdin. Son agresseur présumé l’a ensuite achevé en lui brisant le cou.

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Les deux millions de FCFA que la victime portait sur elle ont été emportés. Son corps a ensuite été jeté dans une fosse située à proximité. Selon les aveux rapportés, cette dissimulation aurait été faite sur les conseils de la tante, Nanga Doris. Eyenga Léonie Raissa ira ensuite dormir chez cette dernière.

Une riveraine découvre le corps et donne l’alerte

Au petit matin du 21 mai, une riveraine découvre le corps et donne l’alerte. Le commissariat du 1er arrondissement est saisi. La Division Régionale de la Police Judiciaire de l’Est est aussitôt informée. Les équipes conduites par le Commissaire Divisionnaire Hervé Djeumo se rendent sur les lieux, sécurisent la zone et commencent à recueillir les premiers témoignages.

Parmi les curieux présents autour de la fosse se trouve Eyenga Léonie Raissa. Elle joue la surprise et affirme que son couple n’avait pas de problème. Elle déclare aussi n’avoir pas vu Souleymanou depuis deux jours. Mais les enquêteurs remarquent un détail : de la boue incrustée dans ses cheveux. Interrogée sur ce point, elle explique d’abord qu’elle transportait un seau d’eau sur la tête.

Pourtant, les policiers constatent que l’environnement immédiat ne présente aucune trace de boue. Elle change alors de version et affirme que la boue viendrait de chez sa tante. Vérification faite, le seau évoqué était posé au sol depuis plusieurs jours.

Les soupçons se renforcent. Une perquisition est menée à son domicile. Sous son lit, les enquêteurs découvrent des vêtements couverts de boue et portant des traces de sang. Un bermuda boueux est également retrouvé dans un récipient.

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Eyenga Léonie Raissa passe aux aveux

Conduite à la La Division Régionale de la Police Judiciaire de l’Est, Eyenga Léonie Raissa passe aux aveux, selon les informations rapportées. Elle implique sa tante, Nanga Doris, qui est aussitôt interpellée. Elle cite également Dolike Francis, présenté comme son amant. Ce dernier prend la fuite et fait l’objet d’un avis de recherche actif.

Selon les éléments de l’enquête, la jalousie aurait déclenché la dispute au bar, mais l’argent serait devenu le principal mobile du crime. Souleymanou Ousmanou portait sur lui deux millions de FCFA, fruit de son travail d’orpailleur. Cette somme n’a pas encore été retrouvée.

Les enquêteurs estiment que le retour sur les lieux, la présence du gourdin, la traque dans le champ de maïs et la disparition de l’argent montrent qu’il ne s’agissait pas d’un simple acte commis sous le coup de la colère.

Les éléments recueillis, notamment les témoignages, les indices matériels et les aveux, ont été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bertoua. La procédure judiciaire suit son cours.

Quartier New-Bell : La femme partie, les cadettes restent

L’affaire de trois sœurs enceintes par le même homme au quartier New-Bell connait sa suite. La grande sœur a trouvé comme compromis de laisser ses deux sœurs cadettes en mariage chez son mari. Elle a choisi de partir.

MC, a retrouvé tout son calme après la découverte de l’infidélité de son mari. Ce dernier qui a jeté son dévolu sur les sœurs cadettes de son épouse. Les deux sont tombées enceintes au même moment.

L’épouse a pris ses positions

L’affaire qui continue de faire parler les membres des deux familles, n’a trouvé aucune issue favorable. Selon nos sources, une réunion s’est tenue dans la nuit avec les différentes parties. L’épouse a pris ses positions.

Pour elle donc, « la seule solution qui pourrait être possible, c’est qu’elle laisse ses deux sœurs. Comme elles ont trouvé que c’est le meilleur mari, elle va donc les laisser à ce monsieur. Et que les grossesses évoluent et qu’elles accouchent dans de très bonnes conditions. Elle, a demandé à sa tante de rester garder les deux sœurs enceintes pour veiller sur les futures mamans », nous raconte un proche parent de l’époux.

Une suggestion acceptée par l’une des sœurs cadettes. « Pour les sœurs, une va dire qu’elle peut dans cette maison. L’autre va dire dit non. Donc pour les sœurs, la situation n’est pas bonne dans cette famille. Et jusqu’à minuit, aucune entente n’a été trouvée », nous a-t-on rapporté.

Aussi, autour de 21 h 30, malgré la pression de la famille, l’épouse est partie. N’ayant pas  attendu de siéger avec tout le monde. Elle est partie vers une destination inconnue. Elle a demandé que ses sœurs regagnent leur maison.

Zizanie dans la famille

Selon les sources policières, une confrontation a eu lieu ce mardi 16 juin 2026 au Groupement territorial de la gendarmerie. Puisqu’une plainte avait été déposée contre le mari pour « abus sexuel et duperie ». Le mari devait faire face aux deux filles enceintes. L’épouse quant à elle, a participé aux auditions sans mot dire. Elle a pris le temps de suivre les déclarations de ses sœurs.

Pour l’instant rien n’a filtré sur les dépositions faites par le mis en cause et ses victimes. Les voisins qui ont assisté continuent de faire des commentaires. « Ce type-là a vraiment le cœur, prendre trois sœurs en otage de la sorte. Il faut vraiment le faire. Et maintenant il a semé la zizanie dans la famille. Qu’on lui donne les deux filles là en mariage une fois. Et comment les deux filles ne pouvaient pas le dénoncer ? Elles ont aussi pris gout », va lancer Hector Timbo.

Pour Valentin Nzoko, « cet homme est vicieux. Et il est comme dans tout ça. Comment il a pu faire cela à sa femme, donc ? C’est une cassure à vie de la famille. Difficile d’oublier ce genre de chose. C’est un prédateur sexuel », a déclaré le voisin.

 

Crise postélectorale : Tchiroma se tourne vers la justice française

Exilé, Issa Tchiroma Bakary affirme avoir déposé deux plaintes pénales à Paris contre Paul Biya et plusieurs hauts responsables camerounais. Une démarche judiciaire qui prolonge, hors des frontières du pays, la bataille politique née de la présidentielle contestée du 12 octobre 2025.

La crise née après l’élection présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025 prend une nouvelle direction. Elle ne se joue plus seulement au Cameroun. Elle arrive aussi devant la justice française.

Dans un communiqué daté du 12 juin 2026, Issa Tchiroma Bakary, opposant camerounais en exil, affirme avoir déposé deux plaintes pénales devant le tribunal judiciaire de Paris. Il dit agir au nom du principe de compétence universelle, un mécanisme qui peut permettre à la justice d’un pays de se pencher sur certains crimes graves commis à l’étranger.

Au centre de cette démarche, il y a les violences, les arrestations et les détentions qui auraient suivi l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Issa Tchiroma Bakary continue de revendiquer sa victoire à cette élection. De son côté, le pouvoir de Yaoundé maintient sa position et reconnaît les résultats officiels proclamés au Cameroun.

Dès le début de son communiqué, Issa Tchiroma donne le ton. Il affirme avoir saisi une juridiction internationale au sujet de ce qu’il appelle des « massacres et autres actes de répression » contre des Camerounais qui, selon lui, réclamaient simplement « la vérité des urnes« .

Cette plainte ouvre donc une nouvelle étape dans le bras de fer entre l’opposant et le pouvoir camerounais. Désormais, la bataille ne se limite plus au territoire camerounais. Elle se transporte aussi en France, devant la justice française.

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Collecter divers témoignages et preuves

Dans sa note, Issa Tchiroma Bakary revient sur la préparation du dossier :

 » J’avais, au lendemain du 12 octobre 2025, instruit une enquête minutieuse visant à rassembler l’ensemble des informations, collecter divers témoignages et recueillir des preuves concernant leur situation, le préjudice qu’ils subissent, et établir la chaîne des responsabilités des donneurs d’ordre et des exécutants de la répression sauvage et brutale orchestrée par le régime illégal et illégitime de Yaoundé. »

Il ajoute que ce travail a permis de constituer des dossiers de plainte, avec l’appui d’avocats camerounais et internationaux, de figures de la société civile et de personnes de bonne volonté.

Dans le même communiqué, Issa Tchiroma Bakary affirme que « depuis plus de sept mois, des milliers de Camerounais » sont détenus dans plusieurs prisons du pays. Il dénonce des conditions de détention qu’il juge « effroyables« , au mépris de la dignité humaine et des principes de l’État de droit.

Le communiqué évoque également des personnes mortes en détention ou pendant les violences. Il cite notamment Anicet Ekane et Souleyman Tobi. Ces éléments restent, à ce stade, des accusations portées par le camp Tchiroma. Ils devront être vérifiés et examinés par la justice si la procédure avance.

Tchiroma Bakary : Sa stratégie pour contester la réélection de Biya

Pourquoi saisir la justice française ?

Pour expliquer le recours à la France, Issa Tchiroma Bakary écrit :  » En raison des nombreuses obstructions, encore persistantes, au dépôt d’une plainte au Cameroun, la première étape de cette démarche a été franchie, en France, à travers la saisine, fondée sur le principe de compétence universelle, du Procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Paris. »

Il invoque ainsi la compétence universelle, un principe juridique qui peut permettre à un pays de juger certains crimes graves commis ailleurs. « Là où la justice camerounaise, inféodée au régime usurpateur, et donc « aux ordres » aurait nécessairement failli, la Justice Internationale entendra les victimes et/ou leurs familles, dira le droit et leur rendra justice « , a-t-il écrit.

Toutefois, déposer une plainte ne signifie pas automatiquement qu’un procès va s’ouvrir. La justice française devra d’abord examiner le dossier. Elle devra vérifier si la plainte est recevable, si les faits dénoncés entrent dans son champ de compétence, et si les preuves sont suffisantes.

Une autre question se pose désormais : comment les autorités camerounaises vont-elles réagir ? Vont-elles répondre aux accusations ? Vont-elles contester la démarche d’Issa Tchiroma Bakary ? Vont-elles parler d’une instrumentalisation politique de la justice française ? Ou vont-elles choisir le silence ?

Quartier New-Bell : Il enceinte trois sœurs à la fois…

La révélation continue d’alimenter les conversations au quartier New-Bell dans l’arrondissement de Douala 2 . Une femme, trois semaines après son accouchement, découvre que ses sœurs cadettes sont enceintes de son mari.

MC ne retrouve toujours pas ses esprits après la découverte de l’infidélité de son mari. Ce dernier n’est pas allé loin. Il a jeté son dévolu sur les sœurs cadettes de son épouse, chez eux pour poursuivre les études. L’affaire a été révélée par Guillaume Onambélé par le canal d’une chaine locale, la FM 105 Suellaba. Une chaîne publique d’information et de divertissement.

C’est son homme qui a frappé le coup fort 

Selon les informations recoupées donc, « MC a fait venir ses sœurs cadettes qui sont avec le couple depuis quelques années déjà. Elle-même est encore étudiante. La dame est tombée enceinte et, quand elle a couché, MC va découvrit ses deux cadettes attendent aussi les enfants. Et une fois interrogées, les deux vont pointer le mari. C’est son homme qui a frappé le coup fort », raconte Guy Falouk.

Mama Martine va aussi dire sa part. « Cet homme est dangereux. Il a pris trois sœurs comme ses femmes. C’est un mauvais esprit. Il faut que sa femme n’ait pas pitié de lui. Il faut porter cette affaire devant les autorités judiciaires. C’est beaucoup comme ça », va-t-elle laisser entendre.

Informée de l’affaire, la famille de l’époux a voulu négocier. « La famille de la femme a dit non et qu’elle va seulement porter plainte. La plainte a donc été portée contre ce monsieur à la gendarmerie qui s’est chargée de mener toutes les enquêtes », nous a-t-on dit.

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Abus sexuel et duperie 

Au quartier, les commentaires vont bon train. « Ce type-là a fait fort, on lui a donné une seule femme, il en a pris trois. On ne peut pas vous tendre le bras, vous prenez tout le corps. C’est un gourmand. Il veut manger devant, derrière, en haut et en bas », ironise G.O.

Pour papa Molla, « il faut que les femmes évitent d’amener les petites sœurs en mariage. Parce que, le risque est parfois grand. Surtout lorsque vous avez un homme qui tire sur tout. Il faut qu’on sache ce qu’il disait à ses enfants ».

Selon les sources à la gendarmerie, l’objet de la plainte c’est « abus sexuel et duperie ». Seulement les âges ne nous ont pas été communiqués. Mais la seule certitude est que les deux vont accoucher et que la femme a décidé de ne plus rester dans ce mariage.

Yana Mbenda Edimo : Construire autrement le Cameroun

Dr. Yana Mbenda Edimo, s’inspire des différences pour bâtir un monde commun. Elle est théologienne, écrivaine et présidente de l’association La Samaritaine. Des atouts pour impacter une société, des valeurs partagées.

« Nous vivons dans une époque où les différences occupent souvent toute la place. Différences d’origines, de cultures, de langues, de sensibilités ou de convictions. Pourtant, au-delà de tout cela, nous partageons quelque chose de plus profond. Une histoire commune, des valeurs communes et le désir de construire un avenir meilleur pour nos communautés ». explique-t-elle pour nous situer sur ses aspirations sur le chemin du dialogue.

L’aigle comme symbole

En effet, la Camerounaise va créer l’application YANA. C’est un espace de dialogue, de réflexion et de partage. Uniquement destiné aux hommes et femmes qui refusent les divisions inutiles et qui croient encore à la force du lien. On l’aura donc compris, l’idée primordiale est de créer une véritable communauté. Et elle va choisir l’aigle comme symbole.

Ainsi donc, on parle de la Communauté des Aigles pour aller au-delà des discours. Et c’est justement parce que « l’aigle ne passe pas son temps à se plaindre du vent. Il apprend à s’en servir pour prendre de la hauteur. Le vent qui déracine le baobab n’empêche pas l’aigle de s’envoler», on est ici dans l’action agissante et non dans le divertissement.

Une bonne actrice carrément sur la scène politique. En fait, les municipalités ont besoin de voir de nouveaux visages émerger. Cette native de Douala 3ᵉ, est un ensemble de valeurs intrinsèques. Dans son for intérieur, ce sont les hommes et les femmes moulés dans le communautarisme qui vont gagner le pari.

Pour Yana Mbenda Edimo, la véritable transformation d’un pays commence par les hommes et les femmes qui le composent. Et donc, « le développement ne saurait être réduit à une succession de projets d’infrastructures. Ou à des indicateurs économiques », soutient-elle en suivant le vent de la modernité. Elle s’avance avec son implication dans le digital avec la création des plateformes numériques. Des espaces de dialogue, d’échanges et de participation citoyenne.

Douala : Ville de promotion des femmes entrepreneures

Les paroles s’envolent, les écrits restent

Et prend les suiveurs à contre-pied. « Ma présence sur les réseaux sociaux n’est pas un espace de distraction. C’est un lieu de rencontre, un espace vivant de dialogue et de partage avec vous. J’y viens pour parler de la puissance de nos racines, non comme un souvenir du passé. Mais comme une force active pour construire notre Nation », paroles d’une femme.

Facile donc de comprendre et faire comprendre qu’il s’agit d’un engagement pris pour montrer les valeurs au féminin. Du moins, c’est une question de promouvoir le leadership féminin et le développement communautaire.

Dans sa réflexion sur le Cameroun qui vient, elle va prendre son stylo. Et c’est pour « Rebâtir le Cameroun par nos racines – Au-delà de la démocratie ». Un précieux travail intellectuel qui cerne les contours du développement durable. Pour elle, « le Cameroun nouveau ne peut être construit sans une réappropriation des valeurs, des identités. Et des mécanismes de gouvernance issus de nos traditions »

Pour elle encore, « les racines ne constituent pas un regard tourné vers le passé. Mais une source d’inspiration pour bâtir l’avenir. Le respect, la solidarité, la responsabilité, la transmission. Et le vivre-ensemble représentent autant de valeurs essentielles pour relever les défis contemporains », la vision est claire.

Une nouvelle génération de leaders

Autant donc le dire, Yana Mbenda Edimo apparaît déjà comme une nouvelle génération de leader pouvant apporter d’autres idées. Du coup les paroles sortent. « Il faut qu’elle vienne dans le conseil municipal ici à Douala 3ᵉ. Avec l’esprit du Christ qu’elle incarne, elle va beaucoup apporter. Surtout qu’elle prône beaucoup les idéaux de paix et de partage. Elle est utile pour le Cameroun. Je ne la connais pas particulièrement. Mais je suis ses activités en ligne ».

« Elle est pasteure et leader dans les groupes communautaires dans les réseaux sociaux. J’ai appris qu’elle est native de Douala 3è. C’est pour cela que j’ai dit qu’elle doit entrer dans le conseil municipal de la commune de Douala 3ᵉ, va dire Mireille Bosadi Mbeppe, à Bonamoussadi.

Pour Hector Edubé, « c’est une dame qui incarne une valeur. Elle n’a jamais rejeté les valeurs traditionnelles. Aussi, elle encourage beaucoup les hommes et les femmes pour une responsabilité citoyenne collective surtout », dit l’anthropologue.

Yana Mbenda Edimo, Rebâtir le Cameroun par nos racines…

Afrique du Sud : 150 scorpions dans ses bagages

Un homme de 28 ans a été arrêté à l’aéroport du Cap avec 150 scorpions venimeux cachés dans ses bagages. Les animaux ont été confiés à un centre de protection de la faune. Les autorités poursuivent l’enquête sur ce possible trafic d’espèces sauvages.

Les autorités sud-africaines ont arrêté un homme de 28 ans qu’elles ont surpris en train de faire passer en contrebande 150 scorpions venimeux par l’aéroport du Cap, a indiqué la police samedi.

L’homme avait dissimulé les animaux vivants dans ses bagages, entre ses vêtements, selon la même source.

Son arrestation, vendredi, fait suite à une opération de renseignement au cours de laquelle les autorités avaient diffusé son signalement avant de l’intercepter à l’aéroport.

L’homme a été arrêté pour détention d’un animal sauvage. La police s’appuie sur la loi sur la protection de la nature et de l’environnement. Elle l’a indiqué dans un communiqué. Il doit comparer lundi devant un tribunal. Les enquêteurs n’ont pas précisé quelle était la destination du voyageur.

Mordu par des serpents à 200 reprises pour aider à trouver un antivenin universel

Les scorpions remis à un centre de protection…

Les scorpions ont été remis à un centre de protection de la faune sauvage pour y être gardés en sécurité tandis que les autorités en évaluent la valeur sur le marché.

Le trafic d’espèces sauvages reste un problème majeur en Afrique du Sud, l’un des pays les plus riches en biodiversité au monde.

Les groupes criminels ciblent des espèces connues, comme les rhinocéros et les éléphants.
Ils s’attaquent aussi aux pangolins et aux reptiles. Ces trafics alimentent un marché noir mondial très organisé.

© Agence France-Presse

Douala : Le piège du porte-monnaie magique

Un homme présenté comme un faux marabout a été arrêté à Douala le 12 juin 2026. Il est accusé d’avoir trompé plusieurs personnes en leur promettant des  » porte-monnaies magiques  » capables de leur apporter de l’argent facilement.

À Douala, une affaire d’escroquerie autour de prétendus « porte-monnaies magiques » fait réagir. Un homme présenté comme un faux marabout a été interpellé par les forces de sécurité après plusieurs signalements.

Selon les informations disponibles, le suspect a convaincu plusieurs personnes en leur promettant richesse et argent facile. Son discours était bien préparé. Il faisait croire à ses victimes que ses pouvoirs pouvaient leur permettre d’obtenir de l’argent grâce à des porte-monnaies supposés « magiques ».

Parmi les personnes tombées dans le piège figure notamment un pasteur d’une église dite de réveil. Comme d’autres victimes, ce dernier a été séduit par les promesses du présumé escroc. Celui-ci a utilisé un discours convaincant pour gagner la confiance de ses interlocuteurs et les persuader de la réalité de ses pouvoirs.

Alertées par plusieurs signalements, les forces de sécurité ont ouvert une enquête. Celle-ci a finalement conduit à l’interpellation du suspect. Les autorités cherchent maintenant à connaître le nombre exact de victimes, ainsi que les sommes qui auraient été perçues dans cette affaire.

Mali/Can-2025 : un marabout arrêté après la défaite des Aigles

Les enquêteurs veulent également savoir si le présumé faux marabout agissait seul ou s’il avait des complices. Pour l’instant, l’enquête se poursuit.

La naïveté de certaines personnes

Cette affaire relance donc le débat sur la naïveté de certaines personnes face aux promesses de gain facile. Elle montre aussi comment les escrocs profitent de la pauvreté, du chômage et du désir de réussir rapidement pour piéger leurs victimes.

L’arrestation de ce faux marabout apparaît ainsi comme un avertissement. Les autorités et les populations sont appelées à rester vigilantes face à ces offres trop belles pour être vraies. Car derrière les promesses de richesse magique se cachent souvent des réseaux d’escroquerie bien organisés.

Xénophobie en Afrique du Sud : Plus de 200 Nigérians rentrent

Face à la montée des violences et des discours contre les étrangers en Afrique du Sud, le Nigeria a commencé à rapatrier ses ressortissants. Un premier groupe de plus de 200 personnes est arrivé à Lagos, dans un climat de peur et de tension.

L’Afrique du Sud fait de nouveau face à une crise xénophobe. Ces dernières semaines, plusieurs étrangers vivant dans le pays disent ne plus se sentir en sécurité. Des manifestations contre les immigrés se sont multipliées dans certaines villes, poussant plusieurs pays africains à organiser le retour de leurs ressortissants.

Le Nigeria est l’un des pays les plus concernés. Le jeudi 11 juin 2026, un premier groupe de Nigérians a été rapatrié à Lagos. Selon plusieurs médias internationaux, 262 personnes ont pris place à bord de ce premier vol. À leur arrivée à l’aéroport international Murtala Muhammed, elles ont été accueillies par les autorités nigérianes.

Parmi les rapatriés, on retrouvait notamment des femmes et des enfants. Beaucoup sont rentrés dans un état de fatigue et d’inquiétude, après plusieurs jours de peur en Afrique du Sud. Le gouvernement nigérian affirme avoir mis en place une cellule de crise pour les enregistrer, les accompagner et faciliter leur retour auprès de leurs familles.

Cette opération pourrait se poursuivre. Plus de 1 000 Nigérians se seraient déjà inscrits pour rentrer volontairement au pays. Un autre vol de rapatriement était d’ailleurs prévu ce lundi 15 juin 2026 pour permettre à d’autres ressortissants de regagner le Nigeria.

Le Conseil de l’Europe s’alarme du « discours de haine » en Italie

La tension est montée après les actions de groupes anti-immigrés en Afrique du Sud. Ces groupes accusent les étrangers de prendre les emplois des Sud-Africains et de participer à la criminalité. Certains ont même donné jusqu’au 30 juin aux étrangers sans papiers pour quitter le pays.

Mais pour plusieurs ressortissants africains, la peur dépasse la question des papiers. Certains affirment que même les étrangers en situation régulière sont visés par la colère populaire. Des migrants disent avoir été menacés, chassés de leurs quartiers ou empêchés de vivre normalement.

Du côté sud-africain, les autorités affirment que plusieurs personnes rapatriées étaient en situation irrégulière. Mais le Nigeria conteste cette lecture. Pour Abuja, ses ressortissants rentrent surtout à cause de la peur provoquée par les violences xénophobes et le climat d’insécurité.

La crise a aussi pris une tournure diplomatique. La ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, a reçu le représentant sud-africain à Abuja. Cette rencontre intervient notamment après la mort de deux ressortissants nigérians en garde à vue en Afrique du Sud, un dossier qui a encore renforcé la colère des autorités nigérianes.

Le Nigeria n’est pas le seul pays à agir. Le Ghana a également commencé à rapatrier ses citoyens, avec un premier groupe d’environ 300 personnes. Le Malawi a aussi organisé le retour de certains de ses ressortissants. Ces opérations montrent que la crise dépasse désormais les frontières sud-africaines.

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Une grave crise sociale

En toile de fond, l’Afrique du Sud traverse une grave crise sociale. Le chômage reste très élevé, touchant plus de 30 % de la population active. Dans ce contexte difficile, les étrangers deviennent souvent des boucs émissaires. Des mouvements comme « Operation Dudula » et d’autres groupes anti-migration profitent de cette colère pour réclamer l’expulsion des immigrés.

Pourtant, de nombreux observateurs rappellent que les difficultés du pays ne peuvent pas être uniquement attribuées aux étrangers. Le chômage, la pauvreté, les inégalités et les problèmes de gouvernance sont des réalités profondes qui touchent l’Afrique du Sud depuis plusieurs années.

En attendant, les familles étrangères vivent dans la peur. Pour beaucoup de Nigérians, le retour au pays est devenu une question de survie. Mais ce départ forcé laisse derrière lui des vies brisées, des commerces abandonnés et des années d’efforts perdues.

Grand Moulin : Bonateki se concerte pour l’élection du chef

Après avoir refusé la création d’une chefferie à Grand Moulin dans la ville de Douala, la chefferie de Bonateki a organisé une réunion le 13 juin 2026. Le but était de préparer l’élection du futur chef du quartier. Un sujet qui fait encore parler avec la candidature de Raymond Tchengang.

La chefferie traditionnelle de Bonateki, qui dépend du canton Deido à Douala, a convoqué une réunion samedi 13 juin 2026 dans ses locaux. Le but de cette rencontre était de préparer une élection calme et transparente du futur chef du quartier Grand Moulin.

Cette décision surprend plusieurs personnes. En effet, le chef de Bonateki, Sa Majesté Sylvain Ekabouma Mbed’a Njc, s’était d’abord opposé à la création d’une chefferie dans ce quartier. Cette opposition avait même provoqué une forte mobilisation des fils et filles Sawa dans les rues.

Mais la contestation avait rapidement pris une autre tournure. Certains manifestants avaient profité de la situation pour tenir des propos contre les Bamilékés du quartier, allant jusqu’à demander leur départ. Ce qui avait rendu l’affaire encore plus sensible.

Au centre de cette affaire, on retrouve le nom de Raymond Tchengang. Originaire de Yabassi, il était présenté comme une personne pressentie pour diriger cette future chefferie. Sa possible désignation avait alors créé beaucoup de débats.

Aujourd’hui, la position de Bonateki semble avoir changé. Joint au téléphone par média Mimi Mefo Info, Sa Majesté Ekabouma explique que sa première contestation ne visait pas le fait d’avoir une autorité traditionnelle à Grand Moulin.

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Le problème venait surtout de la manière

Selon lui, le problème venait surtout de la manière dont l’administration voulait créer cette chefferie, sans tenir compte de l’histoire du quartier.

Le chef de Bonateki affirme qu’un représentant de sa chefferie avait déjà été désigné à Grand Moulin par le passé. Mais ce représentant est parti. Il fallait donc, selon lui, choisir un autre représentant, comme cela se faisait avant.

Pour Sa Majesté Ekabouma, le sous-préfet de Douala 1ᵉʳ avait plutôt une autre idée : créer une nouvelle chefferie à Grand Moulin. C’est ce point qui aurait provoqué la première contestation.

Cameroun : Alice Nkom veut la dépénalisation de l’homosexualité

Connue pour son engagement en faveur des droits des homosexuels, Alice Nkom a récemment partagé sur Meta une campagne pour demander que l’homosexualité ne soit plus considérée comme un crime au Cameroun. Une prise de position qui suscite déjà des réactions.

L’avocate camerounaise Alice Nkom, connue pour son engagement dans la défense des droits des personnes homosexuelles, a récemment publié un message sur Meta. Dans son post, elle demande que l’homosexualité ne soit plus considérée comme un crime dans le monde, notamment au Cameroun.

En effet, Alice Nkom partage une campagne internationale portée par le Comité IDAHO France. Cette initiative cherche à obtenir une résolution à l’ONU afin d’encourager les États à dépénaliser l’homosexualité partout dans le monde. Lancée en 2006, cette campagne existe depuis environ vingt ans.

Selon le message qu’elle a partagé, la pénalisation de l’homosexualité a de lourdes conséquences pour la société. Elle entraîne d’abord des drames humains : arrestations, condamnations, violences, humiliations, exil et parfois suicide.

Mais Alice Nkom souligne aussi les pertes économiques liées à cette situation, notamment l’exclusion du marché du travail, la perte de talents, la baisse des investissements, ainsi que les obstacles à l’éducation et aux soins. Elle insiste également sur les conséquences sanitaires de cette pénalisation. Dans son message, on peut lire :

« Le coût est également sanitaire. Dans de nombreux pays, les personnes LGBT craignent de se rendre dans les centres de dépistage ou de soins liés au VIH, de peur d’être dénoncées, arrêtées ou stigmatisées. Cette peur les éloigne des traitements, freine la prévention et aggrave l’épidémie de sida. La pénalisation tue aussi par le silence qu’elle impose. »

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité au sein de la société camerounaise. Certains internautes ont rapidement réagi au message d’Alice Nkom.

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L’un d’eux l’a notamment interpellée sur la question de la foi. « Ce que je veux savoir, c’est : est-ce que vous croyez en Dieu ?« , a demandé l’internaute. Alice Nkom lui a répondu : « La croyance est comme la vie privée : intime et protectrice. » L’internaute a alors répliqué : « Mais elle se partage. » Alice Nkom a alors reconnu: « La foi se partage.  »

Poursuivant son intervention, l’internaute a ajouté : « Je suppose que vous croyez en Dieu et que vous avez foi en lui. Pour cela, vous acceptez ses enseignements, ses interdits et ses prescriptions. Vous savez, en votre âme et conscience, que Dieu, le créateur d’Adam et Ève, est contre l’homosexualité. Sinon, il aurait créé deux hommes et deux femmes.

Vous allez sûrement avancer l’argument du deuxième commandement de Jésus. Mais la question que je vous pose est celle-ci : si votre fils était amoureux de votre mère au point d’avoir des relations sexuelles avec elle, est-ce que vous l’encourageriez au nom du commandement “aime ton prochain comme toi-même” ? « 

Affaire de couple : Mensonges croisés de ménage à Douala

Une affaire de couple défraie la chronique dans la métropole économique. Mari et femme se sont retrouvés au même endroit à Douala. La femme avec un autre homme et l’homme avec une autre femme.

Les faits

Simon (appellation donnée au mari) dit à son épouse qu’il va en mission à Batouri . Une ville dans la région de l’Est-Cameroun . C’est alors qu’il s’apprête, avec l’aide de son épouse, Alors, le monsieur est censé être en mission et sa femme à la maison.

Tout va bien avec les enfants

Et une fois parti, le seul canal de communication entre les deux, c’est le téléphone  portable. C’est ainsi que Monsieur appelle pour dire à son épouse qu’il est bien arrivé et que tout se passe bien. De l’autre côté, la femme dit se sentir bien à la maison et que tout va bien avec les enfants.

Dans leurs dernières conversations, le mari va promettre d’envoyer un peu d’argent aussitôt que les frais de mission vont tomber. Du moins au téléphone tout est en accord parfait. Rien ne dessine un climat orageux. Les phrases d’amour sont faites de part et d’autre.

Alors que l’on est convaincu que c’est le bel amour. Voilà qu’après une courte conversation téléphonique, monsieur et madame se retrouvent, nez à nez. Ils sont face à face, dans le restaurant d’un hôtel à Douala. Et dont nous n’avons voulu indiquer le nom pour des raisons évidentes.

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Un jeu de questions réciproques

Selon les témoins de l’affaire, « madame, sachant que monsieur est parti en mission, est allée, se la couleur douce avec un autre homme. Dans le même hôtel, et à l’heure du repas, le buffet a été ouvert. Madame était bras dessus, bras dessous avec son concubin. Le mari, heureusement, est descendu seul au restaurant, laissant dans la chambre sa concubine qui prenait encore son bain », raconte un employé de l’hôtel.

En fait, c’est à ce moment que commencent les hostilités dans un jeu de questions réciproques. « Vous faites quoi ici ? Vous également. Je savais qu’on était à Batouri. L’Est et le Littoral, il y a une bonne distance. Vous êtes à l’Est, au même moment, au Littoral. Et vous, vous êtes à la maison, et ici en même temps », vont-ils se lancer les mots.

Les trois bagarreurs à la police

Une bagarre générale va se déclencher avec un énorme bruit. Les passants vont se précipiter pour voir la scène. Tables et verres au sol. Les couverts aussi. Bref le cafouillage va être de taille.

C’est ainsi que la sécurité de l’hôtel va intervenir. Les vigiles vont user de leurs forces musculaires pour maitriser la situation. La concubine de monsieur, informée de ce qui se passe, va glisser discrètement. Il va sortir incognito. Tandis que les trois bagarreurs du restaurant vont être conduits dans une unité de police. Les trois ont été auditionnés.

Selon les sources policières, « l’homme a déclaré être en régime polygamie et pouvoir être ailleurs à tout moment. Les deux époux ont été demandés d’aller voir le problème en famille. Le troisième larron va être libéré pour nous, nous dit-on, faits non établis », avons-nous appris.

Hadj 2026 : Nouveau deuil camerounais à La Mecque

La délégation camerounaise au Hadj 2026 est une nouvelle fois frappée par le deuil. Alhadji Sehou Ousmanou, pèlerin originaire de Meiganga, est décédé à La Mecque des suites d’une courte maladie, portant à 3 morts, le nombre de pèlerins morts depuis le début de cette édition.

La communauté camerounaise engagée dans le Hadj 2026 est de nouveau endeuillée. Alhadji Sehou Ousmanou, âgé de 68 ans et originaire de Meiganga, dans la région de l’Adamaoua, est décédé dans la nuit du 10 juin 2026 à La Mecque, en Arabie saoudite.

Selon les autorités camerounaises présentes sur place, le défunt a succombé à une courte maladie. D’après Iya Tidjani, ambassadeur du Cameroun en Arabie saoudite et chef de la délégation camerounaise au Hadj 2026, Alhadji Sehou Ousmanou a bénéficié d’un suivi médical dès l’apparition des premiers symptômes.

Il a d’abord été pris en charge à l’infirmerie de son hôtel, avant d’être transféré dans une structure hospitalière. Malgré les soins qui lui ont été prodigués, le pèlerin n’a malheureusement pas survécu.

 Avant lui, deux pèlerines camerounaises, Oummoul Ahmadou et Diddi Didjatou, avaient également perdu la vie à La Mecque à la suite de malaises survenus durant leur séjour en Terre sainte.

Au nom du gouvernement camerounais, le chef de la délégation, Iya Tidjani, a adressé ses condoléances à la famille du défunt, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté camerounaise présente en Arabie saoudite.

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D’autres drames touchant des familles de pèlerins

Cette édition 2026 du Hadj a aussi été marquée par d’autres drames touchant des familles de pèlerins camerounais. Parmi les incidents signalés figure le cas d’un pèlerin de retour au Cameroun après l’accomplissement de ses rites. Alors qu’il regagnait son domicile à Maroua depuis Garoua, le 7 juin 2026, il a été impliqué dans un grave accident de la circulation.

Selon les informations disponibles, le pèlerin s’en serait sorti avec une fracture au bras. Mais deux de ses enfants ainsi que deux proches venus l’accueillir ont perdu la vie.

Le Hadj 2026 s’est officiellement achevé le 29 mai dernier. Pour de nombreuses familles camerounaises, cette édition restera marquée par la ferveur religieuse, mais aussi par ces pertes humaines qui ont profondément endeuillé plusieurs communautés.

Makepe-Missoké : Les pipis en odeur des soupçons

 L’affaire passe de tout commentaire au quartier Makepe-Missokè dans l’arrondissement de Douala 5ᵉ. Une femme placée non loin d’un monsieur qui faisait pipi. Elle va subir les foudres de son mari. Ce dernier va sauter sur elle, la soupçonnant d’admirer « l’engin ».

En effet, Marcel, nom attribué au mari jaloux par nos soins, a suivi les pas de son épouse. Cette dernière, selon les témoins de l’incident, se trouvait à quelques mètres du garçon qui faisait pipi.

Plaisir à admirer le pénis

C’est alors que le mari survient avec une colère inouïe. Faisant comprendre que sa femme  prenait du plaisir à admirer le pénis du monsieur qui se mettait à l’aise. Le mari va tomber sur sa femme qui ne croyait pas que son mari était sérieux. Face à des accusations, il va plutôt éclater de rire. Ce qui va aggraver la situation », raconte MC.

Alors, « son mari n’a pas digéré, il a commencé par une baffe, après une raclée. Il a fallu l’intervention de la police pour éviter le pire. Une fois au poste de police, le mari va se confier aux forces de maintien de l’ordre. Il va leur dire qu’il soupçonnait depuis que ce monsieur entretenait un rapport coupable avec son épouse »

Dans les détails, « le mari va dire que sa femme est sortie hier à 16 h sans donner la destination exacte. Et que lui, en partant en ville, va surprendre sa femme en face d’un monsieur qui faisait pipi. Sa femme, dit-il, le regardait dans cet exercice avec un gros sourire. Une preuve par 10 que c’était quelqu’un qu’elle connaissait très bien.»

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Contenir la colère du mari

C’est ainsi «qu’il va donc saisir sa femme par le bras. Avant de la racler. La tabasser copieusement devant une foule bien curieuse. Dans ses cris donc, un groupe de jeunes va intervenir pour contenir la colère du mari. Les plus prudents ont appelé la police », nous rapporte MC.

En suivant le journal des faits de société sur la FM 105 Suellaba. L’on va apprendre du reporter Guillaume Onambélé que : « le commissaire du 10ᵉ arrondissement est arrivé sur les lieux et le calme est revenu, tous les trois ont été conduits à l’unité. Ils ont été rejoints par les parents qui ont prodigué des conseils aux concernés ».

Interrogée, la femme va nier en bloc les accusations portées contre elles par son mari. Et  l’homme qui faisait pipi va également dire ne pas connaître la femme. « Je ne suivais même pas le geste de la femme dont on parle là. en me mettant à l’aise. Je ne savais pas qu’il y avait quelqu’un derrière ou devant moi qui me lorgnait », va-t-il alors déclarer.

Faute de preuves donc, les trois acteurs vont être libérés. Et le mari va être ramené au calme.

K-Tino en deuil : Sa maman s’est éteinte à 106 ans

Figure discrète mais profondément présente dans la vie de K-Tino, Dame Marcelle Meyobo, mère de la célèbre chanteuse camerounaise, est décédée le mardi 09 juin à l’âge de 106 ans. Une disparition qui plonge l’artiste dans la douleur et émeut de nombreux Camerounais.

Le monde de la culture camerounaise est touché par une triste nouvelle. Dame Marcelle Meyobo, mère de la chanteuse K-Tino, l’une des grandes voix du bikutsi, s’est éteinte dans la matinée du mardi 09 juin. Elle avait 106 ans. Connue du grand public à travers les publications de sa fille, la doyenne fascinait par sa longévité exceptionnelle et par la place particulière qu’elle occupait dans la vie de l’artiste.

Plus qu’une mère, elle était pour K-Tino une confidente, une conseillère et une source d’inspiration. D’origine Fong et mariée à M. Bala Atangana Étienne, chef Tsinga, Marcelle Meyobo, également connue sous le nom de Madame Bala Atangana, aura traversé plus d’un siècle d’histoire, entourée de sa famille et de l’admiration de ceux qui découvraient son parcours à travers sa fille.

Un rôle intime dans l’univers musical de K-Tino

Au-delà du lien familial, Dame Marcelle Meyobo a joué un rôle intime dans l’univers musical de K-Tino. Dans une interview accordée au Quotidien Le Jour, la chanteuse avait confié que sa mère participait parfois à l’élaboration de certains de ses textes.

Elle l’aidait avec des idées, des conseils et des mots tirés de son expérience, ce qui rendait certaines chansons plus riches. Par railleurs cette proximité avec la musique n’était pas nouvelle dans la famille.

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Sa propre maman, donc la grand-mère de K-Tino, était musicienne. On peut donc dire que l’amour de la musique existait déjà dans la famille avant K-Tino.

Au-delà de cet héritage musical, Marcelle Meyobo était aussi admirée pour sa longévité. Quelques années plus tôt, son histoire avait également retenu l’attention lorsque la Première Dame du Cameroun, Chantal Biya, avait fait rénover sa maison, offrant à la centenaire un cadre de vie modernisé et plus confortable.

Ce geste avait été largement salué. Tant il mettait en lumière une femme âgée, témoin d’une époque, mais aussi symbole de mémoire familiale et culturelle.

Actuellement en séjour en France dans le cadre d’une série de concerts, K-Tino est annoncée au Cameroun afin de rendre un dernier hommage à sa maman et rejoindre sa famille en cette période douloureuse.

Mandat des conseillers municipaux : Kamto dans la dénonciation

Maurice Kamto, président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, dénonce le viol du principe de la non-rétroactivité.

« Les conseillers municipaux des 360 communes du Cameroun ont été élus le 09 février 2020. Pour un mandat de 5 ans. Par le décret du 4 mai 2026 prorogeant leur mandat jusqu’au 28 février 2027, le Président de la République en fonction s’est permis de se substituer au peuple qui doit choisir ses dirigeants, au Parlement à qui incombe le pouvoir de déterminer les conditions et règles d’exercice du choix du peuple, et au Code général des collectivités décentralisées qui en fixe les modalités ».

Constat de fin de mandat

Tels sont les propos de Maurice Kamto contenus dans une déclaration relative au constat de fin de mandat des conseillers municipaux au 31 mai 2026. Le président du Mrc estime que, « par-dessus tout, Paul Biya a manifestement violé le principe de la non-rétroactivité  consacré par la Constitution en son préambule»

En Vs’appuyant sur la récente loi nᵒ 2026/003 du 14 avril 2026 modifiant l’article 170 du Code électoral, pour proroger le mandat des conseillers municipaux au 28 février 2027, alors que cette loi de révision du Code électoral ne contient aucun article énonçant l’effet rétroactif de ses dispositions ».

Piétinement de la loi fondamentale

En somme, dit ce leader politique, on est face à un autre piétinement de la Loi fondamentale de notre pays, un empiétement du pouvoir exécutif sur le domaine de la loi qui est celui du Parlement, une confiscation du mandat des élus locaux contraire à tous les principes démocratiques.

Violence policière : la société civile condamne

Lui qui affirme qu’à compter du 1ᵉʳ juin 2026, les conseils municipaux sont en situation de vacance légale sur l’ensemble du territoire national. « Toute délibération prise au-delà de cette date exposera ses auteurs à une responsabilité pour gestion de fait. Les chefs des exécutifs communaux doivent constater cette vacance et en tirer toutes les conséquences de droit, pour eux-mêmes et pour les collectivités qu’ils représentaient », prétend-il.

Et Maurice Kamto de poursuivre : « Après avoir exercé en date du 1ᵉʳ juin 2026 le recours en retrait du décret nᵒ 2026/166 du 04 mai 2026 au regard de son illégalité, nous saisissons en régulation d’un tel dysfonctionnement des institutions, le Conseil Constitutionnel afin qu’il enjoigne le président de la République en fonction, en vertu de ses prérogatives découlant de l’article 46 de la Constitution, de convoquer, sans délai, le corps électoral ».

Douala : Un avocat enlevé par des inconnus

L’avocat a été porté disparu dans la nuit du 30 au 31 mai 2026 à Douala, Me Jean Didier Makembe Ntoumba a été retrouvé cinq jours plus tard dans un état critique.

Après cinq jours d’angoisse, la famille, les proches. Et les collaborateurs de Me Jean Didier Makembe Ntoumba ont finalement obtenu des nouvelles de l’avocat stagiaire. Porté disparu depuis la nuit du 30 au 31 mai 2026. Le jeune homme a été retrouvé le 5 juin dernier dans un état particulièrement préoccupant.

Un traumatisme crânien

Selon un communiqué publié par son cabinet, il a été découvert aux urgences de l’Hôpital Laquintinie de Douala. Avant d’être transféré dans un autre établissement de santé. Pour bénéficier d’une prise en charge plus adaptée à la gravité de son état.

D’après Me L. Deffo, collaborateur de la victime, les examens médicaux ont révélé de lourdes séquelles. « Mon collaborateur a subi un traumatisme crânien, sa bouche est fracturée. On a constaté des hématomes dans son cerveau et le traitement est en cours. On l’a transféré dans un hôpital plus approprié où les équipes médicales sont à pied d’œuvre. Pour récupérer ce qu’on peut de sa santé », explique-t-il.

Sur le plan judiciaire, les investigations se poursuivent. Selon Me Deffo, plusieurs autorités sont mobilisées pour élucider les circonstances de cet enlèvement présumé. « L’enquête est encore en cours. Elle est suivie par la police judiciaire du Littoral. Il y a également d’autres autorités judiciaires qui sont en train de travailler sur le dossier », précise-t-il.

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Interpellation d’un présumé commanditaire

Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs auraient déjà permis une avancée notable avec l’interpellation d’un présumé commanditaire. Toutefois, les responsabilités exactes restent à établir. « Les investigations permettent de comprendre de plus en plus les mobiles. Mais rien n’est définitif pour le moment. Il y a un commanditaire qui a été interpellé pour le moment. Et l’enquête est encore en cours », indique Me Deffo.

Pour l’heure, les circonstances précises de l’enlèvement, le rôle des différentes personnes impliquées. Ainsi que les motivations exactes des auteurs présumés demeurent inconnues Les prochains résultats de l’enquête seront déterminants pour comprendre ce qui est arrivé à Me Jean Didier Makembe Ntoumba.

Et établir les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique. Alors qu’un présumé commanditaire a déjà été interpellé. L’opinion nationale et internationale continue d’attendre la réaction du barreau au sujet de cette affaire qui continue de défrayer la chronique.

Les prochains jours s’annoncent déterminants dans la manifestation de la vérité. Dans cet enlèvement qui suscite de nombreuses interrogations.

L’angoisse de sa famille

Dans le département du Nkam, l’inquiétude grandit. Après la disparition signalée de ce cadre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Et ancien responsable départemental de cette formation politique. Selon un communiqué rendu public par le parti, l’homme est resté introuvable depuis la nuit du samedi dernier.

D’après les informations communiquées par le Pcrn, aucune indication officielle sur sa localisation. Son état n’avait été obtenu au moment de la publication du document. Cette absence prolongée va alimenter l’angoisse de sa famille, de ses proches ainsi que de nombreux habitants du Nkam.

Connu dans la région pour son engagement dans les dossiers fonciers et la défense des intérêts des communautés locales. Me Didier Makembe Ntoumba Ndema est considéré par plusieurs acteurs locaux. Comme une voix influente dans les débats liés à la préservation des terres communautaires.

Face à cette situation, le Pcrn appelle les autorités administratives, judiciaires et les forces de sécurité à intensifier les recherches. Afin de faire toute la lumière sur cette disparition. Et de permettre son retour auprès des siens dans les meilleurs délais.

Assemblée nationale et Sénat : Les enjeux de la session de juin

Les députés et sénateurs se sont réunis à l’Assemblée nationale et au Sénat depuis mardi 9 juin 2026. Pour une session ordinaire qui s’annonce comme un véritable test de résilience pour les finances publiques de l’État.

Depuis ce matin, députés et sénateurs sont réunis pour l’ouverture de la session ordinaire. Celle-ci s’annonce comme un véritable test de résilience pour la fortune publique au Cameroun.

Préserver le pouvoir d’achat

Il faut souligner qu’au cœur de cette rentrée parlementaire, le débat d’orientation budgétaire (DOB) est axé sur le triennat 2027-2029. Sera immédiatement rattrapé par la nécessité de voter un collectif budgétaire rectificatif pour l’exercice en cours. L’enveloppe initiale de 8 800 milliards Fcfa se heurtant à un décalage marqué. Entre les recettes fiscales et pétrolières attendues et celles réellement recouvrées au premier semestre.

A en croire nos sources au sein de la chambre haute, cette session pourra ainsi acter un durcissement des conditions. Sur les marchés financiers internationaux. Non sans imposer au gouvernement de rassurer les bailleurs de fonds à travers des mesures d’austérité drastiques.

Il s’agit notamment de la poursuite de la baisse des subventions sur le carburant, de la rationalisation des entreprises publiques et de l’élargissement de l’assiette fiscale. Bien plus des arbitrages rigoureux. Lesquels s’annoncent d’ores et déjà impopulaires auprès des élus. Eux qui sont soucieux de préserver le pouvoir d’achat face à la cherté de la vie.

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Attente du remaniement

Par ailleurs, nos sources nous indiquent que les parlementaires devront sanctuariser les investissements stratégiques adossés au Document de programmation économique et budgétaire (DPEB). Question, nous confirment-elles,  de répondre à des urgences criardes telles que la crise énergétique nationale illustrée par des délestages électriques accrus qui pénalisent l’économie, le refinancement.

Et la résilience budgétaire des Collectivités territoriales décentralisées (CTD). De même que  l’effort de guerre pour le maintien de la paix dans les zones de conflit, qui continue d’absorber une part substantielle des ressources nationales.

A en croire des observateurs de la scène politique, « tout l’enjeu de ces tractations financières sera de maintenir la paix sociale dans un climat politique particulièrement lourd, marqué par l’attente d’un remaniement ministériel d’envergure et de grands mouvements à la tête des sociétés d’État annoncés par le Président Paul Biya, à l’aube des grandes manœuvres pour les futures échéances législatives et municipales ».

Une série de décrets présidentiels

Lui qui avant de s’envoler pour un séjour privé en Europe a procédé à la signature d’une série de décrets présidentiels importants portant réorganisation et nomination de hauts responsables au sein de secteurs stratégiques de l’État. Au cœur de ces actes majeurs figure le décret portant nomination des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Il s’agit de l’organe constitutionnel crucial pour la gouvernance du pouvoir judiciaire et la carrière des magistrats au Cameroun. Parallèlement, le Chef de l’État a signé un décret nommant de nouveaux enseignants au sein du Programme de Formation Linguistique Bilingue. Une façon pour lui de  réaffirmer ainsi la politique nationale de promotion et de consolidation du bilinguisme officiel sur l’ensemble du territoire.

Enfin, le président de la République a nommé Ashutantang Gloria Enow, épouse Some. Au prestigieux poste de Pro-Chancellor de l’Université de Buea. Insufflant une nouvelle dynamique managériale au sommet de cette institution universitaire de référence.

L’IA : DigiCommunicate outille les journalistes du SNJC Littoral

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Le 10 juin 2026, l’Institut Français de Douala a accueilli une formation destinée aux journalistes du SNJC Littoral. Organisée par le SNJC Littoral en partenariat avec Digicommunicate, cette journée a mêlé théorie et pratique autour de deux enjeux devenus incontournables pour les professionnels des médias : l’intelligence artificielle et la présence numérique.

Les journalistes du Syndicat National des Journalistes du Cameroun, section du Littoral, ont participé le 10 juin 2026, à une formation sur l’intelligence artificielle. La rencontre s’est tenue à l’Institut Français de Douala, en partenariat avec l’agence de marketing et communication digital Digicommunicate. Au programme : IA appliquée au journalisme et construction d’une identité numérique professionnelle.

La formation a débuté avec Lucresse Nyemeck, Social Marketing Manager à Digicommunicate. Son intervention a porté sur le personal branding et la présence en ligne du journaliste. Son message était direct : être présent en ligne ne s’improvise pas. « Chaque plateforme a ses codes qu’il faut respecter. Le personal branding est une stratégie, pas de la vanité. »

A-t-elle relevé tout en indiquant qu’aujourd’hui, l’audience choisit autant le journaliste que son média. Construire une identité numérique forte est devenu une exigence professionnelle, pas un luxe.

L’IA, ni baguette magique ni menace

L’intelligence artificielle peut transformer le quotidien du journaliste. C’est le message de Félicité Fossi, Chief Operating Officer de Digicommunicate, qui a pris la parole en deuxième partie de journée. Elle a montré comment l’IA permet de gagner du temps sur les tâches comme la recherche des sujets, recherche documentaire, synthèse, reformulation, les corrections etc.

Mais, elle a posé une limite claire. « L’IA n’a ni connaissance du terrain, ni compréhension de la ligne éditoriale, encore moins la responsabilité professionnelle attachée au métier ». Et elle poursuit en faisant savoir que « l’IA accélère le travail journalistique, mais c’est le journaliste qui garantit la vérité, le contexte et la responsabilité. »

Comme pour dire aux journalistes que L’IA assiste, elle ne décide pas. Car le journaliste reste seul maître de son travail.

Digicommunicate au cœur de la formation des cadres du Feicom

Sur le terrain des cas pratiques…

La journée ne s’est pas arrêtée aux présentations. Un atelier pratique a clôturé la formation. Les journalistes ont travaillé directement sur leurs profils et leurs outils numériques. L’ambiance était studieuse et enthousiaste.

Les corrections apportées sur place ont produit des effets concrets et immédiats. Certains participants ont revu leur positionnement en ligne en temps réel, sous l’œil des formatrices.

IA : DigiCommunicate outille les journalistes du SNJC Littoral

 

C’est le cas de Patricia Laure Naoussi, journaliste à Canal 2 International. Grâce aux conseils de Lucresse Nyemeck, elle a pu s’approprier les techniques pour créer et optimiser sa chaîne WhatsApp et la rendre véritablement efficace. Un résultat tangible, obtenu le jour même de la formation.

L’enthousiasme ne s’est pas dissipé à la fin de la journée. Mathias Mouende, journaliste au quotidien Le Jour, a exprimé sa satisfaction à l’issue de la rencontre. Il souhaite d’autres sessions pour approfondir davantage le sujet. Un signal clair : les professionnels des médias sont prêts. Ils attendent maintenant plus de contenu, plus de pratique, plus d’accompagnement.

Des échanges concrets, un débat vivant

Les discussions ont été nourries tout au long de la journée. Les questions posées étaient précises, ancrées dans le quotidien des rédactions.  En clôture, la Présidente nationale du SNJC, Marion Obam, a encouragé ses confrères à composer avec l’IA plutôt qu’à la subir. Elle a également remercié Digicommunicate pour la qualité de son apport.

Les journalistes du Littoral sont repartis avec des outils concrets et des profils déjà améliorés. Mais le vrai chantier reste devant eux. Beaucoup de rédactions n’ont pas encore de politique éditoriale face à l’intelligence artificielle. C’est là que la formation prend tout son sens.

Afrique du Sud : La peur gagne les bidonvilles

Les violences xénophobes à Mossel Bay ont fait plusieurs morts et poussé des centaines de migrants à fuir. Dans les bidonvilles, la peur touche désormais aussi des Sud-Africains. Ils sont menacés en raison de leur origine ethnique. Ils sont aussi visés pour leurs liens supposés avec des étrangers.

En Afrique du Sud, les violences xénophobes font même peur aux Sud-Africains. Les vestiges calcinés de maisons incendiées défigurent un bidonville surpeuplé d’Afrique du Sud, où les tensions anti-migrants ont dégénéré en violences qui ont tué deux Mozambicains et forcé des centaines de personnes à fuir pour sauver leur vie.

D’autres maisons, attaquées lors des émeutes de ces derniers jours dans ce quartier informel de la grosse ville côtière de Mossel Bay (sud), sont en ruines, déjà pillées ou en cours de démantèlement par des habitants qui pourraient de les occuper. « Je suis occupé, Xhosa » est griffonné sur les fragiles portes de plusieurs baraques du tentaculaire bidonville de Giyani, démontrant qu’elles sont occupées par des Sud-Africains de l’ethnie xhosa – et qu’il faut les laisser tranquilles.

Parmi les habitations de fortune, une Sud-Africaine se tient en robe de chambre devant une cabane en tôle ondulée. Elle raconte à l’AFP qu’un homme vient de lui ordonner de partir, l’accusant à tort de vivre avec un Shangaan – une des nombreuses ethnies d’Afrique du Sud, mais aussi du sud du Mozambique.

« Ils ont dit qu’ils vont venir détruire la maison parce que +tu habites avec un Shangaan+ », explique-t-elle, craignant de donner son nom mais présentant sa carte d’identité sud-africaine. « Ils disent qu’ils n’en ont rien à faire des cartes d’identité », déplore la femme âgée d’une trentaine d’années. « On dirait que plus personne n’est en sécurité maintenant ! »

« Beaucoup de mes voisins sont des sud-africains »

« Beaucoup de mes voisins, ce sont des citoyens (sud-africains), ils se sont juste enfuis », dit-elle en évoquant la nuit des violences. Cinquante-cinq habitations ont été détruites pendant l’émeute qui a suivi une manifestation organisée récemment contre des étrangers accusés de voler le travail des locaux.

Depuis, chaque jour, d’autres maisons abandonnées par leurs occupants effrayés sont démantelées par des gens du quartier et leurs emplacements déblayés pour être réoccupés, ont indiqué des habitants. – « Guerre tribale » – Quelque 600 Mozambicains ont fui Mossel Bay et sont rentrés dans leur pays dans les jours ayant suivi les violences, selon les autorités.

Une semaine plus tard, une centaine de ressortissants étrangers, originaires du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe, sont toujours entassés dans une salle communautaire de Mossel Bay avec leurs affaires, sous la surveillance de la police. Avec eux se trouvent également plusieurs Sud-Africains originaires d’une autre province, le Limpopo (nord), qui craignent d’être eux aussi attaqués parce qu’ils ne sont pas Xhosas.

« Dix-sept Sud-Africains ont été chassés de chez eux »

« Dix-sept Sud-Africains ont été chassés de chez eux », affirme Ernest Sithole, qui est réfugié là depuis dimanche. Selon lui, ils parlaient le tsonga, langue très répandue au Limpopo. Un Sud-Africain de 19 ans, Nhlamulo Sambo, a été poignardé à mort la même nuit où les deux Mozambicains ont été tués, mais la police a rechigné à établir un lien entre ce meurtre et la haine anti-migrants.

Son beau-père insiste sur le fait que l’adolescent a été attaqué parce qu’il était Tsonga. « Ils ont tué mon fils à cause d’une guerre tribale », a déclaré le beau-père, Steve Winston Kamwendo, après des prières devant le cercueil du jeune homme, qui devait être transféré dans le Limpopo pour y être inhumé.

Les deux Mozambicains tués à Mossel Bay, âgés de 27 et 43 ans, sont les premiers étrangers connus à avoir été tués durant la campagne menée depuis des mois contre les migrants africains sans papiers, qui ont donné lieu à des manifestations dans tout le pays et à un torrent de haine xénophobe en ligne.

Les tensions se sont exacerbées depuis…

Les tensions se sont exacerbées depuis qu’un groupe opposé à l’immigration irrégulière a ordonné le mois dernier à tous les étrangers sans papiers de quitter le pays avant le 30 juin. Le Ghana et le Mozambique ont déjà rapatrié des centaines de leurs ressortissants, et le Malawi et le Nigeria ont annoncé qu’ils allaient faire de même.

Les troubles survenus à Mossel Bay, ville habituellement calme de la province du Cap-Occidental, ont semé la stupeur et la peur dans d’autres villes de la côte méridionale de l’Afrique du Sud. Environ 400 étrangers déplacés ont trouvé refuge dans des centres communautaires à Kleinmond, Gansbaai et Stanford, à environ 250 kilomètres de là, ont indiqué les autorités municipales.

Une centaine d’habitants ont fait du porte-à-porte dans un bidonville de Gansbaai pour appeler tous les étrangers africains à quitter les lieux avant la fin du mois, qu’ils aient ou non les papiers nécessaires pour résider dans le pays.

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Ormuz : L’Iran ferme le détroit

L’armée iranienne annonce la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre. Elle menace de prendre pour cible tout navire qui tenterait d’y transiter. Cette décision intervient après de nouveaux bombardements américains contre l’Iran.

« L’armée iranienne a annoncé jeudi qu’elle sera pour cible tout navire transitant dans le détroit d’Ormuz, la marine du pays annonçant pour sa part avoir frappé deux bateaux qui tentaient de franchir ce passage stratégique.
« Tout navire transitant par le détroit d’Ormuz sera pris pour cible », a annoncé l’état-major iranien cité par l’agence Tasnim, ajoutant que ce détroit était désormais « complètement fermé à tout type de navire, y compris les pétroliers et les navires marchands » après de nouveaux bombardements américains contre l’Iran.

La marine iranienne, citée par la télévision d’État Irib et l’agence Mehr, a annoncé avoir frappé deux navires. Ces navires tentaient, selon elle, de franchir illégalement le détroit d’Ormuz.

« Suite aux violations répétées du cessez-le-feu par l’ennemi américain, le détroit d’Ormuz sera fermé jusqu’à nouvel ordre », ont pour leur part annoncé les forces navales des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, citées par Irib.
Aucun navire ne doit quitter son mouillage
« Nous avertissons qu’aucun navire ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d’Oman. Toute approche du détroit d’Ormuz sera considérée comme une collaboration avec l’ennemi », ont-ils ajouté.

Les États-Unis ont repris mercredi soir leurs frappes contre l’Iran. Cette reprise intervient après des mises en garde du président américain Donald Trump. Il a accusé Téhéran de se « moquer » de son pays. Des médias iraniens ont rapporté des explosions sur la côte sud du pays.

Agence France-Presse

Inde : Trois marins tués au large d’Oman

L’Inde pleure trois de ses marins, morts après une attaque américaine contre un pétrolier battant pavillon des îles Palaos au large d’Oman. New Delhi a vivement protesté auprès de Washington, alors que les tensions maritimes s’intensifient dans le détroit d’Ormuz.

Les trois marins indiens portés disparus après l’attaque revendiquée par l’armée américaine mercredi d’un pétrolier battant pavillon des îles Palaos au large d’Oman sont morts, a annoncé jeudi le ministre indien des Transports maritimes.

« La mort de trois marins indiens qui avaient été initialement portés disparus est maintenant confirmée, après la localisation et l’identification de leurs corps », a écrit Sarbananda Sonowal sur X.

L’armée américaine a confirmé que l’un de ses avions de combat avait ouvert le feu mercredi contre le Setebello, qui tentait selon elle d’exporter du pétrole d’Iran malgré le blocus imposé par Washington.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé sur X que le tir avait visé « la salle des machines » du navire « après que l’équipage a refusé d’obtempérer aux ordres des forces américaines ».

L’Inde a convoqué mercredi soir le chargé d’affaires américain à New Delhi et exprimé une « vive protestation » concernant l’attaque, a indiqué à l’AFP un haut responsable du gouvernement indien.

24 marins se trouvent à bord du pétrole visé

Un total de 24 marins de nationalité indienne se trouvent à bord du pétrole visé. Le Setebello est le huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, selon l’armée américaine.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d’un autre pétrolier immatriculé aux îles Palaos, le Marivex, visé par des tirs américains alors qu’il se trouvait au large d’Oman.

Le sultanat est situé à l’entrée du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran. Près d’un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

Agence France-Presse

Quartier Mbanga-Pongo : 12 ans de mariage hors foyer

L’histoire continue d’alimenter les conversations au quartier Mbanga-Pongo, situé dans l’arrondissement de Douala 3ᵉ. Une dame a abandonné son mari malade depuis 12 années pleines et est revenue pour réclamer le corps de l’époux décédé.

La dispute est donc ouverte entre deux familles. La mère et les enfants veulent le corps de leur père. Les oncles disent s’opposer carrément. Selon les frères du défunt, « ce corps là nous appartient.  « Nous voulons absolument ce corps », disent-ils.

Tandis que : « les enfants et leur mère ne veulent lâcher prise sous aucun prétexte, et ils disent vouloir rendre un hommage mérité à leur père ».

12 ans sans être assisté

Une information confirmée par nos confrères de la FM 105 Suellaba, une chaîne de radio locale. Selon les sources concordantes, et en suivant le câble du reporter Guillaume Onambélé. L’homme s’appelait René Ngati, et il avait 59 ans.

Suivant les témoins, « ce monsieur est tombé malade. Et a passé pratiquement 12 ans sans être assisté par son épouse et ses enfants C’est ainsi donc que ses frères l’ont pris et il va passer toutes ces années chez eux.  Depuis le mois de juin 2025, il avait retrouvé la santé».

Alors « Il va décider de regagner son domicile qui est resté fermé depuis de longues dates. Il va se mettre à l’aménagement, la maison ayant pris un grand coup d’usure. Et a  commencé à faire ses travaux. Il va engagé un chantier, mais malheureusement, va rendre l’âme le lundi 8 juin 2026. En plein travaux pour la construction d’une deuxième maison

Une riposte farouche des frères

« Ayant appris le décès du père et de l’époux, la femme et ses enfants vont surgir et réclamer le corps du papa. Face à eux, une riposte farouche des frères de René Ngati. Ces derniers vont brandir une lettre laissée par le défunt, avec sa signature, nous raconte un proche de la famille de M. Ngati.

Dans la copie qui nous a été présentée, il est clairement écrit : « Si je meurs, que mon frère Fabien, mon frère Linus. Et Luc prennent la lettre. Et qu’ils m’enterrent là où ils veulent. La dame avec qui je me suis marié n’a rien fait pour moi. Je suis resté 12 ans, malade sans son assistance. 12 ans sans que les enfants ne viennent me voir. Je ne veux pas que mon corps soit remis à ces gens-là », peut-on lire.

Journées de l’urbanisme : Vers un développement harmonieux

Les frères ont dit non

Pour le voisinage, « la famille sait que depuis 12 ans, les enfants et la femme sont partis, aujourd’hui il a engagé les travaux pour faire sa deuxième maison, il veut à tout prix garder son corps, c’est ce pourquoi les oncles et les frères ont dit non. Voilà qui a provoqué cette grave discussion entre femme, enfants et frères », nous rapporte une autre source.

En attendant de voir un peu plus clair, le procureur de la République a décidé de sceller le corps. Mais la colère reste perceptible dans les deux camps. Affaire à suivre,

Douala : Un réseau de production de fausse monnaie démantelé

La Gendarmerie nationale a récemment mis fin aux activités d’un local clandestin spécialisé dans la fabrication de fausses pièces de monnaie. Il était caché dans un magasin de fabrication de matériaux de construction à Douala.

Douala est de nouveau au cœur d’une affaire de criminalité financière. La Gendarmerie nationale a démantelé un réseau de production et de distribution de fausses pièces de monnaie dans la capitale économique camerounaise. L’opération a mobilisé le préfet Mvogo Sylyac Marie, présent sur les lieux. Cette intervention a été rendue possible grâce à un renseignement jugé fiable.

Elle a permis de découvrir un atelier clandestin installé dans un magasin qui servait de façade aux activités illicites. Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent un ressortissant chinois interrogé par les autorités sur les lieux. Il est soupçonné d’être l’un des instigateurs de cette affaire de fausse monnaie.

Sous le contrôle des autorités, le suspect a expliqué son mode opératoire, en montrant comment les fausses pièces de monnaie étaient fabriquées à l’aide de matériaux et de machines retrouvés dans le magasin. Ces pièces contrefaites se distinguent notamment par leur légèreté, un détail qui permet de les différencier des vraies pièces de monnaie.

Des liasses de billets de banque auraient aussi été saisies sur place. Selon les informations disponibles, les mis en cause fabriquait de fausses pièces de 500, 100Fcfa, etc.

Une forme de fraude souvent moins visible

Cette opération met en lumière une forme de fraude souvent moins visible que celle des faux billets. Les pièces de monnaie, très utilisées dans les marchés, les transports, les petits commerces et les transactions quotidiennes, peuvent circuler rapidement sans faire l’objet d’un contrôle strict. C’est précisément cette facilité d’écoulement qui rend ce type de contrefaçon particulièrement préoccupant.

Ainsi, le magasin soupçonné d’abriter l’atelier clandestin a fonctionné comme une couverture. Derrière une apparence commerciale ordinaire, les faussaires avaient installé un espace de production destiné à alimenter progressivement les circuits de vente de la capitale économique. L’enquête devra désormais établir l’ampleur réelle du réseau, identifier les autres circuits de distribution et déterminer d’éventuelles complicités.

Ce démantèlement intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la circulation de fausse monnaie au Cameroun. Ces derniers mois, plusieurs opérations menées par les forces de sécurité ont permis de saisir d’importantes quantités de faux billets dans différentes villes du pays. À Douala, des affaires similaires avaient déjà alerté les autorités et les populations sur la progression de ce phénomène.

Une menace directe pour l’économie 

Pour le préfet Mvogo Sylyac Marie, la fausse monnaie représente une menace directe pour l’économie locale. Dans une ville comme Douala, où les paiements en espèces demeurent très fréquents, l’introduction de fausses pièces ou de faux billets peut perturber les petits achats du quotidien, notamment dans les marchés, les boutiques et les transports.

Elle fragilise ainsi les petits commerçants, expose les ménages à des pertes financières et porte atteinte à la confiance dans les échanges. Les autorités sécuritaires devraient poursuivre les investigations afin de déterminer si les pièces déjà produites ont été mises en circulation et dans quels quartiers elles auraient pu être écoulées.

Les populations sont, elles aussi, appelées à faire preuve de vigilance lors des transactions, notamment dans les marchés, les stations de transport, les boutiques et les lieux de forte circulation monétaire.

Enseignements secondaires : Les petits pas de la digitalisation

Le ministère des Enseignements secondaires dans la digitalisation. Après le matricule unique, place à la carte scolaire unique. L’avenant y relatif a été signé le 3 juin 2026 à Yaoundé.

Après le matricule unique, la carte scolaire unique entre en jeu.  Le 3 juin 2026 à Yaoundé a eu lieu la signature de l’avenant. Ce fut entre le ministère des Enseignements secondaires et la filiale MTN Mobile Money Corporation.

Le Minesec, était représenté par le Pr. Nalova LYONGA, qu’accompagnait le secrétaire d’État auprès du Minesec, Boniface Bayaola.  Du côté de MTN Momo Corporation, l’on a noté la présence du directeur général, Alain Nono.

Au cours de cette cérémonie, les parties ont convenu entre autres qu’aucun franc supplémentaire ne sera exigé à des établissements scolaires pour produire cette carte scolaire digitalisée.

Avancée significative

L’avenant signé au Centre d’éducation à distance, aux termes des dispositions qui l’encadrent, prend effet dès l’année scolaire 2026-2027. « Il s’agit d’une avancée significative qui vient couronner non seulement une collaboration qui dure 8 ans. Depuis l’initiative du paiement électronique des contributions exigibles et des frais d’examens. »

Mais « encore et surtout un moyen par excellence de garantie de l’effectivité de la collecte desdits frais. De la sécurisation de la mobilité des élèves sur le triangle national. Y compris l’assurance de leur présence effective au sein de l’établissement », ont affirmé les signataires.

Selon la ministre des Enseignements secondaires, cette carte va également servir d’outil de vérification en matière d’épreuves sportives. De restauration de l’élève, d’assurance ainsi que de toute autre prestation au bénéfice de l’élève.

Enseignements secondaires : 34 millions Fcfa emportés

Des lauréats remportés

« La carte scolaire digitalisée ne sera plus d’une durée d’un an. Mais accompagnera l’élève durant le cours de son séjour dans l’enseignement secondaire », affirme-t-on.  « Des lauriers remportés dans le cadre de la convention MINESEC – MTN Mobile Money signée depuis 2018., Et les résultats que la carte scolaire a permis d’obtenir. Lors des récents jeux Fenassco, Bafoussam – Bangangté sont à saluer », s’est félicitée la ministre.

Qui a adressé ses remerciements à l’endroit du directeur général Alain Nono, qui n’a ménagé aucun effort depuis 8 ans. Pour soutenir les efforts de digitalisation du MINESEC. Également à l’endroit du secrétaire d’État, Boniface Bayaola, ainsi qu’à ses collaborateurs.

Féminicides, infanticides… : Le Cameroun est dos au mur

Face aux actes de féminicides, de viols et d’infanticides profondément regrettables et choquants. L’État du Cameroun entend réagir et agir avec la plus grande fermeté.

Depuis quelque temps le Cameroun connait une montée vertigineuse des féminicides, des viols, des infanticides. Et autres abus de toute nature, qui sont commis à l’encontre d’enfants. Généralement en bas âge, dans diverses localités.

L’équilibre du corps social

Ces phénomènes profondément regrettables choquent autant par les circonstances dans lesquelles ils interviennent que par leur violence. Et leur cruauté, de même que par les conséquences qu’ils entraînent sur l’équilibre du corps social tout entier.

Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, ces situations méritent qu’on s’en indigne. Les dénonce et les condamne avec la dernière énergie. Mais aussi pour en appeler à des actions fortes. « S’agissant en premier des cas de féminicides, quelques statistiques permettent de prendre toute la mesure de la gravité de la situation vécue ces dernières années », affirme René Emmanuel Sadi.

Qui évoque quelques chiffres qui donnent froid dans le dos. En 2023, 50 femmes ont été assassinées, et ce chiffre n’a cessé de croître, pour atteindre 67 cas en 2024 et 77 en 2025. Ces chiffres qui ont été enregistrés depuis le début de l’année 2026. Lesquels  confirment cette funeste tendance haussière.

Accompagnement spécifique aux victimes

A cela, il faut relever que ces féminicides sont majoritairement commis par les personnes proches des victimes. Et spécifiquement les conjoints, les parents et autres membres d’une même famille. Les  voisins, ou encore des amis et connaissances.

Pour ce qui est des violences commises à l’encontre des enfants, et qui se traduisent essentiellement par des viols. Des meurtres et divers traumatismes, le cas le plus récent  concerne la petite Bissong Omgba Pauline Joyce. Agée de trois ans, elle était inscrite en prématernelle dans un établissement scolaire situé au quartier Odza à Yaoundé et avait subi des sévices sexuels.

Au regard de la situation, le gouvernement promet de prendre des mesures  visant à protéger et à apporter un accompagnement spécifique aux victimes, et le cas échéant, à leurs ayants droit, tout en mettant en mouvement les mécanismes de  prévention et de sanction des auteurs desdites violences.

Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche

« Cette prise en charge obéit à un système de référencement mis en place dans les plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, impliquant tous les acteurs gouvernementaux intervenant en matière sociale, sanitaire, judiciaire et sécuritaire. »

Ainsi que « les collectivités territoriales décentralisées, les partenaires techniques. Et financiers, les organisations de la société civile et les communautés », confie le ministre de la Communication.

 Dimension psychologique et sociale

Il poursuit  en soutenant que cette approche de soutien aux victimes comporte une dimension psychologique et sociale. A travers une écoute active, un accompagnement psychosocial, un suivi approprié. Et leur placement dans des espaces dédiés encore appelés « espaces sûrs ». Lesquels  offrent un abri temporaire aux victimes.

À ce jour, il en existe, selon le gouvernement, environ une centaine d’abris temporaires de ce genre, à travers l’ensemble du territoire national. À cela, il faut ajouter les mesures de suivi médical, qui consistent à prodiguer des soins d’urgence aux victimes survivantes. Par ailleurs, les victimes ou leurs ayants droit bénéficient d’une assistance judiciaire et sécuritaire, soit pour le dépôt des plaintes, soit pour le suivi des procédures y afférentes.

Canton Bell : Le roi, moniteur de dialogue  

De retour de sa participation à l’école de dialogue de Libreville, le roi Jean Yves Eboumbou Douala Bell. Son épouse et l’ensemble du canton de Bell ont saisi l’opportunité des célébrations de la naissance des jumelles du couple royal. Pour passer de la théorie à la pratique de l’école du dialogue en termes interculturels.

C’est une foule immense représentant les quatre aires culturelles du Cameroun qui a vécu cet évènement particulier. Au lieudit stade Soppo, en plein cœur de Douala. À l’immensité de cette foule, il faut signaler quelques présences remarquables.

Valeurs et principes

Notamment celle de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, celle des opérateurs économiques. Celle des chefs traditionnels, celle de l’équipe Esperanza-CADE. Et bien sûr celle de la délégation des apprenants de l’école de dialogue de Libreville.

A noter aussi la présence au sein de cette dernière délégation des chefs venus du Gabon, Auguste Lolos Rapontchombo le chef des Akélés.  Et Georges Pompidou Messeke chef des Aninwos. Deux faits marquants jaillissent de cette cérémonie en la décryptant sous le prisme des valeurs. Et principes de l’école de dialogue.

Premièrement son déroulé dans ses articulations protocolaires, management de la convivialité, prise de parole. Prestation des acteurs, a laissé l’impression de vivre certaines scènes de simulation qui ont permis d’introduire. Et d’explorer lors de la session de formation de Libreville plusieurs concepts.

Les principes de dialogue

A savoir les émotions et la gestion des émotions, les préjugés et la gestion des préjugés, les différentes formes de pouvoir. Et leurs exercices dans le cadre de la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Sans oublier le dialogue et les principes de dialogue.

Deuxièmement, l’organisation de la cérémonie a permis aux différentes communautés invitées, chacune en ce qui la concerne, de montrer un pan de comment elle célèbre chez elle l’avènement des jumeaux ou des jumelles.

Du coup, la scène de déroulement de cette cérémonie était devenue un véritable lieu de donner et de recevoir culturel. A travers lequel il est resté constant que les communautés, au-delà de leurs différences. Partagent en commun une considération exceptionnelle. voire cultuelles aux jumeaux et jumelles ainsi qu’à leurs géniteurs.

La veuve René Douala Manga Bell est morte

Enjeu de développement

Ces deux faits majeurs traduisent à suffisance la volonté de Sa Majesté, de son épouse et l’ensemble de la communauté. De partir de cette célébration pour relever un défi qu’ils se sont lancés vis-à-vis d’eux-mêmes. De réussir le passage  des grandes théories acquises à l’école de dialogue aux expériences pratiques de terrain en matière de promotion du dialogue interculturel.

En se donnant un tel challenge, le canton Bell marque sa rupture. Avec les discours de haine tribale qui tendent à se normaliser au Cameroun. Et dans une certaine mesure en sous-région Afrique centrale. Ce fut au final un vrai cas d’école de l’appropriation des principes. Et des valeurs de l’ED au sein d’une ville cosmopolite comme Douala.

Il faut de telles volontés pour que la dynamique portée par le projet Service Civil pour la Paix de GIZ trouve avec le réseau des OSC. Elles qui sont ses relais sur le terrain, les bons points d’ancrage communautaires.

Capables de faire de cet outil un des leviers majeurs dans la quête de la cohésion sociale. Devenue un véritable enjeu de développement tant à l’intérieur du Cameroun, qu’au niveau de la sous-région Afrique centrale Du fait d’une recrudescence évidente des violences et des conflits multiformes.

Kick-off Pml5 : Transformer une vision en réalité

Des acteurs institutionnels ont pris part le 1ᵉʳ juin 2026 à Yaoundé, à l’ouverture du Kick-off institutionnel régional et national de la 5ᵉ édition du Pro Meet Up (Pml5).

Yaoundé a servi de cadre à l’ouverture du kick-off institutionnel régional et national du PML5. Placé sous le thème central : « Corridors intégrateurs, catalyseurs de développement des chaînes de valeur sous-régionales ». Le kick-off institutionnel régional et national de la 5ᵉ édition du Pro Meet Up (pml5) place les corridors intégrateurs. Au cœur des grands enjeux de compétitivité, d’intégration économique, de souveraineté logistique. Et de transformation structurelle de l’Afrique centrale.

L’événement vise à fédérer les acteurs publics et privés autour d’une ambition commune. Il est question d’accélérer les résultats déjà obtenus. De renforcer les synergies entre les différents maillons des chaînes de valeur régionales et de maximiser les retombées économiques, industrielles. Et sociales des investissements engagés dans les corridors intégrateurs de l’Afrique centrale.

Enjeux économiques d’intégration africaine

Plusieurs personnalités, au rang desquelles le représentant résident de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Cea, ici représenté et le Chief executive officer du système panafricain de paiement et de règlement, PAPSS. Des représentants des institutions régionales et internationales. Et les directeurs généraux des entreprises du secteur des transports.

Au cours de son allocution d’ouverture, la promotrice du Pro Meet Up and Learn (PML) s’est appesantie sur la genèse de sa vision, qui est le prolongement d’un engagement personnel de plus de 10 ans consacré aux enjeux économiques d’intégration africaine à travers plusieurs initiatives, mais également aux côtés d’institutions de référence telles que celles citées précédemment.

Au fil des éditions, a-t-elle affirmé, PML est progressivement devenu bien plus qu’un espace de rencontre. « Il est devenu une plateforme de dialogue, de mise en relation, de co-construction, permettant l’émergence de partenariats, d’opportunités d’affaires, de projets structurants et de collaborations durables entre les acteurs publics et privés et partenaires au développement ».

« Plus encore, il a permis de fédérer au fil des années une communauté d’acteurs convaincus. Que le développement économique de notre sous-région passe avant tout par la coopération, la complémentarité et l’action collective », a-t-elle déclaré. Avant d’exprimer sa profonde gratitude aux autorités et partenaires qui accompagnent cette initiative depuis 6 ans maintenant.

Sommet de la Cemac : le Fmi fait des recommandations  

Développement de chaînes de valeur

Depuis plusieurs années, cette experte des enjeux d’intégration économique africaine a fait le choix. D’adresser les questions de développement de chaînes de valeur. « Ce choix n’est pas anodin. Parce que les chaînes de valeur constituent aujourd’hui l’un des leviers les plus puissants de création d’emplois, d’industrialisation. Et de transformation durable de nos économies. »

 Elles sont au cœur des ambitions portées par nos États, par la CEMAC, par la CEA, par Afreximbank et par la ZLECAf. Pourtant, une réalité demeure : 5 % de matières premières produites dans notre sous-région font l’objet de transformations locales significatives. »

« Dans le même temps, le commerce intrarégional plafonne à 4 %, parmi les niveaux les plus bas du continent. Ces chiffres traduisent l’ampleur du défi. Mais ils révèlent surtout l’immensité du potentiel qui reste à conquérir. Car la ZLECAf nous offre désormais un marché continental de plus de 1,4 milliard d’habitants », a expliqué la promotrice.

Véritables leviers stratégiques de compétitivité

Pour le ministre des Transports, les corridors de transport ne sauraient plus être appréhendés comme de simples axes de transit. Ils constituent aujourd’hui de véritables leviers stratégiques de compétitivité, d’industrialisation, de fluidification des échanges et de création de richesses au sein de nos économies.

Selon Jean Ernest Massena Ngallé Bibéhè, l’Afrique centrale dispose d’atouts considérables. Cette sous-région concentre un potentiel économique, énergétique, agricole, minier et industriel immense. Toutefois, ce potentiel reste encore insuffisamment valorisé en raison des contraintes persistantes liées à la connectivité. À la logistique, à la mobilité des biens et des personnes, ainsi qu’à l’interconnexion de nos infrastructures.

C’est précisément pour répondre à ces défis que les États de la sous-région, avec l’appui des organisations communautaires, Et les partenaires techniques et financiers, multiplient les initiatives en faveur du développement des infrastructures intégratrices.

La RDC et le Rwanda définissent des principes d’intégration économique

Une opportunité stratégique majeure

C’est pourquoi « le Pro Meet Up constitue une opportunité stratégique majeure. Cette plateforme offre un cadre privilégié de concertation. De mobilisation des investissements, de partage d’expériences et de mise en relation entre les acteurs publics et privés. Autour des priorités de développement de notre sous-région », a reconnu le ministre des Transports.

Il s’est réjoui de l’implication des organisations telles que la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ainsi que le Pan-African Payment and Settlement System. Dont la contribution a enrichi les réflexions relatives à la facilitation des paiements intra-africains, à l’intégration des marchés. Et au développement des chaînes de valeur régionales.

À sa suite, le représentant du président de la Cemac a confié que la Cemac demeure disposée à accompagner. Toute initiative visant à favoriser l’intégration, la compétitivité économique, la densification des échanges. Et l’exploitation de notre espace communautaire pour le rendre nettement plus compétitif aux yeux du monde.

Bwadibo: Des titres fonciers en toute transparence

Le village Bwadibo, situé dans l’arrondissement de Dibombari, a vécu le dimanche 7 juin 2026, un fait tout à fait inédit. Des titres fonciers ont été remis à six personnes représentant chacune une entité dudit village.

Selon les sources introduites à la chefferie de 3ᵉ degré, Sa Majesté Elongo Kingué a convoqué le représentant des jeunes, celui des femmes, les représentants des familles Bona Ndoumbè, Bona Yolo, Bon’Ekedi et la chefferie elle-même, avec pour ordre du jour, concertation sur la gestion du patrimoine foncier. Avec en fond de toile la remise des titres fonciers aux ayant-droits.

 Une grosse surprise

Dans les couloirs de la chefferie, l’on nous fait comprendre que : « les gens ne croyaient pas. Le chef a engagé des démarches pour la viabilisation d’espace qu’il a récupéré de haute lutte entre les mains des riches. Après même, certains groupes au village ont dit que le chef avait vendu toutes lesdites terres. On a tout dit de lui. Donc, ce sera une grosse surprise pour certaines qui vont recevoir leurs papiers ce jour », nous a-t-on soufflé avant les assises.

Autre point à l’ordre du jour, la récupération des terres happées par la collectivité Babenga. Village limitrophe de Bwadibo, avec des superficies importantes. Et là aussi, les mêmes esprits ont accusé le chef. « Les mêmes personnes ont chanté partout que le chef avait vendu tous ces espaces. Sa majesté va donc présenter le schéma. »

« Il risque de se dessaisir du dossier qu’il va confier aux autres fils et filles du village pour la suite. Le chef estime avoir été trop humilié et combattu inutilement. D’aucuns ont mis sa tête à prix. Chacun y va selon leurs commentaires », nous a soufflé une autre source.

Bwadibo : le chef accusé de braderie foncière

Entre 16 et 18 hectares

La rencontre du dimanche a été hyper calme. À la chefferie, aucun bruit ne se faisait entendre. Le chef a choisi de s’enfermer avec ses convives. Les assises ont plutôt pris les allures d’un huis clos. Seuls les véhicules de marque garés devant la barrière signalaient la présence des gens dans la maison du chef.

En effet, la chefferie était bien calme. De 12 h à 14 h 00, aucun bruit. C’est autour de 14h30 que la voix du chef a retenti, appelant un des servants de venir avec le tire-bouchon. Et par après, les éclats de rire. La rencontre était terminée. L’on a vu les uns et les autres avec les documents en mains. « Chacun de nous porte le titre foncier de son groupe », nous explique-t-on. Et toujours dans les explications, les superficies varient entre 16 et 18 hectares.

La joie est perceptible. Roger Mbanda, est le premier à livrer ses émotions. « C’est une réaction de joie. Parce que depuis la nuit des temps, c’est la première fois qu’une telle occasion se présente dans notre village. Que les titres fonciers sont distribués de façon solennelle chez les chefs de famille de tous les villages de notre village. Et ça, c’est une occasion pour dire que nous devons restaurer la paix dans notre village. Pour que tout se passe bien », va déclarer le représentant de la famille Bona Yolo.

Sa majesté Samuel Elongo Kingue :« Si on ne s’explique pas devant les autorités judiciaires et administratives, Bwadibo ne va pas être en paix… »

Constituer une famille de paix

Ce dernier promet de jouer la carte de la transparence. «En tant que chef de famille, je suis obligé de convoquer une réunion pour informer de ce document précieux que nous devons partager ensemble. Je tiens à attirer l’attention des uns et des autres que nous devons constituer une famille de paix. Et c’est la paix qu’on veut dans le village. C’est la paix. Il n’y a pas autre chose », dit-il encore.

Pour le Pr. Modi Koko, « Il faut dire que les titres fonciers ont été remis au chef de famille. Pour que chaque famille puisse jouir successivement de ses parcelles de terre. C’est une première à Bwadibo. Cela a été fait au cours de la réunion. De mémoire de fils de Bwadibo, nous n’avons jamais procédé de cette manière. Par le passé, chacun se débrouillait pour obtenir son titre foncier. « Il y a d’autres petits fonciers qui sont en cours », a dit le représentant de la famille Bon’Ekedi.

Pour lui encore, « il y aura toujours des incompréhensions, mais l’essentiel, c’est d’avancer. Nous avons la foi en l’avenir de ce village. Personnellement, je sais que tout se passera bien. Et que les petites secousses, les petits remous qu’on entend çà et là vont bientôt se taire »

Approché, sa majesté Elongo Kinguè n’a pas souhaité réagir. Il nous a plutôt orientés vers des chefs de famille bénéficiaires.