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Grand banditisme : 13 suspects interpellés à Newton Aéroport

Une opération de la gendarmerie a conduit à l’interpellation de 13 personnes le 27 août 2026 à Newton Aéroport, à Douala. Les forces de l’ordre ont également saisi 46 motos sans justificatifs, des téléphones, des poignards, des filons de gris-gris et plusieurs autres objets. Une enquête est en cours.

Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme, la gendarmerie a mené une opération à Newton Aéroport, à Douala. L’intervention s’est déroulée le 27 août 2026. La Compagnie de Gendarmerie de l’Aéroport International de Douala a conduit cette opération dite « coup de poing ».

Les gendarmes agissaient à la suite de renseignements concernant un parking clandestin. Selon les informations, ce lieu aurait servi de point de regroupement à un présumé gang de braqueurs. Au cours de l’intervention, les gendarmes ont interpellé 13 suspects. Ils ont également perquisitionné deux chambres que les personnes interpellées auraient occupées.

Les recherches ont permis aux forces de l’ordre de découvrir de nombreux objets. Parmi eux figurent 46 motos sans pièces justificatives, 42 sacs à dos et 17 valises. Les gendarmes ont aussi saisi 11 poignards, deux scies et 52 clés destinées au dépannage de motos. Ils ont également récupéré 27 téléphones portables et quatre appareils musicaux neufs.

Des stocks de bijoux, parfums, vêtements et chaussures neufs figuraient aussi parmi les objets saisis.

Insécurité à Douala : Un conducteur de moto se fait poignardé après la mise en garde du gouverneur.

Des documents d’identité découverts

Les gendarmes ont également découvert plusieurs documents administratifs et bancaires. Le bilan fait état de sept actes de naissance et 11 cartes nationales d’identité. Les forces de l’ordre ont aussi saisi trois cartes bancaires et deux cachets nominatifs. Enfin, elles ont récupéré neuf plaquettes de médicaments.

L’opération a également permis de saisir 21 « filons d’herbes » d’origines diverses et sept « filons de gris-gris », selon les termes du bilan communiqué par les forces de l’ordre. Après leur interpellation, les gendarmes ont conduit les 13 suspects dans leur unité. L’enquête doit maintenant déterminer leur éventuelle implication dans les faits qui leur sont reprochés.

Les enquêteurs devront également déterminer la provenance des motos, téléphones, documents et autres objets découverts. À la fin de la procédure, les autorités prévoient de présenter les suspects au parquet du Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo.

Libye : Cinq suspects arrêtés après des attaques de drones

Les autorités libyennes ont arrêté cinq personnes soupçonnées d’implication dans des attaques de drones contre des installations pétrolières et électriques. Ces attaques avaient notamment provoqué des incendies à la raffinerie de Zawiya en août. Le gouvernement dénonce un vaste plan de sabotage visant des sites sensibles du pays.

Les autorités libyennes ont arrêté cinq personnes soupçonnées d’implication dans des attaques de drones contre des installations pétrolières et électriques. Ces attaques avaient notamment provoqué des incendies à la raffinerie de Zawiya en août. Le gouvernement dénonce un vaste plan de sabotage visant des sites sensibles du pays.Les autorités libyennes ont annoncé dimanche l’arrestation de cinq personnes.
Elles les soupçonnent d’avoir participé à plusieurs attaques de drones en Libye. En août, ces attaques avaient notamment touché la raffinerie de Zawiya, dans l’ouest du pays. Des incendies avaient alors éclaté sur le site.

Cinq suspects arrêtés après les attaques

Le ministère de la Défense a mené une opération de sécurité et de renseignement. Cette opération a conduit à l’arrestation de cinq suspects, selon le gouvernement.

Le groupe comprend des Libyens et des étrangers. Toutefois, les autorités n’ont pas dévoilé leurs identités. Le gouvernement les soupçonne d’avoir participé à plusieurs attaques de drones. Les assaillants auraient notamment ciblé des réservoirs pétroliers à Tripoli et Zawiya. Ils auraient également visé la centrale électrique de Zawiya.

D’autres attaques auraient été préparées

Selon le gouvernement, l’opération a aussi permis de déjouer d’autres projets d’attaques. Les suspects auraient notamment préparé une attaque contre une centrale électrique située au sud de Tripoli. D’autres sites sensibles auraient également figuré parmi les cibles.

Par ailleurs, le gouvernement affirme que des responsables politiques, sécuritaires et militaires étaient également menacés. Les autorités dénoncent ainsi un « vaste complot visant les ressources du peuple libyen ». Pour elles, ces attaques ne constituent pas des incidents isolés. Elles s’inscriraient plutôt dans un plan de sabotage plus large.

La raffinerie de Zawiya ciblée en août

Le 11 août, une attaque de drone avait touché le site de Zawiya. Peu après, plusieurs incendies avaient éclaté dans la raffinerie. D’autres attaques avaient ensuite visé la zone au cours des jours suivants. La raffinerie de Zawiya occupe une place importante dans le secteur pétrolier libyen. Elle est la deuxième du pays.

La Libye possède les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique. Cependant, le pays traverse une longue période d’instabilité depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Aujourd’hui, deux exécutifs rivaux se disputent toujours le pouvoir.

À Tripoli, Abdelhamid Dbeibah dirige le gouvernement reconnu par l’ONU. À l’est, un autre exécutif siège à Benghazi. La famille du maréchal Khalifa Haftar exerce une forte influence dans cette partie du pays. Dans ce contexte, les nouvelles attaques contre des installations stratégiques renforcent les inquiétudes autour de la sécurité du secteur énergétique libyen.

rb/mdh

© Agence France-Presse

Kinshasa : 12 morts dans l’incendie d’un mariage

Un incendie survenu pendant une cérémonie de mariage à Kinshasa a fait 12 morts. Le drame s’est produit dans le quartier de Lingwala. Les autorités annoncent des contrôles dans les salles de fête après avoir relevé plusieurs manquements aux normes de sécurité.

Douze personnes sont mortes dans l’incendie survenu dans la nuit de vendredi à samedi lors d’un mariage à Kinshasa, capitale de la RDC, a annoncé le gouvernement dimanche. Samedi, la municipalité avait évoqué « une dizaine de décès et des blessés ».

Des opérations d’identification sont encore en cours, selon le ministère de la Communication de la République démocratique du Congo.

Vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes célébraient un mariage à Lingwala, dans le nord de Kinshasa. Soudain, un incendie s’est propagé et a provoqué la panique.

La mégalopole de plus de 17 millions d’habitants dispose par ailleurs de moyens de secours très limités.

Le gouvernement a affirmé ces dernières années sa volonté de renforcer les sapeurs-pompiers, sans amélioration significative jusqu’ici.

Bafoussam : Mariages collectifs le 10 octobre 2025

L’origine de l’incendie n’a pas encore été déterminée

Les autorités n’ont pas encore déterminé l’origine de l’incendie. Cependant, elles ont relevé plusieurs manquements aux normes de sécurité.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent une foule agglutinée dans un escalier étroit en tentant de rejoindre la sortie de l’immeuble et d’échapper aux flammes.

Le gouvernement a annoncé dimanche un « contrôle systématique » des lieux aménagés pour recevoir des manifestations publiques et « ordonné la fermeture immédiate » des établissements ne répondant pas aux normes. Des installations électriques défectueuses ou frauduleuses sont souvent en cause lors des incendies à Kinshasa.

cld/dth

© Agence France-Presse

Éthiopie : Le Tigré conteste la médiation d’Obasanjo

Les tensions remontent entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré. Le TPLF accuse Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l’Union africaine, de manquer d’impartialité dans sa médiation. Cette contestation intervient alors que la crainte d’un nouveau conflit grandit dans le nord de l’Éthiopie.

L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) Olusegun Obasanjo, qui tente d’apaiser les tensions entre le gouvernement fédéral éthiopien et les autorités rebelles de l’Etat régional du Tigré, n’est pas « impartial », ont accusé ces dernières, l’accusant implicitement d’oeuvrer pour le compte d’Addis Abeba.

Les tensions croissantes ces derniers mois entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et les autorités du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) – parti banni par Addis Abeba mais qui dirige de fait l’Etat régional le plus septentrional de l’Ethiopie – font craindre un nouveau conflit.

« Nous n’avons pas trouvé » en Olusegun Obasanjo »

Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria fut l’un des parrains de l’accord de Pretoria qui a mis fin en 2022 à deux ans de guerre sanglante à grande échelle ayant opposé le gouvernement fédéral au TPLF qui ont récemment tous deux massé des troupes de chaque côté de la frontière du Tigré.

Envoyé spécial de l’UA pour la Corne de l’Afrique, M. Obasanjo a, selon un diplomate de l’organisation panafricaine, reçu récemment mandat de celle-ci pour mener des efforts en vue de ranimer l’accord de Pretoria, dont des points-clés sont restés lettre morte.

« Bien que nous restions fermement attachés à la paix et à un dialogue crédible, nous n’avons pas trouvé » en Olusegun Obasanjo « le médiateur impartial et proactif que requiert la gravité de la crise actuelle », affirment les autorités du TPLF dans un communiqué publié tard dimanche et reçu lundi par l’AFP.

« Son comportement (…) suscite des questions de plus en plus sérieuses quant à savoir s’il agit de manière indépendante ou à la demande du gouvernement fédéral », poursuivent-elles.

Le gouvernement ne s’est pas exprimé publiquement

En juin et août derniers, M. Obasanjo a rencontré au Tigré les autorités tigréennes lesquelles ont déploré l’absence d’avancées. Le gouvernement fédéral ne s’est pas exprimé publiquement jusqu’ici sur la réactivation de la médiation de M. Obasanjo. Interrogée par l’AFP sur le communiqué du TPLF, l’UA n’a pour l’heure pas répondu.

Le TPLF a pris le pouvoir en Ethiopie en 1991 et en a dirigé l’Etat fédéral jusqu’à la nomination en 2018 de l’actuel Premier ministre Abiy Ahmed, avant d’être progressivement marginalisé par ce dernier. Le Tigré, qui comptait avant la guerre environ six millions d’habitants, est exsangue économiquement et plusieurs centaines de milliers de personnes sont toujours déplacées.

Les autorités fédérales ont procédé à plusieurs frappes de drone dans la région en août, touchant des cibles militaires, selon les données d’Acled, une ONG compilant des données sur des zones de conflit. Une frappe sur la capitale régionale Mekelle a également blessé plus d’une dizaine de civils.

dyg/ayv/cpy

© Agence France-Presse

Cap-Vert : Au moins 25 morts dans un accident de bus

Le Cap-Vert est en deuil après un grave accident de bus survenu samedi sur l’île de Fogo. Au moins 25 personnes, principalement des enfants et adolescents, ont perdu la vie. Le gouvernement a décrété deux jours de deuil national, tandis qu’une enquête doit déterminer les causes du drame.

Le gouvernement du Cap-Vert a annoncé dimanche deux jours de deuil national après la mort d’au moins 25 personnes, principalement de jeunes enfants et des adolescents, dans un accident de la route survenu la veille sur l’île de Fogo.

L’accident a également fait plusieurs blessés, dont certains grièvement, samedi soir pendant le trajet en bus, selon Radio de Cabo Verde (RCV). Les familles ont inhumé toutes les victimes dimanche.

Les accidents de cette ampleur sont rares sur les routes globalement en bon état de cet archipel d’Afrique de l’Ouest de quelque 550.000 habitants, situé en plein Atlantique, au large du Sénégal. Selon plusieurs sources, le véhicule transportait une quarantaine de personnes, qui retournaient à São Filipe après une excursion à Cha das Caldeiras, près d’un volcan, le Pico do Fogo.

L’accident est survenu dans la localité de Campanas, dans les hautes terres du nord de São Filipe. Le bus aurait alors quitté la route et chuté dans un ravin d’une trentaine de mètres de profondeur, dans une zone rocheuse, avant de plonger dans une vallée difficile d’accès. D’après des témoignages recueillis par la radio publique, l’un des pneus a éclaté, faisant déraper le véhicule.

« Nous voulons analyser les mesures immédiates… »

« Nous voulons analyser avec les autorités locales les mesures immédiates à prendre » mais « nous avons déjà décrété deux jours de deuil national » à compter de dimanche, a réagi le Premier ministre cap-verdien, Francisco Carvalho, à la télévision publique TCV. « D’autres mesures seront prises », a-t-il ajouté.

Le président de la République, Jose Maria Neves, a déclaré au même média qu’il allait « demander une enquête » pour établir les « circonstances de l’accident ». « Maintenant, la priorité, c’est de se solidariser avec les familles des victimes« , a-t-il souligné.

Une cellule de crise composée des trois mairies de l’île, du gouvernement, de la protection civile et de l’hôpital régional de Fogo s’est réunie dimanche après-midi afin de déterminer les mesures à prendre, notamment pour le soutien psychologique des familles et la prévention des accidents de la route. Les organisateurs avaient prévu ce voyage en dehors du cadre scolaire.

Le délégué du ministère de l’Éducation à São Filipe, José Pedro Gonçalves, a précisé à la presse que les organisateurs avaient prévu ce voyage en dehors du cadre scolaire.

Le chauffeur, qui figure parmi les personnes ayant péri, organisait cette excursion chaque année généralement avant la rentrée, en tant que cadeau fait aux élèves qu’il transportait en période scolaire. Parmi les 13 blessés pris en charge à l’hôpital régional de l’île de Fogo, quatre étaient dans un état préoccupant dimanche soir.

« Notre principal but maintenant est de sauver la vie des blessés hospitalisés. Si nécessaire, nous les transférerons ensuite vers l’hôpital de Praia« , a déclaré sur place le ministre de la Santé, Lucio Fernandes.

« Il va falloir acquérir des moyens de protection civile adaptés à la typologie du terrain de chaque municipalité et mieux former les spécialistes en premiers secours », a par ailleurs estimé Francisco Carvalho.

Un enfant de 6 ans a pu quitter l’hôpital

Un enfant de 6 ans a pu quitter l’hôpital régional de Fogo et une femme enceinte, « psychologiquement bouleversée » et toujours hospitalisée a survécu avec son bébé sans présenter de blessures graves, selon un médecin sur place.

Des corps sans vie et des blessés, dont la plupart « avaient des lésions traumatiques », avaient commencé à arriver samedi entre 23 heures et minuit, heures locales, a-t-on appris plus tôt à la télévision publique. Les opérations de secours se sont déroulées toute la nuit de samedi à dimanche.

Sept victimes ont été inhumées dès l’aube, en raison de l’état des corps. Le président de la République, le chef du gouvernement et des ministres se sont rendus dimanche sur l’île de Fogo. Ils ont assisté aux funérailles des 18 autres victimes à l’église de Sao Lourenço. Les proches ont ensuite enterré les victimes dans un cimetière voisin, selon un journaliste de l’AFP.

mln-bam/roc

© Agence France-Presse

Quartier Ngousso : 20 personnes retrouvées dans un sous-sol

Trois jours après l’affaire d’Essos, une nouvelle découverte suscite des interrogations à Yaoundé. La gendarmerie a retrouvé vingt personnes, dont deux enfants, dans un sous-sol à Ngousso le 6 septembre 2026. Une enquête doit déterminer les circonstances de leur présence sur les lieux.

Une nouvelle affaire interpelle les habitants de Yaoundé V. Le 6 septembre 2026, la gendarmerie est intervenue dans une concession située à la Montée Mosquée, à Ngousso. L’opération aurait fait suite à une alerte donnée par des riverains. Les forces de l’ordre seraient intervenues avant le lever du jour.

Sur place, elles ont découvert 20 personnes. Le groupe comptait dix femmes, huit hommes et deux enfants. Les deux enfants sont âgés de six et sept ans. Les 20 personnes se trouvaient dans un sous-sol au sol en terre battue. Selon les informations disponibles, cet espace servait également de lieu de culte. Le local serait lié à une organisation religieuse appelée  » Mercy of God Ministry« .

La découverte a rapidement attiré des habitants autour de la concession. Le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, serait alors intervenu pour calmer les riverains en colère. Pour l’instant, les autorités doivent encore déterminer pourquoi ces personnes se trouvaient dans ce sous-sol. Elles y séjournaient volontairement ou contre leur gré ?

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« Mercy of God Ministry » déjà fermée en 2020

Le nom de Mercy of God Ministry avait déjà attiré l’attention des autorités camerounaises. Selon plusieurs sources, cette organisation religieuse avait fait l’objet d’une fermeture administrative en avril 2020. Les faits s’étaient produits à Nkoabang, dans le département de la Mefou-et-Afamba.

Les autorités évoquaient alors un défaut d’autorisation nécessaire pour mener ses activités. Une centaine de fidèles avaient dû quitter les lieux et le responsable de la structure n’avait pas été retrouvé lors de cette opération.

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Un lien avec l’affaire d’Essos ?

La découverte de Ngousso intervient quelques jours seulement après une autre opération à Essos. Le 2 septembre, la police avait découvert une dizaine de mineures dans une concession fortement barricadée. Deux femmes présentes dans la maison avaient également été interpellées.

Les policiers avaient découvert des dortoirs, des vivres, des vêtements et des jouets pour enfants. Le ministère des Affaires sociales a depuis annoncé des investigations concernant la situation de ces enfants. Des mesures de protection et de prise en charge psychosociale ont également été engagées.

Après la découverte de Ngousso, les enquêteurs chercheraient désormais à déterminer s’il existe un lien entre les deux affaires.

Rentrée scolaire 2026-2027 : Les classes reprennent à Douala

Après plusieurs jours de préparatifs, les élèves reprennent le chemin de l’école ce lundi 7 septembre 2026. À Douala, les établissements scolaires sont prêts à accueillir les apprenants pour cette nouvelle année.

C’est parti pour l’année scolaire 2026-2027. Ce lundi 7 septembre marque le premier jour de classe au Cameroun. À Douala, les établissements scolaires ouvrent leurs portes après plusieurs jours de préparatifs. À Logbaba, l’école inclusive « Les Étoiles Douceurs » avait notamment organisé une journée portes ouvertes avant la rentrée.

L’établissement accueille des enfants autistes et d’autres élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. Pour préparer leur arrivée, l’école a effectué plusieurs travaux. De nouvelles peintures ont notamment été réalisées. Balançoires, toboggans et autres équipements de jeux sont également disponibles dans l’espace réservé aux enfants.

Sécurité renforcée pour la rentrée

À quelques mètres, l’école primaire « La Réussite de l’avenir » a aussi préparé cette nouvelle année scolaire. L’établissement a notamment renforcé son dispositif de sécurité. Des caméras de surveillance ont été installées dans l’enceinte de l’école. Les enseignants ont également préparé la reprise des cours. « Les enseignants ont répondu présents ce lundi « , expliquait le directeur de l’établissement, Gafouet Emmanuel, avant la rentrée.

Des séances de travail sur les méthodes d’enseignement étaient également prévues. L’objectif était de mieux préparer les enseignants à l’utilisation du guide pédagogique.

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Les établissements secondaires également prêts

Les établissements secondaires ont aussi effectué leurs derniers réglages avant ce premier jour de classe. Au collège polyvalent Suzanna, l’administration s’est notamment concentrée sur les emplois du temps. Les cahiers de texte et le matériel pédagogique ont également été préparés.

« Tout le matériel pédagogique doit être prêt pour commencer l’année scolaire « , expliquait M. Bipoun Jean. Le censeur du collège insistait également sur la préparation des salles de classe et des sanitaires. L’établissement devait aussi organiser l’accueil et l’orientation des nouveaux élèves.

Une nouvelle organisation au collège Suzanna

Pour cette rentrée, le collège polyvalent Suzanna a également revu l’organisation de ses espaces. L’établissement compte désormais trois blocs d’enseignement. Un bloc accueille les élèves anglophones. Un autre concerne l’enseignement technique commercial. Le troisième bloc accueille les élèves de l’enseignement général. Cette organisation doit faciliter les déplacements des élèves au sein de l’établissement.

« Dans le passé, il y avait parfois de la confusion« , expliquait le censeur. Certains élèves devaient passer régulièrement d’un bâtiment à un autre.

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Les inscriptions se poursuivent

Malgré la reprise des cours, certaines démarches administratives peuvent encore se poursuivre dans les établissements. Avant la rentrée, parents et élèves étaient encore nombreux à effectuer des inscriptions et des régularisations. Au collège polyvalent Suzanna, l’administration avait également lancé une offre pour attirer de nouveaux élèves. La fondatrice propose un sac de riz de 25 kilogrammes à certains nouveaux inscrits.

Place désormais aux cours

Après les peintures, le nettoyage, les inscriptions et la préparation pédagogique, place désormais aux enseignements. Ce 7 septembre 2026 marque officiellement le début d’une nouvelle année scolaire au Cameroun. À Douala, élèves, enseignants et responsables d’établissements retrouvent donc les salles de classe.

Pour les nouveaux élèves, cette journée marque aussi la découverte d’un nouvel environnement. Pour les anciens, elle signifie les retrouvailles avec les camarades et le retour au rythme scolaire.

Yaoundé quartier Bastos : Un diplomate égyptien dépouillé

Un vol à l’arraché à Bastos aurait visé un haut responsable égyptien vendredi 28 août 2026. Le malfaiteur circulait à moto dans ce quartier diplomatique de Yaoundé. Il aurait emporté un sac contenant 15 millions de FCFA et des documents diplomatiques.

La scène se serait déroulée aux environs de 19 heures, à proximité de l’ambassade d’Égypte à Yaoundé. Selon les informations disponibles, la victime serait Fergani Mohamed Mohamed Badawy. Il est présenté comme un haut responsable du ministère égyptien des Affaires étrangères. Il venait de quitter la représentation diplomatique lorsqu’un individu à moto l’aurait pris pour cible.

Alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la portière de son véhicule, un individu circulant à vive allure sur une moto se serait approché de lui avant de lui arracher son sac. Le suspect aurait immédiatement pris la fuite. 15 millions de FCFA et des documents diplomatiques emportés

Le contenu du sac rend l’affaire particulièrement sensible. D’après les informations recueillies, le sac contenait 15 millions de FCFA en espèces, un ordinateur ainsi que plusieurs documents personnels et professionnels. Plus préoccupant encore, un passeport diplomatique et des documents à caractère diplomatique figureraient parmi les effets emportés.

Braquages en série à Yaoundé : un gang démantelé

La présence de nombreuses ambassades

L’affaire interpelle d’autant plus qu’elle se serait produite à Bastos, l’un des quartiers les plus sensibles de la capitale sur le plan sécuritaire en raison de la présence de nombreuses ambassades, résidences diplomatiques et représentations internationales. L’ambassade d’Égypte y est effectivement implantée.

Elle intervient également dans un contexte où les agressions utilisant des motos continuent d’être signalées dans la capitale.

Une éventuelle réaction des autorités camerounaises, de l’ambassade d’Égypte ou des services de sécurité permettra surtout de confirmer les circonstances du vol, le montant effectivement dérobé et la nature des documents disparus.

Mort du roi Harald V : la Norvège en deuil, Haakon VIII lui succède

Mort du roi Harald V à 89 ans : la Norvège est entrée vendredi en deuil national. Des milliers de personnes se sont recueillies à Oslo, déposant des fleurs et s’étreignant devant le palais royal. Son fils Haakon, 53 ans, lui succède sous le nom de Haakon VIII, alors que la monarchie norvégienne est fragilisée par une série de scandales.

Mort du roi Harald : ce qu’a annoncé le palais royal

Le souverain est mort à l’âge de 89 ans. Le palais a précisé l’heure exacte du décès dans un communiqué : « Le roi Harald s’est paisiblement éteint à l’hôpital national le vendredi 28 août, à 06 h 35 » (04 H 35 GMT).

Jusqu’alors doyen des souverains d’Europe, Harald V était perçu comme une figure rassembleuse. Son règne avait débuté en 1991.

Le roi était hospitalisé depuis le 17 août. Il souffrait d’une anémie hémolytique, une maladie du sang qui se traduit par une destruction anormalement rapide des globules rouges.

Un cortège de l’hôpital national au palais royal

En début de soirée, la dépouille du roi a quitté l’hôpital national pour rejoindre le palais royal. La famille royale avait pris place dans le cortège.

Des Norvégiens se sont massés dans les rues pour apercevoir la procession. Devant le palais, les fleurs, les cartes, les peluches et les drapeaux norvégiens se sont accumulés en montagnes.

Les scènes de recueillement se sont répétées tout au long de la journée. Certains ont déposé un bouquet, d’autres se sont étreints.

À midi, les cloches de toutes les églises du pays ont carillonné. Le drapeau au-dessus du palais royal, d’abord mis en berne, a ensuite été hissé de nouveau en haut du mât. Sur les autres bâtiments officiels, les drapeaux doivent rester en berne jusqu’après les funérailles.

Haakon VIII succède immédiatement à son père

Le nouveau roi exercera, comme son père, des fonctions essentiellement protocolaires. Il s’est rendu au palais royal avec sa fille Ingrid Alexandra, 22 ans, devenue princesse héritière, pour informer officiellement le gouvernement du décès.

Sa première déclaration a porté sur son nom de règne et sur la continuité dynastique. « Je prendrai le nom de Haakon VIII et je perpétuerai la devise que mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père ont choisie : +Tout pour la Norvège+ », a-t-il déclaré.

Cette succession intervient dans une période délicate pour l’institution. Une série de scandales a fragilisé la monarchie norvégienne ces derniers mois.

Le Storting, le parlement norvégien, a fixé le calendrier institutionnel. Le nouveau roi prêtera « le serment d’allégeance à la Constitution » mardi 1er septembre.

Mort du roi Harald : un règne ouvert en 1991

Harald V était monté sur le trône en 1991. Son image restait largement associée à celle d’une Norvège ouverte et tolérante.

Depuis plusieurs années, le souverain accumulait les problèmes de santé. Il a pourtant toujours exclu d’abdiquer.

Son argument n’a jamais varié : il avait prêté un serment à vie devant le Parlement. Cette position a tenu jusqu’à sa mort.

Contexte : une monarchie éclaboussée par les affaires

Le décès survient alors que la famille royale traverse une année difficile. Plusieurs scandales l’ont touchée ces derniers mois, notamment en lien avec Mette-Marit, la femme de Haakon.

Fin janvier, la publication de documents aux États-Unis a mis en évidence sa correspondance soutenue avec Jeffrey Epstein. Ces échanges, à la tonalité parfois intime, se sont déroulés entre 2011 et 2014, alors que le financier américain, criminel sexuel, avait déjà été condamné.

La princesse est par ailleurs atteinte d’une maladie pulmonaire incurable. Cette pathologie lui a valu une greffe des poumons en juin.

Elle a également dû affronter les démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby. Né en 2001 d’une relation antérieure au mariage de Mette-Marit et d’Haakon, le jeune homme de 29 ans a été condamné en juin à quatre ans de prison ferme pour deux viols.

Il est assigné à résidence sous bracelet électronique, dans l’attente de son procès en appel.

Réactions : le gouvernement et les Norvégiens rendent hommage

Le Premier ministre, Jonas Gahr Støre, a réagi après l’annonce du palais. « Une nation entière est en deuil, et en même temps emplie d’une profonde gratitude pour une longue vie consacrée à la Norvège », a-t-il déclaré.

Après sa rencontre avec le nouveau monarque, le chef du gouvernement a prononcé un bref discours. « Une époque s’est terminée. Une nouvelle commence. Le roi est mort. Vive le roi », a-t-il lancé.

Sa déclaration s’est aussi tournée vers la mémoire du défunt. « Nous nous souviendrons du roi Harald pour son amour de son peuple, son humour et sa chaleur humaine, et pour sa foi inébranlable en nous », a ajouté M. Støre.

Devant le palais, les témoignages ont convergé. « Il a eu beaucoup d’importance, il a été un roi rassembleur, le roi du peuple », a dit à l’AFP Line Stousland, 49 ans, avant de déposer un bouquet de fleurs. Elle a ajouté qu’il avait été « comme un grand-père pour toute la nation ».

Le souvenir du discours après le 22 juillet 2011

Vigdis Haug, 65 ans, retiendra avant tout le rôle fédérateur du souverain monté sur le trône en 1991. « Je pense que c’était un roi tellement simple, qui s’est soucié de nous tous », a-t-elle confié.

Comme beaucoup d’autres personnes interrogées par l’AFP, elle a été très sensible à son discours après les attaques du néonazi Anders Behring Breivik. Ces attaques mortelles ont fait 77 victimes le 22 juillet 2011, le pire massacre en Norvège depuis la Seconde Guerre mondiale.

« C’était quelqu’un qui semblait toujours trouver les mots qui nous rassemblaient et nous apportaient un sentiment de sécurité », a résumé pour l’AFP Caroline Vagle, du magazine Se og Hør.

Les hommages se sont multipliés à l’étranger. Des dirigeants en France, en Allemagne, en Inde, en Israël, en Italie, en Jordanie et en Ukraine ont réagi, ainsi que les monarchies européennes.

Conséquences et prochaines étapes

Une période de deuil national court depuis vendredi. Elle s’achèvera avec les funérailles, dont la date reste inconnue.

Les drapeaux des bâtiments officiels resteront en berne jusqu’après ces obsèques. Celui du palais royal a, lui, déjà retrouvé le haut du mât.

La prochaine échéance institutionnelle tombe mardi 1ᵉʳ septembre. Haakon VIII prêtera ce jour-là le serment d’allégeance à la Constitution, selon le Storting.

Le volet judiciaire, lui, n’est pas refermé. Marius Borg Høiby demeure assigné à résidence sous bracelet électronique en attendant son procès en appel.

Source : Agence France-Presse

Train urbain de Kinshasa : la ligne relancée après près de quinze ans d’arrêt

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Le train urbain de Kinshasa circule de nouveau entre les abords de l’aéroport et le centre-ville de la capitale congolaise. Relancée fin juin par le chef de l’État Félix Tshisekedi, la liaison transporte chaque jour plusieurs milliers de passagers. Elle offre une échappatoire aux embouteillages d’une mégapole qui compte près de 17 millions d’habitants.

Le train urbain de Kinshasa a repris ses rotations

Aux aurores, des dizaines de passagers se pressent au bord des rails poussiéreux. Ils attendent l’unique train urbain qui dessert le centre-ville de Kinshasa, capitale de la RDC étouffée par les embouteillages.

Kinshasa compte près de 17 millions d’habitants. Le convoi reste, à ce jour, la seule liaison ferroviaire vers le cœur de la mégapole.

Ce train arbore un bleu ciel aux couleurs de la République démocratique du Congo. Remis en service après près de quinze années d’interruption, il assure chaque jour un aller-retour entre les abords de l’aéroport et le centre-ville.

Aucun train urbain ne desservait le centre depuis près de quinze ans. Fin juin, le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi a officiellement relancé la ligne.

Selon la présidence, cette reprise intervient « après près de 15 ans d’arrêt », et s’inscrit « dans le cadre du projet MetroKin, un réseau ferroviaire de 300 kilomètres soutenu par l’Africa Finance Corporation (AFC) ».

La ligne remise en état permet désormais de rejoindre le centre-ville depuis les abords de l’aéroport en une heure et quinze minutes environ. Par la route, « c’est pratiquement impossible », assure Chadrack Walele, responsable de la ligne.

À Masina, l’embarquement se joue en quelques secondes

La gare de Masina se trouve dans une commune périphérique, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Il faut y jouer des coudes pour trouver une place dans les rames bondées.

L’arrêt ne dure que quelques secondes à peine. Les passagers qui le manquent doivent grimper en marche.

Le prix du trajet varie selon la classe choisie. L’aller simple coûte 2 000 francs congolais, soit environ 0,87 dollar. La deuxième classe est facturée 4 000 francs, la première 5 000.

Les wagons sont remplis à craquer. Faute de climatisation, la chaleur devient rapidement étouffante à l’intérieur.

Ceux qui ont la chance d’avoir une place assise voient défiler des avenues bondées. Ils longent aussi d’immenses bidonvilles, qui ont proliféré ces dernières années aux abords des voies.

Les autres en viennent à regretter les célèbres minibus jaunes qui encombrent les rues de la ville.

Debout dans une rame de deuxième classe où résonne un intense brouhaha, Clovis Musa maugrée. Habitant de Masina et commerçant au marché central, il lance : « On paie le même prix, mais ici, on n’a pas de place pour s’asseoir. »

Le train urbain de Kinshasa change des habitudes

Le service offre néanmoins une rare échappatoire aux habitants des quartiers périphériques. Ces derniers sont contraints de passer chaque jour plusieurs heures dans les monstrueux embouteillages de la capitale.

Britey Mafuka, commerçant dans le centre-ville, a renoncé depuis longtemps à la voiture. « Moi ça fait quatre ans que je n’ai pas pris de voiture, je fais mes allers-retours à moto », raconte-t-il.

Il assure qu’il dépense environ 380 dollars par mois en transports. Le contraste est net avec le tarif du train, dont l’aller simple revient à environ 0,87 dollar.

La remise en service a modifié ses projets personnels. « Je commençais à chercher une maison proche de la ville, mais quand ils ont relancé le train, j’ai laissé tomber ce projet », ajoute-t-il.

Le retour du rail pèse ainsi sur les choix résidentiels des habitants les plus éloignés du centre.

Un enjeu commun aux grandes villes africaines

Les transports de masse sont considérés comme essentiels à l’avenir des mégapoles africaines. Ces villes sont marquées par un fort accroissement démographique et une urbanisation souvent anarchique.

Lagos, Kinshasa et Dar es Salaam seront les villes avec la plus forte population au monde d’ici 2100. Certaines d’entre elles ont déjà engagé leur transformation.

La plus grande ville du Nigeria a inauguré en 2023 un train urbain longtemps attendu. Dakar a fait de même en 2021, avant de se doter en 2024 d’un réseau de bus en voies dédiées pour décongestionner son centre-ville.

Un réseau ferré abandonné faute de moyens

À Kinshasa, sise au bord du fleuve Congo, de telles infrastructures sont restées à l’état de projet. Le réseau ferré construit au lendemain de l’indépendance a été progressivement abandonné par l’Office national des transports (ONATRA), faute de moyens pour entretenir les voies.

Cette dégradation explique le caractère singulier de la liaison actuelle. Un seul train urbain dessert aujourd’hui le centre-ville de la mégapole.

Réactions contrastées à la gare centrale

À l’arrivée à la gare centrale de Kinshasa, des milliers de passagers se déversent sur les voies. Les avis y restent contrastés.

Gabriel Mfutila, habitant rencontré sur le quai, exprime cette ambivalence. « Nous sommes contents qu’ils aient relancé le train parce que c’est le transport le plus rapide », lance-t-il.

Mais « nous sommes pauvres, nous essayons de survivre, comment on va nourrir nos enfants et payer un transport qui coûte cher ? », s’époumone-t-il. Il disparaît ensuite dans les méandres de la mégapole.

Deux reproches reviennent dans les témoignages recueillis : l’absence de places assises et le coût du billet. La rapidité du service est, elle, mise en avant.

Conséquences et prochaines étapes annoncées

Le train urbain de Kinshasa affiche une fréquentation élevée. « Nous transportons entre 4 000 et 5 000 passagers par train et, s’ils prenaient la route, cela leur ferait perdre énormément de temps dans les embouteillages », plaide Chadrack Walele.

Le responsable de la ligne annonce un renforcement du service. La fréquence des rotations sera prochainement augmentée pour passer à deux allers-retours par jour.

Cette évolution doublerait l’offre actuelle, limitée à un seul aller-retour quotidien. Elle concernerait le même axe, entre les abords de l’aéroport et le centre-ville.

La liaison s’inscrit dans un projet plus vaste. Selon la présidence, MetroKin prévoit un réseau ferroviaire de 300 kilomètres soutenu par l’Africa Finance Corporation.

Source : Agence France-Presse

Sommet de l’OCS Bichkek : Poutine, Xi et Pezeshkian attendus lundi et mardi

Le sommet de l’OCS Bichkek réunira lundi et mardi une dizaine de chefs d’État et de gouvernement dans la capitale kirghize. Vladimir Poutine, Xi Jinping, Massoud Pezeshkian et Narendra Modi figurent parmi les dirigeants ayant confirmé leur venue. La rencontre marque le 25ᵉ anniversaire d’une organisation qui se présente en contrepoids à l’influence occidentale, alors que plusieurs de ses membres traversent des crises.

Sommet de l’OCS Bichkek : une dizaine de dirigeants annoncés

Les dirigeants russes, chinois, iraniens et indiens convergent lundi et mardi vers l’Asie centrale. Bichkek, capitale du Kirghizistan, accueille cette réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Une dizaine de chefs d’État et de gouvernement ont confirmé leur venue. Certains d’entre eux entretiennent des relations tendues avec l’Occident.

Le rendez-vous marque le 25ᵉ anniversaire du bloc régional. Ce dernier cherche à faire contrepoids à l’influence occidentale, mais ses États membres font face à des crises multiples.

La session plénière se tiendra sous l’égide du président kirghiz Sadyr Japarov.

Sommet de l’OCS Bichkek : le programme des rencontres bilatérales

Vladimir Poutine et Xi Jinping ont confirmé leur participation. Le président iranien Massoud Pezeshkian sera lui aussi présent.

Les premiers ministres indien Narendra Modi et pakistanais Shehbaz Sharif complètent la liste des participants confirmés à la plénière.

Une rencontre bilatérale est notamment prévue entre MM. Poutine et Pezeshkian. Elle intervient dans un contexte de coopération russo-iranienne croissante.

Le dirigeant russe s’entretiendra aussi séparément avec les dirigeants chinois, indien et turc. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, l’a indiqué à des journalistes.

Ce dernier a souligné que l’OCS est aujourd’hui « l’un des pôles d’un monde multipolaire en pleine émergence ».

Dix États membres et un réseau élargi

L’OCS regroupe dix États : Bélarus, Chine, Inde, Iran, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan et Tadjikistan. L’organisation met l’accent sur les questions sécuritaires et économiques.

Elle est censée faire contrepoids à l’influence occidentale. Son essor s’est accéléré ces dernières années, sous l’impulsion de Pékin et Moscou.

Le bloc compte désormais quinze partenaires de dialogue, outre ses dix membres. La Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar figurent parmi eux.

Deux États observateurs complètent l’ensemble, dont l’Afghanistan. La déclaration fondatrice de l’OCS assure de son côté que cette organisation « n’est pas une alliance dirigée contre d’autres États ».

Un affichage politique récurrent

Les dirigeants russe et chinois se servent régulièrement de ces sommets pour montrer leur union. Ils y mettent en avant leur vision d’un monde multipolaire, visant à contrer l’hégémonie américaine qu’ils dénoncent.

Le précédent sommet, en 2025, avait donné le ton. M. Poutine y avait une nouvelle fois accusé l’Occident d’avoir provoqué la guerre en Ukraine.

M. Xi avait pour sa part dénoncé les « actes d’intimidation » de certains pays, en référence aux tensions entre Washington et Pékin.

Guerres ouvertes et conflits commerciaux

Plusieurs États membres de l’OCS sont impliqués dans des guerres ouvertes. L’invasion russe de l’Ukraine se poursuit après quatre ans et demi de combats, et son règlement reste dans l’impasse.

L’offensive israélo-américaine contre l’Iran a été déclenchée en février. Ces deux conflits pèsent directement sur le contexte du sommet.

D’autres membres du bloc sont engagés dans des conflits commerciaux. Les États-Unis ont notamment imposé des droits de douane sur les produits chinois et indiens.

Fin août, le gouvernement américain a franchi une étape supplémentaire. Il a imposé des sanctions secondaires aux partenaires commerciaux de l’Iran.

Ces mesures visent l’or, les technologies, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. Elles sont censées asphyxier le régime iranien.

Washington a aussi menacé les alliés de Téhéran.

La pression sur l’Iran en toile de fond

La Chine a prévenu qu’elle « défendrait fermement » ses intérêts. Pékin est un grand importateur de pétrole iranien.

La Russie constitue elle aussi un important partenaire de Téhéran. Moscou a intensifié sa coopération militaire et commerciale avec la République islamique.

L’Iran fait face à des sanctions américaines et internationales depuis la révolution islamique de 1979. Téhéran affirme régulièrement que la pression économique et les menaces ne le feront pas plier.

Réactions et citations

Massoud Pezeshkian a toutefois reconnu que son pays faisait face à « de nombreuses difficultés économiques ». Ce constat intervient après des décennies de restrictions.

L’Iran a rejoint le bloc en 2023. Il « estime que son adhésion et sa participation active à ces alliances peuvent lui permettre de contourner les sanctions américaines et européennes », explique à l’AFP Mohammad Hassan Najmi, expert en relations internationales.

Ce spécialiste reste prudent sur les résultats attendus. Les retombées concrètes de la participation à l’OCS sont incertaines, selon lui.

Il justifie cette réserve par l’expérience passée : « dans les moments de crise, ces alliances ont rarement permis à l’Iran de résoudre ses difficultés ».

Un bloc hétérogène malgré son poids

L’OCS revendique regrouper environ 40 % de la population mondiale et 25 % du PIB de la planète. Ce poids démographique et économique ne gomme pas les divisions internes.

Le bloc reste hétérogène et des dissensions existent entre ses membres. La Russie et la Chine sont par exemple concurrentes en Asie centrale.

Cette région est riche en hydrocarbures. Elle est aussi cruciale pour le transport de marchandises entre l’Europe et l’Asie.

Pékin entretient par ailleurs des relations parfois tendues avec l’Inde et le Pakistan, deux autres membres de l’organisation.

Conséquences et suite attendue

Les deux journées de lundi et mardi seront rythmées par la session plénière et par les entretiens bilatéraux annoncés par le Kremlin. Le face-à-face entre MM. Poutine et Pezeshkian y occuperont une place particulière.

Le président russe doit également rencontrer séparément les dirigeants chinois, indien et turc. Ces échanges se dérouleront alors que Washington accentue sa pression sur Téhéran et sur ses partenaires commerciaux.

La Chine a déjà fait savoir qu’elle défendrait ses intérêts face aux sanctions secondaires. La Russie, elle, poursuit le renforcement de sa coopération avec l’Iran.

Le sommet marquera aussi les 25 ans d’une organisation présentée par le Kremlin comme l’un des pôles d’un monde multipolaire en formation. Reste la question soulevée par Mohammad Hassan Najmi : celle de l’efficacité réelle de ces alliances pour un Iran sous sanctions.

Source : Agence France-Presse

Disparus des crues dévastatrices : près de 2.500 personnes recherchées au Népal et au Tibet

Les disparus des crues dévastatrices survenues mercredi à la frontière entre le Népal et le territoire chinois du Tibet se comptent désormais par milliers. Samedi, les décomptes officiels portaient à au moins 2 478 le nombre de personnes recherchées, après des catastrophes qui ont fait près de 600 morts. Au moins 777 étrangers figurent parmi elles.

Disparus des crues dévastatrices : un bilan provisoire de 2 478 personnes

Près de 2 500 personnes sont portées disparues samedi. Les crues soudaines et les glissements de terrain ont frappé la zone frontalière entre le Népal et le Tibet chinois.

Ces catastrophes sont survenues mercredi. Elles ont fait près de 600 morts, selon les données officielles.

Tous les bilans diffusés à ce stade restent provisoires. Le total des disparus atteint samedi au moins 2 478 personnes.

Ce chiffre agrège deux décomptes distincts, communiqués séparément de part et d’autre de la frontière. Aucune autorité unique ne centralise les recherches.

Le détail des décomptes fournis par Katmandou et Pékin

Le Népal a annoncé vendredi que le nombre total de personnes portées disparues de son côté de la frontière s’établissait désormais à 1 924. Ce total dépasse considérablement les estimations précédentes.

Pour le Tibet, le dernier chiffre disponible samedi matin s’élevait à 554, selon l’agence officielle Chine nouvelle. L’addition des deux bilans conduit au total d’au moins 2 478 disparus.

Les décomptes népalais

Selon les chiffres communiqués vendredi par l’Office du tourisme du Népal, 149 touristes népalais sont portés disparus.

L’agence népalaise de gestion des catastrophes retient pour sa part un chiffre différent. Elle a avancé le nombre de 127.

Les décomptes chinois

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré jeudi que près de 100 ressortissants chinois figuraient parmi les personnes portées disparues au Népal.

De son côté, l’Office du tourisme du Népal a affirmé que tout contact était perdu avec huit Chinois. Ce chiffre s’ajoute à celui de 558 personnes dont on est sans nouvelles du côté chinois de la frontière.

Disparus des crues dévastatrices : près de 800 étrangers recherchés

Officiellement, au Népal, les autorités demeuraient sans nouvelles de 517 étrangers. Parmi eux figurent 473 touristes, a précisé vendredi l’office national du tourisme.

Jeudi, les autorités chinoises avaient chiffré à 260 le nombre d’étrangers portés disparus au Tibet. Le total des étrangers avec lesquels aucun contact n’a pu être établi atteint donc au moins 777.

L’Inde arrive en tête des nationalités identifiées. Les chiffres de l’Office du tourisme du Népal ont fait état vendredi de 98 ressortissants indiens portés disparus.

Viennent ensuite les États-Unis. Quatre-vingt-dix citoyens américains sont portés disparus, a annoncé jeudi le département d’État, tandis que l’Office du tourisme du Népal a déclaré vendredi que leur nombre était de 65.

Europe, Asie et Océanie

L’Office du tourisme du Népal a évalué vendredi à 61 le nombre d’Ukrainiens toujours portés disparus. L’ambassade d’Ukraine à Katmandou a annoncé peu après qu’ils étaient 62.

Pour la Malaisie, la même source a avancé le chiffre de 51 personnes. Le secrétaire d’État australien chargé de l’immigration a indiqué samedi que 41 Australiens étaient portés disparus, quand l’office népalais parlait de 35.

Trente-trois Britanniques et vingt-neuf Lettons figurent également parmi les disparus, selon les données diffusées vendredi par l’Office du tourisme du Népal. Ce dernier a par ailleurs signalé 25 Canadiens.

Neuf touristes sud-coréens sont portés disparus, a indiqué vendredi la même source. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères avait annoncé mercredi être sans nouvelles de neuf travailleurs du secteur hydroélectrique.

Neuf Singapouriens et neuf Russes complètent ce décompte, selon l’office népalais. Huit Allemands sont également recherchés.

Les autres nationalités recensées

D’autres pays comptent un nombre plus restreint de ressortissants disparus. L’Office du tourisme du Népal fait état de six Sud-Africains, cinq Japonais et cinq Néo-Zélandais, ce dernier chiffre étant également communiqué par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères.

Quatre Français sont portés disparus, selon l’office népalais et le ministère français des Affaires étrangères. Le ministère espagnol des Affaires étrangères recense pour sa part trois Espagnols, et l’office népalais trois Kazakhs.

Deux Belges, deux Néerlandais et deux Irlandais figurent aussi sur les listes de l’Office du tourisme du Népal. Un ressortissant est recherché par le Bélarus, la Finlande, Israël, la Lituanie, les Philippines, la Serbie et la Suisse, toujours selon la même source.

La Suède compte une personne portée disparue, un chiffre fourni par son ministère des Affaires étrangères et par l’office népalais. Un Vietnamien figure également parmi les disparus.

Des bilans divergents selon les sources

Plusieurs nationalités font l’objet de décomptes contradictoires. Les autorités nationales et l’Office du tourisme du Népal ne publient pas systématiquement les mêmes chiffres.

Le cas canadien illustre cette difficulté. Le ministère canadien des Affaires étrangères a évalué le nombre de ses ressortissants à « environ 30 », un total qui comprend aussi des résidents permanents au Canada, à la fois au Népal et au Tibet.

L’écart apparaît aussi pour la Hongrie. Son ministère des Affaires étrangères fait état de trois disparus, alors que l’Office du tourisme du Népal a donné le chiffre d’une personne.

Le gouvernement portugais évoque trois Portugais portés disparus. L’office népalais a affirmé, lui, qu’un seul l’était.

Une divergence comparable concerne l’Italie. Le ministère italien des Affaires étrangères mentionne trois ressortissants, quand l’Office du tourisme du Népal a déclaré vendredi qu’une personne était portée disparue.

Les zones d’ombre et les décomptes attendus

Une partie du bilan reste impossible à ventiler. La Chine n’a fourni aucune répartition par nationalité du nombre de 260 étrangers portés disparus qu’elle a communiqué jeudi pour la partie touchée relevant de sa juridiction.

L’inconnue existe aussi côté népalais. Les nationalités des personnes ne faisant pas partie des groupes de touristes au Népal n’ont pas non plus été communiquées.

Ces lacunes limitent la lecture d’un bilan encore mouvant. Les chiffres disponibles samedi demeurent provisoires, à Katmandou comme au Tibet.

Source : Agence France-Presse

Nkoabang : Une jeune fille retrouvée en décomposition

À seulement 18 ans, Valérie Nkwanga venait de décrocher son baccalauréat. Après plusieurs jours de disparition, sa famille a retrouvé son corps enterré à quelques mètres du domicile familial, à Nkoabang, dans la ville de Yaoundé. Les soupçons se portent désormais sur son jeune oncle maternel de 17 ans. 

Plusieurs membres de la famille de Valérie s’étaient rendus à Abong-Mbang, dans la région de l’Est, pour assister à une cérémonie de dot. Valérie était restée au domicile familial de Nkoabang. Son jeune oncle maternel, Awang, âgé de 17 ans, était rester avec elle à la maison. Il venait d’échouer à son examen du probatoire pour la énième fois. La famille l’hébergeait depuis environ deux ans. Puis, brusquement, Valérie ne donne plus de nouvelles.

Son téléphone ne répondait plus. Inquiète, sa mère demande alors à une voisine de se rendre au domicile familial. La voisine aurait trouvé le jeune oncle sur place, mais aucune trace de Valérie. Les jours passent sans nouvelles de la jeune bachelière. La famille finit par déposer une plainte.

Selon les informations disponible, l’exploitation du téléphone de Valérie aurait révélé la suppression de certaines données ou conversations. Dans un premier temps, la famille envisage l’hypothèse d’une fugue. Mais plusieurs faits renforcent progressivement ses inquiétudes. Selon des témoignages de l’entourage, le jeune oncle aurait notamment porté un jogging et un maillot appartenant à Valérie.

Au retour de la famille à Yaoundé, un autre élément attire l’attention du père; une forte odeur provient de l’arrière de la concession. Les plus jeunes enfants lui expliquent alors que leur oncle leur aurait parlé d’un chat qu’il aurait tué avant de le jeter derrière la maison. Cette explication ne convainc pas le père. Le père décide alors d’inspecter les broussailles situées derrière le domicile.

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Le corps de Valérie se trouve enfoui sous la terre

À quelques mètres de la maison, il remarque une portion de terre récemment remuée. Il poursuit ses recherches et fait alors une découverte macabre. Le corps de Valérie se trouve enfoui sous la terre, dans ce qui ressemble à une fosse creusée à la hâte. La famille alerte immédiatement les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité.

Le drame prend alors une nouvelle dimension. La jeune fille que ses proches recherchaient depuis plusieurs jours se trouvait finalement à quelques mètres seulement de la maison familiale. Les soupçons se concentrent désormais sur le jeune oncle maternel de Valérie, qui se trouvait au domicile au moment où la jeune fille était devenue injoignable.

Certaines sources affirment que les forces de sécurité auraient interpellé le jeune homme avant de le placé en détention. D’autres indiquent au contraire qu’il reste introuvable et que les autorités le recherchent. Pendant que l’enquête se poursuit, la famille a fait ses adieux à la jeune bachelière. Selon les informations recueillies, ses proches ont procédé à son inhumation ce vendredi 28 août 2026, au domicile familial de Nkoabang.

Douala : Soupçonné d’avoir tué son ami pour de l’argent

Le corps sans vie de Paul Gérard Zollo, 25 ans, a été découvert dans sa chambre à Logpom, à Douala. Son ami Karl Essame, 29 ans, est présenté comme le principal suspect. Après plusieurs jours de cavale, les forces de sécurité l’ont interpellé loin de la capitale économique. 

À Logpom, la découverte plonge les proches de Paul Gérard Zollo dans la consternation. Le jeune homme de 25 ans est retrouvé sans vie dans sa chambre. Son corps porte des traces de violence. Très vite, les enquêteurs cherchent à comprendre ce qui s’est passé. Ils s’intéressent notamment aux dernières personnes ayant fréquenté la victime. Un nom apparaît alors dans leurs investigations.

Celui de Karl Essame, 29 ans, un ami de Paul Gérard Zollo. Selon les informations disponibles sur cette affaire, les enquêteurs ont notamment exploité des images de vidéosurveillance.

Celles-ci ont contribué à orienter leurs recherches vers le jeune homme. Mais entre-temps, le suspect avait quitté Douala. Les recherches ont finalement conduit les forces de sécurité loin de la capitale économique.

Karl Essame retrouvé après sa fuite

Karl Essame est interpellé à environ 40 kilomètres de Messamena, alors qu’il tentait de rejoindre Bengbis, dans la région de l’Est. Le jeune a reconnu les faits.

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Les gendarmes l’ont ensuite placé en garde à vue. Les forces de sécurité ont également interpellé son père. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir facilité la fuite de son fils après les faits. Ils cherchent donc à déterminer la nature exacte de l’aide qu’il aurait pu lui apporter pendant sa cavale. Son éventuelle responsabilité devra, elle aussi, être établie par l’enquête.

Après la mort de Paul Gérard Zollo, plusieurs effets personnels avaient disparu. Notamment une somme de 800 000 F CFA en espèces ; Un téléphone portable, dont la valeur atteindrait 1,2 million de F CFA, aurait également été emporté.

À cela s’ajoute des bijoux ainsi que d’autres effets personnels. Les investigations devront notamment déterminer si le vol constituait le mobile principal du crime ou si d’autres circonstances ont précédé le drame.

Guerre économique contre l’Iran : Washington place le dossier au centre du G20

La guerre économique contre l’Iran s’invite dans les travaux du G20 organisé cette année aux États-Unis. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent entend convaincre ses homologues de rallier ce combat, a annoncé jeudi un responsable gouvernemental. Première étape lundi et mardi à Asheville, en Caroline du Nord.

Guerre économique contre l’Iran : le message porté par Scott Bessent

Le ministre américain des Finances veut faire de Téhéran un point de passage obligé des discussions. Un responsable gouvernemental l’a annoncé jeudi.

Scott Bessent compte demander à ses homologues de rallier son combat contre l’Iran lors du prochain sommet du G20 sur le sol américain. La demande sera formulée directement, sans passer par les canaux collectifs habituels.

Un responsable du Trésor a précisé jeudi devant la presse que le secrétaire martèlerait ce message. Chacun des entretiens bilatéraux prévus à Asheville doit y être consacré.

La démarche prolonge une offensive engagée quelques jours plus tôt. En début de semaine, le secrétaire au Trésor a adressé un avertissement aux pays qui continuent de commercer avec l’Iran.

Il a menacé de les couper du système financier occidental. La mise en garde vise donc des partenaires commerciaux, et non l’Iran seul.

Asheville, première étape d’un cycle de réunions

La première d’une série de réunions sur le sol américain se tiendra lundi et mardi. Asheville accueillera les délégations, en Caroline du Nord.

Le lieu retenu est un grand complexe hôtelier situé au pied des Appalaches. Il se trouve non loin du coin du Tennessee qui a vu naître la légende de la country Dolly Parton, décédée cette semaine.

Originaire de la Caroline du Sud voisine, Scott Bessent y recevra ses pairs. Les banquiers centraux des plus grandes économies de la planète sont également attendus.

Chine, Inde, Japon, Allemagne : les principales puissances économiques seront représentées autour de la table.

Un responsable devenu central

Le secrétaire au Trésor occupe une position singulière dans l’administration. Ses bureaux jouxtent la Maison Blanche.

Il s’est très vite imposé comme un responsable clé du second mandat de Donald Trump. Deux dossiers majeurs lui reviennent.

Les épineuses négociations commerciales avec la Chine relèvent de sa compétence. La guerre économique contre l’ennemi iranien également, alors que la puissance militaire américaine n’a pas réussi à faire plier Téhéran.

Pékin, membre du G20 et acheteur de pétrole iranien

Membre du G20, la Chine figure parmi les gros acheteurs de pétrole iranien. L’avertissement lancé en début de semaine la concerne donc directement.

Pékin a réagi publiquement à cette mise en garde. La réponse chinoise est intervenue rapidement.

Le même pays se trouve au centre des négociations commerciales confiées à Scott Bessent. Les deux dossiers se croisent ainsi dans les mains d’un seul responsable américain.

Guerre économique contre l’Iran : un G20 présidé par Washington

La présidence tournante du G20 est revenue cette année aux États-Unis. L’exercice s’ouvre dans un climat dégradé.

Washington s’est fâché avec la plupart des autres membres. Les droits de douane et les propos incendiaires ont nourri ces tensions.

Le groupe a été créé à la suite de la crise financière asiatique de 1997-1998. Son objectif affiché était de renforcer la stabilité économique et financière mondiale.

Il réunit 19 pays et deux entités régionales : l’Union européenne et l’Union africaine.

Donald Trump entend modifier l’ordre du jour. Le président américain ne veut plus de discussions sur les sujets sociaux et climatiques.

Il prône un « retour aux fondamentaux ». Sa priorité porte sur la croissance économique et la résorption des « déséquilibres » commerciaux.

Une composition remaniée

L’Afrique du Sud a été exclue des travaux. Le pays est d’ordinaire membre permanent du G20 et avait accueilli les réunions du groupe l’an dernier.

L’exécutif américain accuse régulièrement, sans preuves, les autorités sud-africaines de persécuter les fermiers blancs.

La Pologne a suivi le chemin inverse. Washington l’a invitée à participer à tous les travaux, pour couronner la solide expansion économique du pays d’Europe de l’Est.

La Russie sera représentée par un émissaire du ministère des Affaires étrangères. Elle est en guerre contre l’Ukraine depuis 2022.

« Pas d’unité » : les réserves exprimées avant le sommet

Josh Lipsky, chercheur au groupe de réflexion Atlantic Council, doute de la capacité du format à produire des résultats. Il a livré son analyse à l’AFP.

« Puisqu’on est maintenant en guerre commerciale avec le Canada, il n’y a pas d’unité du G7 (groupe plus restreint comprenant notamment les États-Unis et son voisin du nord). Et sans unité du G7, il est difficile d’arriver au G20 et de mener des discussions délicates », a-t-il estimé.

Le chercheur anticipe une écoute polie plutôt qu’un ralliement. « Je pense que la plupart des pays vont écouter respectueusement (les responsables américains) mais resteront circonspects en raison des enjeux macroéconomiques chez eux comme aux États-Unis », a-t-il ajouté.

La réponse chinoise relève d’un autre registre. Interrogée sur l’avertissement américain, la Chine s’est dite prête à « défendre fermement ses droits et ses intérêts ».

Une dette fédérale au-dessus de 40 000 milliards de dollars

Les investisseurs observent Scott Bessent sur un autre terrain. Le secrétaire au Trésor les a récemment déroutés.

Il a annoncé une intervention sur les marchés destinée à faire baisser les coûts d’emprunt à long terme de l’État fédéral. La dette monumentale du pays vient de dépasser les 40 000 milliards de dollars.

Les enjeux macroéconomiques américains figurent précisément parmi les facteurs de prudence évoqués par Josh Lipsky. Le chercheur les place sur le même plan que les difficultés internes des autres membres.

Conséquences et prochaines étapes : cap sur le sommet de Miami

Le cycle des réunions ne s’arrêtera pas en Caroline du Nord. Les rendez-vous de lundi et mardi ouvrent une séquence plus longue.

L’ensemble s’achèvera par un sommet des chefs d’État à la mi-décembre. La Floride accueillera cette réunion finale.

Le lieu retenu est un luxueux complexe de golf appartenant à Donald Trump, à Miami.

D’ici là, Scott Bessent dispose de chaque entretien bilatéral pour porter son message. Le responsable du Trésor l’a confirmé jeudi.

Les pays qui poursuivent leurs échanges avec Téhéran restent visés par la menace d’exclusion du système financier occidental. La guerre économique contre l’Iran sera donc évoquée à chacune des rencontres prévues à Asheville.

Source : Agence France-Presse

Crues dévastatrices au Népal et au Tibet : plus de 1.400 personnes portées disparues

Les crues dévastatrices au Népal et dans la région chinoise du Tibet ont laissé plus de 1 400 personnes portées disparues vendredi, dont plusieurs centaines de touristes. Survenues mercredi, les coulées de boue ont dévasté des vallées et causé au moins 392 morts. Les décomptes restent provisoires et varient selon les sources officielles.

Crues dévastatrices au Népal : un bilan qui dépasse 1 400 disparus

Au Népal, 910 personnes n’ont pas été retrouvées, selon les autorités. Parmi elles figurent 517 touristes de nationalités étrangères.

Côté chinois, 558 personnes sont portées disparues. Pékin dénombre parmi elles 260 étrangers, dont les origines n’ont pas été précisées.

L’addition de ces deux bilans place le nombre total de manquants au-dessus de 1 400. Le nombre de morts recensés atteint pour sa part au moins 392.

Établir un décompte fiable reste difficile au lendemain d’une catastrophe de cette ampleur. Les chiffres peuvent fluctuer au fil des heures. Trois facteurs l’expliquent : les cas de double nationalité, l’identification des corps et le chaos qui règne dans la zone sinistrée.

Le décompte des disparus, pays par pays

Les chiffres népalais et chinois

L’Office national du tourisme du Népal a estimé jeudi à 667 le nombre de touristes recherchés. Sur ce total, 127 sont des ressortissants népalais.

Les autorités n’ont pas indiqué combien d’habitants des zones sinistrées manquent à l’appel. Cette absence de données laisse une part du bilan humain en suspens.

Pékin a annoncé que près d’une centaine de Chinois étaient portés disparus du côté népalais. L’office du tourisme népalais, lui, en dénombre 24. À ces cas s’ajoutent les 558 disparus recensés par la Chine sur son propre territoire.

Les contingents étrangers les plus nombreux

L’Inde arrive en tête des nationalités étrangères recensées par l’office du tourisme népalais, avec 178 disparus.

Environ 90 ressortissants américains sont portés disparus, selon le département d’État. Ce dernier a également indiqué que trois personnes avaient été secourues. L’office du tourisme népalais avait plus tôt fait état de 65 Américains.

Kiev a publié un nouveau bilan : 56 Ukrainiens sont portés disparus, selon le ministère des Affaires étrangères. L’office népalais en compte 53.

La Malaisie recense plus de 50 ressortissants injoignables. L’office du tourisme népalais en dénombre 51.

Europe, Océanie et Asie

Canberra a fait état de 39 Australiens disparus, soit cinq de plus que dans son précédent bilan. Trente-trois Britanniques figurent sur la liste établie par l’office du tourisme népalais.

La même source recense 25 Canadiens. Le décompte communiqué par Ottawa diffère de ce chiffre.

Séoul avait signalé mercredi la disparition de neuf Sud-Coréens. Ces derniers travaillaient à la construction d’une centrale hydroélectrique dans le district de Rasuwa. Jeudi, l’office du tourisme népalais a précisé que quatre d’entre eux avaient été sauvés.

Neuf Singapouriens sont recherchés selon l’office népalais, qui recense aussi huit Allemands et huit Russes.

Les bilans les plus réduits

Plusieurs pays comptent un nombre limité de disparus. L’office du tourisme népalais en recense six pour la Lettonie et six pour l’Afrique du Sud. Le Japon et la Nouvelle-Zélande en comptent cinq chacun, ce dernier chiffre étant également avancé par le gouvernement néo-zélandais.

Quatre Français figurent sur la liste népalaise. Pour l’Espagne, le ministère des Affaires étrangères fait état de quatre disparus, contre trois selon l’office.

Des écarts similaires apparaissent ailleurs. La Hongrie évoque trois manquants par la voix de son ministère des Affaires étrangères, quand l’office népalais n’en retient qu’un. L’Italie en signale trois via son ministère, tandis que l’office népalais fait état de deux personnes secourues.

La Belgique compte trois disparus, le Portugal trois également, un chiffre confirmé par le ministère portugais et par l’office népalais. Ce ministère a aussi indiqué qu’une personne avait été localisée.

Deux disparus sont recensés pour les Pays-Bas, deux pour l’Irlande et deux pour le Kazakhstan. Un seul manquant est signalé pour la Biélorussie, la Finlande, Israël, la Lituanie, les Philippines et la Serbie.

La Suède figure aussi dans ce décompte avec un ressortissant, selon son ministère des Affaires étrangères et l’office népalais. Stockholm mentionne en outre un étranger résidant en Suède, dont la nationalité n’a pas été précisée.

Des nationalités encore non confirmées

Des agences de voyage opérant au Népal avaient signalé mercredi la disparition d’étrangers. Leurs nationalités n’étaient alors pas confirmées.

Trekkers Society a fait état de 77 personnes, Kailash Journey de 26 et Richa Tours & Travels de huit. Aucune précision n’a été apportée sur l’intégration ou non de ces cas dans les chiffres publiés jeudi par l’office du tourisme népalais.

Crues dévastatrices au Népal : un pays au cœur de l’Himalaya

Situé au cœur de l‘Himalaya, le Népal attire des randonneurs et des alpinistes venus du monde entier. Beaucoup s’y rendent pour gravir le mont Everest.

Le pays constitue également une destination prisée des pèlerins hindous. Cette fréquentation internationale éclaire la présence de centaines de touristes étrangers parmi les personnes recherchées.

La catastrophe a aussi touché des travailleurs présents sur des chantiers. Le cas des neuf Sud-Coréens employés sur une centrale hydroélectrique du district de Rasuwa en témoigne.

Réactions et déclarations officielles

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a indiqué jeudi que plus de 50 ressortissants malaisiens étaient injoignables au Népal.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a fait état de 39 Australiens disparus. Ce bilan dépasse de cinq unités celui précédemment établi par Canberra.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anad, a évoqué sur X « 30 Canadiens et résidents permanents au Népal et dans la région du Tibet ». Elle a précisé ne pas avoir pour l’heure d’informations sur leur localisation ni leur sort.

Le département d’État américain a confirmé le sauvetage de trois de ses ressortissants. Le ministère portugais des Affaires étrangères a annoncé de son côté la localisation d’une personne.

Conséquences et suite attendue

Les bilans publiés restent susceptibles d’évoluer. La difficulté d’établir un décompte stable au lendemain de la catastrophe est explicitement soulignée.

Plusieurs écarts persistent entre les chiffres nationaux et ceux de l’office du tourisme népalais. Ces divergences concernent notamment les Américains, les Ukrainiens, les Chinois, les Espagnols, les Hongrois et les Italiens.

Des opérations de secours ont déjà permis de retrouver des personnes vivantes. Quatre Sud-Coréens, trois Américains et deux Italiens figurent parmi elles, tandis qu’un Portugais a été localisé.

Le nombre de disparus parmi les habitants des zones sinistrées reste inconnu au Népal. Son intégration aux décomptes actuels pourrait modifier sensiblement le bilan global.

Source : Agence France-Presse

Dialogue national en RDC : Tshisekedi exclut la participation du M23

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Le président Félix Tshisekedi a fixé jeudi le cadre du dialogue national en RDC. Il en a exclu le M23, groupe armé soutenu par Kigali, « en tant que composante politique ». Le chef de l’État renvoie au processus de Doha pour tout échange avec ce mouvement.

Dialogue national en RDC : le M23 écarté du futur processus

L’annonce est intervenue lors d’une adresse à la nation diffusée sur la télévision nationale. Félix Tshisekedi y a détaillé les modalités du futur dialogue. Sa décision ferme la porte à une participation du M23 comme force politique.

« Le processus de Doha demeure le cadre approprié pour traiter avec le M23 », a déclaré le président, « et le dialogue national ne se substituera pas à ce processus ». La formule sépare nettement deux pistes. D’un côté la négociation avec le groupe armé, de l’autre la discussion entre Congolais.

Au cours de la même allocution, le chef de l’État a de nouveau exigé le retrait des « forces étrangères » du territoire congolais.

Une réintégration ouverte à titre individuel

Une porte reste toutefois entrouverte. Une « voie de réintégration au sein de la communauté nationale restera néanmoins ouverte à ceux qui, à titre individuel, renonceront de manière sincère et vérifiable à leur engagement armé et à toute forme de violence et qui condamneront sans équivoque l’agression dont notre pays est victime », a ajouté M. Tshisekedi.

Cette ouverture vise des personnes, non une organisation. Elle suppose un renoncement vérifiable aux armes. Elle exige aussi une condamnation explicite de l’agression décrite par le président.

Le M23 n’a pas réagi à ces annonces à ce stade. Le mouvement n’a jamais officiellement reconnu ses liens avec Kigali.

Un calendrier de trois mois maximum

Le dialogue aura une « durée maximale de trois mois », selon le président. Il sera convoqué par lui à l’issue des travaux d’un comité de préparation. Cette structure doit être instituée « dans les tous prochains jours ».

L’exercice doit réunir l’ensemble des Congolais. Une exception est posée : « ceux qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel » en seront écartés. Les participants examineront « avec lucidité » les « fractures » du pays, selon les termes employés par le chef de l’État.

Des provinces vers Kinshasa

La méthode est décrite en trois temps. Des consultations seront d’abord organisées dans toutes les provinces. Leurs recommandations seront ensuite réunies dans un document unique.

Ce document servira de base à des « assises nationales » prévues à Kinshasa, la capitale. Ces assises doivent aboutir à l’adoption d’un « pacte national ». Les institutions seront chargées d’en appliquer les conclusions, a indiqué M. Tshisekedi.

Dialogue national en RDC : une revendication ancienne

L’initiative n’est pas née jeudi. Mi-juillet, la présidence congolaise avait annoncé l’organisation de ce dialogue, sans en préciser les modalités. L’opposition et une partie de la société civile le réclamaient depuis longtemps.

Une partie de l’opposition souhaite y associer des représentants du M23 ou de l’ancien président Joseph Kabila, au pouvoir de 2001 à 2019.

La justice congolaise a condamné M. Kabila à mort par contumace en septembre 2025. Le motif retenu était la « complicité » avec le groupe armé.

Le contexte sécuritaire à l’est

La RDC est en proie depuis 2021 à la résurgence du M23. Ce groupe antigouvernemental s’est emparé de vastes pans de territoire dans l’est, avec le soutien de l’armée rwandaise.

Début 2025, il a pris Goma puis Bukavu. Ces deux villes sont les capitales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, provinces frontalières du Rwanda et parmi les plus peuplées du pays.

Ce pays d’Afrique centrale est riche en ressources naturelles. Il est également frappé par la pire épidémie d’Ebola de son histoire. Son passé est jalonné de crises, que le dialogue annoncé est censé réconcilier.

Deux médiations sans effet sur le terrain

Kinshasa et le M23 se sont engagés à un cessez-le-feu en juillet 2025, à Doha. La RDC et le Rwanda ont ensuite entériné un accord de paix en décembre, à Washington.

Ni la médiation qatarie ni la médiation américaine n’ont permis jusqu’à présent de faire taire les armes dans l’est. C’est pourtant dans ce cadre que le président congolais situe désormais le traitement du dossier M23.

Les déclarations et le climat politique

Le dialogue « devra servir exclusivement la paix, l’unité nationale et l’intérêt supérieur de la République », a souligné le président congolais. Il a invité les responsables politiques à « renoncer à tout discours de haine ». Des mesures de « décrispation politique » ont également été annoncées.

« Face aux armes, aux divisions et aux blessures de l’histoire, nous avons toujours su chercher par la parole le chemin du compromis », a plaidé M. Tshisekedi.

Ces appels interviennent dans un climat tendu. L’opposition politique congolaise fait front commun ces derniers mois contre un projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir.

Elle accuse ce projet d’ouvrir la porte à un troisième mandat pour M. Tshisekedi. Le président a été élu en 2019, puis réélu en 2023.

Conséquences et prochaines étapes

La première échéance concerne le comité de préparation, attendu dans les tout prochains jours. Sa mise en place conditionne la convocation du dialogue par le chef de l’État.

Une question reste sans réponse. Le président n’a pas précisé si les habitants de Goma et de Bukavu pourraient participer, ni dans quelles circonstances.

Sur le terrain, la fermeté s’applique déjà. Mercredi, les autorités congolaises ont ordonné la suspension des activités des universités publiques situées dans les zones sous contrôle du M23.

Le groupe y a établi une administration parallèle. La décision a suivi la dénonciation de nominations « illégales » au sein de ces établissements.

Le processus annoncé jeudi repose donc sur deux voies distinctes. Doha pour traiter avec le M23, les assises de Kinshasa pour les Congolais qui ne combattent pas l’ordre constitutionnel.

Source : Agence France-Presse

Féminicides au Cameroun : Monique Ngock hausse le ton

Face à la multiplication des violences meurtrières contre les femmes au Cameroun, Monique Ngock refuse de garder le silence. La Lionne Indomptable dénonce la banalisation des féminicides et appelle à protéger les victimes dès les premiers signes de violence.

Monique Ngock hausse le ton. Cette fois, la Lionne Indomptable ne s’exprime pas sur le football. Elle prend position sur les féminicides et les violences faites aux femmes au Cameroun. Dans une sortie rendue publique, la footballeuse s’inquiète de la multiplication des drames et refuse qu’ils deviennent de simples faits divers. Derrière chaque nouvelle affaire, rappelle-t-elle, se trouvent une victime, une famille et des proches.

Monique Ngock livre alors un message particulièrement fort : « Derrière chaque chiffre de l’actualité, il y avait un prénom, des rêves et une vie brutalement interrompue. Au Cameroun, la hausse des féminicides n’est pas une suite de simples faits divers. Ce sont nos sœurs, nos mères, nos filles et nos amies que nous perdons dans l’indifférence. Mourir parce qu’on est une femme est une injustice intolérable que nous ne pouvons plus accepter. »

La footballeuse ne s’arrête pas au constat. Elle appelle également à « briser le silence » autour des violences, à croire les victimes et à les protéger dès les premiers signaux d’alarme. Elle demande enfin des sanctions exemplaires contre les auteurs. Son message se termine par un appel à la mobilisation : « Ne soyons plus spectateurs. Pas une de plus. »

Féminicides, infanticides… : Le Cameroun est dos au mur

Une inquiétude croissante au Cameroun

La prise de position de Monique Ngock intervient alors que les violences meurtrières contre les femmes suscitent une inquiétude croissante au Cameroun. Ces derniers mois, plusieurs affaires ont provoqué l’émoi et remis au centre du débat la protection des femmes victimes de violences.

Les interrogations portent notamment sur la prévention, l’écoute des victimes, leur accompagnement et la capacité à intervenir avant qu’une situation ne bascule dans le drame. En juin 2026, le système des Nations unies au Cameroun avait d’ailleurs exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des féminicides et des autres formes de violences basées sur le genre.

C’est précisément sur la prévention que le message de Monique Ngock prend tout son sens. La Lionne demande de ne plus attendre qu’une femme perde la vie avant de prendre au sérieux les violences qu’elle subit.

Lorsqu’une victime parle, alerte son entourage ou présente des signes de danger, sa situation doit susciter une réaction. Son appel dépasse donc la seule question des sanctions. Il met également en avant la responsabilité collective face aux premiers signes de violence.

Cameroun : Pénurie du gaz Sctm et du pétrole lampant

Au Cameroun, les ménages font face à une grave pénurie de pétrole lampant et de bouteilles de gaz de marque Sctm. Le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur la situation. 

Au Cameroun, les vieux démons refont surface. Le secteur de la distribution des hydrocarbures est à nouveau confronté à une grave pénurie. Cette fois, il s’agit en particulier du gaz et du pétrole lampant. À en croire plusieurs ménages qui s’en plaignent. Alors que le faible pouvoir d’achat ne leur permet plus de s’offrir une nouvelle bouteille de ce produit.

Pratiques inflationnistes

En effet, depuis juillet dernier, les bouteilles Sctm sont rares dans les centres emplisseurs. Aussi bien dans les dépôts grossistes, les grandes surfaces que les boutiques de distribution. Les stations-service, elles non plus, n’en disposent pas. Sinon très peu et rarement. Du coup, les ménages utilisant le gaz et en l’occurrence la marque Sctm triment. Et sont aux abois.

Les consommateurs sont obligés de sillonner plusieurs points de distribution, parcourant parfois de très longues distances. Sans être sûrs de trouver des bouteilles de gaz Sctm. Les utilisateurs du pétrole lampant font face à la même galère. Cette source d’éclairage encore utilisée dans plusieurs localités non électrifiées est rare dans les stations-service. Toute chose qui ouvre la porte aux pratiques inflationnistes préjudiciables pour les ménages.

La Sctm très endettée

Ce alors même que le pouvoir d’achat de ceux-ci est déjà très faible. La rareté des bouteilles Sctm n’est pas une chose nouvelle. Depuis le décès de son fondateur, la Société camerounaise de transformation métallique (Sctm) traverse des turbulences. Notamment des graves perturbations dans l’approvisionnement du marché en ayant pour emballage cette marque. Conséquence, la pénurie est courante.

L’interprofession pointe la lourde ardoise financière de la société auprès du Groupement des professionnels du pétrole (GPP). En particulier auprès de la Société de dépôts pétroliers (Scdp), d’une part, et Tradex d’autre part. Deux marqueteurs aujourd’hui classés parmi les géants de la filière de distribution de gaz au Cameroun.

Le montant de la dette se situerait autour de 4 milliards de francs CFA. Les premiers signes de détresse chez la Sctm étaient apparus en 2015. Cette année-là, le marketeur voyait régresser ses parts de marché de 5 %. Passant de 38 % à 33 %.

Le Cameroun a son usine de production de bouteilles de gaz

Suspension d’approvisionnement

Un grignotage dû à la montée de nouveaux venus tels Tradex, une filiale de la Snh créée en 2013. Lors d’une réunion au ministère du Commerce, en 2015, Tradex pointait déjà l’insolvabilité de la Sctm. Le directeur général de Tradex, Perrial Jean Nyodog, à l’époque président du Gpp, menaçait même de suspendre les approvisionnements de la Sctm.

A l’époque, l’ardoise de la Sctm se chiffrait à environ 3 milliards Fcfa. Au titre de droits de transfert pour l’approvisionnement en produits pétroliers dus à la Gpp. Aujourd’hui, ces droits s’établissent à 4 milliards Fcfa. En outre, la suspension, qualifiée de provisoire il y a encore quelques années, est effective.

En effet, des sources affirment que c’est depuis mai que la Sctm n’est plus approvisionnée en gaz butane. D’où la pénurie actuelle. 11 mois après les émeutes de la faim de février 2008, le gouvernement avait officialisé une mesure pour lutter contre la pénurie de gaz.

Un problème d’interopérabilité

En effet, l’arrêté nº 006/PM du 12 janvier 2009 règlemente l’interchangeabilité des bouteilles de gaz domestique. Il fixe les modalités, les règles techniques et de sécurité relatives à l’implantation, l’aménagement et l’exploitation des dépôts de stockage.

« La mise en œuvre de l’interchangeabilité des emballages de GPL se fait dans le cadre d’un accord formel. Entre parties concernées, et conformément à la réglementation en vigueur», précise l’arrêté.

Seulement, ce principe d’interchangeabilité bute aux réalités de terrain. En particulier les commerçants. Ceux-ci estiment qu’un code de conduite doit être prescrit. Et ils redoutent en outre le déséquilibre dans la gestion de leur parc de stockage.

André Blaise Essama : après la prison, il risque l’amputation

Sorti de prison le 19 août après 300 jours d’incarcération, André Blaise Essama n’est pas au bout de ses peines. Car il risque l’amputation de son orteil en lien avec un diabète sévère qu’il a contracté en détention, soutient-il.

C’était un ouf de soulagement pour André Blaise Essama, ses proches et ses fans, lorsque le tribunal militaire de Douala l’a acquitté. À ce propos, le tribunal a prononcé le verdict le 19 août 2026. En effet, après quatre audiences devant cette juridiction d’exception, les juges ont déclaré l’activiste camerounais non coupable. Une décision dont se sont fortement réjouis les avocats constitués pour la défense de l’activiste politique.

La plaie nécrosée est liée au diabète

Parmi lesquels, Asong Michael : « Mon sentiment ces jours-ci, c’est que l’article 37 de la Constitution du Cameroun a été appliqué. Cet article dispose que la justice est rendue sur le territoire de la République au nom du peuple. Et, aujourd’hui, nous avons vu une justice rendue au nom du peuple camerounais », a déclaré l’homme de loi. Au sortir de l’audience d’acquittement de son client.

Pourtant, ce sentiment de satisfaction est à relativiser. Et pour cause, l’ancien détenu n’est pas sorti de l’auberge. En effet, André Blaise Essama souffre d’une inflammation aiguë de l’un de ses orteils. La plaie nécrosée est liée au diabète sévère que le « combattant » Essama dit avoir contracté pendant son incarcération.

300 jours en détention « pour rien »

Au lendemain de sa remise en liberté, l’activiste est allé se faire consulter par des médecins à l’hôpital Laquintinie de Douala. Qu’il remercie de vive voix pour les diligences dont il a bénéficié de la part de cette formation hospitalière. Essama dit souffrir de douleurs au pied et craint une amputation de celui-ci. Ou, au mieux des cas, de l’orteil nécrosé.

Mais le sentiment mitigé de ses médecins ne tient pas seulement à la santé préoccupante de celui qui se proclame panafricaniste. Ce depuis les années 2000. En effet, le collectif de la défense d’Essama s’indigne qu’il ait passé près de huit mois en prison pour rien.

« C’est vrai que mon sentiment est un peu partagé. Je suis content, et, en même temps, j’exprime un peu de tristesse. Tristesse, pourquoi ? Parce que monsieur Essama André Blaise et monsieur Nzépang Scotty Winner (…) ont passé près de 300 jours en détention. Et pour rien ! Pour que, après huit mois, nous constations que ce tribunal les blanchit de ces infractions. »

Affaire Essama : Le réquisitoire de Me Fabien Kengne

Protéger les droits des suspects

Pour le juriste, la situation d’André Blaise Essama interpelle. Tout comme celle de nombreux autres Camerounais arrêtés lors de la crise postélectorale et toujours privés de liberté. Elle pose donc le problème de la privation de liberté au pays. Dès lors, « ceci démontre que nous avons beaucoup à faire en matière de droits de l’homme. » Et de la protection des suspects », affirme l’avocat.

André Blaise Essama a été interpelé le 7 novembre 2025 dans une rue à Akwa, le centre des affaires de Douala. C’était au lendemain de la prestation de serment du président Paul Biya. Pour un huitième mandat à la tête de l’État. Il haranguait alors les populations sur la « victoire volée » du candidat Issa Tchiroma Bakary, proclamé vaincu par le Conseil constitutionnel. Il les appelait à se lever pour défendre le changement.

Qui payera la note après l’acquittement ?

Par la suite, les forces de l’ordre ont à leur tour interpellé sieur Nzépang Scotty Winner, car il avait protesté contre cette arrestation jugée arbitraire et abusive. Après l’avoir d’abord placé en garde à vue administrative, les autorités ont ensuite placé l’activiste sous mandat de dépôt à la prison centrale de Douala New-Bell. Cependant, pendant sa détention, son état de santé s’est détérioré.

Du fait des mauvaises conditions de détention dans nos pénitenciers. Le tribunal le déclare non coupable après huit mois de privation de liberté. Les juges acquittent également son codétenu Nzépang Scotty Winner de toutes les charges. Ce qui interroge : qui payera la note du préjudice subi par l’ancien détenu de la prison de New-Bell ?

Mamadou Mota-Cabral Libii : La guerre des mots s’intensifie

Une nouvelle passe d’armes secoue l’opposition camerounaise. Mamadou Mota, premier vice-président du MRC, s’en est pris à Cabral Libii à propos de son rapprochement supposé avec le pasteur Dieunedort Kamdem. Le président du PCRN se dit « indigné » par des sorties qu’il qualifie de « désobligeantes » et  « récurrentes ».

Les relations entre Mamadou Mota et Cabral Libii connaissent un nouvel épisode de tension. Cette fois, la confrontation se déroule principalement sur les réseaux sociaux.
À l’origine de cette polémique, une publication de Mamadou Mota.

Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) s’intéresse à un rapprochement supposé entre Cabral Libii et le pasteur Dieunedort Kamdem. Le cadre du MRC choisit l’ironie pour commenter cette proximité. Il présente notamment la démarche du président du PCRN comme relevant de « l’opportunisme » et met en doute la nature politique de ce rapprochement.

Dans sa publication, Mamadou Mota ne ménage pas son adversaire politique. Il suggère que Cabral Libii chercherait à tirer un bénéfice électoral de son rapprochement avec le responsable religieux. Le vice-président du MRC emploie notamment l’expression « marchand de miracles » pour désigner Dieunedort Kamdem. Il accuse ensuite le président du PCRN de chercher à transformer l’influence religieuse en avantage électoral.

Visite de Mamadou Mota à Maroua : une charge frontale contre Atanga Nji

Cabral Libii publie une déclaration sur Facebook

L’attaque provoque rapidement une réaction de Cabral Libii. Le 25 août 2026, le président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) publie une déclaration sur Facebook. Il affirme avoir pris connaissance des publications répétées de Mamadou Mota et dénonce des propos qu’il considère comme « désobligeants » à son endroit et envers ses idées.

Mais Cabral Libii ne considère plus seulement ces sorties comme une querelle entre deux personnalités politiques. Le député s’interroge sur leur répétition. Selon lui, la position occupée par Mamadou Mota au sein du MRC pourrait donner une dimension politique plus large à ses déclarations. Cabral Libii estime ainsi que leur caractère récurrent laisse penser que Mamadou Mota pourrait agir avec « le mandat de son parti ».

Il ne présente toutefois aucun élément permettant d’établir formellement que le MRC a effectivement mandaté son premier vice-président pour l’attaquer. Le président du PCRN demande alors à ses cadres de ne pas se laisser entraîner dans une confrontation personnelle.

Il leur recommande de répondre essentiellement lorsque des adversaires déforment les idées ou les propositions du parti.  L’objectif, explique-t-il, consiste à préserver la compréhension de l’offre politique du PCRN auprès de l’opinion.

Cabral Libii évoque les leçons à tirer

Une « double persécution »

Cabral Libii va plus loin dans son analyse. Il considère désormais son parti comme confronté à une « double persécution ».  D’un côté, il désigne le régime au pouvoir. De l’autre, il pointe « certains concurrents de l’opposition », sans limiter explicitement cette accusation au seul MRC.

Face à cette situation, Cabral Libii demande à ses militants de faire preuve de vigilance et de discipline. Surtout, il refuse officiellement d’engager son parti dans ce qu’il appelle les « basses querelles ». Son message se veut donc autant une réponse à Mamadou Mota qu’une consigne adressée aux militants du PCRN.

Cette confrontation ne surgit pas de nulle part

Cette nouvelle confrontation ne surgit pas de nulle part. Mamadou Mota et Cabral Libii se sont déjà opposés publiquement sur plusieurs questions relatives à la stratégie de l’opposition camerounaise.

Le responsable du MRC a notamment critiqué certaines positions du président du PCRN, ainsi que sa manière d’aborder différentes crises politiques et échéances électorales. De son côté, Cabral Libii défend régulièrement l’autonomie de la stratégie politique de son parti.

FECAFOOT : Alain Denis Ikoul ressort libre de la Police judiciaire

Le journaliste Alain Denis Ikoul a été entendu mercredi 26 août 2026 à la Direction générale de la Police judiciaire, dans le cadre d’une plainte attribuée à la FECAFOOT pour  « diffamation et propagation de fausses nouvelles ». Après plus de deux heures d’audition, le responsable de CFOOT a quitté les locaux de la police. Sa rédaction dément ainsi les informations selon lesquelles il aurait été placé en détention.

Mercredi 26 août 2026, Alain Denis Ikoul se présente à la Direction générale de la Police judiciaire. Le journaliste et responsable éditorial de CFOOT répond à une convocation liée à une plainte de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT).

Il arrive accompagné de ses conseils, Me Claire Atangana Bikouna et Me Junior Bediang. Les enquêteurs doivent l’entendre dans une procédure portant notamment sur des faits présumés de « diffamation et propagation de fausses nouvelles ». L’audition commence vers 10 heures. Elle s’achève aux environs de 12 h 30, selon les informations communiquées par CFOOT.

Alain Denis Ikoul ressort libre

À l’issue de l’audition, Alain Denis Ikoul quitte les locaux de la Police judiciaire. Il ne fait donc pas l’objet d’un placement en détention à ce stade de la procédure. Cette précision prend rapidement de l’importance. En effet, plusieurs informations circulaient au cours de ces dernières heures et présentaient le journaliste comme étant en détention.

La direction de CFOOT réagit alors dans un communiqué. Elle affirme que l’audition s’est déroulée dans une ambiance sereine et professionnelle, dans le respect des règles de procédure. Le média assure également que son responsable a regagné son domicile après son passage devant les enquêteurs.

Gérard Elle, présenté comme proche de la rédaction de CFOOT, dénonce de son côté les informations annonçant la détention du journaliste. Il affirme qu’Alain Denis Ikoul « se porte bien » et qu’il a regagné son domicile.

Alain Denis Ikoul répond à une convocation de la police judiciaire

Une plainte de la FECAFOOT au cœur de l’affaire

Cette audition intervient dans le cadre d’une procédure opposant le journaliste à la FECAFOOT. La fédération reproche à Alain Denis Ikoul des faits présumés de « diffamation et propagation de fausses nouvelles« . La convocation, datée du 17 août 2026, lui demandait de se présenter le 26 août à 10 heures à la Police judiciaire à Yaoundé. Le document précisait également qu’il pouvait se faire assister par un conseil de son choix.

Alain Denis Ikoul s’est notamment fait connaître par ses prises de position et ses analyses sur la gestion du football national. Certaines de ses publications ont, par le passé, suscité des réactions et des procédures.

Pour autant, l’audition du 26 août n’a pas débouché sur un placement en détention, contrairement aux informations qui ont circulé. L’enquête devra désormais suivre son cours afin de déterminer les suites judiciaires qui seront éventuellement données à la plainte.

Meta bride les adolescents et accepte de payer jusqu’à 17 milliards de dollars

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Meta bride les adolescents sur Instagram et Facebook et versera jusqu’à 17 milliards de dollars pour clore un procès historique. Conclu mercredi avec les procureurs généraux d’une cinquantaine d’États et territoires américains, l’accord a été validé à la mi-journée par la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers. La transaction ne solde qu’un volet d’un contentieux qui vise l’ensemble des réseaux sociaux.

Meta bride les adolescents et solde le volet le plus lourd

En plein procès, le groupe a accepté mercredi de payer jusqu’à 17 milliards de dollars. Il s’est également engagé à restreindre l’usage d’Instagram et de Facebook pour les adolescents des États concernés.

Ce règlement a été comparé à celui imposé aux cigarettiers en 1998. La transaction ne referme pourtant qu’une partie, la plus lourde, d’un contentieux tentaculaire.

Dans ce dossier, l’ensemble des réseaux sociaux est accusé d’avoir provoqué une crise de santé mentale chez les jeunes Américains. L’accusation reste contestée par Meta.

Pour les autres plateformes, le signal est direct. YouTube, TikTok et Snapchat sont eux aussi visés par les procureurs, et l’accord validé mercredi constitue à leur égard un avertissement sans précédent.

Plus de 18 milliards de dollars au total

Sur les 17 milliards annoncés, un peu plus de 12 sont garantis. L’essentiel doit être versé en dix annuités, jusqu’en 2035.

Les 5 milliards restants dépendent du comportement des concurrents. Ils ne seront dus que si Snap, TikTok et YouTube acceptent des règles et des paiements au moins équivalents.

Le Texas a annoncé dans la foulée son propre accord. L’État obtient plus d’un milliard de dollars et des restrictions similaires, ce qui porte la facture totale à plus de 18 milliards.

Le périmètre juridique du texte reste étroit. Signé par 47 États sur 50, par le District of Columbia et par trois territoires américains, il ne s’appliquera qu’aux adolescents des États signataires et ne créera aucun précédent ailleurs, « ni dans aucune juridiction internationale ».

Ce qui change pour les 13-17 ans

Les nouvelles règles entreront en vigueur dans les six mois. Les 13-17 ans seront alors par défaut bloqués de minuit à 06 h 00, hors messagerie.

Leur usage sera par ailleurs limité à deux heures par jour sur Instagram et Facebook cumulées. Les compteurs de « likes » seront masqués.

Un assouplissement demeure possible, mais il est encadré. Seul un parent, dont le compte devra être relié à celui de l’adolescent, pourra modifier ces réglages.

Une exception ne souffre aucune dérogation. Les filtres imitant la chirurgie esthétique sont purement interdits.

Cinq ans de procédures avant que Meta bride les adolescents

L’accord met fin à près de cinq ans de bras de fer. Le point de départ remonte à une enquête ouverte fin 2021, après les révélations de la lanceuse d’alerte Frances Haugen sur les recherches internes de Meta.

Plusieurs dizaines d’États ont ensuite déposé plainte en 2023. Ils accusaient le groupe d’avoir conçu des plateformes addictives pour les adolescents et d’avoir menti sur leurs effets.

Un troisième grief portait sur les données personnelles. Meta aurait violé une loi fédérale protégeant les moins de 13 ans, censés être absents des plateformes.

Le procès s’est ouvert le 18 août à Oakland, en Californie. Il intervenait après deux condamnations du groupe cette année dans des dossiers similaires, à Los Angeles et au Nouveau-Mexique, dont Meta a fait appel.

La défense s’appuyait sur les « comptes ados » créés en 2024. Selon les témoignages recueillis au procès, ces réglages restrictifs ne sont devenus le paramétrage par défaut qu’après avoir longtemps été optionnels et rarement activés.

Réactions : satisfaction des procureurs, défense du groupe

Rob Bonta a salué « un moment majeur pour assainir une industrie qui fait du mal à nos enfants ». Le procureur général de Californie juge cette étape comparable aux mesures imposées au tabac.

Il a aussi livré son analyse du déroulement de l’audience. « Le procès ne se passait pas bien pour Meta », a-t-il estimé.

Le groupe, de son côté, écarte toute lecture en termes de culpabilité. L’accord ne constitue pas « une reconnaissance de responsabilité », et les accusations restent contestées.

Son directeur juridique, C. J. Mahoney, renvoie la responsabilité au reste du secteur. « Ce cadre ne sera efficace que si nos pairs l’adoptent aussi », a-t-il commenté.

Mardi, le patron d’Instagram, Adam Mosseri, avait fait un aveu notable. Il a reconnu avoir vanté le succès d’un outil de pause alors que le groupe savait qu’il n’était activé que par « 1 ou 2% » des mineurs.

Mark Zuckerberg, son supérieur, figurait aussi sur la liste des témoins. La transaction lui épargne un nouvel interrogatoire.

Les réserves de la juge

Lors d’une audience consacrée à l’examen de l’accord, Yvonne Gonzalez Rogers a pointé le maillon faible du dispositif. Comment s’assurer qu’un « parent superviseur » est bien le parent ou le responsable légitime ?

Meta a reconnu un « défi très difficile » auquel le texte n’a pas pu apporter « de solution précise ». « C’est compliqué, et je ne le dis pas à la légère », a renchéri la magistrate.

Elle a évoqué à cette occasion « ces jeunes qui cherchent une communauté quand leurs parents ne sont pas particulièrement bienveillants à l’égard de qui et de ce qu’ils sont ».

Conséquences et suite attendue

L’accord met un terme à une quinzaine de procédures devant des tribunaux d’État. Le procès en cours au Tennessee depuis fin juillet s’interrompt lui aussi.

Deux États restent à l’écart du dispositif. Le Nouveau-Mexique et la Floride n’ont pas signé et ont maintenu leurs poursuites.

Le sort des 5 milliards conditionnels se jouera ailleurs. Leur versement dépend de l’acceptation, par Snap, TikTok et YouTube, de règles et de paiements au moins équivalents.

Les plaintes en masse des familles et des districts scolaires ne sont pas davantage soldées, ni contre Meta ni contre ses concurrents. L’avocat du groupe, Paul Schmidt, a dit mercredi avoir eu « des discussions » avec ces plaignants.

Pour James Grimmelmann, professeur de droit à l’université Cornell, la dynamique judiciaire reste ouverte. « Meta fait face à la même vérité désagréable que les fabricants d’amiante : si vous êtes responsable, les procès continueront d’arriver », estime-t-il dans un communiqué.

Sa conclusion résume l’enjeu des prochains mois. « Le procès test est terminé, mais les procès de Meta ne font que commencer. »

Source : Agence France-Presse

Crue dévastatrice au Népal et au Tibet : au moins 160 morts et des centaines de disparus

La crue dévastatrice au Népal et au Tibet a fait au moins 160 morts mercredi, à la frontière entre les deux territoires. Les secours s’activaient jeudi matin pour retrouver des centaines de disparus, dont de nombreux touristes étrangers. Selon des responsables, le bilan devrait encore grimper.

Crue dévastatrice au Népal : un bilan d’au moins 160 morts

Les autorités népalaises ont indiqué mercredi avoir récupéré 157 corps. La Chine, de son côté, a fait état de trois personnes décédées.

Le total atteint ainsi au moins 160 morts. Ce chiffre reste provisoire.

Le Tibet, territoire chinois, borde la zone touchée. Deux administrations distinctes conduisent donc en parallèle les opérations de recherche.

Une grande partie des personnes portées disparues sont des touristes étrangers. Cette donnée a d’emblée donné à la catastrophe une dimension internationale.

Un enchaînement de destructions des deux côtés de la frontière

Les médias d’État chinois ont d’abord signalé un glissement de terrain du côté tibétain, près du poste-frontière de Gyirong, situé à 1 800 m d’altitude. Ils évoquaient alors 3 morts et 265 disparus.

Le Népal a ensuite été touché à son tour. Le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, s’est retrouvé en première ligne.

Des torrents d’eau boueuse ont enseveli les étages inférieurs de bâtiments de plusieurs niveaux. Les secouristes y recherchent des survivants au milieu de la boue et des débris.

Des images de vidéosurveillance authentifiées

Une vidéo de surveillance vérifiée par l’AFP montre un bâtiment imposant de plusieurs étages englouti par un torrent très puissant. Des personnes qui tentent de fuir sont emportées au même instant.

Une autre séquence, également authentifiée, documente une vague gigantesque, comparable à un tsunami. Elle s’abat sur un parking en surplomb d’une rivière paisible quelques instants plus tôt.

Autocars et bâtiments y sont balayés avec une force dévastatrice. Ces images donnent la mesure de la soudaineté du phénomène.

403 touristes portés disparus

Quelque 403 touristes étaient portés disparus plusieurs heures après la catastrophe, selon le ministère népalais du Tourisme. Parmi eux figurent 341 étrangers.

L’office du tourisme népalais recense 142 Indiens. La liste comprend aussi des Britanniques, des Malaisiens, des Australiens, des Néerlandais, des Américains, des Portugais, des Sud-Africains, des Sud-Coréens et des Ukrainiens.

Plusieurs États ont communiqué leurs propres chiffres. L’Australie a fait état de 34 ressortissants disparus, le Japon de cinq et la Corée du Sud de neuf.

Crue dévastatrice au Népal : les causes avancées par les experts

Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), un effondrement de glacier a provoqué la crue. Sa violence a été telle qu’elle a déclenché un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain.

Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, avance une autre explication du mécanisme. Selon lui, le cours d’une rivière pourrait avoir été obstrué avant de se libérer brutalement.

Cette rupture aurait entraîné une soudaine et puissante montée des eaux en aval. L’hypothèse reste, à ce stade, formulée au conditionnel.

L’Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe s’appuie pour sa part sur des données satellitaires de Planet Labs. Celles-ci laissent penser qu’un « glissement de neige et de roches » à la frontière sino-népalaise pourrait avoir déclenché la crue.

Une saison à hauts risques

Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson d’été, de juin à septembre. Ce constat vaut pour le Népal, le Tibet et l’ensemble de l’Asie du Sud.

La région de Gyirong avait déjà été frappée. En juillet 2025, 17 personnes avaient disparu après un glissement de terrain, avait rapporté Chine nouvelle à l’époque.

Selon les scientifiques, le changement climatique accroît l’intensité et la fréquence de tels événements.

Réactions à Katmandou, à Pékin et dans les organisations humanitaires

Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, a appelé mercredi la nation himalayenne à « rester unie ». « L’État est à vos côtés avec tous ses moyens et ressources », a-t-il assuré.

Fait rare, le président chinois Xi Jinping s’est exprimé peu après la catastrophe. Il a souligné que « la priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes ».

Sur le terrain, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) décrit un paysage bouleversé. « Des villages entiers et des marchés ont été rayés de la carte », a déclaré David Fisher, responsable de l’organisation au Népal.

La FICR a indiqué qu’il fallait acheminer du matériel d’urgence. Sont notamment concernés des couvertures, des trousses de premiers secours, des brancards et des housses mortuaires.

Le témoignage des familles

Les habitants sont traumatisés par la catastrophe. Certains restent sans nouvelles de leurs proches.

« J’ai reçu un appel de mon beau-frère ce matin. Ils pleuraient et m’ont dit que leur maison avait été entièrement emportée par les eaux. Trois membres de la famille ont été secourus, mais son frère est toujours porté disparu », a raconté Raju Bhadel, 56 ans.

Conséquences immédiates et suite attendue

Près de 800 secouristes et 150 véhicules ont été déployés côté chinois, selon l’agence officielle Chine nouvelle. Des chiens renifleurs et des vedettes participent également aux opérations de sauvetage.

La télévision publique CCTV a montré des eaux tumultueuses charriant des branches et des débris, ainsi qu’une route inondée. Ces images illustrent l’ampleur des dégâts sur les infrastructures.

Côté népalais, les forces de l’ordre poursuivent les évacuations des familles vivant dans les zones inondables. L’armée népalaise mène par ailleurs des opérations aériennes.

Les habitants des zones situées le long de la rivière ont été appelés à évacuer. Cette consigne répond à un risque qui n’a pas disparu.

Des experts ont en effet averti qu’une obstruction persistante du cours d’eau pourrait déclencher un nouveau torrent dévastateur. La menace pèse donc toujours sur les vallées situées en aval.

Le décompte des victimes, lui, n’est pas achevé. Avec 403 touristes toujours recherchés, dont 341 étrangers, les autorités s’attendent à voir le bilan s’alourdir.

Source : Agence France-Presse

Mbappé porte le Real Madrid dès le retour de Mourinho au Bernabéu

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Mbappé porte le Real Madrid vers un succès 4-1 contre la Real Sociedad, mercredi au stade Santiago Bernabéu. Le Français a inscrit un triplé dans ce match en retard de la première journée de Liga. José Mourinho retrouvait le banc madrilène treize ans après son premier mandat.

Mbappé porte le Real quand le jeu collectif se dérègle

Le Real Madrid a longtemps buté sur la Real Sociedad. La rencontre a basculé grâce au triplé de Kylian Mbappé et à un but opportuniste de Vinicius Junior.

Poussif dans le jeu, le club madrilène a fini par faire imploser son adversaire. Le score final, 4-1, ne reflète pas le déroulé de la soirée.

Cette victoire est la deuxième en deux rencontres disputées par le géant espagnol. Le Real occupe désormais la place de leader provisoire de la Liga.

Mbappé porte le Real dans un scénario devenu familier au Bernabéu. Les saisons se suivent, et les mêmes séquences se répètent, inlassablement.

Pour son retour sur le banc madrilène, Mourinho a vécu une soirée que ses prédécesseurs connaissent bien. Carlo Ancelotti, Xabi Alonso et Alvaro Arbeloa l’ont tous traversée ces deux dernières saisons.

Le schéma varie peu. Une prestation collective laborieuse, puis un déblocage venu des talents de buteur de l’attaquant français.

Un triplé construit en trois temps

Une première période sous tension

Mbappé s’est d’abord montré maladroit. En bout de course, sa première tentative a été repoussée par le gardien espagnol Alex Remiro (7ᵉ).

Le Français s’est ensuite montré trop altruiste. Alors qu’il se trouvait face au but, il a préféré décaler Vinicius Jr (21ᵉ).

La délivrance est arrivée juste avant la pause. D’un enchaînement de grande classe dans la surface, l’attaquant a libéré les siens (40ᵉ, 1-0).

Cette joie fut de courte durée pour le public du Bernabéu. Le milieu croate Luka Sucic a égalisé quelques secondes plus tard (44ᵉ, 1-1).

Sur l’action, le latéral espagnol Alvaro Carreras a lâché son adversaire au marquage. Sucic a repris une tentative déviée par le défenseur français Ibrahima Konaté.

La bascule après l’heure de jeu

Buteur providentiel de la Maison Blanche, Mbappé a répondu présent au bon moment. Du plat du pied droit, il a conclu un une-deux parfaitement exécuté avec Bellingham (60e, 2-1).

Le milieu anglais a été de tous les coups. Il s’est arraché dans la surface pour offrir le troisième but sur un plateau à Vinicius (68ᵉ, 3-1).

Vinicius, l’autre acteur du succès

Le Brésilien a rendu la politesse douze minutes plus tard. D’une balle piquée du gauche, il a servi le capitaine des Bleus pour son triplé (80ᵉ, 4-1).

Buteur puis passeur décisif, Vinicius a pesé sur les deux dernières séquences du match. Son but, opportuniste, a fait basculer la rencontre en même temps que la réussite de Mbappé.

Mbappé porte le Real sur fond de saison blanche

Pendant 45 minutes, et même davantage, le Real est apparu tel qu’on l’avait laissé en fin de saison dernière. Poussif, brouillon, sans idées avec le ballon, il s’est aussi montré déséquilibré sans lui.

Des sifflets sont descendus des tribunes. Le rappel était limpide : il en faudrait plus aux hommes de Mourinho pour faire oublier la saison blanche — et chaotique — de l’an passé.

Les chiffres éclairent la dépendance madrilène à son attaquant. Depuis son arrivée à l’été 2024, Mbappé compte 89 réalisations en 105 matchs toutes compétitions confondues.

Meilleur buteur de Liga ces deux dernières saisons, le Français n’a pourtant remporté aucun trophée majeur sur la période. Mercredi encore, il a porté son équipe vers un succès qui tardait à se dessiner.

Mourinho encense Mbappé et salue le collectif

L’entraîneur portugais s’est exprimé en conférence de presse. Il a replacé la performance de son attaquant dans une perspective plus large.

« Je n’aime pas comparer les joueurs, mais ce mec est incroyable. Je suis très content qu’il ait marqué l’histoire pendant la Coupe du monde. Il y avait 25 joueurs champions du monde, mais un seul sera, je pense, pour l’éternité, le meilleur buteur de l’histoire du Mondial. Je le vois avec une faim énorme pour marquer l’histoire du Real Madrid également », a-t-il déclaré.

Le technicien n’a pas limité son analyse à son buteur. L’attitude du groupe dans les moments compliqués a retenu son attention.

« Mais au-delà de Kylian, c’est difficile de ne pas parler de l’équipe. Ce qui m’a plu c’est la tranquillité de l’équipe dans la difficulté, notamment en première mi-temps », a ajouté Mourinho.

Sa lecture contraste avec les sifflets entendus dans les tribunes. L’entraîneur a retenu la maîtrise dans l’adversité plutôt que les approximations du premier acte.

Le Pichichi en ligne de mire

Mercredi soir, l’attaquant s’est déjà installé en tête du classement du « Pichichi ». Meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, il l’est désormais aussi de la Coupe du monde.

Son objectif est posé : ne plus quitter cette première place d’ici fin mai. Le joueur veut cette fois l’associer à un titre de champion.

Mourinho, lui, a fixé sa propre hiérarchie. « Je préfère que Kylian marque 40 buts et que l’on gagne des titres, plutôt que 60 sans rien remporter », a-t-il souhaité.

Le Real Madrid aborde donc la suite du calendrier en tête de la Liga. Deux rencontres, deux victoires : le bilan comptable reste parfait après ce match en retard.

Le contenu, lui, laisse encore des marges de progression évidentes. Mbappé porte le Real, mais son entraîneur attend davantage du collectif pour transformer ces buts en trophées.

Source : Agence France-Presse

Femme égorgée à Yaoundé : Ce que l’on sait

Beguel Crescence Merline, 44 ans, a été retrouvée morte dans une chambre de l’hôtel Salvador VIP, au quartier Fouda à Yaoundé, le 25 aout 2026. Un jeune homme de 22 ans, qu’elle aurait rencontré sur Internet, a été interpellé tandis qu’une enquête tente encore de déterminer les circonstances exactes du drame.

Mardi 25 août 2026, l’hôtel Salvador VIP, au quartier Fouda à Yaoundé, devient le théâtre d’un drame. Au dernier étage de l’établissement, une chambre révèle les traces d’une violente altercation. Des objets sont renversés. D’autres jonchent le sol. Au milieu de la pièce, le corps sans vie d’une femme repose dans une importante mare de sang.

La victime présente une profonde blessure à la gorge. À quelques mètres, un couteau ensanglanté aurait été retrouvé. Rapidement alertées, les autorités se rendent sur les lieux. La victime est identifiée ; Il s’agit de Crescence Merline Beguel, 44 ans.

Selon les premiers témoignages recueillis auprès du personnel de l’établissement, la quadragénaire serait arrivée dans la matinée. Un jeune homme de 22 ans l’aurait alors accueillie, avant de la conduire dans une chambre située au dernier étage. Quelques minutes plus tard, des éclats de voix ont commencé à se faire entendre.

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Des cris d’appel au secours

La discussion aurait rapidement dégénéré en violente altercation. Des cris d’appel au secours auraient ensuite alerté des personnes présentes dans l’hôtel. Selon les premiers éléments disponibles, Crescence Merline Beguel et le jeune homme auraient auparavant échangé sur Internet.

Plusieurs versions circulent sur l’origine exacte de leur dispute. Certaines évoquent notamment un différend lié à l’âge de la victime, que le jeune homme aurait jugée plus âgée que ce qu’elle lui avait laissé entendre lors de leurs échanges en ligne.

D’autres témoignages présentent la défunte comme une hôtelière passionnée et une enseignante dévouée. Avant le drame, elle aurait reçu le message d’un inconnu lui proposant un rendez-vous dans cet hôtel pour la signature d’un contrat. Pensant se rendre à une rencontre professionnelle, elle aurait accepté de s’y rendre.

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L’enquête devra encore déterminer le mobile précis

Toutefois, l’enquête devra encore déterminer le mobile précis du crime. Après les faits, le suspect aurait tenté de prendre la fuite. Il aurait cherché plusieurs issues dans l’hotel, avant que des personnes présentes dans le secteur ne parviennent à le rattraper et le remettre aux forces de l’ordre.

Les gendarmes poursuivent désormais les investigations afin de reconstituer précisément le déroulement de la rencontre. Ils devront notamment établir la nature des relations entre la victime et le suspect, déterminer ce qui a déclenché l’altercation et préciser les circonstances dans lesquelles Crescence Merline Beguel a trouvé la mort.

Les enquêteurs devront également distinguer les faits établis des nombreuses versions qui circulent depuis la découverte du corps.

L’hôtel Salvador VIP fermé

L’affaire a également provoqué une réaction administrative. Par précaution, le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, a ordonné la fermeture de l’hôtel Salvador VIP. Les autorités ont également procédé à la pose des scellés. Cette décision vise à permettre aux services compétents de poursuivre les investigations dans de meilleures conditions.

Architecture : L’ONAC très en colère

L’Ordre national des architectes du Cameroun (ONAC) est irrité à cause de l’exercice des diplômés de filières. Des études agréées par le Minesup et dont les étudiants ne sont pas inscrits à l’Ordre

En effte, la colère est perceptible chez les architectes. A quelques semaines  de la rentrée académique 2026-2027, l’Ordre national des architectes du Cameroun (ONAC) met en garde. Il est contre une confusion à même d’induire en erreur étudiants, parents et futurs professionnels.

Pour les architectes, « suivre une formation agréée par le Minesup ne donne pas obligatoirement le droit d’exercer comme architecte. Cette  formation ne signifie pas de facto que son titulaire est architecte», prévient l’Onac.

En effet, cette mise au point est contenue dans une tribune. Celle-ci a été rendue publique après la diffusion d’une liste officielle d’établissements et de filières reconnus par le ministère.

Le document du ministère de l’enseignement supérieur (Minesup) a recensé les formations en architecture d’intérieur ou design. Seulement pour l’ONAC, la reconnaissance académique n’est pas mise en cause.

Cependant, le problème apparaît lorsque l’intitulé de ces cursus entretient une confusion avec le titre professionnel d’architecte. En de termes faciles, la présence du mot architecture dans une formation ne doit pas donner l’accès à une profession encadrée par la loi.

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Aussi, l’agrément du Minesup garantit qu’un établissement ou un programme est reconnu dans le système d’enseignement supérieur. Toutefois, cela ne remplace ni la reconnaissance du diplôme exigé pour la profession. Ni les formalités imposées pour exercer légalement.

Le stage dure normalement 24 mois

Pour revenir sur les règles d’usage au Cameroun, la profession d’architecte est précisément encadrée par la loi n°90/041 du 10 août 1990. Cette dernière est relative à son exercice et à son organisation. Ainsi donc, l’inscription au tableau de l’Ordre constitue la condition centrale. Celle qui permet d’exercer légalement la profession.

L’ONAC explique les préalables. Pour les membres donc, « un candidat doit disposer d’un diplôme d’architecte ou d’un titre admis comme équivalent.  Puis satisfaire aux autres exigences prévues par les textes avant son inscription professionnelle. Le parcours comprend également un stage professionnel», disent-ils.

Et en suivant la procédure publiée par l’ONAC, le stage dure normalement 24 mois. Et il doit être effectué au Cameroun sous la supervision d’un maître de stage. Cependant, L’Ordre prévoit des régimes particuliers. Il faut  six mois pour les architectes pouvant justifier d’au moins cinq années de pratique professionnelle hors du Cameroun.

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Avec une possibilité de solliciter l’inscription après au moins douze mois d’activités liées à la profession. Ceci est valable pour certains architectes qui travaillent dans l’administration publique.

L’accès à la profession relève d’un cadre réglementaire

En outre, L’ONAC soumet l’entrée en stage à son approbation préalable tout en prévoyant un processus d’enrôlement. Ainsi qu’un suivi du stagiaire avant l’examen de sa candidature à l’inscription au tableau. Tout est donc précis. En clair, l’université délivre un diplôme, mais l’accès à la profession relève d’un cadre réglementaire bien distinct.

En définitive donc, « l’agrément d’une école ou d’une filière par le Minesup signifie que la formation est reconnue dans le cadre de l’enseignement supérieur. Seulement, il ne constitue pas, à lui seul, une inscription au tableau de l’ONAC », soutient l’Ordre.

Il est question pour les étudiants de s’appuyer sur trois éléments avant de choisir une formation. D’abord: l’agrément académique de l’établissement et de la filière. Ensuite la nature exacte du diplôme délivré et enfin, sa compatibilité avec les conditions d’accès à l’ONAC.

Pour l’Ordre national des architectes du Cameroun, il faut éviter la confusion. Il s’agit de  la reconnaissance académique, qui relève du Minesup. Et l’habilitation professionnelle, qui suppose effectivement l’inscription au tableau de l’Ordre

Ordures à Yaoundé : La capitale étouffe

 Yaoundé, la capitale camerounaise, étouffe sous les ordures. En effet, deux arrondissements ont pris les premières places dans le triste classement de l’insalubrité. Le constat saute aux yeux.

Les arrondissements de Yaoundé III et Yaoundé VI concentrent le plus d’ordures. Là-bas, le ramassage est devenu irrégulier. Il est même pratiquement inexistant par endroits. Des montagnes d’immondices envahissent désormais le décor des rues. Des odeurs pestilentielles s’ajoutent à ce tableau et gagnent les habitations. Par ailleurs, la population de mouches y augmente à grande vitesse. Ainsi, les risques sanitaires deviennent évidents.

Un constat accablant selon un journaliste

Dans une tribune largement partagée sur les réseaux sociaux, le journaliste Gédéon Ndjana livre une analyse sans complaisance. Selon lui, cette situation paraît d’autant plus incompréhensible que les autorités ont confié la collecte des déchets dans ces zones à l’entreprise Thychlof.

Cette dernière devait pourtant apporter une réponse aux insuffisances du dispositif jusque-là dominé par Hysacam. Or, pour les populations, une seule question compte selon le journaliste : où sont les résultats ?

Gédéon Ndjana estime qu’on ne juge pas une entreprise de collecte sur ses annonces, mais sur la propreté effective des rues qui lui sont confiées. Dans plusieurs secteurs concernés, il juge le constat accablant.

Ordures ménagères : Des acteurs veulent challenger HYSACAM

Toutefois, le journaliste précise que la responsabilité ne repose pas uniquement sur le prestataire privé. Il interroge directement la puissance publique : qui choisit les opérateurs, qui contrôle l’exécution des contrats, et qui sanctionne les défaillances ?

Pour lui, confier un service public à une entreprise privée ne dispense pas les autorités municipales de leur obligation de résultat. Plus largement, il déplore le peu de considération accordé aux questions d’hygiène et de salubrité. Selon lui, ramasser les ordures n’est ni une faveur faite aux populations ni une activité secondaire, mais bien une obligation élémentaire de gestion urbaine et de santé publique.

Des solutions réclamées par le journaliste

Ainsi, Gédéon Ndjana appelle à sortir des opérations ponctuelles et des réactions d’urgence. Il suggère aux autorités d’exiger des prestataires un service régulier. Il leur demande également de contrôler les moyens réellement déployés et de sanctionner les manquements.

Le journaliste conclut que Yaoundé ne peut prétendre devenir une capitale moderne tant que certains de ses quartiers se transforment en décharges à ciel ouvert. Selon sa formule, « c’est désormais une montagne d’indifférence publique qui s’élève au cœur de la capitale ».

Bonabéri : Une femme ligotée par son mari

L’affaire fait grand bruit au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4è. Une femme s’est retrouvée mains et pieds attachés par son mari, dans la nuit de samedi 22 aout 2026.

L’affaire fait grand bruit au quartier Nkomba, à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4ème. En effet, une femme ligotée par son mari a été découverte dans la nuit de samedi 22 août 2026, mains et pieds attachés.

Selon les témoignages recueillis sur place, l’épouse ne partageait pas l’argent envoyé par leurs enfants. En réalité, elle recevait seule les fonds envoyés depuis l’étranger. Ainsi, ce déséquilibre aurait fini par irriter le mari.

D’abord, la radio locale FM 105 a rapporté cette information, par les soins du journaliste Guillaume Onambele. Ensuite, les équipes ont vérifié et recoupé les faits.

Monsieur T., la cinquantaine dépassée, a trois enfants installés à l’étranger en Europe et en Afrique du Sud depuis une dizaine d’années. Or, madame recevait les fonds sans jamais rien reverser à son époux.

Une dispute autour de cinq mille euros

La semaine dernière, l’homme a fouillé le sac de son épouse. Il y a alors découvert un envoi de cinq mille euros, soit environ 3,277 millions de francs CFA, qu’un de leurs enfants avait transféré depuis l’Europe.

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Il a donc demandé une partie de cette somme à sa femme. Cependant, elle a refusé. Selon les témoins, elle lui aurait répondu : « Si tu ne me rationnes pas, je vais prendre l’argent chez qui ? » L’homme a alors insisté, réclamant 500 000 FCFA pour un projet professionnel. Malgré cela, elle a maintenu son refus, affirmant ne rien avoir, sauf à emprunter auprès de sa tontine.

Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 août, l’homme met donc son plan à exécution. Sa femme dort profondément. Il en profite alors pour lui attacher les mains et les pieds avec du caoutchouc et du fil de fer. Pourtant, le neveu du couple, qui dort à proximité, ne remarque rien.

Sur la pointe des pieds, T. quitte discrètement le domicile. Il emporte un sac de voyage qu’il avait préparé la veille. Puis il prend un bus pour Yaoundé, en transit vers l’Est du pays.

L’alerte du voisinage et l’intervention de la police

Au réveil, la victime pousse des cris qui alertent aussitôt le voisinage. Un voisin appelle alors l’époux pour évoquer une agression. Celui-ci répond : « C’est une punition ! Elle n’est pas agressée. »

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De son côté, la victime, que des proches identifient sous le prénom de Dorcas, hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas bouger. Je ne peux pas non plus décrocher le téléphone. Sauvez-moi ! » C’est alors qu’une voisine, agent aux Affaires sociales, appelle la police.

Rapidement, les agents arrivent sur place et défoncent la porte. Ils détachent ensuite la femme ligotée et la conduisent dans une formation sanitaire. Elle souffre d’un début de déshydratation, provoqué par les cris et la transpiration.

Le mari s’explique auprès de la police

Par la suite, l’inspecteur commandant la patrouille contacte monsieur T. par téléphone. Celui-ci ne nie aucun fait. Au contraire, il explique être scandalisé. Ses enfants n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qui « mange cet argent avec quelqu’un d’autre », selon ses propos.

Le couple doit se présenter ce mercredi au commissariat pour être entendu. À ce stade, la position des enfants reste inconnue. Toutefois, une source proche de la famille indique que leur mère les a informés. Ce fait divers relance ainsi le débat sur les violences conjugales au Cameroun, un phénomène que plusieurs associations locales cherchent à combattre.

Bamenda : Un présumé Faux Amba boy meurt après lynchage

Un jeune homme accusé de se faire passer pour un combattant séparatiste est mort dimanche 23 août 2026 à Ntsualam, dans Bamenda II. Des habitants l’auraient violemment battu après l’avoir accusé de menaces et d’extorsion.

Un jeune homme a perdu la vie dimanche 23 août 2026 à Ntsualam, une des localité de la ville de Bamenda. Selon les informations disponibles, des habitants l’accusaient de se faire passer pour un combattant séparatiste.

Il aurait notamment utilisé le nom des combattants ambazoniens, souvent appelés « Amba boys« , pour intimider la population. Il aurait également réclamé de l’argent à certains habitants du quartier.

Ces accusations ont provoqué la colère de plusieurs riverains, qui l’ont appréhendé et l’ont par la suite molesté. Face à la gravité de la situation, une personne a alerté les forces de sécurité.

Celles-ci sont alors arrivées sur les lieux et ont récupéré le jeune homme avant de le placer dans un véhicule pour le l’hôpital. Cependant, en cours de route, le jeune homme a succombé à ses blessures.

Crise anglophone : les «Amba boys» sommés de déposer les armes

Un contexte sécuritaire toujours tendu

Le média MMI News rapporte que les forces de sécurité seraient alors retournées à Ntsualam avec le corps et les auraient remis aux habitants avant de quitter les lieux. Cette mort intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Depuis plusieurs années, des habitants dénoncent des menaces, des enlèvements et des extorsions. Certains faits sont attribués à des groupes séparatistes.

D’autres impliqueraient des individus qui utilisent leur nom pour intimider les populations. Ainsi, la peur et la méfiance restent fortes dans plusieurs localités.