PSG Ligue des champions, deux fois de suite. Derrière ce second titre consécutif conquis à Budapest contre Arsenal, six joueurs ont pesé plus que les autres. Dembélé, Kvaratskhelia, Safonov, Vitinha, Pacho, Hakimi et Mendes : portrait des artisans d’une saison historique.
Dembélé, l’architecte offensif d’un PSG au sommet
Ousmane Dembélé n’était pas attendu à ce niveau. Une saison 2024-2025 largement gâchée par les blessures — mollet, cuisse — avait semé le doute. Mais son entourage l’affirmait à l’AFP dès l’automne : il serait prêt pour le printemps. Il l’a été.
Ballon d’or 2025, l’ancien Barcelonais s’est transformé en véritable patron offensif. Sur le terrain, il harangue ses coéquipiers pour presser. Il marque, doigt sur la bouche, avec une détermination qui ne laisse aucun doute sur sa nouvelle stature. En fin de demi-finale retour contre le Bayern Munich, puis en finale samedi contre Arsenal, il a maintenu cette hargne même depuis le banc.
Son apport en chiffres est éloquent : 8 buts et 2 passes décisives en Ligue des champions. À Liverpool, malgré la fureur d’Anfield, il avait été décisif dans un succès 2-0. Samedi à Budapest, il a ramené Paris à égalité sur penalty au moment où Arsenal semblait tenir la partie.
En février, quand Paris vacillait après une défaite en Ligue 1 à Rennes (3-1), c’est lui qui avait haussé le ton en réclamant davantage de collectif. Un vrai leader, pas seulement sur le terrain.
PSG Ligue des champions : Kvara illumine les grands soirs
Khvicha Kvaratskhelia travaille un geste en particulier à l’entraînement : partir dans son couloir, accélérer vers l’axe, enchaîner d’une frappe puissante et précise. Cette « spéciale » est devenue sa marque de fabrique en compétition.
Depuis les huitièmes de finale, le Géorgien a inscrit six buts. Chaussettes basses laissant apparaître ses mollets puissants, « Kvara » enchaîne les dribbles dans la surface — comme ce festival contre Liverpool — et ne lâche rien défensivement, toujours hargneux dans ses retours et ses courses.
À Naples, ses supporters l’appelaient « Kvaradona ». À Paris, il confirme chaque semaine que ce surnom n’était pas volé. L’absence de la Géorgie au Mondial pourrait lui coûter une place dans la course au Ballon d’or 2026. Ce serait une injustice, tant sa saison aura été brillante.
Safonov, digne successeur de Donnarumma
Il aura fallu un peu plus d’une saison à Matveï Safonov pour s’imposer. Arrivé à l’été 2024, le Russe de 27 ans avait un objectif clair : être le gardien numéro un indiscutable du PSG. Mission accomplie.
« C’est le résultat de mon travail et de ma mentalité. Je suis ici depuis deux saisons, je n’ai pas arrêté de travailler et le résultat de l’équipe cette saison c’est aussi le fruit de mon travail », déclarait-il en français après avoir relégué Lucas Chevalier sur le banc.
Formé au FK Krasnodar, « Mocha » a été solide dans les airs avec des interventions spectaculaires au poing. Sur sa ligne, il a reproduit les performances de Donnarumma au printemps 2025 : impressionnant quand il le fallait. Comme l’Italien avant lui, il a progressé au contact des entraîneurs des gardiens Borja Alvarez et Nicolas Cousin.
PSG Ligue des champions : Vitinha, inusable et indispensable
Ballon proche du pied, regard haut, Vitinha se balade de gauche à droite devant la défense. Il déclenche une passe vers une aile, propose un décalage au milieu, déborde rarement vers l’attaque. Impossible de lui prendre le ballon. Difficile de prévoir quand il va s’en séparer.
Le Portugais de 26 ans a disputé tous les matches de Ligue des champions, souvent en intégralité, en marquant six buts. Contrairement à Fabian Ruiz ou Joao Neves, il n’a pratiquement pas soufflé en Ligue 1 non plus. Luis Enrique ne peut tout simplement pas se passer de lui.
Sa constance est aussi remarquable que son intelligence de jeu. Dans un collectif aussi exigeant que celui du PSG, « Viti » est l’huile dans le moteur.
Pacho, le défenseur le plus solide de Paris
Plus encore que le capitaine Marquinhos, Willian Pacho a incarné la solidité défensive parisienne. L’Équatorien de 24 ans avance discrètement, mais sûrement, vers le statut de meilleur défenseur central du monde.
Sa première saison parisienne avait déjà été magistrale. La deuxième confirme : solide dans les duels, il défend en avançant presque systématiquement. Plus rapide que Marquinhos, 32 ans, il a absorbé la profondeur quand le Brésilien montrait quelques signes de méforme. Ses matches ratés se comptent sur les doigts d’une main.
« Je mets un point d’honneur à être régulier, la constance a toujours été mon point fort et j’ai l’intention de continuer », confiait-il à l’AFP à l’automne 2024, peu après son arrivée en provenance de Francfort.
Hakimi et Mendes, les meilleurs latéraux du monde
Achraf Hakimi à droite, Nuno Mendes à gauche. Les deux latéraux du PSG sont considérés comme les meilleurs à leur poste dans le monde. Leur saison le confirme, malgré plusieurs blessures : cheville et cuisse pour le Marocain, genou et cuisse pour le Portugais.
Leur force athlétique hors norme leur permet d’enchaîner les longues courses à haute intensité pour déséquilibrer les blocs adverses. Solides défensivement malgré quelques loupés, ils ont redéfini leur poste en devenant des armes offensives que nul ne peut ignorer.
La situation judiciaire d’Achraf Hakimi — renvoyé en procès pour viol — n’a eu aucun impact sur ses performances. Vice-capitaine, il a régulièrement porté le brassard et reste un maillon essentiel de l’équipe.
Source : Agence France-Presse
















