Le 10 juin 2026, l’Institut Français de Douala a accueilli une formation destinée aux journalistes du SNJC Littoral. Organisée par le SNJC Littoral en partenariat avec Digicommunicate, cette journée a mêlé théorie et pratique autour de deux enjeux devenus incontournables pour les professionnels des médias : l’intelligence artificielle et la présence numérique.
Les journalistes du Syndicat National des Journalistes du Cameroun, section du Littoral, ont participé le 10 juin 2026, à une formation sur l’intelligence artificielle. La rencontre s’est tenue à l’Institut Français de Douala, en partenariat avec l’agence de marketing et communication digital Digicommunicate. Au programme : IA appliquée au journalisme et construction d’une identité numérique professionnelle.
La formation a débuté avec Lucresse Nyemeck, Social Marketing Manager à Digicommunicate. Son intervention a porté sur le personal branding et la présence en ligne du journaliste. Son message était direct : être présent en ligne ne s’improvise pas. « Chaque plateforme a ses codes qu’il faut respecter. Le personal branding est une stratégie, pas de la vanité. »
A-t-elle relevé tout en indiquant qu’aujourd’hui, l’audience choisit autant le journaliste que son média. Construire une identité numérique forte est devenu une exigence professionnelle, pas un luxe.
L’IA, ni baguette magique ni menace
L’intelligence artificielle peut transformer le quotidien du journaliste. C’est le message de Félicité Fossi, Chief Operating Officer de Digicommunicate, qui a pris la parole en deuxième partie de journée. Elle a montré comment l’IA permet de gagner du temps sur les tâches comme la recherche des sujets, recherche documentaire, synthèse, reformulation, les corrections etc.
Mais, elle a posé une limite claire. « L’IA n’a ni connaissance du terrain, ni compréhension de la ligne éditoriale, encore moins la responsabilité professionnelle attachée au métier ». Et elle poursuit en faisant savoir que « l’IA accélère le travail journalistique, mais c’est le journaliste qui garantit la vérité, le contexte et la responsabilité. »
Comme pour dire aux journalistes que L’IA assiste, elle ne décide pas. Car le journaliste reste seul maître de son travail.
Digicommunicate au cœur de la formation des cadres du Feicom
Sur le terrain des cas pratiques…
La journée ne s’est pas arrêtée aux présentations. Un atelier pratique a clôturé la formation. Les journalistes ont travaillé directement sur leurs profils et leurs outils numériques. L’ambiance était studieuse et enthousiaste.
Les corrections apportées sur place ont produit des effets concrets et immédiats. Certains participants ont revu leur positionnement en ligne en temps réel, sous l’œil des formatrices.
C’est le cas de Patricia Laure Naoussi, journaliste à Canal 2 International. Grâce aux conseils de Lucresse Nyemeck, elle a pu s’approprier les techniques pour créer et optimiser sa chaîne WhatsApp et la rendre véritablement efficace. Un résultat tangible, obtenu le jour même de la formation.
L’enthousiasme ne s’est pas dissipé à la fin de la journée. Mathias Mouende, journaliste au quotidien Le Jour, a exprimé sa satisfaction à l’issue de la rencontre. Il souhaite d’autres sessions pour approfondir davantage le sujet. Un signal clair : les professionnels des médias sont prêts. Ils attendent maintenant plus de contenu, plus de pratique, plus d’accompagnement.
Des échanges concrets, un débat vivant
Les discussions ont été nourries tout au long de la journée. Les questions posées étaient précises, ancrées dans le quotidien des rédactions. En clôture, la Présidente nationale du SNJC, Marion Obam, a encouragé ses confrères à composer avec l’IA plutôt qu’à la subir. Elle a également remercié Digicommunicate pour la qualité de son apport.
Les journalistes du Littoral sont repartis avec des outils concrets et des profils déjà améliorés. Mais le vrai chantier reste devant eux. Beaucoup de rédactions n’ont pas encore de politique éditoriale face à l’intelligence artificielle. C’est là que la formation prend tout son sens.
















