Après avoir refusé la création d’une chefferie à Grand Moulin dans la ville de Douala, la chefferie de Bonateki a organisé une réunion le 13 juin 2026. Le but était de préparer l’élection du futur chef du quartier. Un sujet qui fait encore parler avec la candidature de Raymond Tchengang.
La chefferie traditionnelle de Bonateki, qui dépend du canton Deido à Douala, a convoqué une réunion samedi 13 juin 2026 dans ses locaux. Le but de cette rencontre était de préparer une élection calme et transparente du futur chef du quartier Grand Moulin.
Cette décision surprend plusieurs personnes. En effet, le chef de Bonateki, Sa Majesté Sylvain Ekabouma Mbed’a Njc, s’était d’abord opposé à la création d’une chefferie dans ce quartier. Cette opposition avait même provoqué une forte mobilisation des fils et filles Sawa dans les rues.
Mais la contestation avait rapidement pris une autre tournure. Certains manifestants avaient profité de la situation pour tenir des propos contre les Bamilékés du quartier, allant jusqu’à demander leur départ. Ce qui avait rendu l’affaire encore plus sensible.
Au centre de cette affaire, on retrouve le nom de Raymond Tchengang. Originaire de Yabassi, il était présenté comme une personne pressentie pour diriger cette future chefferie. Sa possible désignation avait alors créé beaucoup de débats.
Aujourd’hui, la position de Bonateki semble avoir changé. Joint au téléphone par média Mimi Mefo Info, Sa Majesté Ekabouma explique que sa première contestation ne visait pas le fait d’avoir une autorité traditionnelle à Grand Moulin.
Le problème venait surtout de la manière
Selon lui, le problème venait surtout de la manière dont l’administration voulait créer cette chefferie, sans tenir compte de l’histoire du quartier.
Le chef de Bonateki affirme qu’un représentant de sa chefferie avait déjà été désigné à Grand Moulin par le passé. Mais ce représentant est parti. Il fallait donc, selon lui, choisir un autre représentant, comme cela se faisait avant.
Pour Sa Majesté Ekabouma, le sous-préfet de Douala 1ᵉʳ avait plutôt une autre idée : créer une nouvelle chefferie à Grand Moulin. C’est ce point qui aurait provoqué la première contestation.
















