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Nord-Ouest : Un commissaire abattu à Wum

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La région du Nord-Ouest fait face à l’insécurité. Et la rentrée scolaire 2026-2027 a été marquée par une attaque meurtrière à Wum. Localité située dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest.

Au fait, le 8 septembre 2026, 24 heures seulement après la reprise officielle des cours, un commissaire de police a été tué. Une bande armée a tendu une embuscade qui va prendre 7 personnes. Un commissaire de police abattu à bout portant et six enseignants du Government Technical Teachers’ Training College enlevés.

Une tournée des établissements scolaires

Selon certaines sources, le commissaire de police Damase Mbah Tobie se trouvait dans un convoi composé d’autorités administratives. Et des éléments des forces de sécurité. La délégation effectuait une tournée des établissements scolaires. Afin de vérifier l’effectivité de la reprise des cours lorsqu’elle a été attaquée par des hommes armés. Soupçonnés d’appartenir à des groupes séparatistes.

Selon les témoignages, « ces gars ont bien planifié leur coup. Ils se sont infiltrés au collège avec l’aide de leurs indics. Le cortège s’est embourbé et le commissaire s’est avancé pour baliser le chemin. Le bilan aurait même pu être lourd s’ils avaient attendu toute la délégation. Mais il faut noter cette erreur tactique. On aurait pu mettre au point avancé les militaires qui étaient dans la délégation », va laisser entendre Christopher Ndikum.

Pour Nelson Noukouni, « cela a été une mauvaise appréciation dans le dispositif sécuritaire. Les autorités doivent mettre en tête que les bandes armées ont développé le système de renseignement. Et donc la moindre négligence peut être fatale. Ces gars-là ont eu tout leur temps. Parce que partir avec six personnes, il fallait être bien organisé. C’est regrettable, mais c’est montrer que la crise anglophone a encore du chemin », va dire cet habitant de Bamenda.

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Sécuriser la rentrée scolaire

Selon certaines sources, l’incident mortel intervient des jours après la mise en garde d’International Crisis Group. Notamment sur les risques douloureux sur la rentrée scolaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’Organisation non gouvernementale a annoncé le 2 septembre 2026, la recrudescence des violences observée au mois d’août. Une situation qui « pourrait affecter la réouverture des écoles en septembre ».

Et face aux risques, le gouvernement avait renforcé son dispositif sécuritaire avant le 7 septembre 2026. Au sortir d’une réunion spéciale d’évaluation, tenue le 26 août 2026. Le ministre de la Défense avait ordonné l’intensification des opérations de sécurité. Et une coordination accrue avec les autorités administratives des deux régions en vue de sécuriser la rentrée scolaire. Mais malheureusement, le pire va arriver.

Collecte des ordures : La CUY réclame 8 milliards Fcfa

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La collecte des ordures à Yaoundé continue de susciter la polémique. La Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) réclame 8,2 milliards Fcfa au ministère des Finances.

En effet, ce versement correspond à sa quote-part du droit d’accises spécial. Lequel est destiné au financement de l’enlèvement et du traitement des ordures. Selon nos informations, lesdites ressources ont été collectées et centralisées au Trésor public.

8,2 milliards Fcfa 

Aussi, elles font l’objet de titres encore en attente de paiement. Les explications sont contenues dans la correspondance adressée le 7 août 2026. Par le maire de la ville, Luc Messi Atangana, au ministre des Finances, Louis Paul Motazé.

En effet, « la Communauté urbaine de Yaoundé rencontre des difficultés à bénéficier de ses ressources propres. Qui sont logées au Trésor. Notamment les droits d’accises destinés à l’enlèvement des ordures ménagères. Et dont le recouvrement s’opère au Trésor, qui s’élèvent à date à 8,2 milliards Fcfa », écrit le maire.

En principe, Luc Messi Atangana demande au ministre des Finances  de donner des instructions. Pour « la mise à la disposition du receveur municipal de la Communauté urbaine de Yaoundé des droits d’accises. dont les titres sont en attente de paiement au ministère de la Décentralisation et du Développement local ».

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Le droit d’accises spécial

Également, la même correspondance a été copiée à plusieurs autres administrations publiques. On peut citer la présidence de la République et les services du Premier ministre. Seulement, on ne sait quelle suite va être réservée à la requête du maire de la ville de Yaoundé.

Pour revenir sur le droit d’accises spécial, il a été institué par la loi de finances 2019. Et c’est au profit des collectivités territoriales décentralisées (CTD). Pour financer l’enlèvement et le traitement des ordures. Le taux fixé est de 0,5 % de la valeur imposable des marchandises importées.

Sauf des importations en franchise prévues par l’article 276 du Code des douanes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Plus précisément, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la Rca. Et depuis 2022, son taux a doublé à 1 %.

En effet, l’obstruction soulevée par la CUY avait longtemps été identifiée par le gouvernement. Lors des états généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains, organisés les 6 et 7 mai 2025 à Yaoundé.

Une grosse lacune

Et le gouvernement avait relevé l’absence d’un système statistique permettant de connaître précisément les volumes. Et les catégories de déchets produits. Une grosse lacune qui complique l’évaluation des besoins financiers et la maîtrise du coût des contrats d’enlèvement.

Enfin, pour garantir les reversements aux CTD, les états généraux avaient recommandé au gouvernement la création d’un compte d’affectation spéciale. Ce dernier est destiné à cantonner le produit du droit d’accises et les subventions directes de l’État. Il est question d’assurer des paiements réguliers aux opérateurs de collecte.

La feuille de route prévoyait aussi la constitution, dans un délai de trois mois, d’un groupe de travail Alors, plus d’un an après ces recommandations, la sortie de la CUY montre que les problèmes restent entiers. Les quotes-parts du droit d’accises destiné au ramassage et au traitement des ordures ne sont aucune préoccupation.

Yango : Les chauffeurs veulent la suspension définitive

Les tensions remontent entre les syndicats des chauffeurs et Yango au Cameroun. Dans un mémorandum adressé au Premier ministre le 8 septembre 2026, des organisations du transport routier réclament la suspension définitive de la plateforme. Elles menacent également d’engager une grève générale dès le 28 septembre.

Le bras de fer autour de Yango se poursuit au Cameroun. Des organisations de chauffeurs et transporteurs routiers demandent aux pouvoirs publics de prendre des mesures plus fermes contre la plateforme numérique. Cette nouvelle revendication intervient dans un contexte déjà tendu dans le secteur des transports. En août, plusieurs organisations avaient menacé de faire grève pour différentes revendications professionnelles.

Le gouvernement avait alors ouvert des discussions avec les syndicats. Une réunion tenue le 23 août au ministère des Transports avait abouti à plusieurs résolutions. Les organisations avaient ensuite levé le mot d’ordre de grève prévu le 24 août. Cette fois, Yango se trouve directement au centre des revendications d’une partie des professionnels du transport.

Les syndicats accusent d’abord la plateforme de favoriser le transport clandestin. Selon eux, certains véhicules partenaires transporteraient des passagers sans respecter toutes les obligations imposées aux taxis classiques. Ils dénoncent ensuite une concurrence qu’ils jugent déloyale. Selon eux, les chauffeurs traditionnels doivent respecter plusieurs contraintes administratives.

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Une commission de 24 %, qu’il juge trop élevée

Or, certains véhicules utilisant Yango ne respecteraient pas les mêmes obligations. Les syndicats contestent également la fixation des tarifs des courses par la plateforme. Selon eux, la réglementation des prix du transport relève des autorités compétentes. Enfin, ils critiquent la commission prélevée par Yango sur les courses.

Patrice Samen, président de la Fédération Nationale des Syndicats des Conducteurs Professionnels du Cameroun (FNSCPC), évoque une commission de 24 %, qu’il juge trop élevée. Pour toutes ces raisons, les organisations de transporteurs ne réclament plus seulement une mise en conformité. Elles demandent désormais au gouvernement de suspendre définitivement les activités de Yango au Cameroun.

Yango avait déjà été sanctionné en mai

Le conflit ne commence pas en septembre. Le 15 mai 2026, le ministère des Transports avait déjà pris des mesures contre Yango. Le ministère reprochait à la plateforme et à certains de ses partenaires des pratiques liées au transport routier clandestin. Il avait alors accordé à Yango deux mois pour respecter les obligations légales applicables au transport de personnes par taxi via les plateformes numériques.

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Le ministère avait également demandé à Yango de retirer de sa plateforme les véhicules qui ne disposaient pas des documents administratifs requis. Par ailleurs, Yango avait écopé d’une amende forfaitaire de 2,5 millions de FCFA. Les autorités avaient également pris des mesures contre six véhicules partenaires.

Un bras de fer qui dure

Le différend entre Yango et les autorités camerounaises ne date pas de 2026. En février 2023, le gouvernement avait déjà suspendu les activités de la plateforme. Yango avait ensuite repris ses activités quelques mois plus tard.

Depuis, la conformité des véhicules et des chauffeurs partenaires restent au cœur des tensions. Cependant, Yango poursuit ses activités au Cameroun. Quelques jours avant le nouveau mémorandum syndical, la plateforme communiquait encore sur ses programmes. Le 3 septembre 2026, l’entreprise annonçait notamment la poursuite de ses actions de formation et de sécurité destinées aux chauffeurs partenaires à Douala et Yaoundé.

Ekoumdoum : Libérés après 3 mois de séquestration présumée

Huit ressortissants congolais auraient été retenus pendant près de trois mois dans une maison isoléeprès d’Ekoumdoum à Yaoundé. La Légion de gendarmerie du Centre les a libérés. Une promesse d’emploi rémunéré à 250 000 FCFA aurait servi à attirer les victimes.

Une intervention de la gendarmerie a permis de mettre fin à une situation préoccupante à dans le secteur d’Ekoumdoum à Yaoundé.

Selon les premiers éléments disponibles, les forces de l’ordre ont retrouvé huit ressortissants congolais dans une maison isolée. Sept seraient originaires de la République démocratique du Congo (RDC) et un de la République du Congo (Congo-Brazzaville). Les personnes libérées auraient passé environ trois mois dans cette maison.

Une promesse d’emploi à 250 000 FCFA

À l’origine de l’affaire se trouverait une offre professionnelle particulièrement attractive. Une promesse d’emploi rémunéré à 250 000 FCFA aurait attiré les ressortissants congolais au Cameroun. Cependant, la situation aurait changé une fois les personnes arrivées sur place. Les responsables auraient confisqué leurs passeports, limitant ainsi considérablement leurs possibilités de déplacement.

Les enquêteurs devront notamment déterminer qui a organisé leur venue au Cameroun et dans quelles conditions les victimes sont arrivées à Yaoundé.

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Chaque victime aurait dû faire venir un compatriote

Un autre élément attire particulièrement l’attention des enquêteurs. Selon les premières informations, chaque personne retenue aurait reçu l’ordre de faire venir un autre compatriote. Cette condition était présentée comme un moyen de retrouver sa liberté.

Ce mécanisme aurait progressivement conduit au regroupement d’environ 15 personnes dans la maison. Si les enquêteurs confirment ces faits, ils devront déterminer la nature exacte du réseau et les responsabilités de chacun.

Pendant que l’enquête se poursuit, les autorités s’intéressent également à la situation des personnes libérées. Les enquêteurs doivent les entendre. Ensuite, selon les informations disponibles, les services compétents des Affaires sociales devraient leur prendre en charge .

Cameroun : l’impasse des réfugiés expulsés des États-Unis

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Expulsée des États-Unis à la fin du mois de mai alors qu’elle y résidait légalement depuis toujours. Ayana a été renvoyée de force au Cameroun. Aujourd’hui séparée de sa famille, elle se retrouve bloquée dans un pays inconnu. Sans aucune perspective d’avenir.

Née dans un camp de réfugiés au Soudan et arrivée sur le sol américain à l’âge de 2 ans, elle fait partie de centaines d’étrangers, y compris en situation régulière, exilés de force par l’administration Trump vers des pays africains depuis un an et demi.

Dans l’avion, « on m’a donné une carte et on m’a dit: +Tu es au Cameroun+ », se souvient-elle. « J’ai répondu : +Mais c’est quoi, le Cameroun ?+ Je ne connaissais même pas ce pays ».

Près de trois mois après son arrivée. Ayana franchit pour la première fois la porte d’un bar animé de Yaoundé. Pour se changer les idées, elle enchaîne les cigarettes et sirote un verre de vin blanc dans la capitale camerounaise. (Nous avons modifié les prénoms pour garantir leur sécurité).

« J’étais une peu craintive à l’idée de sortir », admet-elle, dans un anglais teinté d’un fort accent américain.

Ayana, 40 ans, dit n’avoir aucun souvenir de l’Afrique de ses deux premières années. Elle a passé les 38 suivantes à San Diego, en Californie, où elle a fait des études de commerce avant de devenir aide-soignante et construire sa vie, entourée de sa fille de 18 ans et de sa famille, dont plusieurs membres travaillent dans l’armée américaine.

Comme elle, une cinquantaine de ressortissants de RDC, Ghana, d’Angola, d’Éthiopie. De Sierra Leone, du Kenya, du Sénégal, du Zimbabwe et du Maroc ont subi le même sort. Les États-Unis les ont expulsés vers ce pays d’Afrique centrale depuis janvier.

Le Cameroun fait partie des pays africains, dont la liste ne cesse de s’allonger, qui ont accepté d’accueillir ces expulsés.

Et ces transferts se maintiennent dans le silence des autorités camerounaises, qui n’ont jamais communiqué à ce sujet. Fin août, les autorités américaines ont expédié dix nouveaux exilés à Yaoundé.

Kenya : discours anti-étrangers et fuite des Burundais

Des groupes armés secouent pourtant plusieurs régions du pays par leurs violences. Le Cameroun compte aussi plusieurs personnes LGBT+ parmi ces exilés. Alors qu’il pénalise et criminelise l’homosexualité.

Des méthodes d’expulsion inhumaines

« Ils m’ont traité comme une esclave ». Confie Ayana en se remémorant son expulsion, pieds et mains menottés. L’ICE, la police américaine de l’immigration, l’a arrêtée en marge du renouvellement de son titre de séjour.

Les traits tirés, elle dénonce avec amertume. Une procédure où les autorités ont bafoué l’ensemble de ses droits..

Les autorités américaines avaient initialement accueilli la famille d’Ayana. Née de parents éthiopien et érythréen fuyant la guerre. Sous la protection de la Convention de l’ONU contre la torture ratifiée par Washington en 1994.

« Je suis apatride’ai pas d’acte de naissance. Je ne suis pas soudanaise et je ne suis née ni en Ethiopie ni en Erythrée », explique-t-elle.

Même si elle acceptait de partir dans l’un de ces pays ravagés par la guerre. L’absence de papiers en interdirait l’entrée.

Elle se dit prise dans un engrenage sans fin. « Nous ne sommes vraiment pas les bienvenus ici. Ils font tout pour nous pousser à bout. Pour nous donner envie de rentrer dans nos pays ». « Mais c’est impossible car nous y serions en danger ».

Les autorités camerounaises poussent en effet à accepter le programme de retour proposé par l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Si des juges américains ont reconnu ces craintes en interdisant toute expulsion vers leur pays d’origine, l’administration a contourné cet écueil en le faisant vers des pays tiers, comme le Cameroun.

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Des procédures brutales

Peter, un Kenyan de 51 ans, expulsé au Cameroun après 25 ans passés à Dallas, au Texas, a également « appris au milieu du vol que nous allions au Cameroun ».

Ce passionné de musique country a lui aussi a dû laisser derrière lui son fils de 21 ans. Lequel est engagé dans la marine américaine.

D’autres ont été expulsés au Cameroun sans avoir vécu aux Etats-Unis comme Anthony. Un Zimbabwéen d’une quarantaine d’années. Arrêté par ICE en 2025 peu après son passage de la frontière mexicaine.

Eprouvé par un long et dangereux périple à travers l’Afrique et l’Amérique centrale. Il raconte la honte qu’il ressent de ne pas être capable de subvenir aux besoins. De son épouse et de leurs quatre enfants, restés au Zimbabwe. Pour s’apaiser, il passe le plus clair de son temps libre à lire la Bible.

Les personnes impliquées par l’AFP livrent le même récit d’une expulsion extrêmement violente, sans savoir où elles étaient toutes, et de conditions de vie déplorables doublées d’un sentiment d’abandon à Yaoundé, où elles vivent dans un centre d’hébergement délabré, gardé par des policiers. Ils ne bénéficient d’aucune aide financière.

Leur avocat, Fru Joseph Awah, leur a toutefois obtenu le droit de sortir du centre librement, en échange de leur engagement à assumer toute responsabilité en cas d’accident ou de mauvaise aventure.

Comme le raconte Ayana, ils sont arrivés à Yaoundé avec pour seules possessions les vêtements qu’ils portaient lors de leur expulsion, après avoir été privés de leur téléphone et de leur passeport.

Les produits d’hygiène fournis par l’OIM sont insuffisants, le suivi médical extrêmement limité, et ils n’ont aucune assistance psychologique, malgré leurs nombreux traumatismes.

Presque tous ont contracté le paludisme après leur arrivée. Peter a même été hospitalisé pendant trois jours sous assistance respiratoire.

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La peur du renvoi forcé

Certains expulsés ont déjà été renvoyés dans leur pays d’origine ou vers d’autres Etats, alors qu’elles craignaient d’y subir de mauvais traitements, notamment deux femmes lesbiennes originaires du Maroc, qui y vivent cachées depuis leur retour.

Pour éviter un tel scénario, contraire au droit international, leur avocat, M. Awah, a saisi la justice camerounaise début août, demandant la suspension de l’accord avec Washington, et exigeant qu’ils obtiennent « un statut légal clair ».

« Le Cameroun ne nous donnera pas l’opportunité de rester et faire notre vie ici, ils ont fait ça pour l’argent », estime toutefois Ayana.

Une enquête récente de l’AFP a montré que les États-Unis ont incité les pays tiers, notamment en Afrique, à accepter ces expulsés en échange d’une aide se chiffrant en millions de dollars, et en menaçant de restrictions de visas en cas de refus.

Anthony et Peter ont passé un entretien avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui pourrait leur octroyer le statut de réfugié, sans savoir s’il sera reconnu par les autorités camerounaises. D’autres ont reçu une convocation pour un entretien en avril 2027.

« Je me sens prise au piège ici, je suis sans espoir », souffle Ayana, affligée, se raccrochant néanmoins au dernier horizon possible : qu’un nouveau gouvernement arrive à Washington en 2028 et lui donne « le droit de rentrer ».

Nord-Ouest : Les cinq enseignants enlevés à Wum annoncés libres

Les cinq enseignants, membres du personnel de l’ENIEG de Wum, enlevés le 8 septembre 2026 auraient retrouvé la liberté, selon plusieurs lanceurs d’alertes. Leur enlèvement avait suivi une attaque armée au cours de laquelle des hommes armés avaient tué le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase. Les circonstances de leur libération restent, pour l’heure, inconnues.

Un soulagement se dessine à Wum, dans le département de la Menchum. Les cinq membres du personnel enseignant enlevés lors de l’attaque du 8 septembre auraient été libérés. L’information est rapportée ce jeudi par plusieurs lanceurs d’alertes.  Pour l’heure, les autorités administratives et sécuritaires n’ont pas encore communiqué publiquement sur cette libération.

Aucune information précise n’a également filtré sur les conditions dans lesquelles les cinq otages auraient retrouvé la liberté. On ignore notamment si une opération des forces de sécurité, des négociations ou une autre intervention a permis leur libération.

Cinq membres du personnel enlevés 

L’enlèvement avait eu lieu le 8 septembre 2026, en pleine rentrée scolaire. Ce jour-là, le préfet de la Menchum effectuait une tournée dans plusieurs établissements. L’objectif était de vérifier l’effectivité de la reprise des cours dans cette partie de la région du Nord-Ouest. À proximité de l’ENIEG de Wum, le convoi administratif s’est arrêté à une cinquantaine de mètres de l’établissement.

Le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase s’est alors avancé vers le campus. Des hommes armés présents sur les lieux ont ouvert le feu sur lui. Le policier a été mortellement touché.

Rentrée scolaire 2024-2025 : L’ombre d’une nouvelle grève plane

La directrice de l’ENIEG enlevées

Après l’attaque, les hommes armés avaient emmené cinq membres du personnel dans la broussaille environnante, vers une destination inconnue. Le gouverneur du Nord-Ouest avait ensuite communiqué l’identité des cinq personnes enlevées. Il s’agissait de Kwa Hope, directrice de l’ENIEG de Wum, Ache Presilla, Kometa Divine, Kum Nadine et Nchia Dieudonné.

Les forces de défense et de sécurité avaient immédiatement lancé des recherches. Le gouverneur avait également demandé aux populations de collaborer avec les autorités afin de faciliter la recherche des assaillants et la libération des otages.

Deux jours après leur enlèvement, les cinq membres du personnel sont désormais annoncés libres. Cependant, plusieurs zones d’ombre demeurent. Aucune information n’a encore été rendue publique sur l’endroit où ils auraient été détenus ni sur les circonstances exactes de leur libération.

Les autorités n’ont pas non plus indiqué, à ce stade, si les personnes libérées présentent des blessures ou si elles ont déjà retrouvé leurs familles. Une communication officielle reste donc attendu pour confirmer leur libération et apporter davantage de précisions.

Crise anglophone : des enlèvements par centaine

Une rentrée scolaire sous tension dans le Nord-Ouest

L’attaque de Wum intervient dans un contexte sécuritaire toujours difficile dans les régions anglophones du Cameroun.

Des groupes séparatistes tentent régulièrement d’imposer des restrictions sur les activités scolaires. Selon les informations rapportées après l’attaque, des séparatistes avaient notamment annoncé un confinement destiné à perturber la rentrée scolaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le conflit séparatiste oppose depuis plusieurs années les forces gouvernementales à différents groupes armés réclamant la création d’un État indépendant appelé Ambazonie. Les établissements scolaires, les enseignants et les élèves ont régulièrement subi les conséquences de cette crise.

Thaïlande : Il meurt en voulant faire agrandir son pénis

Une intervention esthétique destinée à augmenter le volume de son pénis a viré au drame pour Igho « Tiny » Ubiribo. Cet influenceur britannico-nigérian de 43 ans est mort à Bangkok après des injections d’acide hyaluronique. Une enquête vise désormais la clinique où il avait subi la procédure.

L’homme s’appelait Igho Ubiribo, également connu sur les réseaux sociaux sous les surnoms « Tiny » et « Ego« . Âgé de 43 ans, cet homme d’affaires et influenceur britannique d’origine nigériane comptait environ 185 000 abonnés sur Instagram. Il est mort à Bangkok, en Thaïlande, le 6 mars 2026.

L’affaire revient dans l’actualité en septembre après les conclusions d’une enquête médico-légale britannique et l’ouverture d’investigations par les autorités sanitaires thaïlandaises.

Une injection d’acide hyaluronique

La veille de son décès, le 5 mars, Igho Ubiribo s’était rendu dans une clinique de Bangkok pour une procédure destinée à augmenter le volume de son pénis. Selon les informations communiquées aux autorités thaïlandaises, il aurait reçu 40 millilitres d’acide hyaluronique. La clinique affirme que le médecin lui avait recommandé de répartir cette quantité sur deux séances, mais que le patient aurait souhaité recevoir la totalité en une fois.

L’établissement affirme également qu’Igho Ubiribo était un patient régulier depuis 2024 et qu’il avait déjà subi plusieurs procédures similaires.

Des douleurs à la poitrine avant son décès

Après la procédure, l’influenceur recevait un massage avec son épouse lorsqu’il a commencé à ressentir des douleurs thoraciques, avant de s’effondrer.

Les secours l’ont transporté à l’hôpital. Les médecins soupçonnaient alors une embolie pulmonaire. Son état s’est rapidement détérioré et les tentatives de réanimation n’ont pas permis de le sauver.

le 21 août dernier, une juridiction médico-légale londonienne a conclu que son décès avait été provoqué par l’injection d’acide hyaluronique et l’embolie pulmonaire qui en a résulté.

La clinique désormais sous enquête

Les autorités sanitaires thaïlandaises ont ouvert une enquête sur l’établissement de Bangkok. Des responsables ont notamment effectué une visite de la clinique cette semaine.

Ils cherchent à déterminer si la clinique disposait des autorisations nécessaires et si elle avait respecté les normes sanitaires et médicales applicables. Le dossier doit également faire l’objet d’un examen des pratiques professionnelles.

Le ministre thaïlandais de la Santé, Pattana Promphat, a appelé à une grande prudence concernant les procédures médicales. Cette affaire intervient alors que la Thaïlande constitue une destination importante pour le tourisme médical et la médecine esthétique.

Kenya : discours anti-étrangers et fuite des Burundais

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Face aux récents propos du président kényan. Des centaines de Burundais se pressent depuis 7 septembre 2026 devant leur ambassade à Nairobi pour obtenir un laisser-passer. Parmi eux, le pasteur Jean-Baptiste Ndayizeye témoigne du climat de peur. Ainsi que  du sentiment d’être traité « comme un animal ».

A moins d’un an d’une présidentielle à laquelle sa réélection est loin d’être acquise. Le président William Ruto avait donné jusqu’à lundi aux étrangers « tenant des petits commerces » pour les fermer. Sans préciser la taille des commerces concernés. Ni si les commerces légalement enregistrés étaient concernés.

« Nous n’avons pas bâti la confiance des investisseurs pour que des vendeurs à la sauvette viennent au Kenya ». Avait-il expliqué à des entrepreneurs kényans le 2 septembre.

Une rhétorique rappelant celle entendue ces derniers mois en Afrique du Sud. Où des milliers d’Africains ont fui des manifestations anti-migrants. Parfois meurtrières et un durcissement des contrôles visant les étrangers.

« Ce que les Sud-Africains ont fait aux étrangers. Et ce que font les Kényans est la même chose », s’indigne le pasteur Ndayizeye. Même si M. Ruto n’a pas parlé d’expulsions.

Lundi dernier, des centaines de Burundais, enveloppes kraft à la main. Ont fait la queue des heures durant sous le soleil dans la petite ambassade burundaise. Pour, demander un laisser-passer leur permettant de rentrer chez eux. Faute de passeport ou de documents d’identité.

Un constat amer

Afrique : l’informel, entre survie et désordre étatique

Certains avaient déjà emballé leurs affaires dans des valises et des sacs en plastique.

« Ils sont tellement tristes » de quitter le Kenya. « Ce n’est pas juste », remarque Philemon Jaika Adamba. Chauffeur kényan de moto-taxi ayant transporté deux d’entre eux.

Le Burundi, pays d’environ 15 millions d’habitants parmi les plus pauvres du monde. Fait partie, comme le Kenya, de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). A l’intérieur de laquelle la libre circulation des citoyens est garantie.

Et le Kenya, locomotive économique de l’EAC, est perçu comme une destination de choix. Même si les opportunités y restent rares pour une grande partie de la population. Plus de 400.000 Kényans incités par les autorités kényanes ont eux-mêmes migré. Notamment dans les pays du Golfe, en quête d’un avenir meilleur ces dernières années.

Après des années de chômage au Burundi, Eric Bizimana est lui venu en 2022 « chercher une (meilleure) vie » au Kenya. Il y a toutefois vivoté, gagnant de 100 à 130 euros mensuels environ dans des emplois mal payés. Jamais il n’a demandé un permis de travail, pourtant obligatoire mais, dit-il, financièrement inaccessible.

Au cœur du malentendu

« En Afrique du Sud, c’est la population qui a ordonné aux étrangers de quitter » le pays, « mais ici au Kenya, c’est (…) le président qui (l’)a ordonné », observe-t-il.

Mélance Bukuru, 32 ans, qui a aussi multiplié les petits boulots, demande, comme ses concitoyens rencontrés par l’AFP, un délai au gouvernement kényan afin de pouvoir réunir la centaine d’euros nécessaire pour payer son voyage retour.

Quant à Nkunzimana Déo, menuisier, il s’est dépêché tout le weekend de livrer ses clients et a fermé lundi, comme réclamé par William Ruto, son atelier de fabrication de meubles, pourtant enregistré auprès du fisc kényan et qui emploie huit personnes, dont quatre Kényans.

Arrivé en 2015 au Kenya, où il a obtenu le statut de réfugié, il a théoriquement le droit de travailler même « si les documents sont difficiles à obtenir », dit-il. Désormais chez lui, il attend « de voir si le président changera de directive ».

Sénégal : Ousmane Sonko exige l’arrêt des discours xénophobes

Le ministre burundais des Affaires étrangères Edouard Bizimana a dénoncé lundi des « violences envers les étrangers, particulièrement les Burundais », au Kenya, ce que l’AFP n’a pu vérifier.

Toujours lundi dernier, le numéro 2 du ministère kényan des Affaires étrangères, Korir Sing’Oei. S’est rendu à l’ambassade du Burundi pour tenter d’apaiser les inquiétudes. « Récemment, des voix ont affirmé que les autorités forceraient les commerçants non enregistrés à quitter le pays », a-t-il précisé. Tout en ajoutant que « beaucoup ont mal compris » ses propos.

« des voisins ou des amis ont attaqué beaucoup d’entre vous. Nous le regrettons profondément », a-t-il assuré.

Afrique du Sud : Non à la vente aux enchères des affaires de Mandela

Dans un quartier pauvre de Nairobi, surnommé par ses habitants « Burundi State », du fait du grand nombre de Burundais y vivant, une dizaine de personnes rencontrées par l’AFP se disent d’accord avec le président Ruto.

Ces personnes affirment que les Burundais prennent le travail des Kényans. Ce en acceptant des salaires deux fois inférieurs. Tout en occupant leurs logements dans lesquels ils s’entassent.

« Les Kényans ne sont pas racistes quand ils parlent comme ça », soutient Ann Kerubo, une commerçante, qui estime que « la vie au Kenya est maintenant tellement difficile« , à commencer pour les Kényans.

Vice-présidence : Atanga Nji dénonce une « chasse aux sorcières »

Paul Atanga Nji monte au créneau face aux critiques sur la création du poste de Vice-Président de la République. Dans une tribune, le ministre de l’Administration territoriale défend cette réforme et estime qu’il est temps de mettre fin à la « chasse aux sorcières » autour de cette nouvelle fonction.

La création du poste de Vice-Président de la République continue de susciter des réactions au Cameroun. Face aux critiques de certains acteurs politiques, Paul Atanga Nji prend position. Dans une tribune, le ministre de l’Administration territoriale défend la réforme portée par le président Paul Biya. Il revient notamment sur son adoption par le Parlement et répond à ceux qui contestent cette nouvelle fonction.

Pour Paul Atanga Nji, la polémique a assez duré. Il estime qu’« il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président ».

L’intégralité de sa tribune :

« Lors de sa cérémonie de prestation de serment, le 6 novembre 2025, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, le Grand Visionnaire, avait déclaré :

« Nous devons également soumettre au Parlement certaines réformes qui permettront à l’État de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement. » Comme toujours, le chef de l’État dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Ainsi, S.E. Paul Biya a présenté devant le Parlement, qui siégeait en mars 2026, un projet de loi visant à modifier la Constitution.
Le principal changement était la création du poste de Vice-Président de la République.
Au lieu de saluer cette innovation majeure dans le fonctionnement de nos institutions, certains dirigeants de l’opposition, soutenus par les médias et des ONG agissant sur ordre, alimentent d’étranges débats dans le but de la discréditer.
Il se dit qu’un homme politique, victime de ses propres méfaits, aurait adressé une pétition à l’Union africaine (UA) pour s’opposer à la création du poste de Vice-Président.
Certains parlent de l’introduction d’un ticket présidentiel dans l’élection présidentielle.
Pourquoi le Cameroun devrait-il se préoccuper de ce qui se passe ailleurs ? Le président Paul Biya n’avait-il pas déjà averti que « le Cameroun est… »

« Le Cameroun , un pays maître »

… « le Cameroun », un pays maître de son propre destin, qui ne suit pas aveuglément les autres sans tenir compte de ses propres réalités ? En ma qualité de ministre de l’Administration territoriale, j’ai eu le privilège de présenter au Sénat et à l’Assemblée nationale, réunis en session conjointe, les amendements au Code électoral relatifs à la création du poste de Vice-Président de la République.
J’ai expliqué aux élus de la nation les mérites de l’initiative du chef de l’État. Les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat ont adopté les projets de loi du gouvernement à une très large majorité. Conformément aux dispositions légales en vigueur, les textes ont été promulgués par le chef de l’État. Toute controverse orchestrée par des acteurs politiques — principalement ceux de l’opposition — est vaine.
Je pense qu’il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président. La politique de la nation est définie par le chef de l’État. En vertu de ses prérogatives et de son pouvoir discrétionnaire, le chef de l’État nomme des personnes à des fonctions civiles et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nommées à tout moment.
Ces dispositions sont inscrites dans la Constitution et doivent être prises en compte.
De plus, Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire.

« Le chef de l’État avait raison »

Dans mon livre, publié avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et intitulé « 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Understanding the Meaning of My Ongoing Struggle for Respect for Republican Legality », j’ai souligné que trop d’événements avaient démontré que le chef de l’État avait raison.
Il est dans notre intérêt de suivre la voie tracée par Son Excellence Paul Biya, qui a plus de 30 ans d’avance sur nous tous — hauts responsables de la République, hommes politiques, dirigeants de la société civile et autres. Son Excellence Paul Biya possède cette capacité extraordinaire de voir aujourd’hui les obstacles que nous autres, et particulièrement ceux qui font du bruit, ne verront que dans 20 ou 30 ans, quelles que soient nos appartenances politiques.
C’est la marque d’un homme d’État exceptionnel : Son Excellence Paul Biya, la force de l’expérience et de l’espoir, qui, en créant le poste de Vice-Président, a une fois de plus eu raison. Ayons le courage et l’honnêteté de reconnaître ce qui est bon pour notre pays.
S.E. Paul Biya avait déjà averti ses opposants en 1992 : « Vous ne devez pas jouer avec le Cameroun » (Cameroon Tribune, 12 octobre 1992).
En 2026, cet avertissement du chef de l’État demeure pertinent.
Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Il montre la voie ; nous devons le soutenir en tout temps et en toutes circonstances.
Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan»

Afrique : l’informel, entre survie et désordre étatique

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Trottoirs occupés, marchés improvisés, espaces publics saturés. De la Côte d’Ivoire au Nigeria en passant par le Sénégal. L’économie informelle façonne le paysage des métropoles africaines, au grand dam des gouvernements.

Face à la pauvreté, au chômage ou aux poids lourds administratifs. Ils sont des dizaines de millions d’Africains, à la recherche d’un avenir meilleur. A se tourner vers le travail informel pour joindre les deux bouts, hors du contrôle des États.

Ils sont mécaniciens, ferrailleurs, ouvriers, conducteurs de moto-taxis, vendeurs de rue… Et n’hésitent pas à investir les moindres pièces susceptibles d’accepter leurs activités.

L’AFP est allée à leur rencontre dans plusieurs villes africaines. Où leurs services abordables en font des acteurs économiques incontournables du quotidien du continent.

Dans une rue d’Abidjan. Des agents municipaux mènent une course-poursuite contre des vendeurs installés sur les trottoirs. Et jusque sur les routes pour certains.

Des scènes qui se répètent dans de nombreuses métropoles du continent. Où, leurs kiosques, chars, conteneurs, tables, étals à même le sol font partie du décor.

Contraint de déménager son garage informel à plusieurs reprises à cause d’opérations de démolition réalisées à Abidjan. Yacouba Sylla s’est toujours débrouillé pour trouver un autre endroit où le réinstaller.

Si ça ne dépendait que de lui. Ce mécanicien de 44 ans aurait opté pour beaucoup mieux. Un atelier en règle avec des installations modernes. Qui paye des impôts et postule pour des marchés.

Mais tout cela demande « beaucoup de moyens » ou un « accompagnement de l’État » qu’il n’a pas, explique-t-il à l’AFP, en plein dépannage d’un moteur déposé à même le sol, les mains tachées d’huile.

Estimée à plus de 60% de la population active au début des années 1970, la part d’Africains travaillant dans l’informel n’a cessé de croître ces dernières années pour atteindre désormais près de 83%, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

Autour de 90% de la population active est concernée en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Mali ou au Nigeria, tandis que le chiffre atteint 80% en République démocratique du Congo ou au Ghana.

La tentation du coup de balai

Sénégal : Ousmane Sonko exige l’arrêt des discours xénophobes

La trajectoire de développement de nombreux pays africains reste marquée par un « poids persistant de l’informel, l’absence d’entreprises capables de changer d’échelle et des opportunités insuffisantes de création d’emplois décents », soulignait le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) dans son rapport 2026 paru en juillet. Un poids qui limite l’impact de la croissance, ajoute l’organisme.

Alors face à cette situation, les gouvernements africains ont multiplié ces dernières années les mesures allant de la répression (démolitions, saisies de marchandises…) à l’accompagnement (formations, numérisation…).

Sans vraiment réussir à freiner son expansion, au contraire.

« La tâche n’est pas facile », reconnaît Yaya Doumbia, 1er adjoint au maire de Yopougon, plus grande commune d’Abidjan où les activités informelles sont particulièrement répandues et où une « brigade de salubrité » a été créée.

« Les trottoirs, le domaine public sont occupés. C’est un véritable défi », dit-il.

Pour l’économiste Guillaume Libye, les États africains « abordent le problème par le mauvais bout : la contrainte ». Il met également en cause une fiscalité lourde et de nombreuses tracasseries administratives pour se régulariser.

Au Nigeria, Lohbip El-Pius Binyir a réussi à établir son business dans un quartier huppé de la capitale alors que les commerces informels sont principalement confinés dans les quartiers pauvres d’Abuja. Le Nigérian de 35 ans y tient un point de transfert d’argent, en plus de proposer du pain, des biscuits ou des boissons.

« Il fallait bien commencer quelque part, alors je me suis lancé ici », dit-il à l’AFP, justifiant l’indulgence des autorités par l’entretien minutieux qu’il fait des lieux en rangeant son matériel chaque soir : un parasol, une table, un banc et un lecteur de carte bancaire.

Fruits, jus, vêtements, chaussures, arachides… Lobé Sarr s’est quant à elle essayée au cours de ces quinze dernières années à diverses activités, avant de finalement créer un petit restaurant en pleine rue, dans un quartier de Dakar.

« Tenir un commerce dans la rue est difficile » mais « au moins ça nous offre une activité et nous permet de gagner de l’argent pour subvenir à nos besoins quotidiens », confie à l’AFP ce trentenaire vêtu d’un tablier.

 L’absence d’autres perspectives

Afrique du Sud : Non à la vente aux enchères des affaires de Mandela

Comme eux, la plupart des personnes rassemblées par l’AFP disent s’être lancées par manque de choix.

Outre les petits vendeurs, l’informel concerne aussi un grand nombre de personnes employées sans contrat et sans protection sociale, dans l’artisanat, la sécurité, la restauration ou le nettoyage, en plus d’être généralement soumises à une grande précarité.

« C’est une économie de survie, la seule porte ouverte » pour de nombreux Africains, analyse Guillaume Liby qui cite parmi les causes un environnement institutionnel défaillant ou encore la forte croissance démographique sur le continent.

L’économie informelle est pourtant une potentielle manne financière : selon le FMI elle pèse jusqu’à 65% du PIB sur le continent.

Mais en l’absence de rentrées fiscales, c’est un manque à gagner considérable pour les États africains, soulignent de nombreux économistes.

Ces pays doivent, selon M. Liby, mettre en place des politiques qui incitent les acteurs de l’informel à se déclarer au fisc, faciliter l’accès aux financements et créer des infrastructures nécessaires pour accueillir les petits entrepreneurs.

En Côte d’Ivoire, la réduction du « poids important de l’informel », avec notamment la création d’un statut pour les petits entrepreneurs, fait partie des axes de l’ambitieux plan national de développement, dévoilé en juillet.

Les autorités s’inspireront elles de celles du Bénin où l’informel commence à reculer (de 97% à 85% des emplois), grâce notamment à une politique axée sur la construction de nouveaux marchés modernes et la réorganisation de grands espaces commerciaux ?

Cotonou vante une stratégie qui a permis à l’Etat d’augmenter ses recettes fiscales, en plus d’offrir de meilleures conditions de travail aux acteurs et de lutter contre l’insalubrité.

MRC : Tiriane Balbine Noah prend les commandes du parti

Après les démissions de Maurice Kamto et Mamadou Mota, le MRC ouvre une nouvelle période de transition. Tiriane Balbine Nadège Noah, jusque-là deuxième vice-présidente, assure désormais l’intérim à la tête du parti, en attendant la convention élective du 10 octobre 2026.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) change provisoirement de dirigeant. Tiriane Balbine Nadège Noah prend les commandes après une journée mouvementée au sein du parti. Le mardi 8 septembre 2026, Maurice Kamto a annoncé sa démission de la présidence nationale du MRC. Quelques heures plus tard, Mamadou Mota, premier vice-président, a également quitté ses fonctions.

Tiriane Balbine Noah assure l’intérim

Face à ces deux départs, la direction revient provisoirement à Tiriane Balbine Nadège Noah. Elle occupait jusque-là le poste de deuxième vice-présidente nationale. Le directoire du MRC a pris acte des deux démissions lors d’une réunion tenue le 8 septembre. Tiriane Balbine Noah assure ainsi la continuité du parti en attendant l’élection d’une nouvelle direction.

Cette responsabilité ne lui est pas totalement nouvelle. En 2019, elle avait déjà assuré l’intérim à la tête du parti. Maurice Kamto, Mamadou Mota et plusieurs responsables du mouvement se trouvaient alors en détention.

Déclaration des biens et des avoirs : un cadre du Mrc dénonce sa non application au Cameroun.

Qui est Tiriane Balbine Noah ?

Tiriane Balbine Noah a rejoint le MRC en 2018. La même année, le parti l’a élue deuxième vice-présidente lors de sa convention.

Elle a ensuite conservé d’importantes responsabilités au sein de la formation politique. Elle possède également une formation universitaire en sciences politiques et en histoire, selon plusieurs portraits publiés après sa prise de fonctions.

Son arrivée à la tête du MRC marque également un moment symbolique. Pour la première fois, une femme assure la direction du parti créé en 2012. Toutefois, Tiriane Balbine Noah n’est pas encore la nouvelle présidente élue du MRC.

Le directoire a annoncé la tenue d’une convention élective le 10 octobre 2026. Les militants intéressés pourront présenter leurs candidatures aux postes devenus vacants. Cette convention devra notamment désigner le successeur de Maurice Kamto.

Sénégal : Ousmane Sonko exige l’arrêt des discours xénophobes

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Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais s’est inquiété mardi 08 septembre 2026 de la montée de la xénophobie dans le pays. S’il condamne fermement ces discours. Le chef du gouvernement a toutefois rappelé l’exigence d’un strict respect des règles de séjour pour la population étrangère.

« Il faut que ça cesse. Nous ne pouvons pas être ce pays ouvert et qui a des ressortissants partout ailleurs (…) et qu’un discours de xénophobie (y) prospère », a exhorté Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Le 18 août, trois ONG dont Amnesty International Sénégal ont exhorté les autorités sénégalaises à « prendre des mesures » contre une « montée du discours xénophobe » dans les médias et sur les réseaux sociaux, visant des « communautés » établies au Sénégal.

Plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé ces dernières semaines des menaces et intimidations, relayées par les réseaux sociaux, à la rencontre de la communauté guinéenne, installée et travaillant au Sénégal depuis des décennies.

Le Premier ministre sénégalais présentait mardi devant le Parlement à Dakar son programme de gouvernement, après sa nomination fin mai par le président Bassirou Diomaye Faye.

Selon lui, ces discours « xénophobes » sont contraires aux valeurs et « coutumes » du Sénégal. « Nous sommes tous métissés. Nous avons tous des parents dans la sous-région. Cessons cette stigmatisation qui ne nous grandit pas », a-t-il martelé.

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M. Lô a toutefois souligné l' »urgence » pour les étrangers présents sur le territoire sénégalais de respecter les règles édictant leur séjour.

Il a annoncé un renforcement des contrôles aux frontières en améliorant le dispositif électronique en place.

Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, avait déclaré le 25 août ces propositions xénophobes en hausse dans le pays.

Le 17 août, lors d’une intervention dans un débat à l’Assemblée nationale, le député nationaliste Tahirou Sarr avait de son côté interpellé le ministre de la Justice à propos, selon lui, d’une « injustice vécue par des Sénégalais » dans plusieurs quartiers de Dakar en raison « à un envahissement par des mendiants étrangers ».

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Il a également accusé « des étrangers » de pratiquer la mendicité, le banditisme et la prostitution.

Une tendance inquiétante à l’échelle du continent

Les discours xénophobes se multiplient sur le continent africain ces derniers mois.

En Afrique du Sud, des manifestations antimigrants, parfois meurtrières, ont poussé à l’exode depuis des mois des dizaines de milliers de travailleurs étrangers.

Au Kenya, les récentes propositions du président William Ruto appelant les « étrangers gérants des petits commerces à fermer » ont provoqué un mouvement de panique au sein de certaines communautés étrangères. Mardi, les autorités du pays ont donné 90 jours aux commerçants étrangers pour se mettre en règle.

Afrique du Sud : Non à la vente aux enchères des affaires de Mandela

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En invoquant la préservation du patrimoine national. Le gouvernement sud-africain a saisi mardi 8 septembre 2026 la plus haute instance judiciaire du pays. L’objectif, faire exécuter un blocage sur la vente aux enchères d’objets personnels de Nelson Mandela prévue aux États-Unis.

Cette bataille judiciaire, engagée il y a quatre ans, porte sur 29 objets, allant de la carte d’identité du héros de la lutte contre l’apartheid à certaines de ses chemises emblématiques, et qu’une maison d’enchères américaine, en collaboration avec l’une des filles de Mandela, souhaite mettre en vente.

L’Agence sud-africaine des ressources patrimoniales (SAHRA) et le ministère de la Culture ont demandé à la Cour constitutionnelle de déclarer illégales la vente et l’exportation de ces pièces, car leur place est en Afrique du Sud.

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Ces objets « sont considérés comme des biens patrimoniaux et leur exportation sans autorisation était illégale », ont-ils fait valoir, selon un résumé de l’affaire publié par la Cour.

Initialement annoncée en 2021, la vente organisée par Guernsey’s, une maison d’enchères basée à New York, avait été suspendue en 2022 après une procédure engagée par la SAHRA pour reprendre le contrôle de certains de ces biens.

Après que la justice sud-africaine a donné son feu vert à la vente, celle-ci a de nouveau été annoncée en 2024, avant d’être une nouvelle fois suspendue, le gouvernement poursuivant ses démarches pour tenter de l’empêcher.

La Cour suprême d’appel a rejeté en janvier les objections de la SAHRA, estimant que l’organisme chargé de la protection du patrimoine « devait établir en quoi chacun de ces objets constituait un bien patrimonial », selon le résumé.

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Makaziwe Mandela, l’une des filles de Mandela, avait autorisé la vente afin de financer la construction d’un jardin commémoratif à proximité de la tombe de son père, dans le village de Qunu.

Parmi les autres objets figurent des vêtements, des écrits et des cadeaux offerts par des présidents américains, notamment Barack Obama et Bill Clinton.

Nelson Mandela a été élu premier président de l’Afrique du Sud démocratique en mai 1994 et a exercé ses fonctions jusqu’en juin 1999. Il est mort en décembre 2013 à l’âge de 95 ans.

Présidence du Mrc : Maurice Kamto démissionne

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Le professeur Maurice Kamto a annoncé  sa démission de la présidence nationale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). La nouvelle fait le tour de la toile depuis ce mardi 8 septembre 2026.

Une décision suivie de celle de Mamadou Mota, 1ᵉʳ vice-président. Des positions qui interviennent dans un contexte marqué par des tensions internes. Notamment à cause de son retour à la tête du parti. Et surtout de son statut au sein de la formation politique.

Maurice Kamto a démissionné

En fait, dans une correspondance adressée au Directoire du Mrc. Maurice Kamto a démissionné. Il a « décidé de démissionner des fonctions de président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ».

Et c’est dans « l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants. Et sympathisants, et du Peuple du Changement en général », peut-on lire dans cette brève correspondance.

Ainsi donc, cette décision prend effet à compter de ce jour. Seulement, aucun motif supplémentaire n’a été détaillé dans ladite correspondance. Et à sa suite, Mamadou Yakouba, premier vice-président, va déposer sa part. Pour lui, « cette décision, mûrement réfléchie, est dictée exclusivement par l’intérêt supérieur de notre parti face à l’acharnement. Et à l’oppression qu’exerce le régime à mon endroit…», lit-on.

Maurice Kamto annonce sa candidature à l’élection présidentielle 2025

Le leader naturel du Mrc

Alors, pour en arriver là, deux positions s’étaient dessinées. Il y a eu, d’un côté, certains responsables et militants soutenant que Maurice Kamto ne disposait plus de la qualité. Pour reprendre automatiquement ses fonctions de président national. Pour ces derniers, « son retour à la tête du Mrc devait être encadré par les textes et les procédures internes de la formation politique ».

Et de l’autre, des militants considérant Maurice Kamto comme le leader naturel du Mrc. Et estimant que son poids politique et son rôle historique dans la création. Et le développement du parti pouvait justifier son maintien ou son retour à la présidence.

Divergence d’opinions

Aussi, cette divergence d’opinions a nourri des discussions au sein de la formation politique. Également, elle a révélé des lignes de fracture sur la gouvernance du parti. Avec tout ce que cela comporte. Déjà, les langues se délient. Sur la toile, chacun y va selon leurs analyses.

En fait, la démission du Pr. Kamto vient relancer les interrogations sur l’avenir de la direction du Mrc. Aussi, certains s’interrogent sur les conditions dans lesquelles le parti entend organiser sa succession. Et clarifier le statut du fondateur et principal leader politique.

Pour l’heure, la lettre de Maurice Kamto ne laisse aucune suite des étapes de cette transition. Encore moins, les dispositions qui vont être prises pour assurer la direction du parti. Seulement un nom revient sur les commentaires. Celui de Tiriane Balbine Nadège Noah, qui est jusqu’ici deuxième vice-présidente.

Lettre de démission de Maurice Kamto

Féminicide, crise de masculinité ? : L’analyse de Dr Marcelle Simo

Dr Marcelle Simo est sociologue. Elle s’interroge sur le féminicide ou alors la crise de la masculinité. Et elle propose des pistes pour mieux comprendre ce que nous vivons ces derniers jours dans notre pays.

Le Dr Marcelle Simo est réputé pour ses prises de position contre les fléaux qui gangrènent notre pays. Dans une tribune abondamment relayée sur les plateformes digitales. Elle tente d’expliquer ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans notre pays.

« Pour mieux comprendre, il faut déjà dire que le mot féminicide, c’est un abus de langage. Car c’est le meurtre d’une femme parce qu’elle est femme. Ce que nous vivons ces derniers jours, c’est une véritable crise de masculinité. Sociologiquement, on explique sa recrudescence par 5 facteurs qui s’entrechoquent aujourd’hui », explique l’enseignante.

Évoquant « la crise du modèle de masculinité », elle estime qu’on a longtemps enseigné que l’homme doit dominer, pourvoir, contrôler. « Quand ce modèle s’effondre : chômage, femme qui gagne plus, femme qui demande le divorce, l’homme se sent humilié. C’est pour cela que l’on parle de masculinité en crise. Au lieu de se redéfinir, certains répondent par la violence pour restaurer l’ordre », explique la sociologue.

Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche

 Menaces de mort

Pour qui le féminicide n’arrive jamais d’un coup. Il y a une escalade : Insultes, contrôle (téléphone, sorties, argent). Gifles, isolement de la famille, menaces de mort… et meurtre. « Dans beaucoup de familles, on entend encore l’expression « supporte ». « C’est le mariage », « ne lave pas ton linge sale dehors ». Ce silence social autorise l’agresseur à continuer », estime le Dr Simo.

Cette dernière cite également les facteurs économiques et sociaux. Précarité, chômage des hommes, dépendance financière des femmes. Des facteurs qui, selon elle, les exposent aux frustrations.

Selon elle, vivre à 5,6, voire 7 dans une chambre favorise la violence, même symbolique. Il en va de même de l’alcool. La drogue qui provoque inévitablement des comportements violents non contrôlés et surtout nocifs pour l’entourage.

Comment prévenir un tel fléau social ?

« On gagnerait non seulement à dénoncer les bourreaux mais surtout à les afficher. Éduquer autrement dès l’enfance. Apprendre aux garçons que la force n’est pas la virilité, et aux filles qu’elles ont le droit de partir. Une véritable éducation conjugale. Protéger la séparation : le moment où elle quitte est le plus dangereux. Il faut des foyers d’accueil, un numéro d’urgence qui répond, une police formée qui accompagne, des services sociaux qui répondent aux exigences des victimes », préconise le Dr Simo.

Soulignons pour terminer que « le féminicide est une simple forme d’expression de l’échec du patriarcat qui ne réussit plus à contrôler par la norme, mais par la mort ».

Loum : Le maire Wambo blessé pendant des démolitions

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Le maire de Loum, Guy-Mesmin Wambo Kuate a été blessé mercredi pendant des opérations de démolition de commerces hors norme.

L’édile et ses collaborateurs ont été visés par des cailloux lancés par des individus mécontents. Plusieurs blessés ont été enregistrés dans les rangs des autorités communales.

Une première démolition sans heurt

La commune de Loum a initié une opération d’assainissement du centre-ville. Plus précisément, celle-ci consistait à démolir tous les commerces obstruant les rigoles et les drains afin de lutter contre les inondations. Dans ce cadre, les destructions étaient prévues le mercredi 2 septembre dès 6 heures du matin au quartier Manengwasa.

Le maire Guy-Merlin Wambo Kuate et ses collaborateurs sont descendus sur le terrain pour les superviser. Toutefois, les opérations ne se sont pas déroulées comme planifiées par l’autorité municipale.

En effet, après une première démolition sans heurt, l’équipe accompagnant le maire s’est déportée sur le second site à démolir. Où elle a été confrontée à une vive résistance de la part d’individus mécontents.

Le maire visé par des cailloux

Face à cette situation, ces individus ont ciblé le maire Guy-Mesmin Wambo Kuate ainsi que le conducteur de l’engin communal. Relatant la scène, ce dernier s’est exprimé au micro de Radio Équinoxe : « Lorsque j’ai fait la marche-arrière avec la machine, ils ont commencé à lancer des cailloux de toutes parts. En réalité, c’est moi qu’ils visaient, mais c’est le maire qui a tout encaissé en tentant de me protéger en même temps que lui-même. »

Le bilan humain est lourd : le maire Guy-Mesmin Wambo a été blessé à la main, à la cheville et à la tête. De plus, le prénommé Fabrice, conducteur de l’engin communal déployé pour les démolitions, a subi le même sort, tout comme le prénommé Barthélémy, chef du service d’hygiène de la mairie de Loum.

Loum : Le maire dans le jeu d’intimidation

Recours chez le préfet contre la mise en demeure

Ce dernier témoigne ainsi : « Ça fait plus de deux ans qu’on avait demandé à ces gens-là de ne plus obstruer la rigole pour l’écoulement des eaux. Cette fois-ci, il était donc question qu’on aille fermer ces rigoles avec l’engin. Cependant, les gars nous ont accueillis là-bas avec des cailloux en nous lançant : « Vous allez où ? » « Ça ne va pas se passer ici. »

Auparavant, la phase exécutoire des opérations de casse avait fait l’objet d’une mise en demeure, directement transmise par la mairie aux commerçants installés sur les drains. Avisés, les commerçants ont toutefois formulé un recours auprès du préfet du Moungo. L’un d’eux témoigne d’ailleurs :

« Ils (le maire et ses collaborateurs) nous ont donné la mise en demeure. Et nous avons fait recours auprès du préfet. Et on nous a demandé de rester tranquilles. Le préfet nous a demandé d’attendre pour qu’il y ait un consensus. Mais rien n’a été fait jusqu’à maintenant ».

Cyrille Sam Mbaka : « le pouvoir est coincé »

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Pour Cyrille Sam Mbaka, président national de l’Alliance des Forces progressistes (Afp), le pouvoir camerounais n’a pas d’alternative. Cyrille Sam Mbaka s’exprime également sur les prochaines élections législatives et municipales, et la dernière élection présidentielle. Notamment l’échec du consensus autour de la candidature unique d’Issa Tchiroma en 2025. Initialement portée par le Groupe de Douala.

Le tribalisme a pris des proportions inquiétantes au Cameroun. Quel regard portez-vous sur ce phénomène ?

Je dois dire que le tribalisme est quelque chose qui est très dangereux pour l’avenir de notre pays. Et tout cela est né de la politique. Parce que pour moi, il faut changer de paradigme. Il faut concevoir une politique qui, en même temps, permet aux Camerounais de se retrouver. De parler, de se connaitre et de travailler pour les mêmes causes.

C’est la raison pour laquelle j’ai mis en avant la commune. Nous en avons 360 et, sur les 360 communes, il y a le vivre-ensemble. Et ce vivre-ensemble doit se focaliser sur le développement de la commune, c’est-à-dire chose commune. Il faut que les habitants de cette commune fassent la différence entre le vivre-ensemble, la chose commune et la communauté.

Parce que la communauté vient de la politique pour diviser les Camerounais. Si on a compris que chaque commune a sa spécificité, alors, en ce moment-là, il n’y a plus de problème. Tout le monde travaille ensemble pour le bien-être et le vivre-ensemble de cette commune. Voilà comment je conçois cette approche qui est une approche salutaire.

Cameroun : L’AFP devant la justice après une plainte

Prenons le cas de Douala, qui est une ville essentiellement cosmopolite. Certains acteurs ont développé le concept de « Littoraliens ». Quelle est votre posture par rapport à ce concept ?

Moi, je ne suis pas contre le fait qu’il y ait des Littoraliens. Mais les Littoraliens, ça veut dire quoi ? Ça veut dire ceux qui occupent l’espace, qui se sont s’intégrés et qui veulent travailler pour le bien-être du Littoral. Puisqu’ils occupent cet espace. On fait avec les gens qui y sont. Donc en ne négligeant pas les spécificités parce que c’est une richesse terrible.

On ne peut pas tuer les spécificités de nos différentes communes, de nos régions et de notre pays. Donc c’est tout cela qui constitue cette richesse que nous devons exploiter. Mais les politiques ont trouvé un terrain où ils font de la tribu un élément essentiel pour le vote. C’est ça qui pose des problèmes.

Sinon, si nous prenons une ville comme Douala, 1960. Le maire de la ville, Tokoto Rudolphe. Ses adjoints, Fampou, etc. Des blancs, c’est-à-dire des Européens, faisaient partie de cette commune. C’est pour que vous voyiez que Douala 1er est bien tracé. Parce que tous ces gens-là travaillaient pour le bien-être de la commune, c’est-à-dire la chose commune.

Donc il faut comprendre qu’aujourd’hui ça a été dévoyé. Mais ça a aussi été dévoyé parce que le pouvoir en a profité pour diviser les Camerounais. Et les Camerounais, comme la division est la chose la plus facile, se sont engouffrés dedans. Oubliant qu’ils ont des enfants. Et que, dans 50 ans, le mélange ne permettra à aucun enfant de dire qu’il n’est pas du Cameroun. Parce qu’il y aura des mariages mixtes dans ce pays.

Il y aura pas mal de choses qu’ils vont faire. Alors la projection, c’est la première chose à laquelle un homme politique doit penser. Il ne doit pas penser à lui-même, il doit penser à demain : les enfants et les petits-enfants. Et quand on y pense, on comprend tout à fait que nous devons bâtir un Cameroun pour tout le monde. En gardant nos spécificités tout simplement.

Quand on a parlé comme ça, je crois que tout le monde peut comprendre. Je salue par exemple l’initiative du maire de la ville. Qui sait qu’il a toutes les populations qui sont avec lui ? Et qu’il faut discuter pour que tout le monde puisse mettre la main et travailler pour la ville de Douala. Ça pour moi, ça me rappelle la ville de Douala de 1960.

Vous faites allusion à la rencontre que le maire de la ville a initiée récemment avec certaines communautés ?

Oui, avec certaines communautés, les différentes communautés. Il initie des rencontres parce que lui-même est conscient du fait que le tribalisme risque de diviser et gâter sa ville.

Donc il prend sur lui de discuter avec les communautés pour voir que notre destin est commun. Et nous devons voir dans la même direction. Tout en n’oubliant pas que nous sommes dans un territoire donné, qui a des spécificités. Voilà ! C’est ça qu’il faut retenir.

Donc vous êtes d’avis avec les acteurs de la scène politique qui parlent du tribalisme d’État. Délibérément ourdi par les pouvoirs publics à des fins personnelles ?

Oui, c’est le pouvoir qui manipule. C’est le pouvoir de tout temps qui a manipulé. Ils n’ont pas commencé aujourd’hui. Ça s’est exacerbé aujourd’hui. Mais c’est eux qui ont été à la source de tout cela. Déjà quand vous faites tout pour qu’un leader ne reste que dans son territoire de naissance, c’est diviser les gens.

Quand vous voulez prendre des gens dans un gouvernement d’union. Et que vous ne prenez que des ministres qui appartiennent à la même région que le leader du parti politique. Tout ça c’est instrumentaliser le tribalisme. Mais c’est le peuple qui doit comprendre qu’ils n’ont jamais eu de problème. Qu’ils peuvent vivre ensemble.

Les pouvoirs publics ont initié une opération de recensement des populations qui se poursuit.

Pillage de l’or : Sam Mbaka appelle à un inventaire

Certains observateurs soupçonnent des manœuvres visant le redécoupage des circonscriptions électorales. Pour fragiliser celles qui ne lui sont pas acquises. Selon vous, ces manœuvres participent-elles aussi de cette logique du « diviser pour mieux régner » ? 

Tout ce que le pouvoir fait, actuellement, n’a aucune valeur pour moi. Pour la simple raison que c’est autour d’une table qu’on doit redéfinir ces choses. Nous l’avons essayé lors de la réunion tripartite. Mon ouvrage est là pour en témoigner, mais ça a été dévoyé. Donc on doit revenir aux fondamentaux.

Le Cameroun doit être bâti par nous tous pour nous tous. Ce n’est pas ce gouvernement qui peut procéder au découpage alors qu’on sait que c’est à des fins électoralistes. Donc c’est eux qui divisent pour essayer de garder l’hégémonie. Ce n’est pas pour le bien du Cameroun, c’est pour le bien d’une minorité au pouvoir. Ça, c’est connu.

Et ils vont au-delà parce qu’aujourd’hui, les Camerounais sont devenus des gens qui parlent du tribalisme. Alors qu’ils devraient chercher à résoudre les problèmes du tribalisme. Donc je ne suis pas dans la ligne où on passe son temps à dénoncer. Mais je suis plutôt pour qu’on trouve des solutions. C’est pour cette raison que je vous ai parlé des communes qui sont le vecteur de développement.

A partir des communes, on peut penser le développement du Cameroun. Il y a un seul président de la République, mais il y a 360 communes.

Législatives et municipales : l’alliance Mrc-Fcc maintenue   

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A quelques mois des législatives et municipales de 2027, les alliances se forment. L’opposant Jean-Michel Nintcheu a confirmé l’alliance entre son parti et le Mrc de Maurice Kamto. Dans la perspective des prochaines échéances. C’était dimanche pendant une opération de charme à Douala 3ᵉ. 

Sauf désagrément majeur, les élections législatives et municipales auront lieu en 2027. Au sein de l’état-major de certains partis politiques, l’heure est à la mobilisation. Aussi bien les partis de l’opposition que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir.

Prochaines échéances électorales

Et c’est le cas au Front pour le changement du Cameroun (Fcc). Un parti fondé par Jean-Michel Nintcheu après son éviction du Social Democratic Front (Sdf) de feu Ni John Fru Ndi. L’opposant était l’hôte des populations de Douala 3, dimanche 30 août 2026.

Il était en compagnie de ses principaux « lieutenants », son état-major. Jean-Michel Nintcheu n’a pas fait mystère de la participation de sa formation politique aux prochaines échéances électorales. L’opposant a ainsi réitéré la récente promesse faite aux Camerounais lors du comité directeur national de son parti.

L’alliance Mrc-Fcc

Toutefois, le Fcc n’ira pas seul. Il va concourir aux côtés de son allié le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Le président national du Fcc a reprécisé l’alliance entre son parti et celui du professeur Maurice Kamto. Son principal allié pour l’heure.

En effet, Nintcheu continue de soutenir une dynamique unitaire qui serait portée par Maurice Kamto. Avec pour objectif la conquête du pouvoir. « Tôt ou tard, Maurice Kamto sera président de ce pays », a-t-il déclaré dans son bastion de Douala 3ᵉ. Qui est également son quartier de résidence.

Cependant, le leader politique n’a pas précisé les contours de ladite alliance. Ni les circonscriptions dans lesquelles le Fcc compte briguer des sièges de députés ou de conseillers municipaux.

Législatives et municipales : L’honorable Nintcheu y sera avec le Fcc

L’unité de l’opposition 

Le 18 juillet dernier, le Fcc avait présidé, à Bonabéri à Douala 4ᵉ, le Comité directeur national de son parti. Il n’avait pas seulement annoncé vouloir participer aux législatives et municipales de 2027. Mais réitéré également l’urgence pour les partis de l’opposition de parler d’une seule voix.

Dans un contexte où le parti au pouvoir détient la majorité obèse, cet effort unitaire semble irréversible. C’est la seule option pour faire face au Rdpc selon le Fcc. Le comité de juillet dernier était la première sortie officielle depuis la présidentielle du 12 octobre 2025. qui avait consacré le huitième mandat du président Paul Biya, aujourd’hui âgé de 94 ans.

Mais pas visiblement prêt pour lâcher prise. Lors de cette échéance, le Fcc avait soutenu la candidature de Kamto. Via une plateforme dénommée Alliance pour le changement (APC). Malheureusement, la candidature de l’opposant Kamto avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Un millier de migrants secourus de l’atlantique en une semaine

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En l’espace d’une semaine fin août, plus de 1 000 migrants cherchant à gagner l’Europe depuis l’Afrique de l’Ouest ont été secourus en mer. L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur l’intensité des traversées sur la très dangereuse route de l’Atlantique.

« En seulement une semaine, fin août, 1.046 personnes exilées qui tentaient de rejoindre les îles Canaries (en Espagne) à bord d’embarquements de fortune ont été secourues », précise MSF dans un communiqué daté de lundi.
A la recherche d’un avenir meilleur en Europe et au péril de leur vie, de nombreux Africains tentent de rejoindre clandestinement le continent, les pays européens ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et renforcé les contrôles à leurs frontières.

Un bilan dramatique au large des côtes ouest-africaines

Pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali, des centaines de migrants ont ainsi été secourus ces derniers mois au large de la Mauritanie, tandis que des centaines d’autres sont morts ou portés disparus dans des naufrages.
Sept embarcations en Gambie, comptant en moyenne 150 migrants chacune, ont été secourues en mer par les gardes-côtes mauritaniens et sénégalais, indique MSF.
« Dans un état de santé critique, (les personnes secourues) ont été débarquées en , et prises en charge par les équipes médicales de MSF », explique le communiqué.

Des traversées éprouvantes et un lourd traumatisme physique et psychologique

Afrique : Dangote va lancer une introduction en bourse record et accessible à tous

« Après avoir longuement dérivé en mer. Les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême. De perte de connaissance, de fractures ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires », poursuit le document.
Selon l’ONG, « la plupart des survivants ultérieurs du Sénégal et de la Gambie. D’autres provenaient du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire ».
A bord des embarcations se trouvent 134 femmes. Dont une enceinte, et 88 mineurs.
« L’impacpsychologique sur les survivants est profond. Beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée », souligne MSF.

Une route migratoire toujours plus longue et périlleuse

Libye : Cinq suspects arrêtés après des attaques de drones

Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest. En majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe. En empruntant cette route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries. Ceci à bord d’embarcations surchargées, souvent vétustes.
Des milliers de personnes sont mortes ou ont disparu. En tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années.
Le récent renforcement des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc. A poussé les départs de pirogues vers les Canaries vers le sud. Depuis les côtes de Gambie, de Guinée-Bissau ou de Guinée, allongeant encore la durée des traversées. Et augmentant les risques pour les migrants.

Cameroun : Pénurie du gaz Sctm et du pétrole lampant

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Au Cameroun, les ménages font face à une grave pénurie de pétrole lampant et de bouteilles de gaz de marque Sctm. Le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur la situation. 

Au Cameroun, les vieux démons refont surface. Le secteur de la distribution des hydrocarbures est à nouveau confronté à une grave pénurie. Cette fois, il s’agit en particulier du gaz et du pétrole lampant. À en croire plusieurs ménages qui s’en plaignent. Alors que le faible pouvoir d’achat ne leur permet plus de s’offrir une nouvelle bouteille de ce produit.

Les bouteilles Sctm sont rares

En effet, depuis juillet dernier, les bouteilles Sctm sont rares dans les centres emplisseurs. Aussi bien dans les dépôts grossistes, les grandes surfaces que les boutiques de distribution. Les stations-service, elles non plus, n’en disposent pas. Sinon très peu et rarement. Du coup, les ménages utilisant le gaz et en l’occurrence la marque Sctm triment. Et sont aux abois.

Les consommateurs sont obligés de sillonner plusieurs points de distribution, parcourant parfois de très longues distances. Sans être sûrs de trouver des bouteilles de gaz Sctm. Les utilisateurs du pétrole lampant font face à la même galère. Cette source d’éclairage encore utilisée dans plusieurs localités non électrifiées est rare dans les stations-service. Toute chose qui ouvre la porte aux pratiques inflationnistes préjudiciables pour les ménages.

La Sctm très endettée

Ce alors même que le pouvoir d’achat de ceux-ci est déjà très faible. La rareté des bouteilles Sctm n’est pas une chose nouvelle. Depuis le décès de son fondateur, la Société camerounaise de transformation métallique (Sctm) traverse des turbulences. Notamment des graves perturbations dans l’approvisionnement du marché en ayant pour emballage cette marque. Conséquence, la pénurie est courante.

L’interprofession pointe la lourde ardoise financière de la société auprès du Groupement des professionnels du pétrole (GPP). En particulier auprès de la Société de dépôts pétroliers (Scdp), d’une part, et Tradex d’autre part. Deux marqueteurs aujourd’hui classés parmi les géants de la filière de distribution de gaz au Cameroun.

Le montant de la dette se situerait autour de 4 milliards de francs CFA. Les premiers signes de détresse chez la Sctm étaient apparus en 2015. Cette année-là, le marketeur voyait régresser ses parts de marché de 5 %. Passant de 38 % à 33 %.

Le Cameroun a son usine de production de bouteilles de gaz

Suspension d’approvisionnement

Un grignotage dû à la montée de nouveaux venus tels Tradex, une filiale de la Snh créée en 2013. Lors d’une réunion au ministère du Commerce, en 2015, Tradex pointait déjà l’insolvabilité de la Sctm. Le directeur général de Tradex, Perrial Jean Nyodog, à l’époque président du Gpp, menaçait même de suspendre les approvisionnements de la Sctm.

A l’époque, l’ardoise de la Sctm se chiffrait à environ 3 milliards Fcfa. Au titre de droits de transfert pour l’approvisionnement en produits pétroliers dus à la Gpp. Aujourd’hui, ces droits s’établissent à 4 milliards Fcfa. En outre, la suspension, qualifiée de provisoire il y a encore quelques années, est effective.

En effet, des sources affirment que c’est depuis mai que la Sctm n’est plus approvisionnée en gaz butane. D’où la pénurie actuelle. 11 mois après les émeutes de la faim de février 2008, le gouvernement avait officialisé une mesure pour lutter contre la pénurie de gaz.

Un problème d’interopérabilité

En effet, l’arrêté nº 006/PM du 12 janvier 2009 règlemente l’interchangeabilité des bouteilles de gaz domestique. Il fixe les modalités, les règles techniques et de sécurité relatives à l’implantation, l’aménagement et l’exploitation des dépôts de stockage.

« La mise en œuvre de l’interchangeabilité des emballages de GPL se fait dans le cadre d’un accord formel. Entre parties concernées, et conformément à la réglementation en vigueur », précise l’arrêté.

Seulement, ce principe d’interchangeabilité bute aux réalités de terrain. En particulier les commerçants. Ceux-ci estiment qu’un code de conduite doit être prescrit. Et ils redoutent en outre le déséquilibre dans la gestion de leur parc de stockage.

Yaoundé : Paul Biya instruit la collecte des ordures

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Le président de la République, Paul Biya, a instruit l’enlèvement des ordures ménagères à Yaoundé. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, l’a annoncé le 28 août 2026 à Yaoundé. C’était à l’ouverture d’une réunion interministérielle qui planchait sur la question de l’insalubrité dans la capitale.

Cela peut paraître comique. Et pourtant, le président de la République, Paul Biya, a instruit l’enlèvement des ordures ménagères à Yaoundé. C’est du moins l’annonce faite par Paul Atanga Nji le 28 août dernier à Yaoundé.

La responsabilité des maires

Le ministre de l’Administration territoriale présidait alors une réunion interministérielle. A laquelle a pris part la ministre du Développement urbain et de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtes. Au côté du ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam.

Les représentants du ministère des Finances étaient également présents à la concertation. Tout comme le gouverneur du Centre, Naseri Paul Bea, et le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent. Et les maires des sept communes d’arrondissement de Yaoundé.

La réunion avait pour but d’évaluer l’état des lieux et d’envisager des mesures en vue d’accélérer l’enlèvement des ordures. Pour la ministre de l’Habitat, un relâchement a été observé dans la dynamique d’enlèvement des ordures. Ce alors que la propreté était de retour dans certains quartiers grâce à certaines opérations ponctuelles.

Yaoundé Des investisseurs introuvables pour la collecte des ordures

Implication des sous-préfets

Célestine Ketcha Courtes a affirmé que la gestion des déchets ménagers à Yaoundé, incombe à tous. Tous les acteurs doivent s’y impliquer. En outre, les autorités ont examiné des contrats des entreprises prestataires. Et se sont penchés sur les difficultés financières auxquelles celles-ci font face.

Parmi les mesures, il y a la forte implication des sous-préfets et des maires des communes d’arrondissement. Qui devront désormais effectuer au moins deux descentes par semaine pour implémenter les solutions préconisées.

25 000 F CFA d’amende

Ces autorités devront renforcer leur implication dans le maintien de la propreté permanente de leurs communes respectives. Les deux principales sociétés impliquées dans la collecte sont Hysacam et Thiclop. Atanga Nji a demandé à ces entreprises prestataires de continuer la tâche en dépit des contraintes financières : « Il faut se mettre au travail et prendre les mesures appropriées pour assurer l’enlèvement des ordures. »

Descente dans les communes

Les autorités sont descendues sur le terrain pour toucher du doigt la réalité. Ils ont effectué l’escale à Total Melen, Nsimeyong-Victor Hugo. Ce sont des fiefs d’amoncellement de gigantesques monticules d’ordures qui obstruent des artères.

Le 1ᵉʳ août, le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, a effectué une descente dans les communes de Yaoundé III et Yaoundé VI. Pour implémenter les mesures prises en réunion interministérielle. En compagnie du préfet du Mfoundi, il a marqué une escale à Chapelle Nsimeyong, Chapelle Etoug-Ebe et Maison-Blanche à Biyem-Assi.

Le gouverneur a prescrit aux autorités la rigueur face à l’incivisme grandissant. En effet, toute personne surprise en train de jeter des ordures dans la rue sera frappée d’une amende. Le montant est de 25 000 FCFA.

Législatives/municipales : les Camerounais peu motivés à s’inscrire

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Les inscriptions sur les listes électorales en vue des prochaines législatives et municipales sont closes. A quelques mois des échéances prévues au premier trimestre 2027, l’on note un faible engouement des Camerounais à y participer.

En effet, au 31 août 2026, le fichier électoral affiche environ 8 millions d’électeurs enrôlés. Selon Elections Cameroon qui en a fait le point le 1ᵉʳ septembre à Yaoundé.

Les listes électorales ont été closes

Au premier trimestre 2027, les Camerounais iront aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers municipaux. Le 31 août dernier, les inscriptions sur les listes électorales ont été closes. Le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), Dr Erik Essousse, en a présidé la clôture officielle. Il s’est rendu à cette fin dans la commune de Ngoumou, à quelques kilomètres de la capitale Yaoundé.

Or, au moment de cette clôture, Elections Cameroon (Elecam) annonce des chiffres peu rassurants. En effet, l’organe en charge d’organiser les élections et les opérations référendaires enregistre seulement 252 830 nouveaux électeurs inscrits. Il s’agit des Camerounais inscrits entre début janvier et le 31 août 2026. Le directeur général d’Elecam, Dr Erik Esssousse, a fait le point des opérations le 1ᵉʳ septembre à Yaoundé.

Le corps électoral, quant à lui, est constitué de 8 238 778 électeurs. Et il ne s’agit là que de données brutes non encore toilettées, prévient Elecam. D’après la loi électorale, la liste toilettée au niveau des communes devra être disponible au plus tard fin octobre prochain. A l’échelle nationale, elle devait être rendue publique au plus tard le 31 décembre 2026.

Les séquelles du 12 octobre 2025

Maintenant que les inscriptions sont closes, on scrutera le comportement global de la poignée d’inscrits le jour du scrutin. On verra s’ils vont se mobiliser massivement le jour-j. pour obtenir l’alternance tant revendiquée. Or, si cette tendance venait à se répercuter, il y aurait fort à douter de la crédibilité dudit scrutin.

Pourtant, c’est vers cette tendance que l’on s’achemine. En effet, les Camerounais dans leur immense majorité semblent encore sous le choc. Beaucoup n’ont pas encore digéré les violences ayant émaillé la dernière élection présidentielle. Dont les séquelles sont toujours perceptibles.

Elle s’était tenue le 12 octobre 2025. Et avait consacré la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat à la tête du pays. Selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel. Des populations, majoritairement des jeunes, avaient manifesté leur ras-le-bol dans certaines villes camerounaises.

Vers la victoire de l’abstention et des élections peu crédibles     

Les forces de l’ordre et de défense avaient riposté avec la dernière énergie, et avec des moyens non proportionnels. C’est du moins l’avis qu’avaient émis des défenseurs des droits de l’homme. Tout porte à croire que les populations, y compris celles en âge de voter, ne s’en sont toujours pas remises. Qu’elles sont encore sous le choc de cette spirale de violence.

D’où la désaffection manifeste vis-à-vis de l’activité politique. Pourtant, la classe politique s’est mobilisée ces huit derniers mois, espérant inverser la courbe. Mais rien n’y a fait, manifestement. Alors que de nombreux experts et observateurs avancent le chiffre de 30 millions d’habitants, le corps électoral lui stagne.

En effet, Elecam et ses adjuvants peinent à mobiliser 9 millions de personnes inscrites sur les listes électorales. C’est-à-dire le tiers de la population potentielle du Cameroun. Une telle réalité pourrait jeter le discrédit sur les scrutins à venir. Il faudrait aussi craindre une large victoire de l’abstention le moment venu.

Afrique : Dangote va lancer une introduction en bourse record et accessible à tous

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Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique. Prépare l’entrée en bourse de sa méga-raffinerie nigériane dès la semaine prochaine. Cette opération historique vise à lever 1,4 milliard d’euros pour en faire la plus grande structure au monde. Tout en ouvrant son capital aux citoyens ordinaires. Découvrez les points clés de cette introduction en bourse et les enjeux de ce géant industriel situé aux portes de Lagos.

 En quoi consiste cette entrée en bourse ? 

L’introduction en bourse, qui débutera le 14 septembre, vise à attirer jusqu’à 10 millions d’actionnaires à travers l’Afrique. Les investisseurs pourraient bénéficier d’un minimum de 10 actions à 525 nairas, ce qui pourrait permettre de lever jusqu’à 2.150 milliards de nairas (1,4 milliard d’euros).

S’exprimant lundi lors d’un événement à Lagos pour signer les documents administratifs, M. Dangote a déclaré que la levée de fonds n’était qu’une partie d’un plan plus vaste.

Son objectif plus large est d’offrir aux Nigérians et aux Africains ordinaires la possibilité de détenir une participation dans ce qui serait le plus grand projet industriel du continent.

« Il ne s’agit pas tellement de lever des fonds. Il s’agit plutôt d’intégrer pleinement nos compatriotes africains à ce projet de raffinerie », a affirmé M. Dangote.

Il a dit souhaiter que cet investissement devienne un atout durable pour la population, comparant ses ambitions à celles du géant américain Amazon, dont les premiers actionnaires ont vu la valeur de leurs investissements croître considérablement.

« Nous créons de grandes entreprises » et « nous voulons partager ce plaisir avec le reste de l’Afrique », a-t-il assuré.

Quelle sera l’ampleur de cette introduction en bourse ? 

M. Dangote estime que l’opération, qui se clôture le 13 octobre, sera la plus importante introduction en bourse de l’histoire africaine.

La raffinerie a démarré ses activités en 2024 en périphérie de Lagos. C’est l’une des plus grandes raffineries à train unique au monde et elle est devenue un élément majeur de l’empire Dangote, dont les activités s’étendent de la production de ciment à celle de sucre et d’engrais.

Les recettes serviront en partie à financer l’agrandissement de la raffinerie, le groupe Dangote cherchant à accroître sa capacité de production et à consolider sa position de fournisseur essentiel de produits pétroliers raffinés. Le Nigeria est le premier producteur de pétrole brut d’Afrique.

Selon le projet d’expansion, la raffinerie deviendrait la plus grande du monde d’ici 2028. Dangote a également annoncé son intention d’étendre ses activités en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Namibie.

Que signifie cette entrée en bourse pour les particuliers ? 

Cinq choses à savoir sur le secteur pétrolier nigérian

L’introduction en bourse est conçue pour encourager la participation des particuliers et permettre aux personnes à faibles revenus d’y participer.

David Bird, PDG et directeur général du groupe Dangote, a déclaré à l’AFP que l’entreprise souhaitait placer les investisseurs particuliers au cœur de l’opération.

« C’est avant tout une introduction en bourse pour le peuple », a affirmé M. Bird. « Nous souhaitons encourager la participation des particuliers afin que tous les Nigérians, quels que soient leurs revenus ou leur statut social, puissent profiter de la création de richesse qui découlera de cet immense projet industriel et de cette entreprise qui non seulement fonctionne déjà à grande échelle, mais est en pleine expansion ».

La raffinerie Dangote de Lagos est « la raffinerie la plus moderne, la plus récente, la plus efficace énergétiquement, la plus automatisée et la plus riche en données au monde », a-t-il ajouté.

Éthiopie : Le Tigré conteste la médiation d’Obasanjo

L’entreprise se développe également dans d’autres pays africains, notamment avec des parcs de stockage en Namibie et un pipeline qui approvisionnera les marchés intérieurs mal desservis.

« Il s’agit véritablement d’une plateforme énergétique panafricaine », a souligné M. Bird.

L’analyste Bismark Rewane a indiqué à l’AFP qu’au lieu de dépenser leur argent dans les paris sportifs sur des clubs de football étrangers, investir dans l’offre de Dangote serait « bien plus rentable » pour les jeunes.

« Je vois cela comme une démocratisation de l’économie, par opposition à la démocratisation de la politique car jusqu’à présent, la démocratisation de la politique n’a pas été une réussite éclatante », at-il souligné.

Grand banditisme : 13 suspects interpellés à Newton Aéroport

Une opération de la gendarmerie a conduit à l’interpellation de 13 personnes le 27 août 2026 à Newton Aéroport, à Douala. Les forces de l’ordre ont également saisi 46 motos sans justificatifs, des téléphones, des poignards, des filons de gris-gris et plusieurs autres objets. Une enquête est en cours.

Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme, la gendarmerie a mené une opération à Newton Aéroport, à Douala. L’intervention s’est déroulée le 27 août 2026. La Compagnie de Gendarmerie de l’Aéroport International de Douala a conduit cette opération dite « coup de poing ».

Les gendarmes agissaient à la suite de renseignements concernant un parking clandestin. Selon les informations, ce lieu aurait servi de point de regroupement à un présumé gang de braqueurs. Au cours de l’intervention, les gendarmes ont interpellé 13 suspects. Ils ont également perquisitionné deux chambres que les personnes interpellées auraient occupées.

Les recherches ont permis aux forces de l’ordre de découvrir de nombreux objets. Parmi eux figurent 46 motos sans pièces justificatives, 42 sacs à dos et 17 valises. Les gendarmes ont aussi saisi 11 poignards, deux scies et 52 clés destinées au dépannage de motos. Ils ont également récupéré 27 téléphones portables et quatre appareils musicaux neufs.

Des stocks de bijoux, parfums, vêtements et chaussures neufs figuraient aussi parmi les objets saisis.

Insécurité à Douala : Un conducteur de moto se fait poignardé après la mise en garde du gouverneur.

Des documents d’identité découverts

Les gendarmes ont également découvert plusieurs documents administratifs et bancaires. Le bilan fait état de sept actes de naissance et 11 cartes nationales d’identité. Les forces de l’ordre ont aussi saisi trois cartes bancaires et deux cachets nominatifs. Enfin, elles ont récupéré neuf plaquettes de médicaments.

L’opération a également permis de saisir 21 « filons d’herbes » d’origines diverses et sept « filons de gris-gris », selon les termes du bilan communiqué par les forces de l’ordre. Après leur interpellation, les gendarmes ont conduit les 13 suspects dans leur unité. L’enquête doit maintenant déterminer leur éventuelle implication dans les faits qui leur sont reprochés.

Les enquêteurs devront également déterminer la provenance des motos, téléphones, documents et autres objets découverts. À la fin de la procédure, les autorités prévoient de présenter les suspects au parquet du Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo.

Libye : Cinq suspects arrêtés après des attaques de drones

Les autorités libyennes ont arrêté cinq personnes soupçonnées d’implication dans des attaques de drones contre des installations pétrolières et électriques. Ces attaques avaient notamment provoqué des incendies à la raffinerie de Zawiya en août. Le gouvernement dénonce un vaste plan de sabotage visant des sites sensibles du pays.

Les autorités libyennes ont arrêté cinq personnes soupçonnées d’implication dans des attaques de drones contre des installations pétrolières et électriques. Ces attaques avaient notamment provoqué des incendies à la raffinerie de Zawiya en août. Le gouvernement dénonce un vaste plan de sabotage visant des sites sensibles du pays.Les autorités libyennes ont annoncé dimanche l’arrestation de cinq personnes.
Elles les soupçonnent d’avoir participé à plusieurs attaques de drones en Libye. En août, ces attaques avaient notamment touché la raffinerie de Zawiya, dans l’ouest du pays. Des incendies avaient alors éclaté sur le site.

Cinq suspects arrêtés après les attaques

Le ministère de la Défense a mené une opération de sécurité et de renseignement. Cette opération a conduit à l’arrestation de cinq suspects, selon le gouvernement.

Le groupe comprend des Libyens et des étrangers. Toutefois, les autorités n’ont pas dévoilé leurs identités. Le gouvernement les soupçonne d’avoir participé à plusieurs attaques de drones. Les assaillants auraient notamment ciblé des réservoirs pétroliers à Tripoli et Zawiya. Ils auraient également visé la centrale électrique de Zawiya.

D’autres attaques auraient été préparées

Selon le gouvernement, l’opération a aussi permis de déjouer d’autres projets d’attaques. Les suspects auraient notamment préparé une attaque contre une centrale électrique située au sud de Tripoli. D’autres sites sensibles auraient également figuré parmi les cibles.

Par ailleurs, le gouvernement affirme que des responsables politiques, sécuritaires et militaires étaient également menacés. Les autorités dénoncent ainsi un « vaste complot visant les ressources du peuple libyen ». Pour elles, ces attaques ne constituent pas des incidents isolés. Elles s’inscriraient plutôt dans un plan de sabotage plus large.

La raffinerie de Zawiya ciblée en août

Le 11 août, une attaque de drone avait touché le site de Zawiya. Peu après, plusieurs incendies avaient éclaté dans la raffinerie. D’autres attaques avaient ensuite visé la zone au cours des jours suivants. La raffinerie de Zawiya occupe une place importante dans le secteur pétrolier libyen. Elle est la deuxième du pays.

La Libye possède les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique. Cependant, le pays traverse une longue période d’instabilité depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Aujourd’hui, deux exécutifs rivaux se disputent toujours le pouvoir.

À Tripoli, Abdelhamid Dbeibah dirige le gouvernement reconnu par l’ONU. À l’est, un autre exécutif siège à Benghazi. La famille du maréchal Khalifa Haftar exerce une forte influence dans cette partie du pays. Dans ce contexte, les nouvelles attaques contre des installations stratégiques renforcent les inquiétudes autour de la sécurité du secteur énergétique libyen.

rb/mdh

© Agence France-Presse

Kinshasa : 12 morts dans l’incendie d’un mariage

Un incendie survenu pendant une cérémonie de mariage à Kinshasa a fait 12 morts. Le drame s’est produit dans le quartier de Lingwala. Les autorités annoncent des contrôles dans les salles de fête après avoir relevé plusieurs manquements aux normes de sécurité.

Douze personnes sont mortes dans l’incendie survenu dans la nuit de vendredi à samedi lors d’un mariage à Kinshasa, capitale de la RDC, a annoncé le gouvernement dimanche. Samedi, la municipalité avait évoqué « une dizaine de décès et des blessés ».

Des opérations d’identification sont encore en cours, selon le ministère de la Communication de la République démocratique du Congo.

Vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes célébraient un mariage à Lingwala, dans le nord de Kinshasa. Soudain, un incendie s’est propagé et a provoqué la panique.

La mégalopole de plus de 17 millions d’habitants dispose par ailleurs de moyens de secours très limités.

Le gouvernement a affirmé ces dernières années sa volonté de renforcer les sapeurs-pompiers, sans amélioration significative jusqu’ici.

Bafoussam : Mariages collectifs le 10 octobre 2025

L’origine de l’incendie n’a pas encore été déterminée

Les autorités n’ont pas encore déterminé l’origine de l’incendie. Cependant, elles ont relevé plusieurs manquements aux normes de sécurité.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent une foule agglutinée dans un escalier étroit en tentant de rejoindre la sortie de l’immeuble et d’échapper aux flammes.

Le gouvernement a annoncé dimanche un « contrôle systématique » des lieux aménagés pour recevoir des manifestations publiques et « ordonné la fermeture immédiate » des établissements ne répondant pas aux normes. Des installations électriques défectueuses ou frauduleuses sont souvent en cause lors des incendies à Kinshasa.

cld/dth

© Agence France-Presse

Éthiopie : Le Tigré conteste la médiation d’Obasanjo

Les tensions remontent entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré. Le TPLF accuse Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l’Union africaine, de manquer d’impartialité dans sa médiation. Cette contestation intervient alors que la crainte d’un nouveau conflit grandit dans le nord de l’Éthiopie.

L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) Olusegun Obasanjo, qui tente d’apaiser les tensions entre le gouvernement fédéral éthiopien et les autorités rebelles de l’Etat régional du Tigré, n’est pas « impartial », ont accusé ces dernières, l’accusant implicitement d’oeuvrer pour le compte d’Addis Abeba.

Les tensions croissantes ces derniers mois entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et les autorités du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) – parti banni par Addis Abeba mais qui dirige de fait l’Etat régional le plus septentrional de l’Ethiopie – font craindre un nouveau conflit.

« Nous n’avons pas trouvé » en Olusegun Obasanjo »

Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria fut l’un des parrains de l’accord de Pretoria qui a mis fin en 2022 à deux ans de guerre sanglante à grande échelle ayant opposé le gouvernement fédéral au TPLF qui ont récemment tous deux massé des troupes de chaque côté de la frontière du Tigré.

Envoyé spécial de l’UA pour la Corne de l’Afrique, M. Obasanjo a, selon un diplomate de l’organisation panafricaine, reçu récemment mandat de celle-ci pour mener des efforts en vue de ranimer l’accord de Pretoria, dont des points-clés sont restés lettre morte.

« Bien que nous restions fermement attachés à la paix et à un dialogue crédible, nous n’avons pas trouvé » en Olusegun Obasanjo « le médiateur impartial et proactif que requiert la gravité de la crise actuelle », affirment les autorités du TPLF dans un communiqué publié tard dimanche et reçu lundi par l’AFP.

« Son comportement (…) suscite des questions de plus en plus sérieuses quant à savoir s’il agit de manière indépendante ou à la demande du gouvernement fédéral », poursuivent-elles.

Le gouvernement ne s’est pas exprimé publiquement

En juin et août derniers, M. Obasanjo a rencontré au Tigré les autorités tigréennes lesquelles ont déploré l’absence d’avancées. Le gouvernement fédéral ne s’est pas exprimé publiquement jusqu’ici sur la réactivation de la médiation de M. Obasanjo. Interrogée par l’AFP sur le communiqué du TPLF, l’UA n’a pour l’heure pas répondu.

Le TPLF a pris le pouvoir en Ethiopie en 1991 et en a dirigé l’Etat fédéral jusqu’à la nomination en 2018 de l’actuel Premier ministre Abiy Ahmed, avant d’être progressivement marginalisé par ce dernier. Le Tigré, qui comptait avant la guerre environ six millions d’habitants, est exsangue économiquement et plusieurs centaines de milliers de personnes sont toujours déplacées.

Les autorités fédérales ont procédé à plusieurs frappes de drone dans la région en août, touchant des cibles militaires, selon les données d’Acled, une ONG compilant des données sur des zones de conflit. Une frappe sur la capitale régionale Mekelle a également blessé plus d’une dizaine de civils.

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Cap-Vert : Au moins 25 morts dans un accident de bus

Le Cap-Vert est en deuil après un grave accident de bus survenu samedi sur l’île de Fogo. Au moins 25 personnes, principalement des enfants et adolescents, ont perdu la vie. Le gouvernement a décrété deux jours de deuil national, tandis qu’une enquête doit déterminer les causes du drame.

Le gouvernement du Cap-Vert a annoncé dimanche deux jours de deuil national après la mort d’au moins 25 personnes, principalement de jeunes enfants et des adolescents, dans un accident de la route survenu la veille sur l’île de Fogo.

L’accident a également fait plusieurs blessés, dont certains grièvement, samedi soir pendant le trajet en bus, selon Radio de Cabo Verde (RCV). Les familles ont inhumé toutes les victimes dimanche.

Les accidents de cette ampleur sont rares sur les routes globalement en bon état de cet archipel d’Afrique de l’Ouest de quelque 550.000 habitants, situé en plein Atlantique, au large du Sénégal. Selon plusieurs sources, le véhicule transportait une quarantaine de personnes, qui retournaient à São Filipe après une excursion à Cha das Caldeiras, près d’un volcan, le Pico do Fogo.

L’accident est survenu dans la localité de Campanas, dans les hautes terres du nord de São Filipe. Le bus aurait alors quitté la route et chuté dans un ravin d’une trentaine de mètres de profondeur, dans une zone rocheuse, avant de plonger dans une vallée difficile d’accès. D’après des témoignages recueillis par la radio publique, l’un des pneus a éclaté, faisant déraper le véhicule.

« Nous voulons analyser les mesures immédiates… »

« Nous voulons analyser avec les autorités locales les mesures immédiates à prendre » mais « nous avons déjà décrété deux jours de deuil national » à compter de dimanche, a réagi le Premier ministre cap-verdien, Francisco Carvalho, à la télévision publique TCV. « D’autres mesures seront prises », a-t-il ajouté.

Le président de la République, Jose Maria Neves, a déclaré au même média qu’il allait « demander une enquête » pour établir les « circonstances de l’accident ». « Maintenant, la priorité, c’est de se solidariser avec les familles des victimes« , a-t-il souligné.

Une cellule de crise composée des trois mairies de l’île, du gouvernement, de la protection civile et de l’hôpital régional de Fogo s’est réunie dimanche après-midi afin de déterminer les mesures à prendre, notamment pour le soutien psychologique des familles et la prévention des accidents de la route. Les organisateurs avaient prévu ce voyage en dehors du cadre scolaire.

Le délégué du ministère de l’Éducation à São Filipe, José Pedro Gonçalves, a précisé à la presse que les organisateurs avaient prévu ce voyage en dehors du cadre scolaire.

Le chauffeur, qui figure parmi les personnes ayant péri, organisait cette excursion chaque année généralement avant la rentrée, en tant que cadeau fait aux élèves qu’il transportait en période scolaire. Parmi les 13 blessés pris en charge à l’hôpital régional de l’île de Fogo, quatre étaient dans un état préoccupant dimanche soir.

« Notre principal but maintenant est de sauver la vie des blessés hospitalisés. Si nécessaire, nous les transférerons ensuite vers l’hôpital de Praia« , a déclaré sur place le ministre de la Santé, Lucio Fernandes.

« Il va falloir acquérir des moyens de protection civile adaptés à la typologie du terrain de chaque municipalité et mieux former les spécialistes en premiers secours », a par ailleurs estimé Francisco Carvalho.

Un enfant de 6 ans a pu quitter l’hôpital

Un enfant de 6 ans a pu quitter l’hôpital régional de Fogo et une femme enceinte, « psychologiquement bouleversée » et toujours hospitalisée a survécu avec son bébé sans présenter de blessures graves, selon un médecin sur place.

Des corps sans vie et des blessés, dont la plupart « avaient des lésions traumatiques », avaient commencé à arriver samedi entre 23 heures et minuit, heures locales, a-t-on appris plus tôt à la télévision publique. Les opérations de secours se sont déroulées toute la nuit de samedi à dimanche.

Sept victimes ont été inhumées dès l’aube, en raison de l’état des corps. Le président de la République, le chef du gouvernement et des ministres se sont rendus dimanche sur l’île de Fogo. Ils ont assisté aux funérailles des 18 autres victimes à l’église de Sao Lourenço. Les proches ont ensuite enterré les victimes dans un cimetière voisin, selon un journaliste de l’AFP.

mln-bam/roc

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Quartier Ngousso : 20 personnes retrouvées dans un sous-sol

Trois jours après l’affaire d’Essos, une nouvelle découverte suscite des interrogations à Yaoundé. La gendarmerie a retrouvé vingt personnes, dont deux enfants, dans un sous-sol à Ngousso le 6 septembre 2026. Une enquête doit déterminer les circonstances de leur présence sur les lieux.

Une nouvelle affaire interpelle les habitants de Yaoundé V. Le 6 septembre 2026, la gendarmerie est intervenue dans une concession située à la Montée Mosquée, à Ngousso. L’opération aurait fait suite à une alerte donnée par des riverains. Les forces de l’ordre seraient intervenues avant le lever du jour.

Sur place, elles ont découvert 20 personnes. Le groupe comptait dix femmes, huit hommes et deux enfants. Les deux enfants sont âgés de six et sept ans. Les 20 personnes se trouvaient dans un sous-sol au sol en terre battue. Selon les informations disponibles, cet espace servait également de lieu de culte. Le local serait lié à une organisation religieuse appelée  » Mercy of God Ministry« .

La découverte a rapidement attiré des habitants autour de la concession. Le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, serait alors intervenu pour calmer les riverains en colère. Pour l’instant, les autorités doivent encore déterminer pourquoi ces personnes se trouvaient dans ce sous-sol. Elles y séjournaient volontairement ou contre leur gré ?

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« Mercy of God Ministry » déjà fermée en 2020

Le nom de Mercy of God Ministry avait déjà attiré l’attention des autorités camerounaises. Selon plusieurs sources, cette organisation religieuse avait fait l’objet d’une fermeture administrative en avril 2020. Les faits s’étaient produits à Nkoabang, dans le département de la Mefou-et-Afamba.

Les autorités évoquaient alors un défaut d’autorisation nécessaire pour mener ses activités. Une centaine de fidèles avaient dû quitter les lieux et le responsable de la structure n’avait pas été retrouvé lors de cette opération.

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Un lien avec l’affaire d’Essos ?

La découverte de Ngousso intervient quelques jours seulement après une autre opération à Essos. Le 2 septembre, la police avait découvert une dizaine de mineures dans une concession fortement barricadée. Deux femmes présentes dans la maison avaient également été interpellées.

Les policiers avaient découvert des dortoirs, des vivres, des vêtements et des jouets pour enfants. Le ministère des Affaires sociales a depuis annoncé des investigations concernant la situation de ces enfants. Des mesures de protection et de prise en charge psychosociale ont également été engagées.

Après la découverte de Ngousso, les enquêteurs chercheraient désormais à déterminer s’il existe un lien entre les deux affaires.

Rentrée scolaire 2026-2027 : Les classes reprennent à Douala

Après plusieurs jours de préparatifs, les élèves reprennent le chemin de l’école ce lundi 7 septembre 2026. À Douala, les établissements scolaires sont prêts à accueillir les apprenants pour cette nouvelle année.

C’est parti pour l’année scolaire 2026-2027. Ce lundi 7 septembre marque le premier jour de classe au Cameroun. À Douala, les établissements scolaires ouvrent leurs portes après plusieurs jours de préparatifs. À Logbaba, l’école inclusive « Les Étoiles Douceurs » avait notamment organisé une journée portes ouvertes avant la rentrée.

L’établissement accueille des enfants autistes et d’autres élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. Pour préparer leur arrivée, l’école a effectué plusieurs travaux. De nouvelles peintures ont notamment été réalisées. Balançoires, toboggans et autres équipements de jeux sont également disponibles dans l’espace réservé aux enfants.

Sécurité renforcée pour la rentrée

À quelques mètres, l’école primaire « La Réussite de l’avenir » a aussi préparé cette nouvelle année scolaire. L’établissement a notamment renforcé son dispositif de sécurité. Des caméras de surveillance ont été installées dans l’enceinte de l’école. Les enseignants ont également préparé la reprise des cours. « Les enseignants ont répondu présents ce lundi « , expliquait le directeur de l’établissement, Gafouet Emmanuel, avant la rentrée.

Des séances de travail sur les méthodes d’enseignement étaient également prévues. L’objectif était de mieux préparer les enseignants à l’utilisation du guide pédagogique.

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Les établissements secondaires également prêts

Les établissements secondaires ont aussi effectué leurs derniers réglages avant ce premier jour de classe. Au collège polyvalent Suzanna, l’administration s’est notamment concentrée sur les emplois du temps. Les cahiers de texte et le matériel pédagogique ont également été préparés.

« Tout le matériel pédagogique doit être prêt pour commencer l’année scolaire « , expliquait M. Bipoun Jean. Le censeur du collège insistait également sur la préparation des salles de classe et des sanitaires. L’établissement devait aussi organiser l’accueil et l’orientation des nouveaux élèves.

Une nouvelle organisation au collège Suzanna

Pour cette rentrée, le collège polyvalent Suzanna a également revu l’organisation de ses espaces. L’établissement compte désormais trois blocs d’enseignement. Un bloc accueille les élèves anglophones. Un autre concerne l’enseignement technique commercial. Le troisième bloc accueille les élèves de l’enseignement général. Cette organisation doit faciliter les déplacements des élèves au sein de l’établissement.

« Dans le passé, il y avait parfois de la confusion« , expliquait le censeur. Certains élèves devaient passer régulièrement d’un bâtiment à un autre.

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Les inscriptions se poursuivent

Malgré la reprise des cours, certaines démarches administratives peuvent encore se poursuivre dans les établissements. Avant la rentrée, parents et élèves étaient encore nombreux à effectuer des inscriptions et des régularisations. Au collège polyvalent Suzanna, l’administration avait également lancé une offre pour attirer de nouveaux élèves. La fondatrice propose un sac de riz de 25 kilogrammes à certains nouveaux inscrits.

Place désormais aux cours

Après les peintures, le nettoyage, les inscriptions et la préparation pédagogique, place désormais aux enseignements. Ce 7 septembre 2026 marque officiellement le début d’une nouvelle année scolaire au Cameroun. À Douala, élèves, enseignants et responsables d’établissements retrouvent donc les salles de classe.

Pour les nouveaux élèves, cette journée marque aussi la découverte d’un nouvel environnement. Pour les anciens, elle signifie les retrouvailles avec les camarades et le retour au rythme scolaire.