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Nécrologie : Le général Camille Nkoa Atenga n’est plus

Le Cameroun est en deuil. Le général de division Camille Nkoa Atenga, figure marquante de l’armée camerounaise et auteur de plusieurs ouvrages, est décédé le 10 mars 2026 à Yaoundé à l’âge de 86 ans, des suites de maladie.

Le général de division Camille Nkoa Atenga s’est éteint mardi 10 mars 2026 à Yaoundé, après plusieurs mois de maladie. Âgé de 86 ans, cet officier supérieur de l’armée camerounaise laisse derrière lui l’image d’un militaire rigoureux et d’un intellectuel engagé.

Né le 3 août 1940 à Okala, dans le département de la Lékié (région du Centre), il effectue ses études primaires à la mission catholique de Nlong avant de poursuivre sa formation secondaire au Collège Vogt et au lycée Joss de Douala, où il obtient le baccalauréat en 1961.

La même année, il intègre l’École militaire interarmées (EMIA), promotion « Réunification », marquant le début d’une longue carrière au service de l’armée camerounaise. Au fil des années, il occupe plusieurs fonctions de commandement. Il est successivement chef de section, commandant de compagnie puis commandant de bataillon à Buea. Il devient ensuite chef de division de la formation à l’EMIA et chef du secrétariat militaire.

En février 1993, il est promu général de brigade et nommé commandant de la deuxième région militaire à Douala. Il accède finalement au grade de général de division en septembre 2001.

Un homme de lettres

Mais le général Nkoa Atenga ne se distingue pas seulement dans la carrière militaire. Passionné de réflexion stratégique et d’écriture, il est également un homme de lettres.

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Il publie plusieurs ouvrages consacrés à la défense et aux enjeux géopolitiques africains, notamment Réflexion sur la stratégie de défense en Afrique (1980) et L’Afrique face à la paix dans le monde (1987).

Il s’illustre aussi dans le domaine littéraire avec plusieurs romans, parmi lesquels L’Enfant de la révolte muette (1999), Malinda, l’amour sur fond de rêve brisé (2002) et Le sorcier signe et persiste (2008). À travers ses écrits, il aborde les questions sociales, politiques et culturelles du continent africain.

La disparition du général Camille Nkoa Atenga suscite une vive émotion au sein de l’armée et du monde intellectuel camerounais. Officier respecté et auteur de plusieurs livres, il aura marqué plusieurs générations par son engagement au service de l’État et par sa contribution au débat intellectuel.

Droits des consommateurs : La société civile au front…

Outre la sensibilisation, la Fondation camerounaise des consommateurs décernera des prix. Dans les catégories médias, services et biens ce 13 mars 2026 à Douala.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale des droits des consommateurs La Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO)  entend sensibiliser davantage l’opinion nationale. A cet effet, elle  a le plaisir d’informer le public, les acteurs de la société civile. Et les médias de la tenue d’une grande conférence-débat à l’occasion de ladite Journée mondiale des droits des consommateurs.

Les besoins de la cause

Placé sous le signe de l’échange et de la transparence. Cet événement majeur se déroulera le lundi 16 mars 2026 à Douala, la cité économique. Un programme axé sur les préoccupations quotidiennes des Camerounais a été établi. Pour les besoins de la cause.

Face aux enjeux économiques actuels, la FOCACO réunira des experts. Des régulateurs et des leaders d’opinion. Pour débattre de thématiques essentielles à la protection du citoyen . Économie et pouvoir d’achat : quel est le véritable pouvoir du consommateur face au marché ? Normes et qualité : le rôle de l’ANOR dans la protection des consommateurs. Santé et nutrition : les conseils pour une alimentation équilibrée avec les experts de Nestlé.

Distinctions : Dans les secrets des Focaco Awards

Un panel de prestige

Pour répondre convenablement aux préoccupations des uns et des autres. Un panel d’intervenants de prestige triés sur le volet  a été retenu. Des sources, la modération sera assurée par l’Honorable Marlyse Douala Bell. Les débats seront enrichis par les interventions du Dr Edimo Mongory (économiste), du délégué régional de l’ANOR et des représentants de grandes entreprises.

« Les représentants des médias sont chaleureusement conviés à couvrir cette journée d’échanges. Des opportunités d’entretiens avec le président national de la Focaco et les différents experts seront possibles à l’issue des sessions. La conférence se clôturera par une remise d’attestations de participation, suivie d’un cocktail de réseautage », nous confient des sources au sein du comité d’organisation.

Promotion de la qualité

A noter que la Fondation camerounaise des consommateurs œuvre au quotidien pour la défense des intérêts des usagers, la promotion de la qualité des services et le respect des droits fondamentaux des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.

À l’occasion de cette journée mondiale des droits des consommateurs, elle va troquer ses dossiers juridiques contre des nœuds papillon et des robes de soirée pour la 10ᵉ édition des Focaco Awards.

Au programme du show avec des artistes à la renommée confirmée….. et des remises de prix dans les catégories Médias, Services et Biens. « Parce qu’il faut bien récompenser ceux qui font des efforts (et pointer du doigt les autres, avec élégance).  C’est le seul moment de l’année où le consommateur n’a pas besoin de comparer les prix avant de se servir. Parce que le consommateur est Roi, mais le 13 mars, il sera aussi la Star », nous annonce le comité d’organisation des Focaco Awards.

Fédération congolaise de football: le président condamné à perpétuité avec son épouse et son fils

Ce 10 mars 2026, la justice congolaise a condamné,  le président de la Fédération congolaise de football, Jean-Guy Blaise Mayolas, à la prison à perpétuité pour blanchiment d’argent, détournement de fonds et faux en écriture.

Le football congolais traverse une zone de fortes turbulences. La justice de la République du Congo a condamné ce mardi 10 mars, le président de la Fédération congolaise de football (Fecofoot), Jean-Guy Blaise Mayolas, à la prison à perpétuité. Le verdict est tombé à l’issue d’une audience très attendue. Il intervient après huit mois d’enquête autour d’une vaste affaire de corruption liée à la gestion financière de l’instance dirigeante du football congolais.

Les juges ont reconnu Jean-Guy Blaise Mayolas coupable de blanchiment d’argent, de détournement de fonds et de faux en écriture. Les investigations avaient été ouvertes à la suite de révélations du journaliste Romain Molina. Selon les éléments du dossier, l’ancien dirigeant est notamment accusé d’avoir détourné près de 1,3 million de dollars issus de fonds de la Fifa, soit environ 780 millions de Fcfa.

Ancien inspecteur du Trésor

Absent lors de l’audience, Jean-Guy Blaise Mayolas a été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. La même peine a également été prononcée contre son épouse et son fils dans cette affaire. La décision judiciaire marque ainsi un tournant majeur pour la Fédération congolaise de football.

Depuis plusieurs mois déjà, cette affaire de corruption jetait une ombre sur la gestion de l’instance sportive. Dans le même dossier, d’autres responsables de la fédération ont également été reconnus coupables. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete, et le trésorier, Raoul Kanda, ont écopé chacun d’une peine de cinq ans de prison ferme.

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La justice a estimé que leur implication dans la gestion frauduleuse de la fédération était suffisamment établie. Les condamnations prononcées visent ainsi plusieurs niveaux de responsabilité au sein de l’administration de la Fecofoot.

À la suite de ces décisions, l’instance faîtière du football congolais devra désormais se réorganiser. Elle devra notamment désigner un nouveau président, ainsi qu’un nouveau secrétaire général et un nouveau trésorier. Jean-Guy Blaise Mayolas dirigeait la Fédération congolaise de football depuis le 3 octobre 2018. Ancien inspecteur du Trésor âgé de 63 ans, il aura occupé cette fonction pendant près de huit ans.

Sa condamnation met brutalement fin à son parcours de dirigeant sportif. Celui qui avait su s’imposer dans les cercles du football congolais et africain quitte désormais la scène par la petite porte.

Sm Eke Mateke : « Cette décision apporte un apaisement »

Sa majesté Gérard Eke Mateke est le chef traditionnel de 3ᵉ degré du village Yandom dans l’arrondissement de Dibombari, département du Moungo, région du Littoral. Il a accepté de répondre à nos préoccupations, relatives à la réforme foncière qui entre en vigueur dès le 1ᵉʳ avril 2026.

Le ministre de l’administration, le ministre des domaines et des affaires foncières a lancé, une réforme foncière. Impliquant les chefs traditionnels de 3ème degré, notamment dans la livraison, des attestations provisoires. Qu’est-ce que ça vient changer ça ?

Tout en vous remerciant de l’opportunité que vous me donnez d’apporter un petit commentaire. Sur la décision du ministre des domaines, du Cadastre et des affaires foncières. Je voudrais d’abord me réjouir de cette décision qui apporte un apaisement. Sur les inquiétudes des autorités traditionnelles que nous sommes.

Avant, la gestion foncière qui se passait dans nos villages respectifs se faisait en dehors de nous-mêmes. Les membres de l’administration, d’une manière générale, procédaient à du n’importe quoi. Sans même tenir compte qu’il y a un chef traditionnel dans la localité. Nous pensons que c’est une mesure qui vient réconforter la position de l’autorité traditionnelle que nous sommes.

Et désormais, nous mettre face à nos responsabilités dans la gestion foncière des terres que nous avons dans nos villages. Donc bravo à ce membre du gouvernement, qui a considéré cette fois-ci l’autorité traditionnelle.

Sa Majesté, vous vous frottez les mains. Parce que comme le ministre n’a pas déterminé le montant à payer, ça va aller dans tous les sens. Ce sera à la tête des individus !!!!

Non, ça ne peut pas aller dans tous les sens. Il y avait déjà une pratique coutumière qui existait. Pour la signature de ce que nous appelions une attestation coutumière, qui malheureusement n’était pas reconnue au niveau de l’administration. Et je sais que lorsqu’il y a un texte qui est lancé comme ça, d’autres mesures vont suivre. Pour bien encadrer son applicabilité pour qu’il n’y ait pas de dérive sur le terrain.

Mais d’une part, les chefs traditionnels sont quand même des hommes d’honneur et de bon sens. Je ne crois pas que nous allons appliquer les prix qui vont couper les têtes des différents solliciteurs.

Village Yandom-Dibombari : Un pistolet dans l’eau

Est-ce qu’il ne faut pas craindre, Sa Majesté, que le chef traditionnel se substitue désormais aux agents de cadastre ?

Non, pas du tout. Je crois que chacun joue sa partition et chacun reste dans son couloir. Le texte est clair. Le chef traditionnel vient juste certifier l’appartenance de celui qui est demandeur.

Parce qu’on a vu plusieurs cas dans nos localités. Quelqu’un se réclame d’appartenir à une parcelle. Et nulle part, il n’est répertorié dans les registres de la chefferie. Même au village, personne ne le connaît.

Donc, je crois qu’en associant l’autorité traditionnelle, c’est pour non seulement apporter plus de clarté. Et vouloir que les choses se déroulent avec moins de procès à l’avenir. Le chef étant d’abord le premier garant foncier de son village, bien entendu, après l’État. Parce que toutes les terres appartiennent à l’Etat.

Donc le chef devra seulement jouer sa partition. Pour certifier qu’effectivement la parcelle qui est sollicitée par le requérant est bel et bien la sienne. Ou alors il y aurait une quelconque opposition. Ou quoi que ce soit, je ne sais pas trop.

Comment vous allez faire quand on sait que les terres se font rares dans les villages ? Et vous allez donc donner des attestations à qui finalement?

Non, il existe des terres. Il y avait juste un désordre total dans la gestion de ces terres. Maintenant que nous sommes associés, je crois que nous allons remettre de l’ordre. Avec l’administration pour qu’il n’y ait plus cela.

Nous devons éviter aux ministres des domaines un procès inutile. Parce que comme je vous l’ai dit plus haut, le chef du village est le premier garant foncier dans son village. C’est lui qui est à même de certifier ou de prouver que telle parcelle ou telle superficie appartient à un tel individu ou à une telle famille.

Alors les villageois ne peuvent-ils pas craindre. Quand on sait que les chefs aujourd’hui sont les amis des politiciens parfois très puissants ? Est-ce qu’il ne faut pas craindre les copinages avec des chefs qui ne sont plus neutres ?

Vous savez que le chef est d’abord apolitique. Il n’est pas chef d’un X ou d’un Y. Il est le chef de tout le monde. Et pour cela, comme c’est un homme de bonnes mœurs et libre, je crois qu’il y aurait moins de problèmes de ce côté étant entendu qu’il sait que si ça se déroule mal, la responsabilité peut être engagée par la suite.

Sa majesté, vous êtes d’accord avec nous que la plupart des chefs sont les suppôts du pouvoir. Comment est-ce qu’on va garantir cette impartialité ?

Il faut dire que le chef du village ne travaille pas seul. Il travaille avec tout un conseil de notables et même des chefs de famille. Et lorsque vous prenez toute cette association et cette union de toutes ces personnes. Je crois qu’il y a beaucoup de chance que l’erreur soit quand même moindre.

Vous êtes chef de 3ème degré du village Yandom et parlant Pour ce qui est de la gestion foncière. Quelle est la politique que vous avez mise sur pied pour qu’il n’y ait pas de dilapidation des terres ?

Dans un premier temps, nous avons mis fin à la signature de ce qu’on appelait les attestations coutumières. Elles sont interdites à Yandom. Il y a un recensement qui est en train d’être fait. Le recensement des terres et des différents propriétaires. Nous avons instruit les chefs de famille de recenser dans leur famille tous ceux qui sont en possession des terres et qui n’ont aucun document qui prouve leur appartenance.

Et que lorsque ce travail sera fini, nous allons descendre sur le terrain. Pour vérifier ces terres et maintenant établir au niveau du village l’appartenance de telle ou de telle.

Sa majesté Eke Mateke, chef Yandom

Gestion foncière au Cameroun : Les chefs traditionnels impliqués

Les chefs traditionnels sont désormais habilités à délivrer des titres fonciers provisoires dès le 1ᵉʳ avril 2026. Deux documents ont été institués. En effet, les chefs traditionnels de 3ᵉ degré vont délivrer des attestations foncières provisoires sur les terres relevant du domaine national.

Il s’agit entre autres de l’Attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers (ARDFC). Et l’Attestation de jouissance paisible des terres (AJPTER). Des documents pour servir de preuve initiale d’occupation ou d’exploitation, en attendant l’obtention du titre foncier.

Procédures d’immatriculation lentes

Comme on le sait tous, les problèmes fonciers au Cameroun, sont la source de conflits sociaux et d’engorgement des tribunaux. On parle de plus de 50% des affaires qui sont le résultat d’une superposition bien complexe. Entre le droit moderne et le droit coutumier. C’est en même temps les raisons des procédures d’immatriculation lentes et coûteuses. On peut ajouter à cela, la pression démographique.

Pour revenir sur la question de droit, le duel entre droit coutumier et droit moderne fait ressortir le conflit. Entre la propriété coutumière donc traditionnelle et le droit moderne est fondamental. Ainsi donc de nombreuses terres sont occupées sans titre foncier, rendant leurs occupants exposés aux expropriations.

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90 % de litiges

Dans l’analyse de la situation, les experts sont catégoriques. Pour eux, « le titre foncier est la seule preuve officielle de propriété. Mais sa procédure d’obtention est jugée complexe, longue et onéreuse. « Environ 90 % des litiges concernent des irrégularités dans la procédure d’immatriculation directe », explique Me Richard Lobè. Un expert des démarches foncières.

Pour ce dernier encore, les conflits sont nombreux. Il va d’ailleurs les classer. « En ce qui concerne les types de conflits fonciers dans les communautés, nous avons, les conflits intrafamiliaux. Les conflits inter-lignagers, les conflits inter-villageois. Les conflits extra-familiaux autour de la cession des domaines », va-t-il nous dire.

Un ensemble de choses qui a suscité la réaction des acteurs de la société civile et même des experts. Qui vont appeler à la réforme foncière pour, disent-ils unanimement, « mieux protéger les droits coutumiers. Décentraliser la gestion des terres et réduire les fraudes ».

Un cri d’alarme entendu certainement par Henri Eyebe Ayissi. Le Mindcaf va signer le 20 février 2026, une circulaire. Autorisant les chefs traditionnels de 3e degré à délivrer des attestations foncières provisoires sur les terres relevant du domaine national. En effet, deux documents sont institués. Il s’agit de l’Attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers (ARDFC) et l’Attestation de jouissance paisible des terres (AJPTER).

Réconforter la position de l’autorité traditionnelle

Une mesure salutaire. Selon Sm Gérard Eke Mateke, «…c’est une mesure qui vient réconforter la position de l’autorité traditionnelle que nous sommes. Et désormais, elle va nous mettre face à nos responsabilités. Dans la gestion foncière des terres que nous avons dans nos villages. Donc bravo à ce membre du gouvernement, qui a considéré cette fois-ci l’autorité traditionnelle. Les chefs ont chaleureusement accueilli la venue de ces documents intermédiaires », va dire le chef du village Yandom.

Certains parlent de « titres fonciers provisoires ». Pourtant, « avec lesdits documents, l’on ne devrait en principe pas prétendre faire des actes de cession devant notaire. Ceci est d’autant plus vrai que la circulaire du ministre des Domaines du Cadastre et des Affaires foncières. N’a abrogé aucune disposition antérieure interdisant toute transaction. Sur les dépendances du domaine national », va rétorquer Lionel Ayangma, professionnel de l’immobilier.

Gestion foncière

Assemblée nationale : Marlyse Soppo, la nouvelle doyenne d’âge

À l’ouverture de la session parlementaire ce 10 mars 2026, la députée Rdpc du Wouri-Centre, Marlyse Soppo Toute, âgée de 79 ans, a assuré la présidence provisoire de l’Assemblée nationale en qualité de doyenne d’âge.

L’Assemblée nationale du Cameroun a entamé ce jour sa session parlementaire de mars avec une nouvelle doyenne d’âge. La fonction est désormais assurée par l’Honorable Marlyse Soppo Toute, députée du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

Conformément au règlement intérieur de la Chambre, chaque session parlementaire s’ouvre sous la conduite du doyen d’âge. Celui-ci est assisté pour la circonstance par les deux plus jeunes députés de l’hémicycle. Cette disposition encadre la mise en place du bureau provisoire.

Toutefois, le décès de Laurentine Koa Mfegue, survenu le 22 janvier dernier, avait laissé cette responsabilité vacante. Doyenne des députés depuis l’ouverture de la 10ᵉ législature en 2020, elle assurait jusque-là cette mission protocolaire. Avec sa disparition, l’Assemblée nationale devait donc désigner une nouvelle personnalité appelée à exercer cette fonction. Le choix s’est finalement porté sur Marlyse Soppo Toute, agée de 79 ans.

Ancienne conseillère municipale, et élue dans la circonscription du Wouri-Centre, dans la région du Littoral, elle est membre du bureau national de l’Ofrdpc depuis 2011. Le parti au pouvoir dispose d’ailleurs de la majorité des sièges au sein de la Chambre basse du Parlement. Députée depuis 2020, Marlyse Soppo effectue actuellement son premier mandat à l’Assemblée nationale. Elle siège notamment à la commission de la Défense et de la sécurité.

Assemblée nationale : le coup de semonce de Laurentine Koa Mfegue

Membre du Conseil supérieur de la magistrature

Par ailleurs, la parlementaire est également membre titulaire du Conseil supérieur de la magistrature. Elle y siège au titre de la représentation de l’Assemblée nationale, depuis sa nomination le 15 juin 2020. Dans les milieux politiques et économiques de Douala, notamment dans l’arrondissement du Wouri-Centre, son nom reste bien connu car elle s’illustre par son engagement en faveur des idéaux du Rdpc.

Très attachée aux actions sociales, l’élue s’est aussi distinguée par plusieurs initiatives de solidarité. L’opinion se souvient notamment de ses appuis aux populations démunies durant la période du coronavirus. Pour l’heure, sa mission au perchoir reste essentiellement protocolaire. En tant que doyenne d’âge, elle supervise notamment la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale. Dès l’ouverture des travaux, elle doit ainsi conduire le processus qui aboutira à l’élection du nouveau bureau de la Chambre basse du Parlement.

Journée de la femme : Maurice Kamto condamne le féminicide

Maurice Kamto, leader de l’opposition au Cameroun, n’est pas passé par quatre chemins pour crier « halte » à ce phénomène caractérisé par une extrême violence.

Halte au féminicide ! A la célébration de la 41ᵉ journée internationale de la femme, Maurice Kamto s’est appesanti sur l’un des thèmes. Qui, selon lui, doit mobiliser la Nation camerounaise en permanence. Le féminicide, c’est-à-dire le meurtre des femmes, qui tend à se banaliser dans notre pays.

Pour le président national du Mrc, l’extrême violence qui caractérise ce phénomène est un indicateur de la perte de nos valeurs africaines les plus profondes. Et de la décadence de notre société. « Ôter la vie à un être humain est un crime odieux. Exercer la violence meurtrière sur une femme est diabolique. C’est détruire le temple sacré qui porte la vie et assure la pérennité de l’humanité », fustige Maurice Kamto.

Recrudescence du phénomène

Qui s’inquiète de la recrudescence du phénomène au Cameroun et même ailleurs. Tenez, par exemple, au cours des trois dernières années, de 2023 à ce début du mois de mars 2026. Les données collectées font état de 212 cas de femmes victimes de divers actes de violence. Dont 42 cas en 2023, 77 en 2024, 67 en 2025.

La tendance n’est pas rectiligne, mais incontestablement elle est à la hausse. Pour les deux seuls premiers mois de l’année 2026, on dénombre déjà 26 cas.

« Ceux qui donnent la mort aux femmes ont-ils une mère, une fille, une tante, une cousine, et qui sais-je encore ? Comment se sentiraient-ils si une de ces personnes, si proches et si chères, subissait le même sort ? Non ! Aucune parole, aucun acte, aucun comportement, rien, absolument rien ne peut justifier la mise à mort volontaire d’une femme », dénonce le président du Mrc.

Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche

Sensibiliser les populations

Face à ce drame de notre société, qui n’honore pas le Cameroun devenu un pays à risque pour les femmes, certaines organisations et figures de défense des droits des femmes se sont dressées pour dénoncer les horreurs. Également pour sensibiliser les populations et porter, autant qu’elles le peuvent, assistance aux victimes.

A ces organisations, le Mrc adresse ses félicitations et se tient à leurs côtés dans la lutte contre les traitements cruels. inhumains et dégradants, et toutes autres formes de violence. En particulier les violences physiques, qui aboutissent souvent à la mort des femmes victimes, ou à leurs mutilations à vie.

Le Mrc dénonce par ailleurs le fait que « les pouvoirs publics camerounais, quant à eux, regardent ailleurs, comme d’habitude. Alors même qu’il existe au sein du gouvernement. Un département ministériel en charge de la promotion de la femme et de la famille.  On se serait attendu à ce qu’il fasse de la protection de la vie de la femme. Sans laquelle il n’y a point de famille, son principal cheval de bataille, et se rendre plus audible, plus déterminé dans la lutte contre le féminicide ».

Célébration : L’hommage d’une avocate aux femmes

Me Adeline Lord Djomgang est Avocate au barreau du CamerounElle plaide pour le droit, la justice et l’action pour toutes les femmes et filles.

A l’occasion de la célébration de la femme, la conseillère municipale plaide pour le droit, la justice et l’action pour toutes les femmes et filles de ce pays. En cette Journée internationale des droits des femmes, célébrée. Sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, la députée suppléante rend hommage à toutes les femmes.

Singulièrement aux femmes battantes, courageuses, entrepreneures, mères, étudiantes, leaders… Elles qui selon cette défenseuse des causes féminines, sont le pilier silencieux mais puissant de notre société.

Mettre fin aux discriminations

A la croire, le 8 mars n’est pas une fête mais un rappel que l’égalité n’est pas un privilège. Mais un droit.  Cette journée, dit-elle,  est en outre un appel à mettre fin aux violences, aux discriminations et aux injustices à l’égard des femmes dans notre société.

Dans une tribune, elle explique qu’une nation forte repose sur la femme prise dans son ensemble. « Mais comment évoquer cette force si certaines femmes meurent encore en donnant la vie en 2026 ? « Comment parler de gouvernance inclusive si les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision ? », s’interroge-t-elle.

Et d’affirmer qu’ « investir dans le genre féminin, c’est bâtir une nation forte. Car la femme est le meilleur pilier du développement local et le meilleur moteur de notre processus électoral malgré la misogynie croissante et visible lors des échéances électorales dans les différentes formations politiques ».

Droits de l’homme : Le barreau dénonce les arrestations abusives

Une force incroyable

En cette journée, Me Adeline Lord Djomgang souhaite à chaque femme d’oser et de réaliser tout ce sur quoi elle aspire. Car elle a une force incroyable. Parce que, déclare-t-elle, investir dans la santé des femmes, c’est renforcer leurs capacités à diriger.

Elle en profite d’ailleurs pour lancer un appel : « En cette année électorale, investissons nous massivement. Dans les collectivités locales décentralisées afin de mettre en œuvre toutes nos compétences et capacités. Le moment est venu d’être audacieuse, oui les femmes doivent diriger plusieurs municipalités et pourquoi pas les mairies de ville ainsi que les chambres du parlement ? »

Pour cette praticienne du droit, les femmes peuvent si elles croient en leurs capacités. « Et si nous nous faisons respecter, car respecter la femme, c’est élever l’humanité. Ouvrir les portes du pouvoir aux femmes, c’est garantir des politiques plus humaines et plus justes ».

Décès d’Anicet Ekane : L’Upc Manidem dénonce l’Etat

La dépouille de l’opposant Anicet Ekane avait été finalement remise à sa famille le 3 mars 2026. Sous fond de dénonciation de l’Upc-Nanideim.

La dépouille d’Anicet Ekane a été remise, mardi 3 mars dernier, à sa famille. Trois mois après sa mort dans des conditions troubles. L’opposant politique était détenu au secrétariat d’État à la Défense. Au plus fort des manifestations contre la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat consécutif en octobre 2025.

Répondre de la mort d’Ekane Anicet

Le corps a aussitôt été acheminé vers Douala, sa ville d’origine. Le gouverneur de la région du Littoral. Ainsi que des militants de différents partis de l’opposition ont accueilli la dépouille à l’aéroport international de Douala.

Selon L’Upc Manidem, les autorités de l’Etat doivent répondre de la mort d’Ekane Anicet. «Nous avons tous appris les circonstances de l’arrestation d’Ekanè, suivie de sa pénible déportation à Yaoundé. Sans l’équipement médical qu’il avait constamment pour faire face à ses difficultés respiratoires. »

« Nous savons également qu’il a été maintenu en détention dans des conditions précaires. A l’infirmerie du SED où il a fini par trouver la mort. A cause de tout ceci, les autorités de l’Etat doivent répondre de la mort d’Ekanè », dénonce le parti.

Obsèques d’Anicet Ekane : La famille réclame sa dépouille

Espace de manœuvre

Qui poursuit qu’ « à la suite de la levée de détention du corps à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Nous ne devons pas accepter que lesdites autorités trouvent le moyen de se mêler de ces obsèques. Nous ne devons pas accepter qu’elles se ménagent un espace de manœuvre pour diluer, récupérer. Et dénaturer un moment de recueillement, de dignité et de vérité ».

Pour l’Upc Manidem, « Ekanè n’a tué ni même agressé personne. C’est un militant dont la seule arme est sa parole. Il a été arrêté à cause de son soutien politique à Issa Tchiroma. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. »

 « Ekanè n’est pas non plus mort dans son lit, ni au siège de son parti. Mais entre les mains du pouvoir qui l’avait enlevé en dépit de son état. Et qui lui avait imposé une détention aux conditions qui ne pouvaient qu’aggraver cet état ».

Le parti politique se demande avec insistance « de quel côté chercher le crime ? » Avant d’exhorter  tous ceux qui ont été autour de Ekanè dans son long combat pour le changement dans notre pays à rester unis.

Des obsèques dignes

«  Sa famille étendue, les membres de son parti le Manidem, ses compagnons de lutte à divers titres, les Camerounais qui ont vu l’engagement de l’homme et ont assisté à son martyr. Ils ont la légitimité pour eux dans l’organisation des obsèques dignes et ils doivent faire échec à toutes les tentatives par lesquelles on cherche à les disperser, voire à les opposer », exige l’Upc Manidem.

Et le secrétariat de l’UPC-Manidem, Albert Moutoudou, de prévenir : « si le pouvoir manœuvre pour étouffer leur colère. En s’incrustant par la force et divers autres moyens dans les obsèques d’Ekanè. Ils doivent rester fermement ensemble.

« Avec l’engagement de lui faire solennellement leurs obsèques. Si ce n’est maintenant, ce sera demain, un jour un jour. Un autre Cameroun est possible. D’autres choix sont nécessaires ».

Football : Le TAS rejette l’appel du Synafoc

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Le Tribunal arbitral du sport a rejeté le 9 mars 2026, l’appel introduit par le Synafoc contre les décisions prises par la Fecafoot en novembre 2024 concernant la représentation des footballeurs camerounais.

Le litige opposant le Syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc) à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) connaît son épilogue. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu son verdict le 9 mars 2026. L’instance internationale a rejeté l’appel introduit par le Synafoc.

L’information a été rendue publique à travers un communiqué de la Fédération camerounaise de football. Dans ce document, la Fecafoot informe l’opinion que le TAS a confirmé la décision précédemment rendue au niveau national. Selon la fédération, l’appel du Synafoc visait à contester la décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cca/Cnosc). Cette juridiction avait déjà rejeté le recours déposé par le syndicat des footballeurs.  Au centre de cette procédure figurent les résolutions adoptées par le Comité exécutif et l’Assemblée générale de la Fecafoot les 15 et 16 novembre 2024. Ces décisions portaient notamment sur la représentation des footballeurs camerounais.

Pour rappel, ces résolutions avaient entériné le retrait de l’agrément accordé au Synafoc comme syndicat représentatif des footballeurs au Cameroun. Dans le même temps, cette reconnaissance avait été attribuée à l’Association nationale des footballeurs camerounais (Anfc).

Football Samuel Eto’o et Geremi Njitap en accord imparfait

La Fécafoot indique prendre acte

En portant l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, le Synafoc espérait obtenir l’annulation de ces résolutions. L’instance basée à Lausanne n’a finalement pas donné une suite favorable à cette requête.

Par sa décision, le TAS confirme ainsi la régularité et la légalité des décisions prises souverainement par les instances compétentes de la Fecafoot. Dans son communiqué, la Fédération camerounaise de football indique prendre acte de ce verdict. Elle estime que cette décision met un terme définitif à la procédure engagée par le syndicat.

La Fecafoot réaffirme par ailleurs sa volonté de poursuivre les réformes engagées pour la structuration et la modernisation du football camerounais. L’instance dirigeante affirme vouloir avancer dans un climat apaisé et dans le respect des textes. Enfin, la fédération invite l’ensemble des acteurs du football national à rester mobilisés autour de l’intérêt supérieur du football camerounais.

Douala : Un ex-détenu hospitalisé après un weekend sexuel

Un ancien détenu a récemment  été hospitalisé à Douala après avoir tenté de « rattraper » plusieurs années d’abstinence sexuelle, passées en prison. L’homme a passé un week-end avec trois femmes, avant d’être victime d’un grave malaise lié à l’épuisement.

Un homme de 38 ans a été hospitalisé en urgence à Douala après avoir tenté de « rattraper » plusieurs années d’abstinence sexuelle passées en prison. Selon le quotidien Cameroun Tribune, cela s’est passé il y a plusieurs semaines. L’incident s’est produit quelques jours seulement après sa libération.

Identifié sous le nom de Roméo T., cet ancien détenu, maçon de profession, avait quitté la prison le 4 janvier après avoir purgé une peine d’environ quatre ans pour un vol de matériel sur un chantier situé à Lendi, dans l’arrondissement de Douala V.

Selon les informations, l’homme, installé à Akwa-Nord, avait confié à certains de ses anciens codétenus son intention de profiter pleinement de sa liberté retrouvée. Après sa sortie de prison, il a vendu plusieurs biens, notamment sa moto et une machine à laver, afin de disposer d’argent liquide.

Avec ces fonds, il a demandé à un ami de lui trouver trois femmes pour passer un week-end festif. Les jeunes femmes ont été rémunérées à hauteur d’environ 25 000 francs CFA par jour chacune pour rester avec lui pendant trois jours.

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Un épuisement extrême

Cependant, ce « rattrapage » intensif a rapidement tourné au drame. Au terme de ce week-end, l’homme a été victime d’un malaise grave, accompagné notamment de difficultés respiratoires et d’un épuisement extrême. Il a alors été transporté d’urgence dans un établissement hospitalier de Douala où il a été admis en réanimation.

Selon le personnel soignant, l’état de l’ex-détenu est lié à un effort physique excessif après plusieurs années d’abstinence. L’affaire, largement commentée dans son quartier, a suscité de nombreuses réactions, mêlant étonnement et ironie parmi les habitants.

Ce fait divers rappelle toutefois les difficultés d’adaptation que peuvent rencontrer certains anciens détenus après leur sortie de prison, notamment lorsqu’ils tentent de renouer brusquement avec certaines habitudes de la vie quotidienne.

 Palais de la Culture Sawa : L’histoire du Cameroun en exposition 

Le Palais de la Culture Sawa, à Douala, accueille depuis le 5 mars 2026 l’exposition « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire ». À travers archives, photographies, objets historiques et installations interactives, le public découvre les grandes étapes de la lutte pour l’indépendance. 

Depuis le 5 mars 2026, le Palais de la Culture Sawa s’est transformé en un espace de mémoire pour Douala. Le public est invité à redécouvrir les grandes étapes ayant conduit à l’indépendance du Cameroun. L’exposition « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire » plonge les visiteurs dans le passé, de la colonisation aux luttes politiques et sociales.

Situé à Bonanjo, le Palais de la Culture Sawa est un centre dédié à la préservation du patrimoine des peuples Sawa. Il accueille cette exposition d’envergure à un moment où la transmission de l’histoire aux jeunes générations est particulièrement importante. Lieu de rencontres et de dialogue, il offre un cadre propice à la réflexion collective.

Le parcours du musée guide le visiteur à travers des espaces thématiques retraçant l’intrusion coloniale allemande au Cameroun. Il présente ensuite le mandat franco‑britannique après la Première Guerre mondiale et l’essor des mouvements nationalistes. La balade se termine avec la proclamation de l’indépendance en 1960, marquant un moment clé de l’histoire nationale.

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« Un travail réalisé par une trentaine de chercheurs »

La cérémonie d’ouverture a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, acteurs culturels et diplomatiques autour de ce projet mémoriel. Parmi les voix qui ont marqué l’événement, Djache Sylvain Nzefa, commissaire de l’exposition, a expliqué la logique profonde du projet :

« Cette exposition aborde un thème précis : le processus de l’indépendance du Cameroun, de 1884 à 1972. Un travail réalisé par une trentaine de chercheurs, camerounais et internationaux, qui montre comment l’État du Cameroun s’est construit. On pense souvent que l’indépendance commence en 1960, mais elle a en réalité débuté bien avant. »

Il a poursuivi en soulignant l’importance d’une histoire vue dans sa continuité : « Nous avons voulu montrer que de nombreux mouvements et acteurs ont contribué à cette marche vers la liberté bien avant la proclamation officielle de l’indépendance. »

Aux côtés du commissaire, l’historien Albert François Dikoumé a apporté un éclairage académique sur le rôle de Douala dans ces dynamiques historiques :

« La plupart de ces mouvements ont commencé ici. C’est à Douala que l’ARCAM, l’UPC et tous les syndicalistes ont pris leurs premiers pas. La ville porte encore la marque de cette période. Cette exposition rend hommage à tous ceux qui se sont battus pour un Cameroun libre, pour que le pays ne soit pas écrasé par la colonisation. »

Cette intervention rappelle que l’histoire camerounaise ne se limite pas à des dates officielles, mais se raconte aussi à travers les vies, les combats et les engagements des hommes et des femmes qui ont œuvré pour l’émancipation du pays.

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Offrir un parcours immersif et pédagogique

L’exposition mêle documents d’archives, photographies, objets historiques et installations audiovisuelles. Elle offre ainsi un parcours immersif et pédagogique pour les visiteurs. Parmi les pièces exposées, on trouve des artefacts ou objets historiques liés à des figures emblématiques de l’histoire du Cameroun.

On y voit aussi des œuvres d’art contemporaines, inspirées par les luttes et aspirations des périodes présentées dans cette exposition. Le vernissage a été enrichi par des animations culturelles, dont des extraits théâtraux rappelant des moments clés de la mémoire collective.

Parmi ces moments, la révolte des femmes de juillet 1931 à Douala a été mise en lumière. Cet épisode reste souvent méconnu du public. Ouverte jusqu’au mois de juillet 2026, l’exposition « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire » invite les habitants et visiteurs à se réapproprier l’histoire nationale.

Elle encourage également à réfléchir à l’impact de cette histoire sur le présent, offrant un rendez‑vous culturel et mémoriel enrichissant. L’exposition met en lumière les visages, les dates et les événements qui ont marqué la marche vers l’indépendance du pays. Cette démarche contribue à la préservation de la mémoire collective et à la valorisation de la richesse historique du Cameroun.

Douala : Les femmes célèbrent le 8 mars par un grand défilé

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars 2026, des centaines de femmes ont pris part au traditionnel défilé à la place de la Bessèkè à Douala. Entre fierté, revendications et espoir, plusieurs participantes ont exprimé leur attachement à cette journée consacrée aux droits et à la valorisation des femmes.

Sous un soleil éclatant, la place de la Bessèkè à Douala a été animées dimanche par la grande parade organisée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. Vêtues du pagne officiel de l’édition 2026, des femmes issues d’administrations publiques, d’associations et d’entreprises ont défilé devant les autorités et un public venu nombreux assister à l’événement.

La célébration, organisée dans plusieurs villes du pays, s’inscrit dans la 41ᵉ édition de cette journée au Cameroun, placée sous le thème « Justice pour toutes les femmes et les filles », un appel à renforcer les actions en faveur de l’égalité et de la protection des femmes.

L’émotion était palpable

Sur la place du défilé, l’émotion était palpable. Marie-Claire, employée dans une entreprise de la place, confie avec enthousiasme : « Chaque 8 mars est un moment particulier pour nous. Ce n’est pas seulement la fête. C’est aussi l’occasion de rappeler que les femmes travaillent, entreprennent et participent au développement du pays. »

Larissa Tchinda : Porter la voix des femmes avec Femina 237

Une autre participante du défilé, Claudine, membre de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF), explique que cette journée représente une forme de reconnaissance. « Nous sommes fières de défiler. Cela montre que les femmes ont leur place dans tous les domaines. Mais il reste encore beaucoup à faire pour l’égalité », souligne-t-elle.

Pour beaucoup, la journée ne s’arrête pas au défilé. Après la parade, certaines participantes prévoient de se retrouver autour d’un repas ou d’un verre pour célébrer, entre collègues et amies, cette journée dédiée aux femmes.

« Une journée qui nous donne de la force »

« On se retrouve, on échange, on partage nos expériences. C’est une journée qui nous donne de la force », affirme Sandrine, commerçante venue avec son groupement féminin.

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Avant le défilé, plusieurs activités avaient été organisées : conférences, rencontres et initiatives visant à mettre en lumière les contributions positives des femmes dans la société.

Au-delà du caractère festif de la parade, la célébration du 8 mars rappelle aussi les défis auxquels les femmes continuent de faire face, notamment les inégalités économiques et les violences basées sur le genre.

Pour de nombreuses participantes, la journée se termine avec un message clair : continuer à se battre pour une société plus juste. « Nous voulons que nos filles aient encore plus d’opportunités que nous », conclut Marie-Claire avec un sourire.

Mojtaba Khamenei devient le nouveau guide suprême de l’Iran en pleine guerre avec Israël et les États-Unis

C’est une page historique qui se tourne pour la République islamique. Mojtaba Khamenei devient le nouveau guide suprême de l’Iran, succédant à son père l’ayatollah Ali Khamenei, tué dès le premier jour de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis. Une désignation annoncée au cœur de la nuit, dans un pays meurtri par neuf jours de frappes incessantes, et aussitôt contestée par Washington et Tel-Aviv.

Mojtaba Khamenei devient le nouveau guide suprême de l’Iran

L’Assemblée des experts a tranché. Ce collège de 88 membres du clergé chiite a désigné Mojtaba Khamenei comme troisième guide suprême de la République islamique d’Iran.

L’annonce est tombée dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars 2026. Un présentateur de la télévision d’État a lu solennellement le communiqué officiel, tandis qu’une photo du nouveau guide apparaissait à l’écran.

Le texte précise que l’ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei a été nommé « sur la base d’un vote décisif des membres respectés de l’Assemblée des experts ». Il succède ainsi à son père, Ali Khamenei, qui dirigeait la République islamique depuis 1989 avant d’être tué le 28 février lors de l’offensive américano-israélienne.

Un religieux de 56 ans aux commandes

Mojtaba Khamenei est âgé de 56 ans. Ce religieux est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes du régime iranien. Il est réputé proche des milieux conservateurs, notamment en raison de ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

C’est justement cette même institution qui a été la première à lui prêter allégeance, quelques minutes seulement après l’annonce officielle. Les forces armées régulières et la police ont également fait allégeance au nouveau guide, désigné pour occuper ce poste à vie.

Une succession dynastique inédite depuis la révolution de 1979

La désignation de Mojtaba Khamenei soulève une question historique majeure. La Révolution islamique de 1979 avait précisément mis fin à des siècles de monarchie héréditaire en Iran. Or, un fils qui succède à son père à la tête du régime évoque inévitablement ce modèle dynastique.

En 2024, Ali Khamenei avait lui-même écarté publiquement un tel scénario. Pourtant, depuis une semaine, le nom de son fils circulait avec insistance comme favori pour lui succéder.

Des scènes de liesse dans les rues d’Iran

Malgré les bombes et la guerre, la désignation du nouveau guide a suscité des manifestations de soutien populaire. Des images ont montré des Iraniens rassemblés aux quatre coins du pays.

Dans la nuit, des drapeaux de la République islamique ont été agités, et des lumières de téléphones portables ont illuminé les rues. Dimanche marquait également la fin d’une semaine fériée décrétée après la mort d’Ali Khamenei.

Trump et Israël rejettent la légitimité du nouveau guide

La communauté internationale ne tarde pas à réagir. Et les signaux envoyés à Mojtaba Khamenei sont particulièrement hostiles.

Donald Trump avait pourtant été prévenu dès jeudi. Le président américain avait alors déclaré qu’il n’accepterait pas que Mojtaba Khamenei, qu’il avait qualifié de « poids plume », prenne la direction du pays.

Dimanche, avant même la confirmation officielle, Trump est allé plus loin. Il a affirmé que le nouveau guide « ne tiendra pas longtemps » s’il n’obtient pas l’aval de Washington. Une ingérence frontale dans les affaires intérieures iraniennes, aussitôt rejetée par Téhéran.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a répondu avec fermeté. Le choix du guide suprême appartient exclusivement au « peuple iranien », a-t-il martelé. Aucune puissance étrangère n’a son mot à dire.

Israël annonce que le nouveau guide sera « une cible »

Du côté israélien, le ton est tout aussi menaçant. Dès mercredi, avant même la désignation officielle, Israël a prévenu que le nouveau guide suprême constituerait « une cible » militaire. Cette menace directe explique en partie pourquoi l’identité du successeur est restée secrète aussi longtemps.

L’Iran sous les bombes : Téhéran frappée en plein cœur

Mojtaba Khamenei prend les rênes d’un pays en guerre. Et les frappes ne s’arrêtent pas. Dimanche, des explosions ont retenti dans plusieurs quartiers de Téhéran, dès le petit matin. Un voile noir a enveloppé la capitale, plongée dans l’obscurité, selon des journalistes de l’AFP présents sur place.

L’armée israélienne a revendiqué des frappes contre plusieurs réservoirs de carburant militaires. Dans l’après-midi, elle a également détruit le quartier général de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution. Il s’agit de la première attaque signalée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début du conflit.

Aux abords des sites touchés, les forces de sécurité patrouillent en imperméables et masques respiratoires pour se protéger des retombées toxiques. Les vitres des immeubles résidentiels voisins ont volé en éclats sous l’effet des déflagrations.

La distribution d’essence est désormais rationnée à 20 litres par véhicule. De longues files d’attente s’étirent devant les stations-service de la capitale.

Les habitants témoignent d’une situation intenable

Une habitante de Téhéran, jointe par téléphone depuis Paris, décrit un quotidien devenu insupportable. « L’air est devenu irrespirable », confie-t-elle. Elle ajoute : « Nous ne voulions pas qu’ils bombardent nos richesses nationales pour nous rendre encore plus pauvres. »

Selon le ministère iranien de la Santé, plus de 1 200 personnes ont été tuées et plus de 10 000 civils blessés depuis le début du conflit. L’AFP n’a pas pu vérifier ces chiffres de manière indépendante.

Un conflit qui s’étend à toute la région

La guerre ne se limite plus aux frontières iraniennes. Au Liban, une frappe israélienne a touché un hôtel en plein cœur de Beyrouth dans la nuit de samedi à dimanche.

Israël a revendiqué une « frappe de précision » ayant éliminé cinq membres des Gardiens de la Révolution, dont trois commandants de la force Qods. Le bilan des frappes israéliennes au Liban atteint désormais 394 morts et plus de 517 000 déplacés.

Du côté américain, un septième militaire est mort des suites de ses blessures. Il avait été touché lors d’une attaque iranienne contre des soldats américains en Arabie saoudite, le 1er mars.

Le Golfe sous tension : pétrole et menaces économiques

L’Iran continue de frapper les infrastructures des pays du Golfe. Bahreïn signale des blessés civils après une attaque de drones iraniens, et des dégâts sur une station de dessalement. Le Koweït déplore des frappes sur des réservoirs de carburant de son aéroport.

En Arabie saoudite, un drone a ciblé le quartier diplomatique de Riyad — l’attaque a été déjouée selon le gouvernement. Une frappe a également touché le gisement pétrolier de Shaybah, et un projectile a tué deux personnes dans une zone résidentielle au sud de la capitale.

Le prix du baril de pétrole a déjà franchi la barre des 100 dollars lundi dernier, son niveau le plus élevé depuis l’été 2022. Le détroit d’Ormuz reste sous haute tension. Quelque 20 % de la production mondiale de pétrole et près de 20 % du gaz naturel liquéfié y transitent habituellement.

La Ligue arabe a qualifié d' »irresponsables » les attaques iraniennes contre ses voisins. La Chine et la Russie, malgré leurs liens étroits avec Téhéran, restent en retrait.

Un nouveau guide pour un Iran en guerre

Mojtaba Khamenei devient le nouveau guide suprême de l’Iran dans des circonstances exceptionnelles. Il hérite d’un régime sous pression militaire, économique et diplomatique. Israël le désigne déjà comme cible. Trump l’avertit qu’il ne durera pas sans l’aval de Washington.

Et pendant ce temps, les bombes continuent de tomber sur Téhéran, Beyrouth et les pays du Golfe. La République islamique, elle, assure être prête à tenir encore six mois. La suite s’écrit sous les bombes.

Guerre au Moyen-Orient jour 9 : missiles iraniens, menaces de Trump et pétrole à 200 dollars

Le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. En ce neuvième jour de guerre au Moyen-Orient, les développements s’enchaînent à un rythme effréné. Un septième soldat américain a perdu la vie. L’Iran tire des missiles sur Israël et menace les infrastructures pétrolières régionales. Donald Trump, lui, avertit le futur guide suprême iranien. Tour d’horizon des derniers événements de cette journée du dimanche 8 mars 2026.

Guerre au Moyen-Orient jour 9 : un septième soldat américain tué

L’armée américaine a annoncé dimanche la mort d’un septième militaire. Ce soldat a succombé à ses blessures. Il avait été touché lors d’une attaque iranienne contre des troupes américaines stationnées en Arabie saoudite, le 1er mars.

Ce décès alourdit encore le bilan humain du côté américain, alors que Washington est directement engagé aux côtés d’Israël dans ce conflit.

Des experts ukrainiens en drones bientôt déployés

Dans ce contexte militaire tendu, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait une annonce inattendue. Des experts ukrainiens spécialisés dans les drones seront présents au Moyen-Orient dès la semaine prochaine.

Kiev espère ainsi monnayer son savoir-faire face aux drones iraniens. En échange, l’Ukraine souhaite obtenir des missiles indispensables à sa défense antiaérienne contre les attaques russes. Une coopération inédite qui illustre l’imbrication croissante des conflits à l’échelle mondiale.

Trump menace le successeur de Khamenei avant son investiture

Donald Trump a haussé le ton, dimanche, avant même que l’Iran n’annonce officiellement le nom de son nouveau guide suprême. Le président américain a prévenu que ce dernier ne tiendrait « pas longtemps » sans l’aval de Washington.

Cette déclaration fait suite à une mise en garde lancée jeudi, dans laquelle Trump avait déjà refusé par avance de reconnaître Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah défunt, comme successeur légitime.

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a répondu avec fermeté. Le choix du guide suprême appartient uniquement au « peuple iranien », a-t-il affirmé. Aucune puissance étrangère n’a son mot à dire dans ce processus, a-t-il insisté.

L’Assemblée des experts a bien tenu son vote, mais l’identité du nouveau dirigeant n’avait toujours pas été rendue publique en fin de journée.

L’Iran revendique six mois de capacité de guerre

Loin de plier sous la pression, l’Iran affiche sa résistance. Le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Ali Mohammad Naini, a déclaré que les forces armées iraniennes sont en mesure de soutenir « au moins six mois de guerre intense au rythme actuel ».

Selon lui, les Gardiens ont déjà frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Missiles iraniens sur Tel-Aviv, le Néguev et des bases américaines

La journée a été marquée par une nouvelle salve de tirs iraniens. En début d’après-midi, des explosions ont retenti à Tel-Aviv. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des tirs de missiles « nouvelle génération » en direction de Tel-Aviv et de Beersheva, dans le sud d’Israël.

Ils ont également visé la base aérienne de Al-Azraq, en Jordanie. L’armée israélienne a confirmé avoir détecté ces missiles et activé ses systèmes de défense antiaérienne.

Dimanche soir, les Gardiens ont annoncé avoir tiré de nouveaux missiles vers Tel-Aviv, le désert du Néguev, ainsi que vers des bases aériennes américaines dans la région.

Le QG aérospatial des Gardiens frappé à Téhéran

En représailles, l’armée israélienne a frappé un site stratégique majeur à Téhéran. Elle a ciblé le quartier général de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution. Ce bâtiment abritait notamment le centre de contrôle du satellite Khayyam, lancé en août 2022.

Les Gardiens utilisaient ce satellite pour surveiller Israël et les pays de la région, ainsi que pour coordonner leurs opérations. Des journalistes de l’AFP ont entendu plusieurs explosions dans différents quartiers de la capitale iranienne.

L’Iran menace un pétrole à plus de 200 dollars

Les infrastructures pétrolières iraniennes sont désormais dans le viseur des frappes américano-israéliennes. Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre dépôts pétroliers et un site logistique ont été détruits à Téhéran et dans ses environs.

Ces frappes constituent la première attaque rapportée contre les installations énergétiques de la République islamique depuis le début du conflit. Elles ont causé la mort de quatre personnes, selon un responsable de la compagnie nationale de distribution Keramat Veyskarami.

En réponse, l’armée iranienne a lancé un avertissement économique sans précédent. Si les frappes sur ses infrastructures énergétiques se poursuivent, elle ciblera les sites pétroliers de toute la région. « Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez ce jeu », a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution.

Le G7 Finances convoqué en urgence lundi

Face à la menace qui pèse sur les approvisionnements énergétiques mondiaux, la France a convoqué une réunion d’urgence du G7 Finances pour lundi à 12h30 GMT. Cette visioconférence réunira les ministres des Finances et les banquiers centraux des sept grandes puissances.

L’objectif : faire le point sur la situation dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz, bloqué par les tensions entre l’Iran et les Émirats arabes unis, est au cœur des inquiétudes. Quelque 20 % de la production mondiale de pétrole et près de 20 % du gaz naturel liquéfié y transitent normalement.

Liban : plus d’un demi-million de déplacés

Le Liban paye un lourd tribut dans cette guerre au Moyen-Orient. Jour 9 oblige, les bilans s’alourdissent. Les frappes israéliennes ont provoqué le déplacement de plus de 517 000 personnes depuis le début du conflit, lundi dernier.

Parmi elles, plus de 117 000 ont trouvé refuge dans des centres d’accueil, a précisé la ministre libanaise des Affaires sociales, Haneen Sayed, lors d’une conférence de presse. Les raids israéliens ont également visé le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Heloué, dans le sud du pays. Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué près de 400 personnes.

Cinq Gardiens tués dans la frappe sur un hôtel de Beyrouth

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’armée israélienne a mené une frappe de précision sur un hôtel en plein cœur de Beyrouth. Elle a revendiqué la mort de cinq membres des Gardiens de la Révolution iraniens.

Parmi les victimes figurent trois commandants de la force Qods, la branche chargée des opérations extérieures des Gardiens. Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé la mort de deux de ses propres soldats dans le sud du Liban.

Le pape appelle au dialogue, le monde retient son souffle

Dans ce contexte d’escalade généralisée, le pape Léon XIV a pris la parole. Il a prié pour que « le fracas des bombes cesse » au Moyen-Orient. Il a également appelé au « dialogue », alertant sur la « crainte que le conflit ne s’étende ». Une voix solitaire dans un concert de menaces et de représailles.

Une guerre qui embrase toute la région

Au terme du neuvième jour de cette guerre au Moyen-Orient, aucune issue diplomatique ne se profile. L’Iran tient bon, tire des missiles et menace l’économie mondiale avec un pétrole à 200 dollars. Israël frappe des cibles stratégiques à Téhéran et à Beyrouth.

Trump hausse le ton face au futur guide suprême. Et pendant ce temps, civils libanais, Iraniens et soldats américains continuent de payer le prix de cette escalade. La réunion d’urgence du G7 Finances, lundi, sera le premier test de la réponse internationale à cette crise.

Trump menace le successeur de Khamenei : « Il ne tiendra pas longtemps sans notre aval »

Alors que l’Iran désigne en secret son nouveau guide suprême, Donald Trump hausse le ton. Le président américain a clairement menacé le futur successeur d’Ali Khamenei. Sans le feu vert de Washington, Trump menace le successeur de Khamenei de ne pas pouvoir se maintenir. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte de guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et la République islamique.

Trump menace le successeur de Khamenei avant même son investiture

Donald Trump n’a pas attendu l’annonce officielle du nouveau guide suprême pour lancer ses avertissements. Dimanche 8 mars 2026, le président américain a déclaré sans détour : le prochain chef de la République islamique devra impérativement obtenir l’approbation de Washington.

« S’il n’obtient pas notre aval, il ne tiendra pas longtemps », a-t-il affirmé. Cette mise en garde intervient peu après que Trump avait déjà prévenu, jeudi, qu’il refuserait de voir Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah défunt, prendre la tête du pays.

Un successeur désigné dans l’ombre

L’Assemblée des experts, organe chargé de nommer le guide suprême, a tenu son vote. Ahmad Alamolhoda, l’un de ses membres, a confirmé que le choix avait été arrêté. Toutefois, l’identité du nouveau dirigeant n’a pas été rendue publique en fin de journée.

Plusieurs membres de cette instance, réunie à distance, ont évoqué le nom de Mojtaba Khamenei. D’autres sources mentionnent également Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique.

Israël annonce que le nouveau guide sera « une cible »

Le silence de Téhéran sur l’identité du successeur s’explique aussi par les menaces directes qui pèsent sur lui. Dès mercredi, Israël avait prévenu que le futur guide suprême constituerait une cible militaire. Cette pression extérieure s’ajoute à la tension intérieure générée par les frappes incessantes qui frappent le pays depuis le 28 février.

L’Iran résiste et menace à son tour

Malgré les appels à la « capitulation inconditionnelle » lancés par Donald Trump, l’Iran affiche sa détermination. Téhéran assure être capable de tenir « au moins six mois de guerre ». Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a réaffirmé que le choix du nouveau guide relevait uniquement du « peuple iranien ». Aucune ingérence extérieure ne sera tolérée, a-t-il insisté.

Téhéran sous les bombes : infrastructures pétrolières visées

Dimanche, des explosions ont retenti dans la capitale iranienne dès le petit matin. Des journalistes de l’AFP ont rapporté un voile noir couvrant le ciel de Téhéran. L’armée israélienne a revendiqué des frappes contre plusieurs réservoirs de carburant militaires. Dans l’après-midi, elle a également annoncé avoir détruit le quartier général de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution.

En réponse, l’armée iranienne a lancé une mise en garde économique de taille. Si les frappes sur ses infrastructures pétrolières se poursuivent, elle a menacé de cibler les sites énergétiques de toute la région. « Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez », a-t-elle averti.

La vie quotidienne perturbée à Téhéran

Les conséquences des bombardements se font directement sentir dans la vie des habitants. La distribution d’essence est désormais limitée à 20 litres par véhicule. De longues files d’attente se forment aux stations-service.

Une habitante, jointe par téléphone depuis Paris, témoigne : l’air est devenu irrespirable. « Nous ne voulions pas qu’ils bombardent nos richesses nationales », confie-t-elle. Selon le ministère iranien de la Santé, le bilan s’élève à plus de 1 200 morts et 10 000 blessés civils.

Un conflit qui s’étend à toute la région

Le conflit ne se limite plus aux frontières iraniennes. Au Liban, une frappe israélienne a touché un hôtel en plein cœur de Beyrouth dans la nuit de samedi à dimanche. Israël affirme avoir éliminé cinq officiers des Gardiens de la Révolution, dont trois commandants de la force Qods. Au Liban, le bilan des frappes contre le Hezbollah atteint désormais 394 morts et quelque 517 000 déplacés.

Le Golfe persique en ligne de mire

L’Iran frappe également les infrastructures des pays du Golfe. Le Koweït signale des dégâts sur des réservoirs de carburant de son aéroport. Bahreïn fait état de destructions sur une station de dessalement.

Un drone a ciblé le quartier diplomatique de Riyad, en Arabie saoudite, tandis qu’une frappe a atteint le gisement pétrolier de Shaybah. Dans une zone résidentielle au sud de la capitale, deux personnes ont perdu la vie.

Du côté américain, un septième militaire a été tué dans les frappes iraniennes menées dans le Golfe le 1er mars. Le détroit d’Ormuz reste sous haute tension : près de 20 % de la production mondiale de pétrole et autant de gaz naturel liquéfié y transitent habituellement.

une crise aux répercussions mondiales

La désignation imminente d’un nouveau guide suprême en Iran s’inscrit dans un contexte explosif. Trump menace le successeur de Khamenei de ne pas survivre politiquement sans le soutien de Washington.

L’Iran, lui, refuse toute ingérence et brandit la menace d’un pétrole à 200 dollars. Pendant ce temps, les frappes s’intensifient, les civils paient le prix fort, et la communauté internationale — Chine et Russie en tête — reste en retrait. Le monde retient son souffle.

Francis Ngannou quitte le PFL : homme libre, avenir incertain

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Francis Ngannou quitte le PFL : c’est officiel depuis mars 2026. Trois ans de contrat pour un seul combat disputé. Des millions engloutis. Le Predator repart libre — mais à 39 ans, l’horloge tourne. Qui sort gagnant de ce divorce ? On fait le point.

Le mariage PFL-Ngannou : une promesse jamais tenue

En 2023, la signature de Ngannou au PFL fait l’effet d’une bombe. Le champion des poids lourds vient de claquer la porte de l’UFC. Dana White rage. Le PFL jubile.

L’accord est colossal. Contrat multi-combats. Participation au capital. Poste au conseil consultatif mondial des athlètes. Présidence de PFL Africa. Sur le papier, Ngannou devient le visage et la locomotive de toute une ligue.
Sur le terrain, rien ne se passe comme prévu.

En trois ans, Ngannou dispute un seul combat sous la bannière PFL. Une victoire rapide par TKO au premier round face à Renan Ferreira, en octobre 2024 en Arabie Saoudite. Il dédie la victoire à son fils Kobe, mort à quinze mois quelques mois plus tôt. Un moment chargé d’émotion. Un moment unique.

Un seul combat. Trois ans. Le bilan est maigre.

La nouvelle direction du PFL — qui a vu partir le président Donn Davis et le CEO Peter Murray, les deux architectes du deal — tourne la page. La rupture devient inévitable.

Pourquoi Ngannou n’a-t-il presque pas combattu ?

L’inactivité de Ngannou ne s’explique pas par un seul facteur. Elle résulte d’une accumulation de crises, personnelles et contractuelles.

La boxe mange tout. Ngannou veut prouver sa valeur contre les meilleurs. Face à Tyson Fury, la montagne chancelle. Les points ne tombent pas en sa faveur — mais la planète entière a vu. Puis vient Anthony Joshua. Puis il monte face à Anthony Joshua. Ces deux combats mobilisent des mois de préparation. Le MMA passe au second plan.

Le deuil brise tout. En avril 2024, son fils Kobe meurt à quinze mois. Un coup dévastateur. Quelques mois plus tard, un accident de moto au Cameroun coûte la vie à une jeune fille de dix-sept ans. Ngannou porte un fardeau immense. Planifier des combats dans ce contexte relève de l’impossible.

Le contrat porte en lui sa propre fin. Ngannou l’admet publiquement : il ne lui reste qu’un seul combat obligatoire, encadré par une échéance précise. Si le PFL ne programme pas ce combat à temps, le contrat expire. C’est exactement ce qui se passe.

Qui gagne vraiment dans cette rupture ?

La réponse est claire : Ngannou sort grand gagnant.

Agent libre à 39 ans, il choisit ses combats, négocie seul, et fixe ses conditions. Les acheteurs potentiels sont nombreux et puissants : Most Valuable Promotions et Netflix, ONE Championship, l’Arabie Saoudite. Sa présence annoncée sur la carte Netflix du 16 mai à l’Intuit Dome de Los Angeles illustre ce nouveau pouvoir. Il choisit ses scènes. Il choisit les plus grandes.

Le PFL, lui, s’en sort aussi — mais pour d’autres raisons. Un contrat avec participation aux bénéfices, un poste exécutif, une présidence africaine : la facture était lourde pour une ligue qui n’a pas encore atteint la rentabilité espérée. Libérer Ngannou allège les comptes. La nouvelle direction reprend le contrôle d’une stratégie qu’elle peut enfin construire sans dépendre d’une seule superstar.

L’UFC, en revanche, reste hors jeu. Dana White a fermé la porte. Ngannou n’a aucune raison de la rouvrir.

Combien de combats lui reste-t-il vraiment ?

Ngannou l’a dit lui-même, il y a deux ans : « Je me donne encore deux ou trois ans maximum. »

Aujourd’hui à 39 ans, la fenêtre est étroite. En cumulant MMA et boxe depuis 2022, il n’a disputé que trois combats. Son organisme récupère moins vite. Ses réflexes s’émoussent. Le temps fait son œuvre, même sur les corps les plus impressionnants de la planète.
L’estimation réaliste : quatre à six combats de haut niveau, pas plus.

Mais le profil de Ngannou joue en sa faveur. Il n’est pas un combattant d’usure. Il est un finisseur. Ses combats durent rarement plus de deux rounds. Sa puissance — la plus grande jamais mesurée en MMA — se dégrade moins vite que le cardio ou les réflexes. Un heavyweight qui knock-out ses adversaires en trois minutes peut continuer longtemps après que ses autres qualités athlétiques ont décliné.

Quels scénarios pour la fin de carrière du Predator ?

Trois routes s’ouvrent devant lui.

Route 1 : Les méga-événements globaux. Netflix, l’Arabie Saoudite, les promotions à gros budget. Ngannou devient une attraction mondiale, le genre de combattant que les plateformes s’arrachent pour battre des records d’audience. C’est la route la plus lucrative. C’est celle qu’il emprunte déjà le 16 mai.

Route 2 : Une ligue structurée. ONE Championship offre un cadre sérieux, une exposition asiatique massive et des contrats respectueux des athlètes. Si Ngannou veut retrouver une régularité de combats dans un environnement professionnel, cette option a du sens.

Route 3 : Les affrontements symboliques. Des combats contre les meilleurs heavyweights actuels, sur ses termes, pour écrire les derniers chapitres de sa légende. Pas pour un titre. Pas pour un contrat long terme. Pour l’histoire.

Ce qui est certain : Ngannou ne brade pas ses dernières années. L’homme qui a traversé le désert à pied, dormi dans des refuges pour sans-abri à Paris, gravi chaque échelon depuis la misère de Batié jusqu’au sommet du monde — cet homme sait ce que vaut sa liberté.
La rupture avec le PFL n’est pas une fin. C’est le dernier acte d’un combattant qui choisit lui-même comment écrire son histoire. Le Predator est libre. Et libre, il est encore plus dangereux.

Article publié en mars 2026. Sources : déclarations publiques de Francis Ngannou, communiqués officiels du PFL, presse internationale spécialisée MMA.

Analyse de l’assassinat de Khamenei : coup de maître du Mossad ou cible trop facile ?

Analyse de l’assassinat de Khamenei : le 28 février, une frappe aérienne israélienne tue le guide suprême iranien dans son complexe résidentiel de Téhéran. En Israël, certains y voient déjà le chef-d’œuvre absolu du renseignement militaire. D’autres tempèrent : Khamenei ne se cachait pas. La vérité, comme toujours dans ce type d’opération, se trouve quelque part entre le mythe et la réalité.

Une frappe qui décapite le pouvoir iranien

28 février, 9h40, heure iranienne. Une frappe aérienne israélienne surprise vise le complexe résidentiel de l’ayatollah Ali Khamenei, au cœur de Téhéran, rue Louis Pasteur. Une réunion de hauts responsables sécuritaires est sur le point de s’y tenir. Le bombardement les surprend. Il tue Khamenei et un nombre indéterminé de généraux et responsables de l’appareil militaro-sécuritaire iranien.

Le choc est immense. Les médias iraniens confirment dans les jours qui suivent la mort du chef d’état-major, du chef des Gardiens de la Révolution, du ministre de la Défense, du chef des renseignements de la police. Une décapitation en règle. Le pouvoir iranien perd en quelques minutes ses têtes les plus stratégiques.

En Israël, l’opération alimente immédiatement la mythologie du Mossad. « L’assassinat de Khamenei dans son bunker à Téhéran place Israël dans une position de supériorité sans précédent », estime dans le quotidien Yedioth Ahronoth son spécialiste des questions militaires, Yossi Yehoshua. Ces derniers mois, « les renseignements militaires ont amélioré leurs capacités à mener des décapitations ciblées », souligne-t-il.

La liste des cibles de haute valeur éliminées depuis le 7 octobre 2023 s’allonge effectivement à un rythme impressionnant : le Hamas (Ismaël Haniyeh, Yahya Sinouar, Mohammed Deif), le chef du gouvernement houthi au Yémen, le Hezbollah libanais (Hassan Nasrallah, des centaines de combattants via les bipeurs piégés), l’état-major iranien lors des bombardements de juin 2025. Et maintenant Khamenei.

Le piratage des caméras de Téhéran : la clé de l’opération

Comment Israël a-t-il fait ? Les détails restent rares — les opérations secrètes le sont par définition. Mais deux enquêtes du New York Times et du Financial Times, publiées cette semaine, commencent à lever un coin du voile.

Selon le NYT, qui cite des « sources informées » anonymes, la CIA américaine a transmis à Israël des renseignements d’une « grande fiabilité » sur la position de Khamenei au petit matin de la frappe. Israël « s’est appuyé à la fois sur les renseignements américains et ses propres informations pour mener à bien cette opération qu’il préparait depuis des mois », précise le journal.

Au moment de la frappe, généraux et responsables sécuritaires se trouvaient dans l’un des bâtiments du complexe. Khamenei occupait un bâtiment voisin. Israël a réussi à créer une « surprise tactique », conclut le NYT.

Téhéran sous surveillance

Le Financial Times va plus loin. Citant deux sources proches du dossier, il révèle que presque toutes les caméras de surveillance routière de Téhéran auraient été piratées pendant des années — leurs images transmises en temps réel à des serveurs en Israël.

Une caméra en particulier offrait un angle stratégique sur le complexe du guide suprême rue Pasteur. Elle permettait d’identifier les gardes du corps, leurs habitudes, leurs allées et venues. Elle livrait, selon le FT, « un aperçu du fonctionnement d’une partie banale du complexe étroitement surveillé » et des personnalités qu’ils « étaient généralement chargés de protéger et de transporter ».

L’unité 8200, chargée du renseignement électronique, a joué un rôle central dans ce travail de collecte. Résultat : Israël disposait d’une cartographie dense et précise de la capitale ennemie. « Nous connaissions Téhéran comme nous connaissons Jérusalem », a confié au FT un responsable des services israéliens.

Dans les minutes précédant la frappe, des dizaines de téléphones portables dans le secteur ont été pris en main à distance — pour aveugler la sécurité de Khamenei et empêcher toute réaction préventive. Le FT évoque également, sans autre précision, une mystérieuse « source humaine » informée de la réunion prévue ce matin-là.

« Le monde restera bouche bée » : l’enthousiasme israélien

En Israël, le ton de certains commentateurs frise l’euphorie. « Lorsque les détails de son assassinat seront connus, le monde entier restera bouche bée », prédit l’éditorialiste Ben Caspit dans les colonnes du quotidien Maariv. « Le fait qu’Israël ait obtenu une photo du cadavre de Khamenei est tout simplement inconcevable. Cette première frappe sera étudiée pendant des années dans les écoles militaires du monde entier », assure-t-il.

Selon des médias israéliens, une photo du corps a effectivement été montrée au Premier ministre Benjamin Netanyahu et au président américain Donald Trump — qui a pu ensuite annoncer la mort du « diabolique Khamenei ».

Yossi Yehoshua, dans Yedioth Ahronoth, voit dans cette opération la culmination d’un processus amorcé au Liban, affiné au Yémen, perfectionné contre l’Iran : un « art de l’assassinat ciblé » atteignant un niveau « sans précédent ». « Cela a commencé au Liban, s’est poursuivi avec la guerre de juin 2025, s’est amélioré au Yémen et a atteint un niveau d’excellence » jamais vu, résume-t-il.

Mais les médias israéliens eux-mêmes tempèrent : « il est encore trop tôt pour parler de ce qu’ont fait les agents du Mossad en Iran ». Les opérations sont toujours en cours. Les détails viendront plus tard. Et la prudence s’impose.

« Happy Khamenei family » : une cible qui ne se cachait pas

Face à l’enthousiasme israélien, des voix plus critiques rappellent un fait gênant : Khamenei ne se cachait pas. À la différence de Hassan Nasrallah, qui vivait dans la clandestinité la plus stricte avant d’être tué, le guide suprême iranien vivait ouvertement dans son complexe habituel, au cœur de Téhéran.

Le journaliste d’investigation israélien Ronen Bergman — auteur de l’ouvrage de référence sur les assassinats ciblés du Mossad, « Lève-toi et tue le premier » — l’a ironisé sans ménagement sur les réseaux sociaux : « C’est comme avoir un panneau sur sa porte : ici vit l’heureuse famille Khamenei. » Une formule lapidaire qui pointe les limites du coup de maître revendiqué.

Car si Khamenei prenait des précautions, il restait à son poste, visible, accessible. Trump lui-même affirmait que les Américains connaissaient tous ses mouvements depuis juin dernier. Dans la martyrologie chiite de la République islamique, un sacrifice consenti du guide, 86 ans, n’est d’ailleurs pas inconcevable. « Ma vie vaut peu », disait-il publiquement, évoquant régulièrement le « sacrifice » pour la révolution.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a d’ailleurs adopté ce registre après sa mort : « Le guide suprême est resté à son poste, au cœur de Téhéran, alors même que tout le monde disait qu’une attaque était imminente. Il s’est sacrifié pour l’Iran. »

Coup d’échecs, pas de poker : les limites du mythe

Un analyste français des guerres d’Ukraine et d’Afghanistan, cité par l’AFP sous couvert d’anonymat, replace l’opération dans son contexte. Israël envoie un message précis : une opération « propre, nette et sans bavure » qui « décapite un régime en un tournemain et rebat le jeu pour une nouvelle donne ». La métaphore est américaine, bien rodée — comme en Irak en 2003, où Saddam Hussein figurait en as de pique dans le jeu de cartes des cibles à éliminer.

Mais cet expert souligne une limite fondamentale : « En face, on ne joue pas au poker. On n’est pas à Las Vegas. On joue aux échecs et la perte d’une pièce majeure n’est pas la fin de partie. »

L’Iran résiste. Ses dirigeants promettent de ne pas capituler. Le triumvirat de transition — Pezeshkian, Larijani, Mohseni Ejeï — tient le système. Les missiles continuent de voler. La mort de Khamenei n’a pas mis fin à la guerre. Elle entre dans sa deuxième semaine, plus intense que jamais.

Coup de maître, peut-être. Fin de partie, certainement pas.

Source : AFP – 7 mars 2026

L’Iran frappe le Golfe avec intensité : détonations en série, Téhéran refuse de capituler malgré les bombes

L’Iran frappe le Golfe avec intensité et jure de ne pas capituler. Samedi, des vagues de missiles et de drones s’abattent sur le Qatar, Bahreïn, les Émirats, le Koweït et l’Arabie saoudite. Pendant ce temps, Israël frappe l’aéroport de Téhéran et des sites militaires stratégiques. La deuxième semaine de guerre commence dans un embrasement généralisé.

Téhéran défie Trump : « Ils peuvent emporter ça dans leurs tombes »

Samedi, le président iranien Masoud Pezeshkian prend la parole sur la télévision d’État. Sa réponse à l’exigence de capitulation inconditionnelle de Donald Trump est cinglante. « Les ennemis — Israël et les États-Unis — peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre », lance-t-il.

Le ton est celui d’un régime qui refuse de plier, même sous les bombes. Même après la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué dès le premier jour du conflit. Même après des milliers de frappes israélo-américaines en une semaine. Pezeshkian fait partie du triumvirat assurant la transition après la disparition de Khamenei. Il parle au nom d’un système qui veut prouver qu’il tient encore debout.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï — également membre du triumvirat — enfonce le clou. L’Iran poursuivra ses attaques contre des sites dans des pays voisins utilisés dans « l’agression », affirme-t-il, en invoquant des « preuves » que certains États de la région se sont « mis à la disposition de l’ennemi ». Il précise agir avec l’accord de tous les « piliers du système ».

La réponse de Téhéran ne se limite pas aux discours. Samedi, l’Iran lance des vagues successives de missiles et de drones contre ses voisins du Golfe. Des détonations retentissent dans l’après-midi à Doha au Qatar, puis à Manama, la capitale de Bahreïn, selon des journalistes de l’AFP présents sur place.

Israël frappe l’aéroport de Téhéran, des flammes sur Mehrabad

Sur le front militaire israélien, la journée de samedi est l’une des plus intenses depuis le début du conflit. Les raids israéliens commencent avant l’aube et visent des cibles d’une importance stratégique majeure : une académie militaire, un centre de commandement souterrain, un site de stockage de missiles.

Puis l’aéroport international Mehrabad de Téhéran entre dans le viseur. Des photos de l’AFP montrent des flammes rougeoyantes et de la fumée s’élever du site. L’armée israélienne affirme avoir frappé 16 avions de l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution sur ce seul aéroport. La ville d’Ispahan, dans le centre du pays, est également ciblée selon Israël.

Les chiffres donnent le vertige. En une semaine, l’armée israélienne revendique 400 cibles frappées dans la seule journée de vendredi. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) annonce de son côté plus de 3.000 cibles atteintes depuis le déclenchement de l’opération le 28 février.

Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone décrivent à l’AFP une ville sous contrôle. Des checkpoints ont été instaurés pour empêcher les pillages. Un résident de 40 ans, sous couvert d’anonymat, confirme que les magasins restent ouverts et que des marchandises sont « disponibles », même si « tout est devenu un peu plus cher ». Une ville qui résiste, sous tension, sous surveillance.

Les autorités iraniennes recensent environ un millier de personnes tuées depuis le début du conflit, dont 30 % sont des enfants. L’AFP ne peut pas vérifier ces chiffres.

Le Golfe sous les feux : Dubaï, Riyad, Koweït, les alertes se succèdent

Les monarchies pétrolières du Golfe vivent au rythme des alertes. Samedi, l’aéroport de Dubaï — le plus fréquenté au monde pour le trafic international — suspend momentanément ses opérations dans la matinée. En fin d’après-midi, les Émirats arabes unis signalent de nouvelles attaques « de drones et de missiles venant d’Iran ».

En Arabie saoudite, la défense antiaérienne détruit trois missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains. Elle neutralise également 17 drones au-dessus du gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du royaume. Au Koweït, la compagnie pétrolière nationale annonce avoir réduit sa production de manière « préventive ». Un signal économique fort, qui dit mieux que tout discours l’impact de la guerre sur l’industrie énergétique mondiale.

En mer, la guerre frappe aussi les flux commerciaux. Les forces iraniennes affirment avoir ciblé deux pétroliers : le Prima, qui tentait de traverser le détroit d’Ormuz — fermé par Téhéran — et un autre navire battant pavillon des Îles Marshall dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des hydrocarbures mondiaux, reste paralysé. Les cours du pétrole continuent de s’envoler.

Les pays du Golfe réfutent catégoriquement les accusations iraniennes. Leurs territoires n’ont pas servi à mener des attaques contre l’Iran, assurent-ils — conformément à ce qu’ils avaient promis avant le déclenchement du conflit. Mais Téhéran ne les croit pas. Et continue de frapper.

Du Caucase à Chypre : la guerre déborde ses frontières

La carte des zones de guerre s’agrandit de jour en jour. L’Iran lance des drones contre l’Azerbaïdjan, allié d’Israël. L’attaque soulève la crainte d’une extension du conflit jusqu’au Caucase — une région déjà instable, désormais dans l’orbite d’une guerre qu’elle n’a pas provoquée.

Au Kurdistan irakien, les Gardiens de la Révolution iraniens affirment avoir visé des « groupes séparatistes » — des factions kurdes iraniennes en exil qui y ont établi leurs bases. Le conflit s’étend à l’Irak, déjà secoué par des attaques contre l’ambassade américaine à Bagdad.

Et jusqu’à Chypre. Une base aérienne britannique sur l’île a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne. La guerre atteint le sol européen — ou presque. Londres réagit en ouvrant ses propres bases aux forces américaines. Des bombardiers B-1 de l’US Air Force atterrissent sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, selon un journaliste de l’AFP. Le Royaume-Uni entre dans le conflit — discrètement, mais concrètement.

La Turquie, membre de l’OTAN, observe avec inquiétude. Elle met en garde contre toute tentative de déclencher une guerre civile en Iran en instrumentalisant les clivages ethniques ou religieux. Un avertissement qui cible implicitement Washington et Tel Aviv — et qui dit combien les alliés de l’Occident peinent à s’aligner sur une stratégie commune.

Liban : 300 morts, 300.000 déplacés, un désastre humanitaire annoncé

Au Liban, le bilan continue de s’alourdir. Depuis lundi — depuis que le Hezbollah a attaqué Israël pour « venger » la mort de l’ayatollah Khamenei et déclenché une riposte israélienne massive — les autorités libanaises recensent près de 300 morts. Quelque 300.000 personnes ont fui leurs foyers, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés.

Le Premier ministre Nawaf Salam prononce les mots que tout le monde redoutait : un « désastre humanitaire » se profile. La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, subit des frappes intenses. Des familles dorment à la belle étoile sur le front de mer de la capitale. Des villages du sud sont rasés les uns après les autres.

La guerre est entrée dans sa deuxième semaine. L’Iran jure de frapper « de manière intense ». Israël promet de continuer « de toute sa force ». Trump exige la capitulation. Et dans le Golfe, à Beyrouth, à Téhéran, les civils comptent leurs morts et cherchent un abri que personne ne leur garantit.

Source : AFP – 7 mars 2026

Yamal sauve le Barça à Bilbao : Barcelone reprend quatre longueurs d’avance sur le Real Madrid en Liga

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Yamal sauve le Barça à Bilbao : bousculé, fatigué, poussé à bout par l’Athletic, le FC Barcelone a tenu grâce à un éclair du pied gauche à la 68e minute. Un but. Trois points. Et quatre longueurs d’avance sur le Real Madrid à onze journées de la fin. Le génie a encore frappé.

Un éclair dans la grisaille de San Mamés

Samedi soir, San Mamés est une fournaise. L’Athletic Bilbao presse, attaque, et force le Barça à reculer. Joan Garcia multiplie les arrêts décisifs — à la 35e, la 40e, la 53e, la 58e. Sans lui, le score aurait basculé bien avant la 68e minute.

Puis Lamine Yamal reçoit le ballon. Il frappe. Le ballon rentre. 1-0. Le Barça respire.
Ce coup de génie du pied gauche de l’ailier de 18 ans suffit à faire la différence sur un terrain réputé comme l’un des plus hostiles de Liga. Yamal, déjà auteur d’un triplé la semaine précédente contre Villarreal (4-1), confirme qu’il vit une saison hors norme. Chaque grand rendez-vous, il répond présent. San Mamés ne fait pas exception.

Pedri, passeur décisif sur le but, résume l’état d’esprit du vestiaire après le coup de sifflet final. « C’est une victoire très importante, sur un terrain très difficile, où nous sommes arrivés très fatigués », confie le milieu de terrain espagnol.

Puis il rend hommage à son jeune coéquipier : « Lamine, vous savez ce qu’il est capable de faire. Il est encore très jeune, et il va continuer à aller toujours plus haut. Ce qu’il doit faire, c’est rester lui-même, continuer à travailler et à prendre du plaisir sur le terrain. Il nous apporte tellement. »

Un Barça épuisé, sauvé par Garcia et Yamal

La fatigue n’est pas un prétexte. Elle est une réalité. Quatre jours plus tôt, le Barça a livré un effort colossal contre l’Atlético Madrid en Ligue des champions — une « remontada » inaboutie, soldée par une élimination (4-0, 3-0 au total). Les hommes de Hansi Flick arrivent à Bilbao vidés, les jambes lourdes, le mental éprouvé.

Face à des Lions basques en pleine forme, neuvièmes de Liga avec 35 points, le Barça souffre. L’Athletic presse haut, crée des occasions, sollicite Garcia sans relâche. Le gardien blaugrana sort une prestation majuscule. Sans lui, le Barça rentrait bredouille de Galice.
Mais le football récompense parfois les équipes qui souffrent et qui tiennent. Le Barça a tenu. Yamal a frappé. Et les trois points restent à Barcelone.

Cette victoire permet au club catalan de porter son total à 67 points et de repousser le Real Madrid — deuxième avec 63 points — à quatre longueurs, à onze journées de la fin du championnat. Une marge confortable, mais pas rassurante. Le Real, miraculé à Vigo vendredi grâce à un but de Valverde à la 95e, ne lâche rien. La Liga se joue match par match.

Mardi, le Barça se rendra à Newcastle en huitième de finale aller de la Ligue des champions. L’objectif : décrocher un avantage avant le match retour. La saison dernière, le club blaugrana avait été éliminé aux portes de la finale par l’Inter. Cette année, le groupe d’Hansi Flick entend aller plus loin.

L’Atlético s’en sort, Nico Gonzalez décisif

Plus tôt dans la soirée, l’Atlético Madrid sauve ses trois points au forceps contre la Real Sociedad (3-2). Un match haletant, disputé au Metropolitano, entre deux équipes qui se retrouveront en finale de la Coupe du Roi le 18 avril prochain.

L’Atlético prend rapidement les commandes. Son attaquant norvégien Alexander Sørloth ouvre le score dès la 5e minute — son dixième but en Liga cette saison. Un départ idéal. Mais la Real Sociedad répond presque immédiatement. Carlos Soler, l’ancien Parisien, égalise d’une superbe frappe à la 9e. 1-1. L’avantage s’est évaporé en quatre minutes.

Le match bascule à la 67e minute. Antoine Griezmann entre en jeu. L’attaquant français délivre une talonnade subtile en pleine surface pour l’Argentin Nico Gonzalez. 2-1. Mais dans la foulée, le capitaine basque Mikel Oyarzabal égalise pour la Real. 2-2. Nouveau coup de théâtre.

C’est encore Nico Gonzalez qui tranche. Il signe un doublé de la tête à la 81e minute. 3-2. L’Atlético s’impose finalement et consolide sa troisième place avec 54 points. Mardi, les Colchoneros accueillent Tottenham en huitième de finale aller de la Ligue des champions — un rendez-vous européen qui s’annonce fébrile.

Osasuna et Gérone arrachent le nul in extremis

La journée de Liga réserve encore deux dénouements spectaculaires en fin d’après-midi.
À Osasuna, le suspense dure jusqu’au bout. Menés face à Majorque, les hommes de Pampelune arrachent le match nul (2-2) en inscrivant deux buts dans les cinq dernières minutes — à la 89e et à la 90e+4. Une remontée incroyable qui permet à Osasuna de garder une longueur d’avance sur la zone de relégation, avec 34 points.

À Levante, Gérone vit un scénario similaire. Les Catalans sauvent le point du nul (1-1) au bout du temps additionnel, grâce au jeune milieu espagnol Joel Roca à la 90e+4. Une égalisation arrachée qui permet à Gérone de respirer — le club pointe au 12e rang avec 31 points, loin des places dangereuses mais trop loin du top 10 pour viser l’Europe.

Ces deux nuls spectaculaires illustrent la densité et la tension de cette Liga 2025-2026. De Barcelone à Gérone, de Bilbao à Madrid, chaque match réserve son lot de rebondissements. Et dans ce championnat qui ne laisse aucun répit, un seul homme continue de sortir du lot semaine après semaine : Lamine Yamal, 18 ans, phénomène catalan, architecte discret d’un titre qui se dessine de plus en plus clairement au Camp Nou.

Source : AFP – 7 mars 2026

Une opération commando au Liban fait 41 morts : Israël cherchait un pilote disparu depuis 1986

Une opération commando au Liban fait 41 morts : vendredi soir, des forces spéciales israéliennes s’infiltrent par hélicoptère dans le village de Nabi Chit, bastion du Hezbollah dans l’est du Liban. Leur mission : retrouver les restes de Ron Arad, aviateur capturé en 1986 et présumé mort. L’opération échoue. Elle laisse derrière elle 41 morts, un village en ruines — et une plaie vieille de quarante ans rouverte en pleine guerre.

Nabi Chit : un village soufflé par le commando

Le centre de Nabi Chit ressemble à un champ de bataille de guerre totale. Un immense cratère perfore le cœur du village. Les immeubles se sont effondrés, les toits arrachés, les munitions jonchent le sol. Le souffle d’une explosion a projeté une voiture jusqu’au deuxième étage d’un bâtiment éventré. Sur une façade, les lambeaux d’une affiche représentant des leaders du Hezbollah pendent dans le vide.

Mohammed Moussa, habitant de 55 ans, raconte à l’AFP ce qu’il a vécu cette nuit-là. « C’était digne d’un film », dit-il, lors d’une visite organisée pour la presse par le mouvement chiite. « Ils ont commencé à bombarder et ont mené environ 20 frappes » avant l’arrivée des soldats israéliens. Puis les hélicoptères. « On sentait que quelque chose clochait. On a compris par la suite qu’une opération commando était en cours quand nous avons entendu les hélicoptères. »

Israël avait pourtant prévenu. Vendredi midi, l’armée israélienne émet un avertissement concernant trois villages, dont Nabi Chit. Mais entre un avertissement et la réalité d’une opération héliportée de nuit, il y a toute la distance qui sépare la guerre froide de la guerre réelle.

Le bilan est lourd : 41 morts, dont trois soldats, et 40 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Plus au sud, près de Nabatiyé, huit autres personnes meurent dans des frappes israéliennes distinctes — six à Kherbet Selm, deux à Kfar Rumman. Et ce samedi-là, des frappes aériennes israéliennes visent plus de vingt villes et villages du sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information libanaise.

Des soldats déguisés, quatre hélicoptères, un cimetière fouillé

Comment l’opération s’est-elle déroulée ? Les récits convergent, malgré les versions divergentes des deux camps.

Selon le chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, les soldats israéliens arrivent à Nabi Chit vêtus d’uniformes similaires à ceux de l’armée libanaise, à bord de véhicules militaires ressemblant à ceux du Hezbollah. Un stratagème de camouflage destiné à semer la confusion — et à gagner du temps.

De son côté, le Hezbollah livre sa version dans un communiqué. Ses combattants observent « l’infiltration de quatre hélicoptères » israéliens en provenance de Syrie, vendredi vers 22h30 locales. À leur atterrissage, « un groupe » de combattants du Hezbollah « engage » le combat au niveau d’un cimetière de Nabi Chit. Les troupes israéliennes se replient ensuite, affirme le mouvement chiite.

Les images filmées par l’AFP montrent un trou creusé dans la terre brune du cimetière — apparemment une tombe ouverte et fouillée. Un responsable du Hezbollah indique à l’AFP que le cimetière ciblé appartient à la famille Shoukr.

Le détail n’est pas anodin. En janvier, la justice libanaise a engagé des poursuites contre quatre personnes accusées d’avoir enlevé pour le compte du Mossad le frère d’Hassan Shoukr, suspecté d’avoir participé à la capture de Ron Arad. Le cimetière fouillé, la famille Shoukr, le Mossad : tous les fils de cette histoire se croisent dans la terre de Nabi Chit.

Ron Arad : quarante ans de mystère et de deuil national

Qui est Ron Arad ? Un officier de l’armée de l’air israélienne. En 1986, son appareil est abattu au-dessus du Liban lors d’une mission contre l’Organisation de libération de la Palestine. Il s’éjecte. Il est capturé par des groupes chiites pendant la guerre civile libanaise, qui ravage le pays depuis 1975.

Au début de sa captivité, il parvient à envoyer des lettres à sa famille. Israël entame des négociations avec ses ravisseurs. Les discussions échouent. Elles cessent définitivement en 1988. Depuis, plus rien. Ron Arad est présumé mort. Ses restes n’ont jamais été restitués.
Pendant quatre décennies, son cas a hanté Israël.

Le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national dans ce pays — une obligation morale et politique qui transcende les gouvernements et les générations. Films, livres, négociations secrètes : tout a été tenté. Sans résultat.

L’armée israélienne confirme samedi que ses « forces spéciales » ont mené vendredi soir une opération « pour localiser des restes liés au pilote disparu Ron Arad ». En vain. L’opération n’a fait « aucune victime » côté israélien, précise-t-elle. Benjamin Netanyahu prend la parole dans la soirée.

Netanyahu : « L’engagement est absolu et inébranlable »

Le Premier ministre israélien choisit ses mots avec soin. « Nos héroïques combattants ont lancé une opération spéciale pour localiser et libérer le navigateur Ron Arad », déclare-t-il samedi soir. Il reconnaît l’échec sans détour : « L’opération menée ce soir n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés. »

Mais Netanyahu refuse de parler de défaite. Il y voit au contraire une démonstration de la constance israélienne. « L’engagement de l’État d’Israël et le mien à mener à bien toutes nos missions concernant les prisonniers de guerre et les disparus sont absolus et inébranlables », assure-t-il.

Ces mots résonnent différemment dans les décombres de Nabi Chit. Le maire du village, Hani Moussaoui, mesure lui aussi le prix à payer — mais dans un registre opposé. « Le prix à payer est terrible : infrastructures détruites et le sang de nos enfants », dit-il à l’AFP. Puis il ajoute, sans hésiter : « Mais tant qu’Israël existera, nous continuerons à lui résister. »
Deux hommes. Deux langages. Deux visions irréconciliables de ce que signifie tenir ses engagements.

Le bilan global s’alourdit, le Liban paye le prix

Cette opération commando s’inscrit dans un contexte de destruction massive. Depuis lundi, depuis que le Hezbollah a attaqué Israël pour « venger » la mort de l’ayatollah Khamenei et déclenché la riposte israélienne, le Liban encaisse. Le bilan total atteint désormais 300 morts selon le ministère libanais de la Santé. Plus de 450.000 personnes ont été déplacées.

L’opération de Nabi Chit ajoute 41 morts à ce chiffre. Quarante et un morts pour retrouver les restes d’un homme disparu en 1986, pour une mission qui a échoué, dans un village dont le maire jure qu’il résistera tant qu’Israël existera.

Il y a dans cette équation quelque chose d’implacable et de désespérant à la fois. Une guerre dans la guerre. Un passé qui refuse de rester enterré — au sens littéral comme au sens figuré. Et un Liban qui, une fois de plus, paie de son sang les dettes et les obsessions des autres.

Ron Arad n’a pas été retrouvé. Nabi Chit est en ruines. Et la guerre, elle, continue.

Source : AFP – 8 mars 2026

Netanyahu veut éradiquer le régime iranien : Téhéran refuse de capituler, la guerre entre dans sa deuxième semaine

Netanyahu veut éradiquer le régime iranien : Israël va poursuivre la guerre « de toute sa force », affirme le Premier ministre sans détour. Téhéran répond qu’il ne capitulera pas. La deuxième semaine de guerre commence sous les bombes, les alertes et les deuils. Et personne, dans aucun camp, ne parle encore de paix.

Netanyahu : un plan « méthodique » pour éradiquer le régime

Samedi soir, Benjamin Netanyahu prend la parole. Son ton est celui d’un homme qui ne doute pas. Israël va continuer de frapper l’Iran « de toute sa force », affirme le Premier ministre israélien. L’objectif est clairement posé : « Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime et permettre le changement. »

Des mots lourds. Un programme de guerre assumé, formulé sans nuance, alors que le conflit entre dans sa deuxième semaine. En sept jours, l’armée israélienne affirme avoir mené 3.400 frappes à travers l’Iran. Washington en revendique 3.000 de son côté. Ensemble, les deux alliés ont verrouillé — selon Netanyahu — « le contrôle quasi total de l’espace aérien au-dessus de Téhéran ».

Mais l’objectif déclaré de la guerre reste plus circonscrit : détruire les capacités balistiques de l’Iran et l’empêcher de se doter de la bombe atomique — intention que Téhéran dément avoir. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué dès le premier jour du conflit. Washington souhaite la chute du pouvoir. Mais entre vouloir un changement de régime et l’imposer par les bombes, la distance reste immense.

Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone confient à l’AFP que des barrages de contrôle ont été instaurés. Un résident de 40 ans, sous couvert d’anonymat, indique que les magasins restent ouverts et que des marchandises sont « disponibles », même si « tout est devenu un peu plus cher ». Une ville sous surveillance. Une ville qui résiste, à sa manière.

L’Iran refuse de capituler : « Ils sont pris au piège »

Face à la pression militaire et aux exigences de Trump — qui réclame une capitulation sans condition —, plusieurs responsables iraniens répondent en chœur samedi : il n’en est pas question.

Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, retourne l’argument. Les États-Unis se sont eux-mêmes « piégés » en misant sur une résistance de courte durée, affirme-t-il. « Ils pensaient que ce serait comme au Venezuela : ils frapperaient, prendraient le contrôle et ce serait fini », lance-t-il, dans un entretien diffusé sur la télévision d’État. Le sous-entendu est clair : l’Iran ne ressemble pas au Venezuela. Et la guerre ne se terminera pas en quelques jours.

Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, enfonce le clou. Téhéran poursuivra ses attaques contre certains États de la région, dit-il, en invoquant des « preuves » qu’ils se sont « mis à la disposition de l’ennemi ». Les pays du Golfe démentent catégoriquement : leurs territoires ne servent pas à des attaques contre l’Iran. Le débat est lancé. Les missiles, eux, continuent de voler.

Les autorités iraniennes recensent environ un millier de personnes tuées depuis le début du conflit, dont 30 % sont des enfants. L’AFP ne peut pas vérifier ces chiffres. Mais ils dessinent, même imparfaitement, l’ampleur d’une tragédie humaine qui se joue loin des caméras.

L’école de Minab, les dépouilles américaines et la guerre des récits

Samedi, Donald Trump participe à une cérémonie solennelle. Coiffé d’une casquette blanche, il accueille les dépouilles des six premiers soldats américains tués dans la guerre — des réservistes déployés au Koweït. Un moment de deuil national, filmé, diffusé. La guerre a désormais ses morts américains. Elle a aussi ses polémiques.

L’affaire de l’école de Minab continue d’empoisonner le camp américain. Dès le premier jour du conflit, une frappe a touché cette école dans le sud de l’Iran, tuant plus de 150 personnes selon les autorités iraniennes. L’Unicef rapporte un bilan de 168 élèves tués, dont une majorité d’écolières âgées de 7 à 12 ans.

Une enquête du New York Times, publiée jeudi et fondée notamment sur des images satellite, suggère que les États-Unis pourraient être responsables — ils auraient visé une base navale des Gardiens de la révolution située à proximité.

Trump répond sans attendre les conclusions du Pentagone, qui assure mener une enquête. « Nous pensons que cela a été fait par l’Iran. Parce qu’ils sont très imprécis avec leurs munitions », affirme-t-il. Une accusation frontale, formulée alors que rien n’est encore établi. Téhéran attribue la frappe au tandem Israël-États-Unis. Les deux camps se rejettent la responsabilité de la mort de dizaines d’enfants. La vérité, elle, reste suspendue.

Le Golfe sous les feux, Londres entre dans le conflit

La nuit de samedi à dimanche plonge toute la région dans un nouveau cycle d’alertes et d’explosions. À Bagdad, des systèmes de défense aérienne interceptent des roquettes tirées en direction de l’ambassade américaine.

À Bahreïn, une forte explosion retentit dans la capitale Manama, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. L’Iran dit avoir frappé une base américaine en réponse à une attaque contre une usine de désalinisation.

À Dubaï, la mort frappe au hasard. Les débris d’un projectile iranien intercepté tombent sur un véhicule et tuent un conducteur pakistanais. Un homme ordinaire, tué par une guerre qui n’est pas la sienne. Le Koweït subit de nouvelles attaques : sa compagnie pétrolière nationale annonce avoir réduit sa production de manière « préventive ».

L’Arabie saoudite est également touchée. Les monarchies du Golfe assurent ne pas utiliser leurs territoires pour mener des attaques contre l’Iran. Elles subissent pourtant les représailles de Téhéran comme si elles le faisaient.

Sur un tout autre front, le Royaume-Uni franchit un cap discret mais décisif. Les forces américaines commencent à utiliser des bases britanniques pour des « opérations défensives » visant à « empêcher l’Iran de tirer des missiles dans la région, ce qui met en danger des vies britanniques », annonce Londres. Des bombardiers B-1 de l’US Air Force atterrissent sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, selon un journaliste de l’AFP.

Le sol britannique entre dans la guerre. Trump, de son côté, assure sur Truth Social qu’il n’a « plus besoin » de porte-avions britanniques. « Nous avons déjà gagné », dit-il. Une déclaration que les explosions de la nuit contredisent.

Liban : 300 morts, 450.000 déplacés, un désastre annoncé

Au Liban, les chiffres racontent une catastrophe qui s’accélère. Les autorités libanaises comptent désormais plus de 300 morts et 450.000 personnes déplacées depuis lundi — depuis que le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël pour « venger » la mort de l’ayatollah Khamenei et déclenché une riposte israélienne d’une ampleur inédite.

Le Premier ministre Nawaf Salam prononce les mots que beaucoup redoutaient : un « désastre humanitaire » se profile. Des centaines de milliers de Libanais ont fui leurs maisons, souvent sans savoir où aller, souvent sans ressources. Samedi, Israël frappe encore la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Huit personnes meurent dans le sud du pays. Des frappes aériennes visent plus de vingt villes et villages.

La guerre entre dans sa deuxième semaine. Netanyahu promet de l’éradiquer, ce régime. Téhéran promet de résister. Et entre ces deux volontés qui s’affrontent, des dizaines de milliers de civils — iraniens, libanais, du Golfe, américains — paient le prix d’un conflit dont personne, visiblement, ne maîtrise la durée ni l’issue.

Source : AFP – 8 mars 2026

La guerre s’intensifie au Moyen-Orient : infrastructures pétrolières frappées, 454.000 déplacés au Liban, Londres entre dans le conflit

La guerre s’intensifie au Moyen-Orient : Israël, les États-Unis et l’Iran entrent dans leur deuxième semaine de conflit. Les frappes s’intensifient. Les infrastructures pétrolières iraniennes sont désormais dans le viseur. Le Liban compte 454.000 déplacés. Et une école bombardée à Minab relance le débat sur les responsabilités. Tour d’horizon des derniers développements.

Trump vise plus large, les dépôts pétroliers frappés

Samedi, Donald Trump prévient depuis Air Force One : « Aujourd’hui, l’Iran sera frappé très durement ! » Il évoque des « zones et des groupes de personnes qui n’avaient encore jamais été considérés comme des cibles ».

La menace se concrétise rapidement. Des frappes américaines et israéliennes visent un dépôt de pétrole dans le sud de Téhéran, selon les médias d’État iraniens. C’est la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début du conflit. Une nouvelle ligne franchie.

En une semaine, Israël revendique « environ 3.400 frappes à travers l’Iran » et la mise hors service de « plus de 150 systèmes de défense », selon le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin. L’armée de l’air israélienne a largué environ 7.500 munitions.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu affiche sa détermination dans une allocution télévisée : « Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime iranien et permettre le changement. » Fort avec les États-Unis du « contrôle quasi total de l’espace aérien au-dessus de Téhéran », Israël va continuer de frapper l’Iran avec « toute » sa « force », prévient-il.

De son côté, Ali Larijani, responsable de la sécurité nationale iranienne, contre-attaque sur le terrain narratif. Les États-Unis et Israël cherchent la « désintégration fondamentale » du pays, affirme-t-il dans un entretien diffusé sur la télévision d’État. « Leur perception, c’était que ce serait comme au Venezuela : ils frapperaient, prendraient le contrôle, et ce serait terminé. Mais maintenant ils sont pris au piège », lance-t-il.

L’école de Minab : Trump accuse l’Iran, le NYT pointe Washington

La polémique enfle autour d’une frappe qui a visé une école à Minab, dans le sud de l’Iran, dès le premier jour du conflit. L’Unicef rapporte un bilan de 168 élèves tués, dont une majorité « d’écolières âgées de 7 à 12 ans ». Un bilan qui n’a pas encore été confirmé de manière indépendante.

Une enquête du New York Times, basée notamment sur des images satellite, suggère que les États-Unis pourraient être responsables de cette frappe — ils auraient voulu cibler une base navale voisine. Ni les États-Unis, ni Israël ne confirment leur implication. Washington affirme que le Pentagone mène une enquête.

Trump, lui, tranche sans attendre les conclusions. « Nous pensons que cela a été fait par l’Iran. Parce qu’ils sont très imprécis avec leurs munitions », déclare-t-il. Une accusation directe, formulée alors que l’enquête est toujours en cours. Face aux écolières mortes de Minab, les deux camps se renvoient la responsabilité. La vérité, elle, reste enfouie sous les décombres.

Dans le même temps, Trump se contredit sur un autre dossier. Deux jours plus tôt, il semblait encourager les milices kurdes iraniennes à passer à l’offensive contre le pouvoir à Téhéran. Samedi, il fait volte-face : « Je ne veux pas que les Kurdes y aillent.

Nous n’envisageons pas que les Kurdes y aillent. Nous ne voulons pas rendre cette guerre plus compliquée qu’elle ne l’est déjà. » La guerre par procuration a ses limites. Trump vient de les fixer — jusqu’à nouvel ordre.

Bagdad, Dubaï, Bahreïn : le Golfe sous les feux croisés

La guerre déborde, encore. À Bagdad, des roquettes visent l’ambassade américaine. Des sources sécuritaires confirment à l’AFP que trois ont été interceptées et une est tombée dans une zone dégagée de la base aérienne de l’ambassade. Dans la soirée, des explosions retentissent à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, qui abrite un vaste complexe du consulat américain, selon des journalistes de l’AFP sur place.

À Dubaï, un drame illustre la brutalité des frappes sur les zones civiles. Les débris d’un projectile iranien intercepté tombent sur un véhicule et tuent un conducteur pakistanais, annoncent les autorités locales.

L’activité à l’aéroport de Dubaï est brièvement interrompue dans la matinée. Les pays du Golfe continuent d’encaisser des attaques de missiles et de drones — malgré les excuses du président iranien auprès de ses voisins pour les frappes les ayant ciblés.

À Bahreïn, l’Iran affirme avoir frappé une base américaine en réponse à une attaque contre une usine de désalinisation. Les autorités locales signalent un incendie et des dégâts matériels dans la capitale Manama. Des attaques frappent également le Qatar, le Koweït et l’Arabie saoudite.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, justifie ces frappes régionales en invoquant des « preuves » que certains pays de la région se sont « mis à la disposition de l’ennemi ». L’Iran, dit-il, poursuivra ses attaques contre ces sites.

La Turquie, elle, hausse le ton. Ankara met en garde contre les tentatives de déclencher une guerre civile en Iran « en instrumentalisant les clivages ethniques ou religieux », les qualifiant d’« extrêmement dangereuses ». Elle appelle aussi Téhéran à la « prudence » après la destruction mercredi d’un missile iranien qui se dirigeait vers son espace aérien.

Liban : 454.000 déplacés, 41 morts dans une opération commando

Au Liban, la catastrophe humanitaire s’aggrave d’heure en heure. Les autorités libanaises recensent désormais 454.000 personnes déplacées par les frappes israéliennes. Plus de 110.000 d’entre elles sont hébergées dans des centres d’accueil. Le bilan humain depuis lundi atteint 294 morts et plus d’un millier de blessés, selon le ministère de la Santé libanais en début de journée. Dans le seul sud du pays, huit personnes périssent samedi.

Des frappes aériennes israéliennes visent plus de vingt villes et villages du sud du Liban dans la journée, selon l’Agence nationale d’information. Beyrouth est de nouveau frappée le soir : l’armée israélienne cible un bastion du Hezbollah dans la banlieue sud.

Dans l’est du pays, autour de Nabi Chit, un bastion du Hezbollah, une opération commando israélienne tente, en vain, de retrouver les restes d’un aviateur capturé au Liban en 1986. L’opération tourne au drame : 41 morts, dont trois soldats, et 40 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Une mission du passé qui produit des morts au présent.

Pendant ce temps, à Jérusalem, au moins une dizaine d’explosions retentissent dans la soirée après des sirènes d’alerte antiaériennes dans le centre du pays et en Cisjordanie occupée, selon des journalistes de l’AFP. L’armée israélienne signale des missiles iraniens lancés sur son territoire. « À ce stade, aucun blessé n’a été signalé », rapporte le Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Londres dans la boucle, Téhéran cherche un successeur à Khamenei

Sur le front diplomatique et militaire, le Royaume-Uni franchit un cap. Le ministère britannique de la Défense annonce sur X que les forces américaines ont commencé à utiliser des bases britanniques pour mener des « opérations défensives » et « empêcher l’Iran de tirer des missiles dans la région, ce qui met en danger des vies britanniques ».

Des bombardiers B-1 de l’armée de l’air américaine atterrissent sur la base aérienne de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. Le sol britannique entre dans la guerre. Discrètement, mais concrètement.

En Iran, la question de la succession s’impose. L’Assemblée des Experts — organe chargé d’élire le prochain guide suprême pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei, tué dès le premier jour des frappes — doit se réunir « dans les prochaines 24 heures », selon Hossein Mozafari, l’un de ses membres cité par l’agence Fars. Un pays sous les bombes qui doit, en même temps, organiser sa propre succession politique. Une image qui dit, mieux que tout discours, l’ampleur du bouleversement en cours.

La guerre entre dans sa deuxième semaine. Les infrastructures pétrolières brûlent. Les écolières de Minab sont mortes. Le Liban compte ses déplacés par centaines de milliers. Et pendant qu’Israël, Washington et Téhéran s’affrontent, le monde retient son souffle — et cherche, en vain, une sortie.

Source : AFP – 8 mars 2026

Larissa Tchinda : Porter la voix des femmes avec Femina 237

Journaliste de formation et passionnée par l’information, Larissa Tchinda a quitté son poste de rédactrice en chef dans une chaîne de télévision pour créer Femina 237, un média dédié à la valorisation de la femme au Cameroun. Son parcours illustre la détermination et l’ingéniosité nécessaires pour se lancer dans l’entrepreneuriat féminin.

« Je savais que je ne voulais pas attendre qu’on me donne ma chance. » C’est avec cette détermination que Larissa Tchinda, épouse Palah, a décidé de tracer sa propre voie dans les médias et l’entrepreneuriat.

Titulaire d’un master en journalisme de paix de l’Université protestante d’Afrique centrale, après un master en littérature à l’Université de Douala, Larissa savait déjà écrire, animer à la radio et présenter le journal télévisé.

« J’étais chroniqueuse dans l’émission Femina, puis j’ai créé ma propre émission, Couloir de femmes à la radio. Elle était très écoutée et je me suis dit : pourquoi ne pas créer quelque chose qui soit à moi ? » Cette idée trottait dans l’esprit de Larissa, mais elle n’arrivait pas encore à se décider.

« Dans les médias, particulièrement celui de la télé où j’ai continué à travailler par la suite, les cadreurs et les monteurs étaient toujours occupés et il fallait attendre pour aller sur le terrain. Tu peux avoir une idée de reportage et ça traîne des semaines », raconte-t-elle.

Ce constat a fini par la pousser à réorienter sa carrière, à devenir polyvalente et à acquérir toutes les compétences nécessaires pour être journaliste reporter d’images, reporter radio et en ligne, mais aussi en presse écrite et en médiation. Pourtant, elle continuait à ressentir un manque : l’autonomie.

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« J’ai décidé de laissé la télé »

Les longues journées de travail et la pression qu’elle subissait l’ont convaincue de se lancer. « J’avais besoin de me concentrer sur ce qui me tient à cœur. J’ai décidé de laissé la télé et de créer mon propre média », raconte-t-elle.

C’est ainsi qu’est née Femina 237, en 2019. Ce projet est devenu un média web destiné à mettre la femme au centre de l’information. Par railleurs, elle se consacre aussi à l’enseignement universitaire.

« Femina 237 n’est pas juste un média féminin par son nom. C’est un média qui traite tous les sujets : sport, culture, politique, mais toujours avec la femme comme angle principal. Mon objectif est que les femmes se valorisent, mais aussi que la société reconnaisse leur potentiel », explique Larissa. Pour elle, exposer les réussites féminines contribue à l’égalité des genres et à changer le regard que l’on porte sur les femmes dans tous les domaines.

Créer ce média n’a pas été simple. « Le site a été piraté trois fois, et nous devons constamment le mettre à jour. Les financements manquent. On se bat contre les stéréotypes : on nous dit parfois que mettre la femme au centre de l’information n’est pas prioritaire », confie-t-elle.

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« Les femmes ont un potentiel fou »

Malgré ces obstacles, elle reste motivée : « Les femmes ont un potentiel fou et il faut le montrer. Mon rôle est de les présenter autrement que la société ne les voit d’habitude. »

Aujourd’hui, Larissa voit plus loin. Elle souhaite inspirer et accompagner d’autres femmes : « Le message que je peux donner aux jeunes femmes qui veulent se lancer dans les médias ou entreprendre, c’est : soyez vous-mêmes, ayez des valeurs et formez-vous. Quand vous êtes formées et que vous avez quelque chose à dire, votre voix compte et vous êtes visibles. »

À travers Femina 237, Larissa Tchinda n’a pas seulement créé un média. Elle a donné aux femmes une tribune, un espace pour briser les clichés, raconter leurs réussites et montrer au Cameroun et au-delà que la voix féminine peut porter loin.

PFL se sépare de Ngannou : l’avenir du prédateur camerounais dans le flou à 39 ans

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PFL se sépare de Ngannou : un combat en trois ans, deux défaites en boxe, une présidence africaine fantôme. À 39 ans, l’ancien champion UFC se retrouve sans contrat, sans adversaire annoncé, et avec un retour à la Maison Blanche sur lequel Dana White a déjà claqué la porte.

Le PFL coupe les ponts avec Ngannou

Vendredi, la Professional Fighters League (PFL) publie un communiqué sur ses réseaux sociaux. Le message est courtois. Le fond est sans appel : la ligue se sépare de Francis Ngannou. « Nous avons un immense respect pour Francis aussi bien en tant qu’athlète qu’en tant que personne, et nous lui souhaitons le succès dans le prochain chapitre de sa carrière de combattant », écrit l’organisation, qui assure rester « déterminée à recruter les meilleurs athlètes de la discipline ».

Des formules de politesse qui masquent à peine un constat d’échec. En mai 2023, le recrutement de Ngannou avait fait l’effet d’un coup de tonnerre. L’ancien champion des poids lourds de l’UFC — organisation dominante du MMA mondial — claquait la porte de Dana White pour rejoindre le PFL, ligue concurrente fondée en 2017. Les désaccords sur sa rémunération à l’UFC avaient précipité son départ. Les ambitions étaient immenses des deux côtés.

Près de trois ans plus tard, le bilan est maigre. Ngannou n’a combattu qu’une seule fois pour le PFL : une victoire expéditive contre le Brésilien Renan Ferreira en octobre 2024. Un seul combat. Puis plus rien.

Une présidence africaine sans éclat, une boxe décevante

Le PFL avait aussi confié à Ngannou la présidence de sa branche africaine — un rôle symbolique fort pour le Camerounais, figure inspirante sur le continent. Mais lors de l’événement inaugural du PFL en Afrique, en juillet 2025 en Afrique du Sud, Ngannou est absent. Pas de discours. Pas de présence. Une vitrine sans occupant.

En parallèle, son accord avec le PFL prévoyait une incursion en boxe anglaise. Ngannou dispute deux combats retentissants. En octobre 2023, il affronte Tyson Fury. Le combat est serré. Il perd aux points, dans une rencontre que beaucoup jugeaient disputée.

En mars 2024, il monte sur le ring face à Anthony Joshua. Le résultat est brutal : KO au deuxième round. Deux défaites. Deux sorties par la petite porte d’une discipline où les rémunérations sont pourtant nettement supérieures à celles du MMA.

Ces résultats, combinés à une inactivité prolongée en MMA, peignent le portrait d’un athlète hors du rythme, dont le passage au PFL n’aura jamais vraiment tenu ses promesses. À 39 ans, Ngannou se retrouve sans organisation, sans calendrier de combat annoncé, et face à une question simple : que faire maintenant ?

UFC, Maison Blanche, boxe : les pistes et les portes fermées

L’avenir de « The Predator » reste dans le flou, mais plusieurs pistes circulent. Ngannou n’a jamais caché son intérêt pour la boxe et les rémunérations qu’elle offre. Un troisième combat dans la discipline n’est pas à exclure — à condition de trouver un promoteur et un adversaire à la hauteur de son profil.

Mais c’est une autre piste qui alimente les rumeurs depuis plusieurs semaines. Ngannou laisse entendre à plusieurs reprises qu’il souhaite faire son retour en UFC — et pas n’importe où : à l’événement prévu à la Maison Blanche le 14 juin prochain. Un retour spectaculaire, chargé de symboles, dans l’organisation qu’il a quittée en mauvais termes.
Dana White ferme la porte.

Le patron de l’UFC exclut catégoriquement cette possibilité. Entre les deux hommes, les cicatrices de leur séparation restent fraîches. Ngannou était parti en dénonçant les conditions imposées par l’UFC à ses combattants. White n’a pas oublié.

Reste la boxe, reste le MMA indépendant, reste l’incertitude. Francis Ngannou a construit l’une des trajectoires les plus romanesques du sport de combat mondial — enfance précaire au Cameroun, traversée clandestine du désert pour rejoindre l’Europe, ascension jusqu’au sommet de l’UFC. Il a tout connu : la gloire, le deuil de son fils en 2023, les défaites sur les rings de boxe.

À 39 ans, sans contrat, il repart de zéro. Mais « The Predator » a déjà survécu à bien pire.

Source : AFP – 6 mars 2026

Africains piégés au Golfe : entre missiles iraniens et nécessité de travailler, partir n’est pas une option

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Africains piégés au Golfe : les explosions retentissent dans le ciel de Dubaï, les missiles iraniens s’abattent sur la région. Et des centaines de milliers de travailleurs africains restent sur place. Pas par choix. Par nécessité. Pour eux, partir n’est pas une option — c’est un luxe qu’ils ne peuvent pas se permettre.

L’onde de choc dans la colonne vertébrale

Dubaï, cette semaine. La défense anti-aérienne intercepte des missiles iraniens. Des explosions résonnent dans le ciel. Dans son immeuble, Marion Kuria sent une onde de choc traverser les murs. Elle se fige. Puis elle reprend son travail.

Cette Kényane de 36 ans vit et travaille dans le commerce de détail à Dubaï depuis sept ans. Elle dit avoir ressenti le choc « dans sa colonne vertébrale ». « L’anxiété était très forte », confie-t-elle à l’AFP. Mais l’anxiété ne paye pas le loyer. Elle reste.

Marion Kuria incarne une réalité que les évacuations organisées par les gouvernements occidentaux ne racontent pas : celle des travailleurs africains du Moyen-Orient, pris dans la tourmente d’une guerre régionale sans précédent, sans filet de sécurité, sans vol charter d’urgence, sans plan B.

Depuis samedi et le déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, les monarchies du Golfe essuient des drones et missiles iraniens. Des explosions secouent Manama, Dubaï et Abou Dhabi. L’Iran cible des intérêts américains et frappe des infrastructures dans toute la région. Au moins treize personnes, dont sept civils, ont été tuées.

Pour des milliers d’Africains installés dans le Golfe, la question n’est pas de savoir si la situation est dangereuse. Elle l’est, manifestement. La question est ailleurs : peut-on se permettre de partir ?

« Je suis plus en sécurité ici » : le paradoxe du Golfe

Arnold Keumoe Tchimmoe, 34 ans, dirige un restaurant à Dubaï depuis onze ans. Camerounais, il a construit sa vie ici : une femme, un fils de quatre ans, une mère qu’il a fait venir. La première explosion le surprend alors qu’il arrive au travail. Il croit d’abord qu’une voiture a percuté la sienne. Il sort. Des débris tombent du ciel.

Même dans ce moment de sidération, il reste calme. Convaincu que sa famille est mieux aux Émirats arabes unis qu’au Cameroun. « Je suis plus en sécurité ici », assure-t-il à l’AFP. Quant à rentrer au pays : « Jamais. »

Cette phrase dit tout. Elle dit la réalité d’un continent où les opportunités économiques restent rares, où les salaires ne permettent pas de faire vivre une famille, où la stabilité — même relative, même sous les missiles — vaut mieux que la misère certaine. Le Golfe, malgré la guerre, reste pour beaucoup une terre de possibilités que leur pays d’origine ne leur offre pas.

Depuis des années, les monarchies pétrolières du Golfe attirent des travailleurs de toute l’Afrique. Hôtellerie, restauration, sécurité, entretien, travail domestique : la main-d’œuvre africaine occupe des pans entiers de l’économie régionale. Quelque 715.000 Africains subsahariens vivent en Arabie saoudite seule, soit plus de 5 % de la population étrangère du royaume, selon un recensement de 2022.

Et ce chiffre ne reflète qu’une partie de la réalité : selon une étude de 2024 du Gulf Research Center, l’ampleur réelle des migrations subsahariennes vers le Golfe reste difficile à mesurer, même si des communautés africaines de plus en plus importantes sont désormais visibles aux Émirats, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn.

500.000 Kényans au Moyen-Orient, aucun vol d’évacuation

Le Kenya illustre mieux que tout autre pays l’ampleur du phénomène. Le ministère kényan des Affaires étrangères annonce vendredi que plus de 500.000 ressortissants kényans vivent et travaillent au Moyen-Orient. Nombre d’entre eux envoient régulièrement des fonds essentiels à leurs familles restées au pays. Pour l’instant, la plupart restent sur place, selon Nairobi.

La différence avec les ressortissants occidentaux est saisissante. Les gouvernements européens affèvent des vols d’évacuation, rapatrient leur personnel diplomatique, organisent le retour de leurs citoyens. Les gouvernements africains, eux, n’ont pas affrété de vols d’évacuation, confirment les travailleurs interrogés par l’AFP. Leurs ressortissants se débrouillent seuls.

Mais au-delà de l’absence de soutien consulaire, une autre réalité piège ces travailleurs sur place : le système de parrainage, très répandu dans les pays du Golfe et vivement critiqué par les organisations de défense des droits humains.

Dans ce système, les employeurs détiennent souvent les passeports des travailleurs et contrôlent leur liberté de changer d’emploi. Partir, même face au danger, peut signifier perdre son statut légal, son emploi, sa source de revenus. Le choix n’en est pas vraiment un.

Marion Kuria le formule avec une lucidité amère : « Même si nous sommes en sécurité maintenant, nous n’avions pas signé pour ça. » Elle parle des bombardements. Elle pourrait parler du système tout entier.

« Si je pars, ma famille souffre » : le calcul impossible

Samuel Kwesi Appiah, 29 ans, est arrivé à Dubaï il y a trois ans grâce à un oncle qui a financé son installation. Il travaille désormais pour une entreprise de logistique. Ghanéen, il pèse chaque mot quand il explique pourquoi il reste.

« Je suis venu pour travailler et soutenir ma famille restée au pays. Si je pars subitement, cela aura des conséquences sur mes revenus et sur les personnes qui dépendent de moi », confie-t-il à l’AFP. Il partira, dit-il, seulement si « la situation devient très dangereuse ». Sous-entendu : elle ne l’est pas encore assez pour justifier le sacrifice financier que représenterait un départ précipité.

Ce calcul — danger présent contre nécessité économique — revient dans chaque témoignage. Au Qatar, une Zimbabwéenne travaillant dans l’hôtellerie accepte de parler, mais sous couvert d’anonymat. Elle décrit un équilibre fragile, quotidien, épuisant. « Nous avons peur et nos proches à la maison ont aussi peur pour nous. Ils pensent qu’on ne leur dit pas la vérité sur la réalité de la situation », raconte-t-elle à l’AFP.

Les missions zimbabwéennes au Koweït et aux Émirats ont exhorté leurs ressortissants à rester vigilants. Un appel à la prudence qui ne dit pas : rentrez. Qui dit : restez, mais faites attention. La nuance est éloquente.

La peur du silence : amendes et rumeurs

Sur le terrain, une autre forme de pression s’exerce. Peter, un Kényan employé dans un restaurant des Émirats, observe que beaucoup de ses collègues hésitent à parler ouvertement de la situation. La raison : la crainte d’amendes si les autorités les accusent de répandre des rumeurs sur les événements. « Les gens veulent garder leur emploi », résume-t-il sobrement à l’AFP.

Cette autocensure dit beaucoup sur la position de ces travailleurs. Sans liberté de partir, sans toujours la liberté de parler, ils naviguent entre la peur des missiles et la peur de perdre leur place — dans une société qui a besoin d’eux mais qui ne les protège pas toujours.

Pourtant, ils restent, travaillent, envoient de l’argent à leurs familles et absorbent les ondes de choc — au sens propre comme au sens figuré. Marion Kuria s’est figée quand l’explosion a secoué son immeuble. Puis elle s’est remise au travail. Pas par inconscience. Par détermination. Par nécessité. Et parce que, pour elle comme pour des centaines de milliers d’autres, le Golfe en guerre reste encore, malgré tout, une meilleure option que ce qu’ils ont laissé derrière eux.

Source : AFP – 6 mars 2026

Israël intensifie les frappes au Liban : neuf morts à Nabi Sheet, Beyrouth sous les bombes, catastrophe humanitaire annoncée

Israël frappe plus fort, plus loin, plus fort encore. La Bekaa compte ses morts. Dahiyeh brûle. Les Casques bleus de l’ONU sont blessés. Et le Premier ministre libanais prononce les mots que tout le monde redoutait : une catastrophe humanitaire se profile.

Nabi Sheet frappée onze fois, neuf morts dans la Bekaa

Vendredi, Israël intensifie ses frappes sur trois fronts simultanés : la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l’est du Liban. Dans la région orientale de la Bekaa, les raids font au moins neuf morts.

Le ministère de la Santé libanais publie un communiqué sans détour : « Les raids de l’ennemi israélien sur la ville de Nabi Sheet, dans le district de Baalbek, ont fait neuf morts et dix-sept blessés. » Les recherches se poursuivent pour trouver des survivants sous les décombres.

Le chiffre révèle l’intensité de l’offensive : Nabi Sheet seule encaisse onze frappes dans la journée, selon l’Agence nationale d’information libanaise. Plus tôt, le ministère de la Santé avait porté le bilan total depuis lundi à 217 morts et 798 blessés dans des bombardements israéliens. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme exige des enquêtes « rapides et approfondies » sur ces bombardements.

Dans le sud du pays, les frappes touchent Saïda et Tyr — cette dernière abrite des ruines romaines classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Des sites millénaires dans le viseur d’une guerre de sept jours. Plusieurs villages de l’est subissent également des frappes. Le pays tout entier encaisse.

Les Casques bleus attaqués, le président libanais accuse Israël

Vendredi, une attaque de missile vise une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays. Deux Casques bleus ghanéens sont grièvement blessés, selon un média d’État et l’armée ghanéenne. Une ligne rouge franchie. Une attaque contre des soldats de la paix de l’ONU, déployés pour protéger une zone déjà en feu.

Le président libanais Joseph Aoun réagit dans la soirée. Il accuse Israël d’avoir mené une « attaque directe contre la Finul » et condamne des frappes israéliennes qui « continuent de s’intensifier » à travers le pays. Il parle en chef d’État dépassé par une guerre qu’il n’a pas déclarée et qu’il ne peut pas arrêter.

Le Premier ministre Nawaf Salam le dit avec amertume : le Liban a été « entraîné dans une guerre dévastatrice que nous n’avons pas choisie ». Le Hezbollah a attaqué Israël lundi pour « venger » la mort de l’ayatollah Khamenei. Israël a riposté avec une campagne de frappes aériennes d’une ampleur inédite. Et c’est le Liban entier qui paie le prix de ce choix qu’il n’a pas fait.

Dahiyeh vidée, des familles dorment en plein air

À Beyrouth, la banlieue sud — Dahiyeh — subit des frappes intenses. D’immenses colonnes de fumée grise s’élèvent dans le ciel. Des immeubles s’effondrent, laissant place à des tas de décombres. « L’armée israélienne frappe actuellement les infrastructures du Hezbollah dans le quartier de Dahiyeh à Beyrouth », confirme l’armée israélienne.

Ce bastion du Hezbollah compte ordinairement entre 600.000 et 800.000 habitants. Jeudi, un ordre d’évacuation d’une ampleur sans précédent pousse les résidents à fuir en masse. Des centaines de familles dorment désormais dehors — sur le front de mer, en centre-ville, place des Martyrs.

Fatmé El Massry, 45 ans, est assise en plein soleil sur cette place chargée d’histoire. Elle confie à l’AFP : « C’est un cauchemar : nous n’avons ni à manger, ni à boire et pas d’abris. Toutes les écoles sont pleines à craquer, alors nous sommes ici depuis quatre jours. » Quatre jours sous le soleil. Sans toit, sans eau, sans issue visible.

Le Premier ministre Nawaf Salam met des mots sur ce que les images montrent déjà : une « catastrophe humanitaire » se profile. Plus de 95.000 personnes ont été officiellement déplacées depuis lundi. Le Conseil norvégien pour les réfugiés avançait vendredi le chiffre de 300.000. La réalité dépasse sans doute les statistiques.

Le Hezbollah frappe, Smotrich menace, la guerre s’installe

Le Hezbollah ne reste pas passif. Vendredi, le mouvement pro-iranien revendique de nouvelles attaques contre le nord d’Israël, dont une frappe sur une base navale à Haïfa. Il appelle également les habitants des localités israéliennes situées à moins de cinq kilomètres de la frontière libanaise à évacuer — en raison du déploiement de l’armée israélienne dans la zone.

Selon Israël, le Hezbollah tire quelque 70 roquettes vers son territoire dans la journée. Huit soldats israéliens sont blessés, dont cinq grièvement.

Côté israélien, les ambitions s’affichent sans détour. L’armée a pénétré dans plusieurs localités du sud du Liban et affirme vouloir y établir une « zone tampon ». Le ministre israélien d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, va plus loin.

Il menace jeudi la banlieue sud de Beyrouth de subir « la même dévastation » qu’Israël a infligée à Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas. Une comparaison qui dit tout sur les intentions — et sur l’échelle de la destruction envisagée.

Gaza. Dahiyeh. Nabi Sheet. Tyr. Le Liban regarde les noms de ses villes s’ajouter à la liste des territoires dévastés. Le Premier ministre parle de catastrophe. Les familles dorment à la belle étoile. Et les bombes, elles, continuent de tomber.

Source : AFP – 6 mars 2026

Real Madrid miraculé à Vigo : Valverde offre la victoire in extremis, les Merengues restent dans la course

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Real Madrid miraculé à Vigo : sans Mbappé, sans Bellingham, sans Rodrygo, les Merengues étaient au bord du précipice. Valverde a tout changé à la 95e minute. Un but dévié, une victoire volée, une crise évitée. Le Real reste dans la course — en Liga comme en Ligue des champions.

Une victoire arrachée dans les dernières secondes

Vendredi soir, le Celta Vigo tient le nul. Le Real Madrid s’apprête à rentrer de Galice avec un nouveau résultat décevant — le troisième en trois matchs. Puis Federico Valverde frappe. Le ballon touche Marcos Alonso, dévie, et finit au fond des filets. 2-1. Cinquième minute du temps additionnel. Le Real Madrid respire.

Ce but miraculeux permet aux Merengues de renouer avec la victoire en Liga après deux défaites consécutives — contre Getafe (1-0) et Osasuna (2-1). Il les ramène provisoirement à une longueur du FC Barcelone, leader avec 64 points, avant le déplacement des Catalans à Bilbao samedi soir. Et il tombe à pic : dans cinq jours, le Real affronte Manchester City en huitième de finale aller de la Ligue des champions.

L’entraîneur Alvaro Arbeloa savoure, sans se laisser emporter. « Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en Liga, beaucoup de points à gagner, 33 si je ne me trompe pas. À ce stade, c’est presque comme si le championnat n’avait pas encore commencé », réagit-il. Puis il élève le ton : « À chaque match, nous affronterons une équipe qui a ses propres objectifs, et ce sera la guerre. »

Un mot qui résonne différemment en cette semaine où la guerre, la vraie, occupe les esprits. Mais sur le rectangle vert de Vigo, c’est bien une bataille que le Real vient de remporter.

Courtois sauve le naufrage, Alexander-Arnold en difficulté

Le scénario de la soirée aurait pu être très différent. Privé de dix joueurs majeurs — blessés ou suspendus — le Real Madrid aborde ce déplacement en état de grande fragilité. Mbappé, Bellingham, Rodrygo, Militao, Camavinga, Alaba, Ceballos sont sur le flanc. Huijsen, Carreras et Mastantuono sont suspendus. Une liste d’absences qui laisse l’effectif madrilène squelettique.

Aurélien Tchouaméni ouvre pourtant le score avec autorité dès la 11e minute. Le milieu français, omniprésent dans l’entrejeu, reprend un corner d’un beau tir du pied droit à l’entrée de la surface. 1-0. Le Real semble maîtriser.

Mais le Celta réagit. À la 25e minute, l’attaquant espagnol Borja Iglesias égalise. La faute revient en partie à Trent Alexander-Arnold, le latéral anglais, fautif sur l’action. 1-1. Le match bascule. Et le Real souffre.

C’est alors que Thibaut Courtois entre en scène. Le gardien belge réalise deux arrêts décisifs — à la 6e et à la 45e minute. Puis, à la 87e, le poteau gauche repousse ce que Courtois ne pouvait plus arrêter. Le Real tient par miracle.

Le penalty refusé, la délivrance de Valverde

En deuxième période, les Merengues croient obtenir un penalty salvateur pour une main adverse. L’arbitre consulte la vidéo. Verdict : faute préalable d’un joueur madrilène dans la surface. Le penalty est refusé (70e). Un nouveau coup dur dans une soirée décidément cruelle.

La délivrance vient finalement de l’endroit le moins attendu. Federico Valverde, capitaine du soir, décoche une frappe à la 90e+5. Le ballon touche Marcos Alonso — ex-joueur du Barça et de Chelsea, dont l’ironie du sort ne manquera pas d’être notée — et finit sa course au fond des filets. Le Celta réclame une faute au départ de l’action. L’arbitre ne bronche pas. 2-1. Fin du match.

Arbeloa mesure la portée symbolique du moment. « J’espère que ce sera une victoire dont nous nous rappellerons si nous gagnons la Liga. C’est ça, le Real Madrid : y croire et se battre jusqu’au bout. J’espère que ce match sera un tournant », déclare-t-il.

Un tournant, le mot est lâché. Le Real Madrid, décimé, vacillant, cherche un second souffle. Il l’a trouvé à Vigo, dans les ultimes secondes, grâce à un coup de chance autant qu’à une volonté de fer. La route reste longue — 33 points à jouer en Liga, Manchester City qui se profile en C1. Mais ce vendredi soir, les Merengues ont prouvé qu’ils savent gagner quand tout semble perdu.

Source : AFP – 6 mars 2026

Trump exige la capitulation de l’Iran : pétrole à +30 %, 300.000 déplacés au Liban, l’ONU alerte

Trump exige la capitulation de l’Iran : au septième jour de guerre, le président américain hausse le ton et réclame une reddition sans condition. Les bombes continuent de tomber sur Téhéran. Le pétrole s’envole de 30 %. Le Liban compte 300.000 déplacés. Et le secrétaire général de l’ONU lance un avertissement : la situation risque de devenir incontrôlable.

Trump tranche : pas d’accord, seulement la capitulation

Vendredi, Donald Trump publie sur Truth Social. Le message est lapidaire, en majuscules : il n’y aura « pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! ». Une formule de guerre totale. Un ultimatum sans porte de sortie.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tempère aussitôt : les objectifs de la guerre n’ont pas changé. Un écart de communication qui dit beaucoup sur la gestion chaotique du message américain. Trump parle. Ses équipes corrigent. Pendant ce temps, les bombes tombent.

Sur le terrain, l’offensive ne faiblit pas. L’armée israélienne annonce avoir frappé « 400 cibles » à travers l’Iran dans la seule journée de vendredi. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) revendique plus de « 3.000 cibles » atteintes depuis le déclenchement des opérations samedi dernier. « Nous sommes en train de broyer le régime terroriste iranien », affirme vendredi soir le chef d’état-major de l’armée israélienne.

À Téhéran, les journalistes de l’AFP sont témoins de puissantes explosions en début de soirée. De larges colonnes de fumée noire s’élèvent au-dessus des immeubles. La capitale iranienne tremble. Et se vide.

Téhéran se vide, le pétrole s’emballe

Pour ce premier vendredi — jour de prière — depuis la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, des foules vêtues de noir se rassemblent dans les rues de Téhéran, brandissant drapeaux iraniens et portraits du défunt guide suprême. Un dernier hommage dans une ville sous les bombes.

Mais derrière les rassemblements, l’exode se poursuit. Robert, 60 ans, homme d’affaires de Téhéran, franchit la frontière entre l’Iran et l’Arménie. Il confie à l’AFP : « La ville s’est vidée. » Trois mots qui résument l’ampleur du bouleversement humain en cours. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés avait déjà estimé à 100.000 le nombre de personnes ayant fui la capitale en 48 heures. La réalité dépasse sans doute ce chiffre.

Selon les autorités iraniennes, environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30 % sont des enfants, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement. L’AFP ne peut pas vérifier ces affirmations. Mais même contesté, ce bilan renvoie une image dévast­atrice de ce conflit sur les populations civiles.

Sur les marchés, les déclarations de Trump produisent leur effet immédiat. Les cours du pétrole bondissent de près de 30 % sur la semaine, atteignant des niveaux inédits depuis 2023. Le conflit au Moyen-Orient paralyse une grande partie des flux d’hydrocarbures en provenance du Golfe.

Le détroit d’Ormuz reste sous tension extrême : depuis lundi, seulement neuf navires commerciaux ont été détectés traversant ce passage stratégique, selon les données du site MarineTraffic analysées par l’AFP. Certains camouflaient par moments leur position.

Le Golfe, l’Irak, la guerre qui déborde

L’Iran continue de riposter sur tous les fronts. Vendredi, des missiles et drones visent le Koweït, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Qatar. Téhéran assure ne s’en prendre qu’à des bases et intérêts américains. Le bilan dans la région, habituellement paisible, atteint treize morts dont sept civils.

L’armée iranienne affirme également avoir touché un pétrolier américain dans le Golfe, « en feu ». Une escalade maritime qui renforce les craintes sur la sécurité des routes énergétiques mondiales.

En Irak, une installation pétrolière du sud du pays subit une deuxième attaque de drones en une seule journée, selon une source sécuritaire irakienne. L’aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire et une installation diplomatique américaine, est également touché. Washington a demandé à ses ressortissants de quitter l’Irak dès que possible.

Le conflit s’étend encore. Il atteint le Kurdistan irakien, où sont basés des groupes kurdes iraniens en exil, visé par des missiles et drones. Il touche également l’Azerbaïdjan. Chaque jour, la carte des zones de combat s’agrandit. Chaque jour, de nouveaux territoires entrent dans l’orbite d’une guerre qui n’avait pas été pensée pour eux.

Face à cette extension incontrôlée, Donald Trump exclut tout envoi de troupes au sol en Iran — ce serait une « perte de temps », dit-il. Mais son ministre de la Défense Pete Hegseth ferme la porte à une issue rapide : « Nous ne sommes qu’au début des combats. »

Liban : 300.000 déplacés, les Casques bleus attaqués

Au Liban, la situation humanitaire atteint un nouveau seuil critique. Quelque 300.000 personnes ont fui les frappes israéliennes à travers le pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés — souvent sans savoir où aller. Le bilan humain depuis lundi s’élève à 226 tués et quelque 800 blessés, après neuf nouveaux morts vendredi soir dans des frappes dans l’est du pays.

Sur la promenade de bord de mer de Beyrouth, des déplacés s’entassent. Oum Ali, un bébé dans les bras, exprime sa colère à l’AFP : « Pour ceux qui ont des enfants, comment on est censé faire, en restant assis au soleil ? Qu’on nous donne au moins une tente. » Une phrase brève. Une détresse immense.

Israël affirme avoir visé « 500 cibles » au Liban depuis lundi et tué « 70 terroristes » du Hezbollah. Le mouvement chiite, lui, continue de tirer des roquettes sur Israël — 70 dans la seule journée de vendredi selon l’armée israélienne.

Mais c’est une autre attaque qui provoque l’indignation internationale. Une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est prise pour cible, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d’État et l’armée ghanéenne.

Le président français Emmanuel Macron parle d’une « attaque inacceptable ». Frapper des Casques bleus de l’ONU : une ligne franchie qui marque un nouveau palier dans l’escalade.

L’ONU alerte, Poutine appelle à un cessez-le-feu, une école dans le viseur

Sur la scène internationale, les voix d’alarme se multiplient. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lance un avertissement solennel : la situation provoquée par « toutes les attaques illégales » au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir « incontrôlable ». Un mot fort, prononcé par celui dont le rôle est précisément d’éviter que le monde bascule dans le chaos.

Vladimir Poutine appelle à un cessez-le-feu « immédiat » en Iran lors d’une conversation téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, selon le Kremlin. Une position qui contraste avec le ton offensif de Washington — et qui place Moscou dans une posture de médiateur potentiel, ou du moins de puissance distante du conflit.

Une enquête vient par ailleurs relancer le débat sur la responsabilité américaine dans une frappe meurtrière. Selon les autorités iraniennes, une école à Minab, dans le sud de l’Iran, avait été frappée dès le premier jour du conflit, tuant selon elles 150 personnes.

Une enquête du New York Times, basée notamment sur des images satellite, suggère que les États-Unis pourraient effectivement en être responsables — ils auraient voulu cibler une base navale voisine. Une erreur de ciblage aux conséquences dévastatrices. Une question qui ne trouvera pas de réponse rapide.

Au septième jour d’une guerre qui a déjà tué des centaines de personnes, déplacé des centaines de milliers d’autres et fait flamber les prix du pétrole de 30 %, Donald Trump exige la capitulation. L’Iran résiste. Et le monde retient son souffle.

Source : AFP – 7 mars 2026

Escalade dans le Golfe : La Cédéao exprime sa vive préoccupation

La Cédéao exprime sa vive préoccupation sur cette déstabilisation majeure du Moyen-Orient. Sur le terrain, la logique militaire semble l’emporter.

Dans un communiqué officiel publié le mardi 3 mars 2026, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sous l’égide de son président en exercice, le Dr Julius Maada Bio de Sierra Leone, a exprimé sa vive préoccupation. Face à l’escalade militaire sans précédent dans la région du Golfe.

Une déstabilisation majeure

S’alignant sur la position de l’Union africaine, l’organisation régionale met en garde contre une déstabilisation majeure du Moyen-Orient. Dont les ondes de choc menacent directement les marchés mondiaux de l’énergie, les circuits commerciaux. Et, plus grave encore, la sécurité alimentaire des nations africaines les plus vulnérables.

Face à ce péril imminent, la Cédéao exhorte l’ensemble des belligérants à une retenue maximale. Et au strict respect du droit international, rappelant les principes de souveraineté et de protection des populations civiles.

Désamorcer les tensions

En réaffirmant son attachement indéfectible au multilatéralisme, l’institution ouest-africaine appelle à une intensification urgente des médiations diplomatiques pour désamorcer les tensions et restaurer une stabilité indispensable à l’équilibre économique mondial, tout en réitérant son soutien total aux initiatives de paix portées par l’Union africaine.

L’escalade militaire entre Washington et Téhéran vient de franchir un seuil critique ces derniers jours. Avec l’ordre formel du Département d’État américain enjoignant ses ressortissants à quitter immédiatement le Moyen-Orient.

Par la voix de Mora Namdar, sous-secrétaire d’État aux affaires consulaires, et avec le relais pressant du sénateur Marco Rubio. Les États-Unis exhortent leurs citoyens à fuir la région par les dernières voies commerciales encore disponibles.

Appels internationaux à une désescalade après l’attaque iranienne sur Israël

Mesure d’exception

Cette mesure d’exception frappe quatorze pays, incluant des piliers tels que l’Arabie saoudite, l’Irak, la Syrie et l’Égypte. Alors que les personnels diplomatiques non essentiels ont déjà été exfiltrés des ambassades sous haute tension. Ce retrait massif intervient dans un contexte de représailles iraniennes intenses. Contre les bases américaines et les États du Golfe, suite aux récentes frappes conjointes américano-israéliennes.

Notons qu’en l’espace de quelques jours. La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a rouvert des foyers de tension à travers le Moyen-Orient. Et le Liban se retrouve à nouveau pris dans l’engrenage. Frappes aériennes, tirs de roquettes, ordres d’évacuation massifs : la spirale militaire s’étend. Tandis que de nombreux civils libanais prennent la fuite.

Contexte régional

Depuis le siège new-yorkais des Nations unies, le Secrétaire général s’emploie à maintenir ouverts les canaux diplomatiques qui le sont encore. Mardi, Antonio Guterres a reçu l’ambassadeur d’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saeid Iravani. Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, le chef de l’ONU a « exprimé son espoir d’une fin rapide du conflit et d’un retour au dialogue dans l’intérêt de la stabilité régionale ».

Le même jour, il s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Oman. Omar Said Omar Al Kathiri, saluant « le rôle important » du pays dans les négociations. Et « l’engagement du sultanat en faveur de la diplomatie ». Un échange avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite était également prévu dans la journée. Autant de contacts diplomatiques qui, selon le porte-parole de l’Onu, interviennent « dans un contexte de tensions régionales persistantes ».