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Enseignements secondaires : Les petits pas de la digitalisation

Le ministère des Enseignements secondaires dans la digitalisation. Après le matricule unique, place à la carte scolaire unique. L’avenant y relatif a été signé le 3 juin 2026 à Yaoundé.

Après le matricule unique, la carte scolaire unique entre en jeu.  Le 3 juin 2026 à Yaoundé a eu lieu la signature de l’avenant. Ce fut entre le ministère des Enseignements secondaires et la filiale MTN Mobile Money Corporation.

Le Minesec, était représenté par le Pr. Nalova LYONGA, qu’accompagnait le secrétaire d’État auprès du Minesec, Boniface Bayaola.  Du côté de MTN Momo Corporation, l’on a noté la présence du directeur général, Alain Nono.

Au cours de cette cérémonie, les parties ont convenu entre autres qu’aucun franc supplémentaire ne sera exigé à des établissements scolaires pour produire cette carte scolaire digitalisée.

Avancée significative

L’avenant signé au Centre d’éducation à distance, aux termes des dispositions qui l’encadrent, prend effet dès l’année scolaire 2026-2027. « Il s’agit d’une avancée significative qui vient couronner non seulement une collaboration qui dure 8 ans. Depuis l’initiative du paiement électronique des contributions exigibles et des frais d’examens. »

Mais « encore et surtout un moyen par excellence de garantie de l’effectivité de la collecte desdits frais. De la sécurisation de la mobilité des élèves sur le triangle national. Y compris l’assurance de leur présence effective au sein de l’établissement », ont affirmé les signataires.

Selon la ministre des Enseignements secondaires, cette carte va également servir d’outil de vérification en matière d’épreuves sportives. De restauration de l’élève, d’assurance ainsi que de toute autre prestation au bénéfice de l’élève.

Enseignements secondaires : 34 millions Fcfa emportés

Des lauréats remportés

« La carte scolaire digitalisée ne sera plus d’une durée d’un an. Mais accompagnera l’élève durant le cours de son séjour dans l’enseignement secondaire », affirme-t-on.  « Des lauriers remportés dans le cadre de la convention MINESEC – MTN Mobile Money signée depuis 2018., Et les résultats que la carte scolaire a permis d’obtenir. Lors des récents jeux Fenassco, Bafoussam – Bangangté sont à saluer », s’est félicitée la ministre.

Qui a adressé ses remerciements à l’endroit du directeur général Alain Nono, qui n’a ménagé aucun effort depuis 8 ans. Pour soutenir les efforts de digitalisation du MINESEC. Également à l’endroit du secrétaire d’État, Boniface Bayaola, ainsi qu’à ses collaborateurs.

Féminicides, infanticides… : Le Cameroun est dos au mur

Face aux actes de féminicides, de viols et d’infanticides profondément regrettables et choquants. L’État du Cameroun entend réagir et agir avec la plus grande fermeté.

Depuis quelque temps le Cameroun connait une montée vertigineuse des féminicides, des viols, des infanticides. Et autres abus de toute nature, qui sont commis à l’encontre d’enfants. Généralement en bas âge, dans diverses localités.

L’équilibre du corps social

Ces phénomènes profondément regrettables choquent autant par les circonstances dans lesquelles ils interviennent que par leur violence. Et leur cruauté, de même que par les conséquences qu’ils entraînent sur l’équilibre du corps social tout entier.

Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, ces situations méritent qu’on s’en indigne. Les dénonce et les condamne avec la dernière énergie. Mais aussi pour en appeler à des actions fortes. « S’agissant en premier des cas de féminicides, quelques statistiques permettent de prendre toute la mesure de la gravité de la situation vécue ces dernières années », affirme René Emmanuel Sadi.

Qui évoque quelques chiffres qui donnent froid dans le dos. En 2023, 50 femmes ont été assassinées, et ce chiffre n’a cessé de croître, pour atteindre 67 cas en 2024 et 77 en 2025. Ces chiffres qui ont été enregistrés depuis le début de l’année 2026. Lesquels  confirment cette funeste tendance haussière.

Accompagnement spécifique aux victimes

A cela, il faut relever que ces féminicides sont majoritairement commis par les personnes proches des victimes. Et spécifiquement les conjoints, les parents et autres membres d’une même famille. Les  voisins, ou encore des amis et connaissances.

Pour ce qui est des violences commises à l’encontre des enfants, et qui se traduisent essentiellement par des viols. Des meurtres et divers traumatismes, le cas le plus récent  concerne la petite Bissong Omgba Pauline Joyce. Agée de trois ans, elle était inscrite en prématernelle dans un établissement scolaire situé au quartier Odza à Yaoundé et avait subi des sévices sexuels.

Au regard de la situation, le gouvernement promet de prendre des mesures  visant à protéger et à apporter un accompagnement spécifique aux victimes, et le cas échéant, à leurs ayants droit, tout en mettant en mouvement les mécanismes de  prévention et de sanction des auteurs desdites violences.

Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche

« Cette prise en charge obéit à un système de référencement mis en place dans les plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, impliquant tous les acteurs gouvernementaux intervenant en matière sociale, sanitaire, judiciaire et sécuritaire. »

Ainsi que « les collectivités territoriales décentralisées, les partenaires techniques. Et financiers, les organisations de la société civile et les communautés », confie le ministre de la Communication.

 Dimension psychologique et sociale

Il poursuit  en soutenant que cette approche de soutien aux victimes comporte une dimension psychologique et sociale. A travers une écoute active, un accompagnement psychosocial, un suivi approprié. Et leur placement dans des espaces dédiés encore appelés « espaces sûrs ». Lesquels  offrent un abri temporaire aux victimes.

À ce jour, il en existe, selon le gouvernement, environ une centaine d’abris temporaires de ce genre, à travers l’ensemble du territoire national. À cela, il faut ajouter les mesures de suivi médical, qui consistent à prodiguer des soins d’urgence aux victimes survivantes. Par ailleurs, les victimes ou leurs ayants droit bénéficient d’une assistance judiciaire et sécuritaire, soit pour le dépôt des plaintes, soit pour le suivi des procédures y afférentes.

Canton Bell : Le roi, moniteur de dialogue  

De retour de sa participation à l’école de dialogue de Libreville, le roi Jean Yves Eboumbou Douala Bell. Son épouse et l’ensemble du canton de Bell ont saisi l’opportunité des célébrations de la naissance des jumelles du couple royal. Pour passer de la théorie à la pratique de l’école du dialogue en termes interculturels.

C’est une foule immense représentant les quatre aires culturelles du Cameroun qui a vécu cet évènement particulier. Au lieudit stade Soppo, en plein cœur de Douala. À l’immensité de cette foule, il faut signaler quelques présences remarquables.

Valeurs et principes

Notamment celle de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, celle des opérateurs économiques. Celle des chefs traditionnels, celle de l’équipe Esperanza-CADE. Et bien sûr celle de la délégation des apprenants de l’école de dialogue de Libreville.

A noter aussi la présence au sein de cette dernière délégation des chefs venus du Gabon, Auguste Lolos Rapontchombo le chef des Akélés.  Et Georges Pompidou Messeke chef des Aninwos. Deux faits marquants jaillissent de cette cérémonie en la décryptant sous le prisme des valeurs. Et principes de l’école de dialogue.

Premièrement son déroulé dans ses articulations protocolaires, management de la convivialité, prise de parole. Prestation des acteurs, a laissé l’impression de vivre certaines scènes de simulation qui ont permis d’introduire. Et d’explorer lors de la session de formation de Libreville plusieurs concepts.

Les principes de dialogue

A savoir les émotions et la gestion des émotions, les préjugés et la gestion des préjugés, les différentes formes de pouvoir. Et leurs exercices dans le cadre de la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Sans oublier le dialogue et les principes de dialogue.

Deuxièmement, l’organisation de la cérémonie a permis aux différentes communautés invitées, chacune en ce qui la concerne, de montrer un pan de comment elle célèbre chez elle l’avènement des jumeaux ou des jumelles.

Du coup, la scène de déroulement de cette cérémonie était devenue un véritable lieu de donner et de recevoir culturel. A travers lequel il est resté constant que les communautés, au-delà de leurs différences. Partagent en commun une considération exceptionnelle. voire cultuelles aux jumeaux et jumelles ainsi qu’à leurs géniteurs.

La veuve René Douala Manga Bell est morte

Enjeu de développement

Ces deux faits majeurs traduisent à suffisance la volonté de Sa Majesté, de son épouse et l’ensemble de la communauté. De partir de cette célébration pour relever un défi qu’ils se sont lancés vis-à-vis d’eux-mêmes. De réussir le passage  des grandes théories acquises à l’école de dialogue aux expériences pratiques de terrain en matière de promotion du dialogue interculturel.

En se donnant un tel challenge, le canton Bell marque sa rupture. Avec les discours de haine tribale qui tendent à se normaliser au Cameroun. Et dans une certaine mesure en sous-région Afrique centrale. Ce fut au final un vrai cas d’école de l’appropriation des principes. Et des valeurs de l’ED au sein d’une ville cosmopolite comme Douala.

Il faut de telles volontés pour que la dynamique portée par le projet Service Civil pour la Paix de GIZ trouve avec le réseau des OSC. Elles qui sont ses relais sur le terrain, les bons points d’ancrage communautaires.

Capables de faire de cet outil un des leviers majeurs dans la quête de la cohésion sociale. Devenue un véritable enjeu de développement tant à l’intérieur du Cameroun, qu’au niveau de la sous-région Afrique centrale Du fait d’une recrudescence évidente des violences et des conflits multiformes.

Kick-off Pml5 : Transformer une vision en réalité

Des acteurs institutionnels ont pris part le 1ᵉʳ juin 2026 à Yaoundé, à l’ouverture du Kick-off institutionnel régional et national de la 5ᵉ édition du Pro Meet Up (Pml5).

Yaoundé a servi de cadre à l’ouverture du kick-off institutionnel régional et national du PML5. Placé sous le thème central : « Corridors intégrateurs, catalyseurs de développement des chaînes de valeur sous-régionales ». Le kick-off institutionnel régional et national de la 5ᵉ édition du Pro Meet Up (pml5) place les corridors intégrateurs. Au cœur des grands enjeux de compétitivité, d’intégration économique, de souveraineté logistique. Et de transformation structurelle de l’Afrique centrale.

L’événement vise à fédérer les acteurs publics et privés autour d’une ambition commune. Il est question d’accélérer les résultats déjà obtenus. De renforcer les synergies entre les différents maillons des chaînes de valeur régionales et de maximiser les retombées économiques, industrielles. Et sociales des investissements engagés dans les corridors intégrateurs de l’Afrique centrale.

Enjeux économiques d’intégration africaine

Plusieurs personnalités, au rang desquelles le représentant résident de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Cea, ici représenté et le Chief executive officer du système panafricain de paiement et de règlement, PAPSS. Des représentants des institutions régionales et internationales. Et les directeurs généraux des entreprises du secteur des transports.

Au cours de son allocution d’ouverture, la promotrice du Pro Meet Up and Learn (PML) s’est appesantie sur la genèse de sa vision, qui est le prolongement d’un engagement personnel de plus de 10 ans consacré aux enjeux économiques d’intégration africaine à travers plusieurs initiatives, mais également aux côtés d’institutions de référence telles que celles citées précédemment.

Au fil des éditions, a-t-elle affirmé, PML est progressivement devenu bien plus qu’un espace de rencontre. « Il est devenu une plateforme de dialogue, de mise en relation, de co-construction, permettant l’émergence de partenariats, d’opportunités d’affaires, de projets structurants et de collaborations durables entre les acteurs publics et privés et partenaires au développement ».

« Plus encore, il a permis de fédérer au fil des années une communauté d’acteurs convaincus. Que le développement économique de notre sous-région passe avant tout par la coopération, la complémentarité et l’action collective », a-t-elle déclaré. Avant d’exprimer sa profonde gratitude aux autorités et partenaires qui accompagnent cette initiative depuis 6 ans maintenant.

Sommet de la Cemac : le Fmi fait des recommandations  

Développement de chaînes de valeur

Depuis plusieurs années, cette experte des enjeux d’intégration économique africaine a fait le choix. D’adresser les questions de développement de chaînes de valeur. « Ce choix n’est pas anodin. Parce que les chaînes de valeur constituent aujourd’hui l’un des leviers les plus puissants de création d’emplois, d’industrialisation. Et de transformation durable de nos économies. »

 Elles sont au cœur des ambitions portées par nos États, par la CEMAC, par la CEA, par Afreximbank et par la ZLECAf. Pourtant, une réalité demeure : 5 % de matières premières produites dans notre sous-région font l’objet de transformations locales significatives. »

« Dans le même temps, le commerce intrarégional plafonne à 4 %, parmi les niveaux les plus bas du continent. Ces chiffres traduisent l’ampleur du défi. Mais ils révèlent surtout l’immensité du potentiel qui reste à conquérir. Car la ZLECAf nous offre désormais un marché continental de plus de 1,4 milliard d’habitants », a expliqué la promotrice.

Véritables leviers stratégiques de compétitivité

Pour le ministre des Transports, les corridors de transport ne sauraient plus être appréhendés comme de simples axes de transit. Ils constituent aujourd’hui de véritables leviers stratégiques de compétitivité, d’industrialisation, de fluidification des échanges et de création de richesses au sein de nos économies.

Selon Jean Ernest Massena Ngallé Bibéhè, l’Afrique centrale dispose d’atouts considérables. Cette sous-région concentre un potentiel économique, énergétique, agricole, minier et industriel immense. Toutefois, ce potentiel reste encore insuffisamment valorisé en raison des contraintes persistantes liées à la connectivité. À la logistique, à la mobilité des biens et des personnes, ainsi qu’à l’interconnexion de nos infrastructures.

C’est précisément pour répondre à ces défis que les États de la sous-région, avec l’appui des organisations communautaires, Et les partenaires techniques et financiers, multiplient les initiatives en faveur du développement des infrastructures intégratrices.

La RDC et le Rwanda définissent des principes d’intégration économique

Une opportunité stratégique majeure

C’est pourquoi « le Pro Meet Up constitue une opportunité stratégique majeure. Cette plateforme offre un cadre privilégié de concertation. De mobilisation des investissements, de partage d’expériences et de mise en relation entre les acteurs publics et privés. Autour des priorités de développement de notre sous-région », a reconnu le ministre des Transports.

Il s’est réjoui de l’implication des organisations telles que la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ainsi que le Pan-African Payment and Settlement System. Dont la contribution a enrichi les réflexions relatives à la facilitation des paiements intra-africains, à l’intégration des marchés. Et au développement des chaînes de valeur régionales.

À sa suite, le représentant du président de la Cemac a confié que la Cemac demeure disposée à accompagner. Toute initiative visant à favoriser l’intégration, la compétitivité économique, la densification des échanges. Et l’exploitation de notre espace communautaire pour le rendre nettement plus compétitif aux yeux du monde.

Bwadibo: Des titres fonciers en toute transparence

Le village Bwadibo, situé dans l’arrondissement de Dibombari, a vécu le dimanche 7 juin 2026, un fait tout à fait inédit. Des titres fonciers ont été remis à six personnes représentant chacune une entité dudit village.

Selon les sources introduites à la chefferie de 3ᵉ degré, Sa Majesté Elongo Kingué a convoqué le représentant des jeunes, celui des femmes, les représentants des familles Bona Ndoumbè, Bona Yolo, Bon’Ekedi et la chefferie elle-même, avec pour ordre du jour, concertation sur la gestion du patrimoine foncier. Avec en fond de toile la remise des titres fonciers aux ayant-droits.

 Une grosse surprise

Dans les couloirs de la chefferie, l’on nous fait comprendre que : « les gens ne croyaient pas. Le chef a engagé des démarches pour la viabilisation d’espace qu’il a récupéré de haute lutte entre les mains des riches. Après même, certains groupes au village ont dit que le chef avait vendu toutes lesdites terres. On a tout dit de lui. Donc, ce sera une grosse surprise pour certaines qui vont recevoir leurs papiers ce jour », nous a-t-on soufflé avant les assises.

Autre point à l’ordre du jour, la récupération des terres happées par la collectivité Babenga. Village limitrophe de Bwadibo, avec des superficies importantes. Et là aussi, les mêmes esprits ont accusé le chef. « Les mêmes personnes ont chanté partout que le chef avait vendu tous ces espaces. Sa majesté va donc présenter le schéma. »

« Il risque de se dessaisir du dossier qu’il va confier aux autres fils et filles du village pour la suite. Le chef estime avoir été trop humilié et combattu inutilement. D’aucuns ont mis sa tête à prix. Chacun y va selon leurs commentaires », nous a soufflé une autre source.

Bwadibo : le chef accusé de braderie foncière

Entre 16 et 18 hectares

La rencontre du dimanche a été hyper calme. À la chefferie, aucun bruit ne se faisait entendre. Le chef a choisi de s’enfermer avec ses convives. Les assises ont plutôt pris les allures d’un huis clos. Seuls les véhicules de marque garés devant la barrière signalaient la présence des gens dans la maison du chef.

En effet, la chefferie était bien calme. De 12 h à 14 h 00, aucun bruit. C’est autour de 14h30 que la voix du chef a retenti, appelant un des servants de venir avec le tire-bouchon. Et par après, les éclats de rire. La rencontre était terminée. L’on a vu les uns et les autres avec les documents en mains. « Chacun de nous porte le titre foncier de son groupe », nous explique-t-on. Et toujours dans les explications, les superficies varient entre 16 et 18 hectares.

La joie est perceptible. Roger Mbanda, est le premier à livrer ses émotions. « C’est une réaction de joie. Parce que depuis la nuit des temps, c’est la première fois qu’une telle occasion se présente dans notre village. Que les titres fonciers sont distribués de façon solennelle chez les chefs de famille de tous les villages de notre village. Et ça, c’est une occasion pour dire que nous devons restaurer la paix dans notre village. Pour que tout se passe bien », va déclarer le représentant de la famille Bona Yolo.

Sa majesté Samuel Elongo Kingue :« Si on ne s’explique pas devant les autorités judiciaires et administratives, Bwadibo ne va pas être en paix… »

Constituer une famille de paix

Ce dernier promet de jouer la carte de la transparence. «En tant que chef de famille, je suis obligé de convoquer une réunion pour informer de ce document précieux que nous devons partager ensemble. Je tiens à attirer l’attention des uns et des autres que nous devons constituer une famille de paix. Et c’est la paix qu’on veut dans le village. C’est la paix. Il n’y a pas autre chose », dit-il encore.

Pour le Pr. Modi Koko, « Il faut dire que les titres fonciers ont été remis au chef de famille. Pour que chaque famille puisse jouir successivement de ses parcelles de terre. C’est une première à Bwadibo. Cela a été fait au cours de la réunion. De mémoire de fils de Bwadibo, nous n’avons jamais procédé de cette manière. Par le passé, chacun se débrouillait pour obtenir son titre foncier. « Il y a d’autres petits fonciers qui sont en cours », a dit le représentant de la famille Bon’Ekedi.

Pour lui encore, « il y aura toujours des incompréhensions, mais l’essentiel, c’est d’avancer. Nous avons la foi en l’avenir de ce village. Personnellement, je sais que tout se passera bien. Et que les petites secousses, les petits remous qu’on entend çà et là vont bientôt se taire »

Approché, sa majesté Elongo Kinguè n’a pas souhaité réagir. Il nous a plutôt orientés vers des chefs de famille bénéficiaires.

Protoxyde d’azote : La consommation fait peur au gouverneur

A travers un communiqué, le gouverneur du Littoral interdit formellement la commercialisation du protoxyde d’azote. Et son usage détourné sur toute l’étendue de sa circonscription administrative.

Le protoxyde d’azote (N₂O), également connu sous les noms de « gaz hilarant », « happy balloon » . Ou « proto », est un gaz utilisé à des fins médicales, notamment anesthésiques .Et analgésiques, ainsi que dans l’industrie alimentaire. Conditionné sous forme de cartouches (pour les siphons à chantilly). Ou de bonbonnes, son détournement à des fins récréatives est en forte augmentation, en particulier chez les jeunes.

Étourdissements et désorientation 

Pour la période de 2021 à fin 2024, de nombreux cas, dont certains graves, ont été enregistrés. Les victimes sont pour la plupart jeunes. 54 % des cas recensés concerneraient des hommes et 46 % des femmes.

Selon les professionnels de la santé, les effets recherchés après inhalation – euphorie, rires incontrôlés. Ou distorsions sensorielles (troubles visuels) de courte durée. Ainsi qu’une vente restée longtemps non régulée, ont contribué à banaliser sa consommation.

Même si les effets recherchés disparaissent aussi rapidement qu’ils apparaissent, la consommation de protoxyde d’azote comporte des risques majeurs pour la santé, notamment en cas de consommation répétée.

Préserver la santé publique

L’inhalation de protoxyde d’azote peut entraîner des effets immédiats et des complications à long terme : Vertiges, étourdissements et désorientation : augmentant le risque de chutes et d’accidents. Hypoxie et perte de connaissance : un manque d’oxygène peut causer des convulsions, un arrêt respiratoire voire une asphyxie.

Douala 2e : le Sous-préfet interdit la commercialisation, la fabrication et le port des poignards

Brûlures par le froid : inhaler directement depuis une bonbonne/cartouche peut provoquer des gelures au niveau de l’oropharynx. De même, manipuler ou garder une bonbonne en contact prolongé peut provoquer des brûlures cutanées, même au travers des vêtements.

A Douala comme partout ailleurs dans les grandes métropoles, le phénomène prend de l’ampleur. Face à l’inquiétante prolifération de la consommation récréative du protoxyde d’azote (N₂O), le gouverneur de la région du Littoral est monté au créneau. À travers un communiqué officiel, l’autorité administrative interdit formellement sa commercialisation et son usage détourné sur toute l’étendue de son territoire de commandement.

Protection de la jeunesse

« Cette mesure de sauvegarde, dont le respect est décrété non négociable, s’adresse tout particulièrement aux promoteurs de boîtes de nuit, snack-bars et espaces de divertissement, les rendant directement responsables de la protection de la jeunesse face aux graves périls sanitaires liés à l’inhalation de ce produit ».

Dieudonné Ivaha Diboua affirme sa détermination à éradiquer ce fléau.  L’autorité administrative avertit que tout contrevenant s’expose sans délai à la rigueur de la loi et à la fermeture pure et simple des établissements réfractaires. Elle appelle au civisme, à la responsabilité collective et au bon sens de l’ensemble des populations pour préserver la santé publique.

Transports maritimes : Le Mintransports sort les muscles

L’Etat à travers le ministre des Transports agissant en sa qualité d’autorité maritime nationale vient d’annoncer le lancement d’une opération rigoureuse d’assainissement du pavillon camerounais à l’échelle internationale.

Dans le cadre d’une offensive, le ministre des Transports, agissant en sa qualité d’autorité maritime nationale, vient de rendre public un communiqué qui annonce le lancement d’une opération d’assainissement du pavillon camerounais à l’échelle internationale.

Cette offensive fait suite aux minutieuses investigations menées par les services compétents du ministère qui ont mis à jour de graves dérives sectorielles. Et ont révélé qu’une multitude de navires opèrent en violation flagrante de la réglementation nationale et des conventions maritimes internationales. Ce, à travers l’usage frauduleux des couleurs camerounaises.  Tandis que d’autres bâtiments ciblés naviguent alors qu’ils sont sous le coup de lourdes sanctions internationales.

Constat alarmant

Concernant l’utilisation d’identifiants radioélectriques officiels par des navires pourtant déjà radiés des registres, le constat est alarmant. Il en va de même de l’existence de réseaux cybercriminels à travers des sites internet basés au Cameroun et à l’étranger qui procèdent à l’attribution illégale et hors cadre réglementaire du pavillon national.

Face à ces pratiques qui menacent directement la crédibilité de l’État sur la scène maritime mondiale, l’Autorité maritime a immédiatement procédé à la radiation définitive et à la dénonciation des navires incriminés. Aussi elle a saisi les instances judiciaires nationales et les organisations maritimes internationales pour faire cesser ces fraudes. Non sans inviter l’ensemble des partenaires institutionnels à une collaboration responsable. Pour l’heure,  les listes des navires sanctionnés sont désormais consultables sur les plateformes numériques du ministère.

Activités maritimes : des navires Camerounais interdits de navigation sur les eaux internationales.

Garantir le succès de cette opération

Le ministre des Transports appelle à la collaboration de l’ensemble des administrations concernées, des partenaires institutionnels et de tous les acteurs du secteur maritime pour garantir le succès de cette opération. Deux pièces jointes accompagnent le communiqué officiel : la liste complète des navires radiés et celle des navires formellement dénoncés.

Notons qu’au-delà du volet judiciaire, c’est l’image du Cameroun comme État maritime sérieux qui est en cause. Un pavillon de complaisance frauduleux, utilisé pour contourner des sanctions internationales, peut valoir à un pays d’être placé sur liste noire par les grandes organisations maritimes mondiales, notamment l’Organisation maritime internationale. Les conséquences économiques pour l’ensemble du secteur seraient considérables.

Cette opération d’assainissement constitue un signal fort. Mais sa crédibilité se mesurera à l’effectivité des poursuites engagées et à la capacité des autorités camerounaises à démanteler les réseaux, y compris numériques, qui alimentent cette fraude depuis des années.

Grande Rencontre : Douala, ville des affaires

La 5e édition de la Grande Rencontre d’Échanges et de Networking des Femmes Entrepreneures s’est tenue à Douala. Plus de 300 femmes d’affaires de toutes les régions du Cameroun ont été mobilisées pour la circonstance.

Le networking ou réseautage participe au développement d’une entreprise mais également à sa visibilité. Fondé sur une présence continue dans le champ visuel des concurrents et partenaires potentiels. Ce networking présente plusieurs avantages pour les entreprises de toutes les tailles.

Le networking, ou réseautage, désigne l’action de créer, entretenir et développer un réseau de relations professionnelles. Cela peut passer par des échanges lors d’événements, sur les réseaux sociaux comme LinkedIn, ou simplement dans des discussions informelles.

Renforcer le réseau

 « Le networking, c’est un travail de longue haleine, c’est difficile et finalement, ça n’apporte pas grand-chose ! » Voilà ce que beaucoup de professionnels, qu’ils soient juniors ou seniors, se disent.

Mais réseauter peut aider à atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient ! Conscient de ce que cette  méthode aidera les femmes à créer ou à renforcer leur réseau, c’est-à-dire leurs connaissances professionnelles. Sur le long terme, le gouvernement y accorde un intérêt particulier.

Sous l’impulsion du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, la cité économique a abrité la 5e édition de la Grande Rencontre d’Échanges et de Networking des femmes entrepreneures. La rencontre qui s’est tenue les 29 et 30 mai 2026 a mobilisé un parterre de près de 300 femmes d’affaires. Toutes venues des différentes régions du Cameroun.

Douala : Ville de promotion des femmes entrepreneures

Forum de haut niveau

Ce forum de haut niveau était axé sur la promotion des activités féminines dans les industries culturelles. Et le renforcement de leur compétitivité dans le commerce des services à l’ère de la ZLECAF. Il aura ainsi permis d’outiller les participantes sur l’exploitation des secteurs clés générateurs d’emplois à l’instar des transports. Du tourisme, des TIC, des finances et des services aux entreprises.

Une vitrine exceptionnelle a également été dédiée à la revalorisation du génie créatif africain à travers des ateliers centrés sur la mode, le textile, l’artisanat, le cinéma et la gastronomie locale. Les participants ont également eu droit à  des défilés de mode et à une foire-exposition commerciale d’envergure. Toute chose qui vise  à propulser les productions de ces actrices majeures du développement vers les grands réseaux d’échanges continentaux et internationaux.

Iran-États-Unis : L’accord sous tension

Alors que les négociations se poursuivent avec Washington, Téhéran exige des garanties sur ses droits avant tout accord. Sur fond de guerre au Moyen-Orient et d’escalade au Liban, les discussions restent fragiles malgré les pressions américaines.

L’Iran a conditionné dimanche tout accord avec les Etats-Unis à la garantie de ses « droits », soulignant qu’il ne croyait « ni aux paroles ni aux promesses » américaines dans les laborieuses négociations en cours pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui s’étend dans le sud du Liban.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d’un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d’un possible protocole d’accord à Téhéran.

« Les discussions et les échanges de messages sont toujours en cours » et « tout ce qui se dit actuellement relève de la spéculation et ne doit pas être pris au sérieux », a dit le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, cité par la télévision d’État.

« Nous n’approuverons aucun accord tant que nous n’aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis », avait déclaré auparavant dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat le principal négociateur iranien, le chef du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, souhaite plus de fermeté dans la position de Washington.

« Il n’y aura pas d’armes nucléaires… »

« La seule garantie que je dois avoir, c’est qu’il n’y aura pas d’armes nucléaires. Ils ont accepté cela, et c’était très intéressant », a-t-il dit dans une interview enregistrée dans la semaine et diffusée samedi sur Fox News. Téhéran a toujours démenti vouloir se doter de l’arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

L’un des objectifs affichés de Washington au début de la guerre était de détruire le programme nucléaire iranien, et plus de 80% des sites de missiles ont été frappées d’après les Etats-Unis. Mais selon CNN dimanche, des images satelites montrent que l’Iran a profité du cessez-le-feu pour déblayer au bulldozer 50 entrées de tunnels sur 69, dans les 18 sites touchés par Israël et les Etats-Unis.

De son côté l’Iran veut avant tout obtenir la levée des sanctions américaines et le déblocage de ses avoirs gelés, et revendique de maintenir un contrôle sur le stratégique détroit d’Ormuz, qu’il a quasi-verrouillé au début de la guerre. Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut « éliminer » le Hezbollah pro-iranien.

Quant au nucléaire, l’Iran souhaite en discuter dans un second temps. La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l’économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

« Lentement mais sûrement… »

« Lentement mais sûrement, je crois que nous obtenons ce que nous voulons », sinon « les choses finiront autrement », a déclaré le président Trump, « pas pressé ». Et les Etats-Unis sont « plus que capables » de repartir en guerre contre l’Iran en cas d’échec des pourparlers, avait avancé samedi son ministre de la Défense, Pete Hegseth.

L’armée américaine, qui maintient un blocus sur les ports iraniens en réponse à celui d’Ormuz, a indiqué samedi avoir ciblé et mis à l’arrêt un cargo naviguant sous pavillon gambien tentant de rejoindre un port iranien. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont de leur côté affirmé dimanche avoir abattu un drone américain qui s’apprêtait, selon eux, à pénétrer dans les eaux territoriales iraniennes pour des « opérations hostiles ».

Sur le front libanais, l’armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L’armée israélienne s’est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l’occupation israélienne, achevée en 2000.

Un « tournant décisif » selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le président français Emmanuel Macron a estimé lui au contraire que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban ». La France a demandé une réunion d’urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l’AFP.

Liga, Ligue des champions : Tchouaméni veut tourner la page

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Après une saison blanche avec le Real Madrid, marquée par une déception en Liga et une élimination en Ligue des champions, Aurélien Tchouaméni veut tourner la page. Le milieu des Bleus se concentre désormais sur la Coupe du monde avec l’ambition de décrocher un titre avec l’équipe de France.

Prêt et déterminé. Le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni, l’un des cadres de l’équipe de France, est pleinement tourné vers le Mondial en Amérique après une saison noire au Real Madrid qu’il souhaite laisser derrière lui.

Ça a été l’une des premières mesures de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, lorsqu’il a accueilli ses joueurs vendredi au premier jour du rassemblement à Clairefontaine, leur centre d’entrainement, avant de partir pour la Coupe du monde du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.

« J’ai parlé avec des joueurs dont la fin de saison n’a pas été très agréable. C’est le cas de Kylian (Mbappé) ou Aurélien (Tchouaméni) avec le Real Madrid. La parenthèse est fermée. C’est bien aussi pour les joueurs d’avoir un contexte qui n’est pas le même, là c’est une Coupe du monde, ils sont tous prêts », a affirmé le patron des Bleus.

Auteurs avec leur club d’une saison cauchemardesque, conclue sans aucun titre pour la deuxième fois d’affilée, soit une éternité pour les Merengue, les deux Madrilènes de l’équipe de France sont arrivés au stage des Bleus le moral en berne.

Le capitaine de l’équipe de France, « pichichi » de la Liga avec 25 buts inscrits en 31 rencontres de championnat, et son milieu de terrain n’ont pas empêché leur club de terminer la saison prématurément en étant devancé en championnat par son rival, le Barça, après avoir été éliminé de la Ligue des champions dès les quarts de finale par le Bayern.

L’un des rares joueurs à avoir tenu son rang

Tchouaméni, pourtant l’un des rares joueurs merengue à avoir tenu son rang toute la saison, a vu celle-ci se ternir plus encore lorsque la presse a révélé une altercation avec son capitaine Federico Valverde survenue après une séance d’entraînement, qui a coûté 500.000 euros d’amende aux deux joueurs, des points de suture et une dizaine de jours de repos à l’Uruguayen.

Si pour sa première prise de parole publique depuis l’incident, dimanche à Clairefontaine, le milieu de terrain français aux 44 sélections a reconnu l’altercation, regrettant qu’elle ait pris autant de « proportions », il a surtout assuré qu’elle était derrière lui désormais.

La saison du Real, a-t-il asséné, n’a d’ailleurs eu aucune prise sur sa motivation en Bleu. « A chaque fois qu’on arrive en sélection, a-t-il expliqué, que ça se passe bien ou pas en club, c’est une nouvelle dynamique, c’est quelque chose de nouveau, donc il faut bien dissocier les deux ».

« Avec le Real, ça ne s’est pas passé comme on le voulait avec cette saison blanche, mais là, on a une autre opportunité de gagner un titre avec cette Coupe du Monde, donc on est tous très motivés », a-t-il enfoncé.

D’autant que le milieu de terrain garde encore à vif, le souvenir de la précédente édition où la France s’était inclinée aux tirs au but en finale face à l’Argentine (3-3 a.p., 4 t.a.b à 2) au Qatar.

« On a encore plus faim… »

« On a encore plus faim, on a un superbe effectif, on a confiance en nous, et on a commencé à travailler très dur depuis le début du rassemblement », a pensé celui qui était titulaire dans l’entre-jeu lors de ce match perdu, aux côtés d’Adrien Rabiot et Antoine Griezmann.

Tchouaméni, reposé, frais et « plutôt bien physiquement » après une semaine de vacances avant le rassemblement, devrait à nouveau être titulaire en Amérique, au sein d’un milieu à deux cette fois-ci, adopté par Didier Deschamps lors des derniers matches de l’équipe de France. Un système qui ne lui pose aucun problème au regard de « l’effectif de très grande qualité au milieu » dont disposent les Bleus.

Les premiers jours de stage ont été axés sur du travail physique, éreintant, et Tchouaméni a eu « du mal à se réveiller » de ses siestes. « On a commencé à travailler très dur depuis le début du rassemblement, en attendant que tous les autres joueurs arrivent, on se prépare, mais on a hâte », a-t-il souligné. Après une saison noire au Real, lui peut-être plus que les autres.

Victoire du PSG : Nuñez sous le feu des critiques

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Après les violences survenues en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions, Laurent Nuñez est vivement critiqué par les oppositions et les syndicats de policiers. Malgré un important dispositif de sécurité, le bilan fait état de centaines d’interpellations, de blessés et de nombreux débordements en France.

Laurent Nunez s’est attiré les foudres dimanche de l’ensemble des oppositions et des syndicats de policiers, qui lui reprochent un décalage entre les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des Champions et les constats qu’il en a tirés. « La situation était globalement sous contrôle », a assuré le ministre de l’Intérieur lors d’un point de presse à Beauvau, dimanche matin.

Les forces de l’ordre, a-t-il salué, « ont permis de contenir les troubles à l’ordre public et surtout d’y mettre un terme ». Or, le bilan de la soirée est lourd malgré un déploiement hors norme de policiers et de gendarmes. Ils étaient 22.000 en France dont 8.000 à Paris et son agglomération. L’an dernier, en pareille configuration, ils étaient 5.400 à Paris.

Des chiffres tous en hausse à l’an dernier

Laurent Nuñez a égrené des chiffres, tous en hausse par rapport à ceux de l’an dernier lorsque le club parisien avait remporté pour la première fois le trophée de la Ligue des champions. Il était alors préfet de police de Paris et Bruno Retailleau ministre de l’Intérieur. Au total, il y a eu 780 interpellations sur tout le territoire, en hausse de 32% par rapport à l’an dernier.

Quelque « 57 policiers et gendarmes ont été blessés », ainsi que « 219 participants dont 8 graves ». Un homme à moto de cross s’est tué lors d’un accident sur le périphérique parisien et une personne blessée à l’arme blanche est entre la vie et la mort, selon le parquet de Paris. En outre, des pillages de commerces ont été recensés un peu partout en France . Ce décalage entre les chiffres et le discours du ministre a alimenté la colère.

L’échiquier politique de Marine Le Pen s’est insurgé 

« A partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée d’hier telle qu’elle a été organisée par le gouvernement », a déclaré sur France 3 le porte-parole de LFI Manuel Bompard.

Plaidant pour des fan-zones, il a estimé qu’on « devrait essayer d’organiser cette fête, de l’encadrer, de lui proposer des lieux pour qu’elle puisse s’exprimer, pour éviter précisément ce type de débordements ».

A l’opposé de l’échiquier politique, le RN, par la voix de Marine Le Pen, s’est insurgé contre les violences, une particularité française à ses yeux. « Il n’y a qu’en France où la victoire d’un club de foot provoque des émeutes », a-t-elle écrit sur X.

La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a dénoncé sur X « les racailles décérébrées qui se permettent de tout casser, ternissent l’image de Paris et de la France ! », réclamant « des sanctions exemplaires pour leur faire passer l’envie de recommencer ».

« La France n’a pas à subir cette violence à chaque trophée. L’ordre, ça se décide », a assené sur X le président LR et candidat à la présidentielle Bruno Retailleau. Pour Raphaël Glucksman (Place publique), « c’est proprement insupportable ». « La France vit sous tension, on le voit partout, on est une cocotte-minute prête à exploser », a-t-il déploré lors du Grand Jury RTL/M6/Public Sénat.

« Cette nuit, Paris a basculé »

« Cette nuit, Paris a basculé », s’est émue sur X l’opposition de droite parisienne, en demandant de « sortir les grands rassemblements des Champs (Elysées) vers un site dédié, capable de les accueillir ». « Fausse bonne idée », a répondu Laurent Nuñez, car cela « mobiliserait quasiment la moitié du dispositif ».

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a lui relativisé en partie ces débordements, soulignant sur BFM TV que « ça fait des siècles que ça existe » et souligné que « dans l’immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille, avec des amis ».

De leur côté, les principaux syndicats de policiers ont exprimé leur colère contre le ministre. « Nous refusons le décalage grandissant entre le discours officiel et la réalité vécue par nos collègues sur le terrain », a écrit dans un communiqué Alliance, dénonçant « une véritable chasse aux forces de l’ordre! ». Un1té police s’en est pris sur X aux instructions données.

« Pendant que les boutiques de luxe étaient protégées par les camions des forces mobiles, nos collègues étaient pris en étau entre la guerre, le feu dans les rues, et des instructions timorées et dépassées ! ».

Bonapriso : Grosse bagarre sous les draps

Une maison a failli prendre feu au quartier Bonapriso, dans l’arrondissement de Douala 1ᵉʳ. À l’origine de la violente dispute, deux jeunes femmes qui se disputent un homme.

Selon les sources proches du super-héros, « l’homme avait loué un appartement meublé. Un logement qui lui servait de base arrière pour recevoir ses multiples conquêtes féminines. Dans ses marches, il se trouve avec trois femmes. Une est installée à Bafoussam. L’autre est à Yaoundé et la dernière est à Douala avec lui. »

Les deux dans la même maison

Ainsi donc, « il fait venir celle de Yaoundé pendant qu’il est avec l’autre de Douala. C’est dans l’appartement ces opérations.  Alors les deux vont se trouver dans la même maison. Il va demander à Micheline de prendre une chambre. Et que Marie-Madeleine prenne celle dans laquelle elle dort souvent quand elle vient à Douala », raconte E.K.K.

Toujours dans ses dires : « Chacune d’eux veut être l’épouse du monsieur. Micheline trouve qu’elle est prise en seconde place. Elle doit être la première. C’est là où tout commence. Le monsieur va s’interposer en leur rappelant qu’elles ne sont pas ses épouses. Mais plutôt ses copines. Une attitude mal acceptée par Micheline qui va engager une bagarre », nous explique-t-on

C’est donc ainsi que le voisinage va réaliser qu’il y avait trop de bruit dans l’immeuble. Les plus curieux vont faire appel aux forces de maintien de l’ordre. Une patrouille va arriver aussitôt ce vendredi soir 30 mai 2026 et va intimer l’ordre d’ouvrir.

Yaoundé : une bagarre de chauffeurs de taxis bloquent la route

Il aime les deux femmes

Et une fois le portail ouvert, on va trouver le monsieur assis. Il observe la bagarre des lionnes. Impuissant à séparer les deux. Les policiers vont mettre fin à la bagarre et vont conduire les trois acteurs du feuilleton à un poste de police. Tous vont être entendus sur procès-verbal et gardés à vue.

Selon les sources proches de l’affaire, il a été demandé à l’homme de faire son choix. Mais comme un félin, il va répondre qu’il aime les deux femmes. Et que si les deux ne veulent pas être ensemble, qu’elles restent là.  L’homme, grâce à mille et une interventions, va être libéré le samedi 31 mai 2026. Les deux femmes quant à elles sont restées en attente des accords communs.

Quartier Ndogbong : Un preneur d’otages dans la maison

Comme dans un film western, le quartier Ndogbong est resté bien mouvementé le samedi 31 mai 2026. Simon, 29 ans, a pris son père et sa mère en otage. Il voulait de l’argent pour s’offrir certaines choses.

Alors, Simon, nom que nous avons choisi de lui donner, a enfermé ses parents pendant 10 heures durant. Le fils a maintenu ses parents enfermés dans la maison de 11 h à 21 h. Mais que s’est-il réellement passé ? Selon les témoignages recueillis sur place, « Simon a une licence en sciences économiques. Seulement il va refuser de continuer les études. »

Laisser sa sœur continuer ses études

Ainsi donc, « sa sœur cadette, 25 ans, nantie d’un diplôme d’ingénieure en informatique, est encouragée par les parents. Papa et maman ont donc décidé de jeter leur dévolu sur celle-là qui aime bien l’école. Elle doit donc aller en Europe. Les parents n’ayant pas de moyens vont vendre une parcelle de terrain ».

Alors,  « Simon, un peu fainéant, va réunir le père et la mère pour leur dire qu’il voulait aussi voyager. Ce que le papa va juger inacceptable. Lui demandant de laisser sa sœur continuer ses études. Simon crée la situation ayant découvert que les parents avaient contacté un notaire pour faire une vente de terrain ».

Dans le récit des faits, « Simon est donc venu avec force ce samedi, il va toquer à la porte de ses parents et leur demande de sortir, qu’il avait à leur dire. Ce que sa maman n’a pas toléré. Elle va demander à leur fils de les laisser dormir. Furieux, Simon va prendre les clés de la maison. Il va fermer toutes les portes, empêchant toute sortie. Les téléphones des deux parents dans ses poches. Même sa sœur cadette est restée enfermée », raconte Jako.

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Un danger pour toute la maison

Seulement, « la petite sœur par réflexe va envoyer un message à leur oncle gendarme du côté de Bonabéri. Ce dernier malheureusement ne verra pas le message. Vers 19 h 45 Je me reposais après avoir travaillé toute la nuit, va-t-il expliquer à son arrivée autour de 21h. »

« C’est alors qu’il va user de toute sa force pour reprendre les clés et libérer les otages. Maman et fille, très affaiblies par la famine. Papa, affaibli par la maladie, n’ayant pas pris ses doses journalières de médicaments (11h30 et 19h). Le papa va simplement être conduit à l’hôpital. Le jeune homme va immédiatement être conduit à la brigade de gendarmerie de la place ».

Selon les sources policières, il est encore gardé en attente d’une éventuelle plainte des deux parents. C’est cela qui va déclencher une action en justice contre le fils, devenu « un danger pour toute la maison. On le soupçonne même de prendre les produits dopants », nous a-t-on soufflé.

Pour plusieurs personnes, « on ne doit pas seulement se contenter d’une plainte pour ce type d’individu. Parce que c’est un acte criminel. Il doit aller en prison. A 29 ans, on est majeur. On doit plus vivre chez ses parents. Comme il est grand, il doit partir. Il faut même le surveiller, sinon il peut aller plus loin », va dire Ben, un proche de la famille.

Martinez Zogo : Les vidéos de la séquestration au tribunal

Le procès de l’assassinat de Martinez Zogo a connu un moment important, lundi 1er juin, au Tribunal militaire de Yaoundé. Des images montrant les sévices infligés au journaliste ont été diffusées pendant l’audition du Pr Georges Bell Bitjoka, expert judiciaire et 32e témoin de l’accusation.

Le procès de l’assassinat de Martinez Zogo a franchi une nouvelle étape au Tribunal militaire de Yaoundé. Selon le quotidien Cameroun Tribune, lundi 1er juin 2026, un enregistrement qui montrait les sévices infligés à la victime a été rendu public en pleine audience.

Dans la salle, les images ont été projetées devant le tribunal. Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, y apparaît complètement dévêtu et étendu au sol. Son visage est ensanglanté. Il semble souffrir et bouge difficilement une jambe.

Ces images ont provoqué une vive émotion dans la salle. C’est la première fois, depuis l’ouverture des débats, que des éléments visuels montrant ce qui serait arrivé pendant sa séquestration sont diffusés devant le Tribunal militaire.

Cette audience était très attendue. Selon Cameroun Tribune, le procès avait été renvoyé aux 1er et 2 juin 2026 après l’audience du 11 mai. Ce renvoi faisait suite à l’absence d’un avocat de la défense de Justin Danwe, retenu à l’étranger pour des raisons professionnelles.

Le ministère public a appelé à la barre un témoin important : le Pr Georges Bell Bitjoka. Il est expert judiciaire, spécialiste des systèmes d’information et de la cryptologie. Il est aussi le 32e témoin de l’accusation dans cette affaire.

Devant le tribunal présidé par le colonel Jacques Misse Njone, l’expert a présenté plusieurs éléments numériques. Il a notamment montré des vidéos retrouvées dans le compte Google de Vincent Godjie Oumarou. Ce dernier était maréchal des logis en service à la Direction générale de la recherche extérieure, la DGRE, au moment des faits.

Fouiller les téléphones et les ordinateurs 

Vincent Godjie Oumarou fait partie des personnes poursuivies dans ce dossier. Il était présent au Tribunal militaire lundi dernier. Le rôle du Pr Georges Bell Bitjoka était d’analyser les appareils électroniques saisis pendant l’enquête. Il devait fouiller les téléphones et les ordinateurs des suspects. Il devait aussi examiner leurs appels, leurs messages et leurs activités sur les réseaux sociaux.

L’objectif de ce travail était de rechercher les liens possibles entre les différents accusés et les événements ayant conduit à l’enlèvement, puis à la mort de Martinez Zogo en janvier 2023. D’après les éléments présentés à l’audience, l’expert ne s’est pas limité aux contenus visibles. Il a aussi récupéré des données supprimées. Cela devait permettre de retrouver des messages, des appels ou d’autres traces numériques pouvant aider la justice.

Les appareils de Léopold Maxime Eko Eko, ancien directeur général de la DGRE, ont également été examinés. Selon les conclusions rapportées à l’audience, aucun lien pertinent n’aurait été retrouvé dans ses appareils concernant cette affaire.

En revanche, de nombreux messages et appels auraient été retrouvés dans les appareils de Justin Danwe, ancien directeur des opérations de la DGRE. Ces éléments ont été présentés devant l’assistance par l’expert judiciaire.

L’un des dossiers judiciaires les plus suivis

L’affaire Martinez Zogo reste l’un des dossiers judiciaires les plus suivis au Cameroun. Le journaliste avait été enlevé en janvier 2023. Son corps avait ensuite été retrouvé sans vie, quelques jours plus tard. Depuis le début de la procédure, plusieurs personnes sont poursuivies. Le quotidien national avait indiqué que 17 personnes inculpées ont été renvoyées devant le Tribunal militaire de Yaoundé pour divers chefs d’accusation.

Parmi elles figurent des hauts cadres de la DGRE, des militaires, un opérateur économique, un maire et un journaliste. À l’ouverture des débats, les 17 accusés avaient plaidé non coupables devant le Tribunal militaire de Yaoundé. La diffusion des vidéos donne une nouvelle dimension au procès. Elle permet au tribunal d’examiner des éléments concrets liés à la séquestration de Martinez Zogo.

Elle relance aussi les attentes autour de la manifestation de la vérité. Pour les proches du journaliste, ses confrères et de nombreux observateurs, cette affaire reste un test important pour la justice camerounaise. Beaucoup attendent que les responsabilités soient clairement établies.

La suite des audiences devrait permettre aux avocats, au ministère public et aux parties civiles de discuter la valeur de ces vidéos. Les messages, les appels et les autres éléments numériques présentés devront aussi être examinés. Dans ce dossier sensible, l’enjeu reste le même : comprendre ce qui s’est réellement passé, identifier les responsabilités et rendre justice à Martinez Zogo.

Douala : Agression sexuelle sur un garçon de 3 ans

Lundi 1ᵉʳ juin 2026, une mère a découvert des signes suspects sur son enfant de trois ans après sa sortie de classe au quartier Nylon à Douala. Des examens médicaux ont révélé des signes d’agression sexuelle.

Une affaire particulièrement sensible fait la une de l’actualité depuis plusieurs jours. Il s’agit des cas de viols sur mineurs. La liste des victimes vient de s’ajouter à Douala. Un enfant âgé de trois ans a été victime d’une agression sexuelle au sein d’un établissement préscolaire, situé au quartier Nylon. Les faits, encore en cours de vérification, ont provoqué une forte émotion parmi les parents d’élèves et les habitants de la zone.

Selon les informations relayées par le lanceur d’alerte N’zui Manto, la mère de l’enfant a remarqué des signes inhabituels sur son fils, après l’avoir récupéré à la sortie du centre pour tout-petits. Préoccupée par l’état de l’enfant, elle l’a conduit dans une structure sanitaire afin qu’il soit examiné par des professionnels de santé.

À l’issue des examens médicaux, l’enfant a présenté des signes compatibles avec une agression. Interrogé sur les circonstances, le mineur a cité le nom de « Tonton Junior », présenté comme le fils d’une enseignante de son établissement.

Le lundi 1ᵉʳ juin, la mère de l’enfant, accompagnée de plusieurs femmes du quartier, s’est rendue au domicile de l’enseignante concernée afin d’avoir des explications. D’après les témoignages recueillis, cette dernière a affirmé que son fils était absent. Qu’en effet quelques instants plus tôt, dans un climat de tension, il aurait quitté les lieux précipitamment.

Face à la montée de la colère et au risque de débordements, les forces de l’ordre sont intervenues pour sécuriser la zone et prévenir tout acte de violence ou de justice populaire. Leur présence a permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage.

Cette affaire a rapidement suscité une vive inquiétude parmi les parents d’élèves. Plusieurs d’entre eux ont décidé de faire examiner leurs enfants dans des centres de santé, afin de s’assurer qu’ils n’ont pas été victimes d’éventuelles agressions. Dans le quartier, l’émotion reste forte, tandis que de nombreuses familles réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Cette affaire relance le débat sur la protection des enfants en milieu scolaire. Le sujet concerne surtout les établissements préscolaires, où les tout-petits sont particulièrement vulnérables. Ce contexte intervient alors que le Barreau du Cameroun appelle à une plus grande fermeté. L’appel vise les acteurs de la chaîne pénale dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs.

Face aux violences sexuelles, le pape réaffirme que l’Eglise doit « demander pardon »

Les arrangements à l’amiable condamnés

« L’Ordre des avocats condamne avec vigueur les arrangements à l’amiable entre les familles des victimes et les auteurs présumés« , rappelant que « les droits, la dignité et l’intégrité des enfants ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation. Le Barreau avertit également que les parents qui accepteraient des compensations financières pour étouffer de tels crimes pourraient être poursuivis pour complicité ».

Cette mise en garde fait notamment écho à une récente affaire survenue dans le département de la Momo, où un homme âgé aurait versé 30 000 FCFA afin d’éviter des poursuites après le viol présumé d’une mineure.

Par ailleurs, « le Barreau exhorte les ministères de l’Éducation de base et des Enseignements secondaires à renforcer les enquêtes de moralité lors du recrutement du personnel enseignant, en particulier dans les établissements privés. Il recommande également une collaboration accrue avec les services des Affaires sociales, afin d’intensifier les actions de sensibilisation, de prévention et de protection des enfants ».

Au-delà de l’émotion suscitée par cette affaire, de nombreuses voix appellent aujourd’hui à une réponse ferme, transparente et exemplaire. Pour les familles, l’urgence est double : protéger les enfants et restaurer la confiance dans les espaces éducatifs censés garantir leur sécurité.

Football: Ousmane Dembélé sur la route d’un second Ballon d’Or

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Ousmane Dembélé peut espérer un second Ballon d’Or d’affilée le 26 octobre après le nouveau triomphe du PSG et son but en finale de Ligue des champions, mais son classement dépendra aussi de sa performance au Mondial avec les Bleus, qui commence mi-juin.

Tous les quatre ans, le Ballon d’Or, c’est aussi et surtout une affaire de Coupe du monde C’est là que la fête du football est à son paroxysme, vécue par des milliards de personnes.

La récompense individuelle suprême

Mais le PSG a tellement marqué les esprits. Avec ce second titre d’affilée dans la compétition la plus difficile dans le football de clubs. Au bout d’une finale qui restera elle aussi dans les mémoires, qu’Ousmane Dembélé. L’un des meilleurs parisiens de la saison. Est logiquement l’un des favoris à la récompense individuelle suprême.

« Si on veut être de grands joueurs. On doit gagner plusieurs fois ce genre de trophées-là », prévenait-il lui-même avant la finale.

Khvicha Kvaratskhelia et ses 10 buts et 6 passes décisives en 16 matches lui ont volé la vedette à certaines périodes. Mais Ousmane Dembélé a pour lui d’avoir marqué trois buts contre un excellent Bayern Munich. En demi-finales et un nouveau but en finale. Fût-ce sur un penalty provoqué par le Géorgien.

Ballon d’or : « Quand tu as goûté à ça, tu as envie de rester en haut », assure Dembélé

Une forme de relâchement

Si sa finale est loin d’être parfaite, avec plusieurs tirs ratés, il fallait du cran pour ne pas rater ce geste-là. A ce moment capital, véritable tournant du match. Et Dembélé l’a effectué avec une forme de relâchement. Qui distingue les grands joueurs. « J’ai compris que dans ce type de match les caméras étaient allumées », souriait-il récemment. Il avait d’ailleurs participé à provoquer le penalty en combinant avec « Kvara », taclé de manière illicite dans la surface. Et marquer dans une finale européenne n’est jamais anodin.

Malgré les blessures à répétition cette saison, Dembélé a réussi à produire un très haut niveau lorsqu’il était disponible, émargeant à huit buts et deux passes décisives en 13 matches de Ligue des champions, et 10 buts et sept passes en 22 matches de Ligue 1  où il a été désigné meilleur joueur pour la deuxième fois d’affilée.

Son entourage le prédisait à l’AFP dès cet hiver: le Ballon d’or sera « prêt » pour porter le PSG au printemps, au meilleur des moments.

Au-delà de ses statistiques, Dembélé incarne à la perfection le joueur complet de la modernité, et il rend pour cela hommage à son entraîneur Luis Enrique : « En début de saison dernière, il m’a parlé en me disant qu’il fallait que je sois exemplaire, que je marque plus de buts, que je fasse plus de passes décisives, mais aussi que je fasse plus d’efforts (défensifs), que les autres me voient faire. »

Penser davantage au collectif

Par sa gestuelle sur le terrain quand il harangue ses coéquipiers à presser, son visage déterminé, son doigt sur la bouche quand il marque ou la hargne dont il a fait preuve même sur le banc en fin de demi-finale retour contre le Bayern Munich comme en finale samedi contre Arsenal, l’ancien Barcelonais s’est transformé en véritable leader depuis deux saisons.

En février, au cœur d’une période où Paris vacillait quelque peu, c’est lui qui avait haussé le ton après la défaite en Ligue 1 à Rennes (3-1) en demandant à ses coéquipiers de penser davantage au collectif.

Vendredi, celui qui est en fin de contrat en 2028 mais qui a assuré être là la saison prochaine a affirmé avoir « beaucoup plus de responsabilités depuis qu'(il est) arrivé au PSG », tout en disant qu’il n’y a que ça dans ma tête, les trophées individuels ça vient après ».

Potentiel nouveau Ballon d’or

Pour ce potentiel nouveau Ballon d’or, Dembélé a aussi un autre avantage sur Kvaratskhelia: lui participera au Mondial, qui plus est avec l’équipe de France, l’un des favoris de la compétition, quand la sélection géorgienne sera absente.

Ousmane Dembélé devra très vite se reconcentrer sur les Bleus, qu’il rejoindra à Clairefontaine dès mardi, avant un départ rapide pour les États-Unis.

Dans quel état ? L’attaquant est sorti juste avant les prolongations, pour de simples crampes, a-t-il assuré. Mais les blessures à répétition et deux saisons éprouvantes posent forcément la question de son rendement dans un Mondial qui le devrait être tout autant.

Champions d’Europe: Retour triomphal des joueurs du PSG

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De Roissy au Parc, les joueurs du PSG sacrés champions d’Europe pour la deuxième fois d’affilée. Ils ont été accueillis dimanche en héros à leur retour à Paris, lors de célébrations sous haute surveillance. Après une nuit de liesse émaillée d’incidents et endeuillée par la mort d’un jeune homme.

Contrastant avec les débordements observés la veille, c’est dans une ambiance festive. Et très cadrée – que les hommes de Luis Enrique, victorieux d’Arsenal à Budapest, ont renoué avec leur public. Lors d’une journée qui s’est conclue par une présentation des joueurs au Parc des Princes. Devant plus de 40 000 spectateurs.

Théâtre de leurs exploits

Dans leur stade, théâtre de leurs exploits, les joueurs ont commencé à défiler vers 21 h 40. Après que le rappeur et DJ américain Big Ali, l’artiste star congolais Fally Ipupa et le rappeur français SDM.  Ainsi que d’anciens joueurs, eurent allègrement « chauffé » la foule.

« Merci à tous pour votre soutien », leur a lancé plus tôt dans la journée le Ballon d’Or Ousmane Dembélé. Sur une scène installée sur le Champ-de-Mars, avec en fabuleuse toile de fond la tour Eiffel. « Une fois c’est bien mais deux fois c’est mieux… On revient l’année prochaine pour la 3ᵉ », a-t-il ajouté.

Les héros sont arrivés à Roissy dans l’après-midi avec plus d’une heure de retard. Certains champions d’Europe avaient porté des masques. D’autres se cachant derrière des lunettes noires se sont vite engouffrés dans deux cars aux couleurs du club.

La circulation coupée

Escortés par les forces de l’ordre, ils ont pris la direction de Paris par l’autoroute A1 et le périphérique. Où la circulation avait été coupée, suivi d’un impressionnant cortège de près d’un millier de motos. Sous les vivats de supporters massés sur tous les ponts ou aux fenêtres des immeubles.

Et c’est en sortant par le grand portail de l’École militaire que les joueurs du PSG ont fait leur triomphale apparition. Au lendemain de leur victoire arrachée au bout d’une finale irrespirable. Et d’une séance de tirs au but contre Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b).

Ligue 1: le PSG s’offre un carton riche en péripéties à Toulouse

Alors que les enceintes crachaient « Après tant d’années » – le chant des supporters devenu hymne officieux du club. Joueurs et dirigeants ont remonté l’esplanade sur un long tapis bleu, rouge et blanc. Fanqués de part et d’autre par des fans aux anges, malgré plusieurs heures d’attente. Arrivés sur scène, chacun a eu droit à une ovation des dizaines de milliers de fans.

L’immense fierté de tout le pays

Le président du PSG Nasser Al-Khelaifi a tenu à adresser un message après les incidents de samedi soir. « S’il vous plait, célébrez aujourd’hui calmement. Il faut protéger notre ville », a exhorté le dirigeant qatarien.

Après cette séquence soigneusement chorégraphiée. Joueurs et staff ont été reçus par Emmanuel Macron à l’Élysée. Avant d’exprimer « l’immense fierté de tout le pays », le président de la République a jugé « inqualifiables ». Et « inacceptables » les scènes de violences dans la capitale.

« Ça, c’est pas le foot, ça c’est pas le sport, c’est pas ce qu’on aime. Ce sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. Plus jamais ça, fini. On en a ras-le-bol », a déclaré le chef de l’État.

Victoire historique du PSG

Car la victoire historique du PSG a été ternie samedi soir par des scènes de chaos. Et de violence un peu partout en France. Avec 219 personnes blessées, dont huit grièvement, et 780 personnes interpellées. Dont 457 en garde à vue, en hausse de 32 % par rapport à l’an dernier. Selon les derniers chiffres donnés par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

Un jeune homme d’une vingtaine d’années est mort. Dans la nuit après avoir heurté avec sa moto de cross des blocs de béton. Installés sur une bretelle de sortie du périphérique.

Des incidents sont survenus dans de nombreuses autres villes. Il y a eu, par exemple, 18 interpellations à Toulouse où des poubelles. Et des scooters ont été brûlés, selon des sources policières. Les violences n’ont pas tardé à faire réagir la classe politique. Le dispositif de sécurité et le ministre de l’Intérieur concentrent les critiques des oppositions.

Des siècles que ça existe

Le Rassemblement national a condamné dès samedi soir ces débordements. Sa cheffe de file, Marine Le Pen, regrettant sur X qu’il n’y ait « qu’en France. Où la victoire d’un club de foot provoque des émeutes ».

« A partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée d’hier. Telle qu’elle a été organisée par le gouvernement », a déclaré sur France 3 le porte-parole de LFI Manuel Bompard. « Ça fait des siècles que ça existe », a relativisé le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire. Présent au Champ-de-Mars aux côtés de la délégation parisienne.

« Oui, il y a des problèmes, on a été sur le pont toute la nuit avec les forces de l’ordre, les pompiers. Avec la protection civile,  les services d’entretien », a-t-il dit. « Mais moi, je veux retenir ça, la fête, et puis on s’occupe du reste. »

Viols sur mineurs : Le Barreau se lève

Face à la multiplication des cas de viols sur enfants au Cameroun, le Barreau hausse le ton. Dans un communiqué signé le 29 mai 2026, l’Ordre des avocats dénonce des faits  » épouvantables », appelle la justice à plus de fermeté et annonce la création d’une cellule spéciale d’assistance aux victimes.

Le Barreau du Cameroun réagit face à la recrudescence des violences sexuelles visant des enfants dans plusieurs localités du pays. Dans un communiqué signé le 29 mai 2026 à Yaoundé, l’Ordre des avocats condamne « avec la dernière énergie » les atteintes à l’intégrité physique et morale des mineurs, tout en annonçant la mise en place d’une cellule spéciale chargée d’assister les familles victimes de viols sur enfants.

Selon le communiqué, le Barreau dit avoir constaté, à travers les médias et les réseaux sociaux, une multiplication de cas relevant de la « criminalité des mœurs« , notamment des viols commis sur des enfants parfois très jeunes.

Plusieurs affaires signalées

L’Ordre cite plusieurs affaires signalées récemment à Yaoundé, Douala, Bangangté et dans la région du Nord-Ouest.

À Yaoundé, le Barreau indique avoir été informé du cas d’un homme présenté comme enseignant, qui a abusé d’une quinzaine d’enfants âgés de 4 à 14 ans au quartier Meyo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV. Le communiqué évoque également le cas d’une fillette de 3 ans, élève dans une école située au quartier Odza, qui a été victime de viol. Cette affaire a suscité des manifestations publiques aux abords de son établissement le 28 mai 2026.

Le même jour, poursuit le Barreau, une jeune fille de 14 ans a été violée par son enseignant à Douala, au lieu-dit PK14. Un autre cas est également rapporté à Bangangté, où un homme a été pris à partie par la foule après le viol présumé d’une fillette de 10 ans.

Dans la région du Nord-Ouest, département de Momo, l’Ordre des avocats signale aussi le viol présumé d’une adolescente de 14 ans par un septuagénaire. Selon le communiqué, l’homme a tenté d’échapper à la justice en remettant la somme de 30 000 FCFA à la tante de la victime.

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Le Barreau revient également sur l’affaire Divine Mbarga Atangana, une fillette de 11 ans retrouvée morte le 19 mars 2026 après être partie réviser ses leçons chez un camarade de classe. D’après les éléments rappelés dans le communiqué, l’enfant a été violée puis assassinée.

« L’école en voie d’être infestée »

Face à ces faits, le Barreau s’indigne aussi de la présence de prédateurs sexuels dans des écoles. « L’horrible constat est celui selon lequel, le diable est désormais à l’école et se dissimule derrière la blouse pourtant noble des enseignants. Ainsi l’école qui était un lieu sûr pour les enfants serait elle aussi en voie d’être infestée par les criminels sexuels »

Le Barreau déplore par ailleurs ce qu’il qualifie de légèreté dans le traitement de certaines affaires, notamment lorsque des suspects sont remis en liberté après de brefs séjours en garde à vue ou en détention préventive. Il invite les acteurs de la chaîne judiciaire pénale à faire preuve de fermeté contre les auteurs de violences sexuelles, en particulier lorsque les victimes sont des enfants.

L’Ordre des avocats dénonce aussi les arrangements à l’amiables qui interviennent parfois entre les familles des victimes et les mis en cause. Pour le Barreau, l’intégrité physique et morale des enfants ne peut faire l’objet d’aucune négociation. Il prévient que les parents qui se livreraient à ce type d’arrangement pourraient être considérés comme complices.

Le communiqué interpelle également les ministères en charge de l’Éducation de base et des Enseignements secondaires. Le Barreau les exhorte à renforcer les enquêtes de moralité lors du recrutement des enseignants, notamment dans les établissements scolaires privés. Il appelle aussi à une synergie avec le ministère des Affaires sociales afin d’intensifier la sensibilisation des enfants sur les violences sexuelles.

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Faire preuve de professionnalisme 

Les professionnels des médias, journalistes, influenceurs et hommes de médias sont pour leur part invités à faire preuve de professionnalisme dans le traitement de ces affaires. Le Barreau recommande notamment de protéger l’image des enfants victimes afin de leur éviter un traumatisme supplémentaire.

En réponse à cette situation, le chef de l’Ordre des avocats,  Me Mbah Éric a déploié une équipe d’avocats dédiée au suivi judiciaire gratuit des victimes. Il s’agit d’une cellule spéciale chargée d’assister, de conseiller et de défendre les victimes de viols sur enfants. Elle aura pour mission de contacter les familles concernées et d’assurer le suivi des dossiers jusqu’à l’aboutissement des procédures judiciaires.

L’équipe sera présidée par Maître Memong Philippe Olivier, avocat à Yaoundé et représentant du Bâtonnier pour les régions du Centre, du Sud et de l’Est. Maître Zangue Serges Martin, avocat à Douala et secrétaire de l’Ordre, en assurera le rapport. Plusieurs autres avocats en sont également membres.

Dans sa note, le Barreau met enfin à la disposition des victimes de viols sur enfants un numéro de téléphone. Ce canal est destiné à recevoir les sollicitations des familles ayant besoin d’assistance.

À travers cette sortie, le Barreau du Cameroun entend se positionner comme acteur de la défense des droits des enfants et de l’accompagnement judiciaire des victimes dans un contexte marqué par une série d’affaires de violences sexuelles sur mineurs.

Souveraineté technologique de l’Union européenne : Bruxelles prépare un plan de rupture avec les géants américains du numérique

La souveraineté technologique de l’Union européenne s’impose comme une priorité d’urgence à Bruxelles. La Commission européenne s’apprête à dévoiler mercredi un plan inédit pour réduire la dépendance de l’UE aux géants américains du cloud et aux fournisseurs étrangers de semi-conducteurs. Une initiative qui risque d’alimenter les tensions avec Washington.

Souveraineté technologique Union européenne : le cloud américain dans le viseur

L’Union européenne s’apprête à frapper fort sur le terrain numérique. Mercredi, la Commission européenne doit dévoiler un grand plan pour la « souveraineté technologique », selon un document de synthèse consulté par l’AFP. L’objectif affiché : reconquérir « sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique ».

La dépendance numérique de l’UE est massive et documentée. Amazon, Microsoft et Google contrôlent à eux seuls 70 % du marché européen des services de cloud. Cette concentration préoccupe de plus en plus les gouvernements du continent, qui redoutent une fragilité structurelle face aux États-Unis de Donald Trump.

Le risque d’un « kill switch » hante désormais les capitales européennes. Les responsables du continent craignent que des services numériques fondés sur des fournisseurs américains — notamment dans le secteur de la défense — puissent être désactivés par un mécanisme d’arrêt d’urgence en cas de crise ouverte avec Washington. Une perspective que les acteurs américains contestent fermement.

Les responsables européens ont pris soin de ne pas cibler ouvertement les fournisseurs américains dans leurs déclarations publiques. Ces derniers dominent pourtant l’écosystème numérique en Europe à pratiquement tous les niveaux : services informatiques en nuage, réseaux sociaux, commerce en ligne. Le plan qui se prépare vise à rééquilibrer cette réalité.

Les trois piliers du plan de souveraineté technologique de l’Union européenne

Les propositions attendues mercredi s’articulent autour de trois axes distincts. D’abord, un texte « sur le développement du cloud et de l’IA », destiné à faciliter la création d’infrastructures clés sur le sol européen, en particulier des centres de données. Ce volet constitue la réponse directe à la domination des géants américains du cloud.

Ensuite, un « règlement sur les puces électroniques » vise à sécuriser l’approvisionnement en semi-conducteurs. Il doit permettre de réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers, aussi bien américains que chinois, pour des composants devenus stratégiques dans tous les secteurs industriels.

Le troisième axe concerne les logiciels des administrations. La Commission entend promouvoir un recours accru aux solutions en open source dans les services publics des États membres. Cette mesure réduit la dépendance aux éditeurs privés tout en renforçant le contrôle des institutions sur leurs propres systèmes.

Les vingt-sept pays de l’UE devront également conduire des « évaluations des risques en matière de souveraineté » dans les domaines du cloud et de l’intelligence artificielle. Ces audits devront « améliorer leur résilience » et identifier les alternatives européennes aux prestataires étrangers, précise le document consulté par l’AFP.

La leçon cuisante du juge Guillou

Les Européens n’ont pas oublié l’épisode des sanctions américaines contre la Cour pénale internationale. L’an dernier, Washington a ciblé des juges du tribunal, dont le magistrat français Nicolas Guillou. Ce dernier s’est retrouvé privé de sa carte bancaire : les réseaux de paiement français dépendent des groupes américains Visa, Mastercard et American Express.

L’épisode a frappé les esprits à Bruxelles. Il a révélé concrètement l’étendue de la dépendance européenne aux infrastructures numériques américaines, bien au-delà du simple stockage de données en nuage.

« Nous devons développer nos propres capacités, pour que nos décisions, nos valeurs et notre économie ne puissent plus être influencés par d’autres », a plaidé Teresa Ribera, l’une des responsables de la Commission, ce mois-ci. Cette déclaration résume l’esprit du plan prévu mercredi.

Réactions : soutien européen, mise en garde américaine

Du côté des institutions européennes, le plan bénéficie d’un appui notable. L’eurodéputé allemand Oliver Schenk, élu du PPE (droite), se prononce en faveur de ces mesures. « L’Europe veut éviter d’être structurellement dépendante de tout acteur extérieur », affirme-t-il. Il précise qu’il ne s’agit pas « de s’attaquer à nos partenaires commerciaux ou de fermer notre marché ».

Washington ne partage pas cette lecture. Les États-Unis ont déjà mis en garde l’UE contre toute velléité protectionniste. En avril, l’ambassadeur américain auprès de l’UE, Andrew Puzder, a fait valoir qu’entraver les activités des fournisseurs américains dans l’IA ou le cloud ne ferait que priver les Européens « de l’expérience et des innovations développées aux États-Unis ».

Les géants technologiques américains cherchent à rassurer. « Il n’y a aucun kill switch », a assuré à l’AFP Aaron Cooper, de la Business Software Alliance, l’une des principales organisations défendant les intérêts du secteur. Ana Paula Assis, responsable d’IBM pour l’Europe, insiste de son côté : « La souveraineté numérique n’est pas qu’une question de frontières. » Elle ajoute que son groupe aide ses clients à « conserver l’autorité sur l’ensemble de leur parc informatique ».

Ben Brake, dirigeant de DOT Europe — organisation qui compte Amazon et Apple parmi ses adhérents — estime pour sa part que « s’en prendre aux entreprises américaines (…) n’aidera pas l’Europe à se redresser en matière d’innovation et de compétitivité ».

Puces électroniques : vers une intervention directe dans les chaînes de production

Sur le dossier des semi-conducteurs, la Commission entend aller plus loin que la simple incitation. Elle veut obtenir le pouvoir d’intervenir directement dans les chaînes de production lors d’une crise d’approvisionnement.

Concrètement, elle pourrait obliger des fabricants à suspendre leurs contrats commerciaux pour « produire en priorité des composants critiques », selon un second document consulté par l’AFP. Cette disposition représente un changement de doctrine notable pour une institution longtemps attachée aux principes du marché libre.

Un système d’achat collectif est également proposé. Il permettrait aux États membres confrontés à des « pénuries sévères » de s’approvisionner en puces de manière coordonnée à l’échelle européenne, réduisant ainsi leur vulnérabilité sur les marchés mondiaux de composants.

Les conséquences d’un bras de fer annoncé avec Washington

La publication du plan place la souveraineté technologique de l’Union européenne au cœur des tensions transatlantiques. Le projet vise à renforcer l’autonomie du continent sans rompre ouvertement avec les partenaires américains. Un équilibre difficile à tenir dans le contexte géopolitique actuel.

L’enjeu est explicitement formulé dans le document consulté par l’AFP : l’UE cherche à « reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique ». Cette ambition s’inscrit dans un contexte de relations commerciales tendues avec l’administration Trump.

Le document reste susceptible d’être modifié avant sa présentation officielle mercredi. La mise en œuvre des mesures ouvrira une nouvelle phase de négociations — et probablement de confrontations — entre Bruxelles et Washington. L’enjeu dépasse le commerce. L’UE doit fixer ses propres limites. Des puissances étrangères utilisent la technologie comme levier de pression géopolitique. Bruxelles doit décider jusqu’où elle défend ses intérêts stratégiques.

Source : Agence France-Presse

PSG Ligue des champions : les six hommes d’un second sacre historique

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PSG Ligue des champions, deux fois de suite. Derrière ce second titre consécutif conquis à Budapest contre Arsenal, six joueurs ont pesé plus que les autres. Dembélé, Kvaratskhelia, Safonov, Vitinha, Pacho, Hakimi et Mendes : portrait des artisans d’une saison historique.

Dembélé, l’architecte offensif d’un PSG au sommet

Ousmane Dembélé n’était pas attendu à ce niveau. Une saison 2024-2025 largement gâchée par les blessures — mollet, cuisse — avait semé le doute. Mais son entourage l’affirmait à l’AFP dès l’automne : il serait prêt pour le printemps. Il l’a été.

Ballon d’or 2025, l’ancien Barcelonais s’est transformé en véritable patron offensif. Sur le terrain, il harangue ses coéquipiers pour presser. Il marque, doigt sur la bouche, avec une détermination qui ne laisse aucun doute sur sa nouvelle stature. En fin de demi-finale retour contre le Bayern Munich, puis en finale samedi contre Arsenal, il a maintenu cette hargne même depuis le banc.

Son apport en chiffres est éloquent : 8 buts et 2 passes décisives en Ligue des champions. À Liverpool, malgré la fureur d’Anfield, il avait été décisif dans un succès 2-0. Samedi à Budapest, il a ramené Paris à égalité sur penalty au moment où Arsenal semblait tenir la partie.

En février, quand Paris vacillait après une défaite en Ligue 1 à Rennes (3-1), c’est lui qui avait haussé le ton en réclamant davantage de collectif. Un vrai leader, pas seulement sur le terrain.

PSG Ligue des champions : Kvara illumine les grands soirs

Khvicha Kvaratskhelia travaille un geste en particulier à l’entraînement : partir dans son couloir, accélérer vers l’axe, enchaîner d’une frappe puissante et précise. Cette « spéciale » est devenue sa marque de fabrique en compétition.

Depuis les huitièmes de finale, le Géorgien a inscrit six buts. Chaussettes basses laissant apparaître ses mollets puissants, « Kvara » enchaîne les dribbles dans la surface — comme ce festival contre Liverpool — et ne lâche rien défensivement, toujours hargneux dans ses retours et ses courses.

À Naples, ses supporters l’appelaient « Kvaradona ». À Paris, il confirme chaque semaine que ce surnom n’était pas volé. L’absence de la Géorgie au Mondial pourrait lui coûter une place dans la course au Ballon d’or 2026. Ce serait une injustice, tant sa saison aura été brillante.

Safonov, digne successeur de Donnarumma

Il aura fallu un peu plus d’une saison à Matveï Safonov pour s’imposer. Arrivé à l’été 2024, le Russe de 27 ans avait un objectif clair : être le gardien numéro un indiscutable du PSG. Mission accomplie.

« C’est le résultat de mon travail et de ma mentalité. Je suis ici depuis deux saisons, je n’ai pas arrêté de travailler et le résultat de l’équipe cette saison c’est aussi le fruit de mon travail », déclarait-il en français après avoir relégué Lucas Chevalier sur le banc.

Formé au FK Krasnodar, « Mocha » a été solide dans les airs avec des interventions spectaculaires au poing. Sur sa ligne, il a reproduit les performances de Donnarumma au printemps 2025 : impressionnant quand il le fallait. Comme l’Italien avant lui, il a progressé au contact des entraîneurs des gardiens Borja Alvarez et Nicolas Cousin.

PSG Ligue des champions : Vitinha, inusable et indispensable

Ballon proche du pied, regard haut, Vitinha se balade de gauche à droite devant la défense. Il déclenche une passe vers une aile, propose un décalage au milieu, déborde rarement vers l’attaque. Impossible de lui prendre le ballon. Difficile de prévoir quand il va s’en séparer.

Le Portugais de 26 ans a disputé tous les matches de Ligue des champions, souvent en intégralité, en marquant six buts. Contrairement à Fabian Ruiz ou Joao Neves, il n’a pratiquement pas soufflé en Ligue 1 non plus. Luis Enrique ne peut tout simplement pas se passer de lui.

Sa constance est aussi remarquable que son intelligence de jeu. Dans un collectif aussi exigeant que celui du PSG, « Viti » est l’huile dans le moteur.

Pacho, le défenseur le plus solide de Paris

Plus encore que le capitaine Marquinhos, Willian Pacho a incarné la solidité défensive parisienne. L’Équatorien de 24 ans avance discrètement, mais sûrement, vers le statut de meilleur défenseur central du monde.

Sa première saison parisienne avait déjà été magistrale. La deuxième confirme : solide dans les duels, il défend en avançant presque systématiquement. Plus rapide que Marquinhos, 32 ans, il a absorbé la profondeur quand le Brésilien montrait quelques signes de méforme. Ses matches ratés se comptent sur les doigts d’une main.

« Je mets un point d’honneur à être régulier, la constance a toujours été mon point fort et j’ai l’intention de continuer », confiait-il à l’AFP à l’automne 2024, peu après son arrivée en provenance de Francfort.

Hakimi et Mendes, les meilleurs latéraux du monde

Achraf Hakimi à droite, Nuno Mendes à gauche. Les deux latéraux du PSG sont considérés comme les meilleurs à leur poste dans le monde. Leur saison le confirme, malgré plusieurs blessures : cheville et cuisse pour le Marocain, genou et cuisse pour le Portugais.

Leur force athlétique hors norme leur permet d’enchaîner les longues courses à haute intensité pour déséquilibrer les blocs adverses. Solides défensivement malgré quelques loupés, ils ont redéfini leur poste en devenant des armes offensives que nul ne peut ignorer.

La situation judiciaire d’Achraf Hakimi — renvoyé en procès pour viol — n’a eu aucun impact sur ses performances. Vice-capitaine, il a régulièrement porté le brassard et reste un maillon essentiel de l’équipe.

Source : Agence France-Presse

PSG en Ligue des champions : un second sacre arraché au bout du suspense à Budapest

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Le PSG en Ligue des champions, c’est désormais deux fois de suite. Samedi à Budapest, les Parisiens ont dominé Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.) pour décrocher un second titre européen consécutif, dans une finale tendue jusqu’à la dernière seconde.

Le PSG s’impose face à Arsenal dans une finale haletante

Paris a souffert. Mais Paris a gagné.

Face aux champions d’Angleterre en titre, le PSG a longtemps couru après le score avant d’égaliser, puis de s’imposer à l’issue d’une séance de tirs au but à couper le souffle. Score final : 1-1 après prolongation, 4-3 aux tirs au but.

C’est l’échec du défenseur d’Arsenal Gabriel, dont le tir est passé au-dessus du but de Matveï Safonov, qui a offert la victoire aux Rouge et Bleu. Un soupçon de chance, mais une conquête pleinement méritée au regard des 120 minutes disputées.

La Puskas Arena de Budapest a vibré. Dans les tribunes, les Ultras parisiens ont accueilli le ballon raté dans un grondement collectif. À des milliers de kilomètres, un Parc des Princes comble et les bars de Paris ont explosé de joie.

Un scénario sombre, un retour de caractère

Dès la 6ᵉ minute, le PSG s’est retrouvé mené. Kai Havertz, profitant d’un dégagement contré de Marquinhos, a surgi depuis une position excentrée pour expédier le ballon dans la lucarne du portier parisien. L’Allemand inscrivait ainsi son second but en finale de Ligue des champions, après celui réalisé en 2021 avec Chelsea contre Manchester City.

Pour Arsenal, meilleure défense de la compétition avec seulement six buts encaissés avant cette finale, le plan semblait idéal. Les Gunners ont verrouillé les circuits parisiens pendant toute la première mi-temps.

Gabriel a bloqué Khvicha Kvaratskhelia à la 11ᵉ minute. Désiré Doué a buté sur la charnière centrale malgré ses dribbles (18ᵉ). Ousmane Dembélé a expédié une frappe dans les nuages. Le PSG, meilleure attaque de la compétition avec 44 buts en phase de groupes et en phases à élimination directe, se cassait les dents.

PSG en Ligue des champions : le retour par Dembélé et les remplaçants

La seconde période a changé de visage. Luis Enrique a ajusté ses consignes face à son homologue Mikel Arteta, et le PSG a repris le contrôle du jeu.

C’est Khvicha Kvaratskhelia qui a obtenu le penalty de l’égalisation. Ousmane Dembélé n’a pas tremblé face au gardien adverse et a remis les deux équipes à égalité. Le score ne bougera plus en temps réglementaire.

La prolongation a été d’une intensité extrême. Dembélé, Vitinha, Marquinhos et Kvaratskhelia ont tous quitté le terrain sur blessure ou épuisement. Luis Enrique a fait appel à ses remplaçants — des joueurs habituellement cantonnés à la Ligue 1 — pour tenir le coup et aborder la séance de tirs au but.

Ces remplaçants n’ont pas failli. Le Portugais Gonçalo Ramos a inauguré la séance en transformant le premier tir, avant d’haranguer les Ultras déchaînés. Le Brésilien Lucas Beraldo a converti le sien avec un flegme déconcertant. Deux joueurs qui rendent service en championnat sans se plaindre, et qui ont choisi ce soir pour peser dans l’histoire du club.

PSG en Ligue des champions : un palmarès qui évoque les grandes dynasties

Ce second titre européen consécutif place le PSG dans une catégorie très fermée.

Les équipes parvenues à enchaîner deux sacres en Ligue des champions se comptent sur les doigts d’une main. Le Real Madrid avait réalisé l’exploit trois fois de suite entre 2016 et 2018. Le Bayern Munich l’avait fait entre 1974 et 1976. Paris s’inscrit désormais dans cette lignée.

La saison du PSG n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Blessures en série, passages à vide, remises en question : le club a trébuché, s’est cherché, a parfois perdu le fil. Mais il n’a jamais lâché.

Luis Enrique avait pris le pari, dès l’été 2025, de mobiliser son groupe en vue d’un second sacre européen. Ce pari est désormais gagné.

Quatre trophées en une saison, une cohésion hors norme

La victoire à Budapest est le quatrième trophée remporté par le PSG cette saison, et les quatre ont nécessité une séance de tirs au but. La Supercoupe d’Europe, la Coupe intercontinentale et le Trophée des champions avaient chacun été gagnés de la même façon : au bout du suspense, sous pression maximale.

Ce détail en dit long sur l’état d’esprit de ce groupe. Quatre fois au bord du gouffre, quatre fois vainqueurs. Luis Enrique a forgé une équipe capable de tenir dans les moments où d’autres craquent.

Le PSG Ligue des champions, c’est aussi l’histoire d’une victoire collective. Pas celle d’une star isolée, mais celle d’un effectif soudé, dans lequel le remplaçant joue son rôle avec autant de conviction que le titulaire. Samedi soir à Budapest, c’est cet esprit-là qui a triomphé.

Source : Agence France-Presse

Politique de la terre brûlée : Beyrouth accuse Israël de punition collective au Liban

La politique de la terre brûlée conduite par Israël au Liban ne lui apportera « ni la sécurité ni la stabilité ». C’est le verdict du Premier ministre libanais Nawaf Salam, prononcé samedi en pleine escalade militaire. De nouvelles frappes ont touché le sud du pays malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

Nawaf Salam dénonce une escalade israélienne systématique

Dans un discours télévisé diffusé samedi, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de mener une « politique de la terre brûlée et de punition collective » contre son pays. Il a averti que cette stratégie ne permettrait pas à l’État hébreu d’atteindre ses objectifs sécuritaires.

Nawaf Salam a néanmoins défendu la poursuite des négociations avec Israël. Les pourparlers représentent, selon lui, « la voie la moins coûteuse » pour le Liban. Ces déclarations interviennent au lendemain de discussions israélo-libanaises tenues à Washington.

Le président Joseph Aoun et le Premier ministre ont conjointement condamné dans un communiqué « les pratiques condamnables d’Israël », dénonçant « l’extension » des attaques et « la poursuite des bombardements et de la destruction au bulldozer des habitations et des sites historiques ».

Frappes, drones, soldats blessés : une journée de violence au sud du Liban

Samedi matin, l’armée israélienne a appelé les habitants de plus d’une dizaine de villages du sud du Liban à évacuer leurs foyers avant de frapper plusieurs localités. L’Agence nationale d’information libanaise (ANI, officielle) a confirmé ces bombardements.

L’armée libanaise a annoncé qu’une frappe israélienne de drone, décrite comme « ciblée », avait grièvement blessé deux de ses soldats à bord d’un véhicule militaire, près de la ville méridionale de Nabatiyé. Des tirs d’artillerie ont visé les abords de la forteresse médiévale de Beaufort.

Ces frappes font suite aux inquiétudes exprimées la veille par le ministre libanais de la Culture face au « danger sérieux » que les attaques israéliennes font peser sur le patrimoine historique du pays.

En sens inverse, « plus de 25 » projectiles — roquettes et drones — ont été lancés depuis le Liban vers Israël au cours de la journée, selon un porte-parole militaire israélien interrogé par l’AFP.

Contexte : une trêve violée, une zone de combat déclarée, un fleuve franchi

La trêve du 17 avril entre Israël et le Hezbollah pro-iranien n’a jamais été respectée. Les affrontements sont quasi-quotidiens. Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes au Liban ont tué 3 371 personnes et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, selon les autorités libanaises.

Cette semaine, Israël a déclaré considérer une grande partie du sud du Liban comme une « zone de combat ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué vendredi que des soldats israéliens avaient « traversé » le Litani, fleuve situé à une trentaine de kilomètres de la frontière.

L’armée israélienne dit cibler le Hezbollah et exige son désarmement. Le mouvement refuse catégoriquement et s’oppose à tout pourparler entre le gouvernement libanais et Israël.

Les négociations israélo-américaines avec l’Iran constituent un facteur supplémentaire de complexité. Téhéran exige que le front libanais soit intégré dans tout accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Réactions et déclarations : Hezbollah, Pentagone, alertes au nord d’Israël

Le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquette vers le nord d’Israël. Il a affirmé être engagé dans des combats pour empêcher les forces israéliennes de prendre le contrôle des localités de Zawtar al-Sharqiya, Yohmor al-Shaqif et Dibbine, proches de Nabatiyé.

Karmiel et Safed ont entendu des sirènes d’alerte pour la première fois depuis le 17 avril, selon l’armée. Des roquettes sont tombées en mer à Nahariya, près de la frontière. La télévision publique Kan a diffusé les images : des baigneurs ont fui la plage en panique.

Elbridge Colby, numéro deux du Pentagone, a qualifié de « constructive » la réunion militaire israélo-libanaise de vendredi. Elle servira « de base au volet politique » des discussions prévues les 2 et 3 juin.

Conséquences et suite attendue : des négociations sous pression

La politique de la terre brûlée dénoncée par Beyrouth alimente les tensions diplomatiques autour du processus de négociation. Nawaf Salam maintient que les discussions restent la priorité. Mais les soldats israéliens avancent en profondeur au Liban et fragilisent cette posture.

Les réunions prévues les 2 et 3 juin constituent le prochain test concret pour les deux parties. Ces réunions doivent aborder le volet politique d’un accord encore sans contours. Ni le cessez-le-feu ni les discussions n’ont jusqu’ici freiné l’escalade sur le terrain.

La question du désarmement du Hezbollah demeure le nœud central du conflit. Ce point reste non résolu. Les frappes israéliennes et les tirs du Hezbollah continueront de frapper le sud du Liban.

Source : Agence France-Presse

Guerre États-Unis Iran : Washington affirme sa capacité à reprendre les frappes

La guerre États-Unis-Iran entre dans une phase critique. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a déclaré samedi que les États-Unis étaient pleinement capables de reprendre les hostilités contre Téhéran. Les négociations indirectes en cours buttent sur des lignes rouges incompatibles : le dossier nucléaire, le détroit d’Ormuz, les avoirs gelés.

La menace militaire américaine réaffirmée

Pete Hegseth ne laisse aucun doute sur la posture de Washington. Lors d’un forum sur la défense à Singapour, le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les États-Unis étaient « tout à fait capables » de reprendre les hostilités contre l’Iran « si nécessaire ». « Nos stocks sont largement adaptés à cet objectif », a-t-il déclaré.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues. Les affrontements de cette semaine sont les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 8 avril. Ils fragilisent des négociations déjà précaires.

Les conditions américaines pour un accord de paix

Donald Trump a fixé ses exigences par écrit, vendredi, sur son réseau Truth Social. « L’Iran doit accepter qu’ils n’auront jamais d’arme nucléaire », a-t-il écrit. Il a également réclamé que le stock d’uranium hautement enrichi iranien soit « DETRUIT ».

Un responsable de la Maison Blanche a confirmé à l’AFP la position du président : « Le président Trump ne signera un accord que s’il est bon pour l’Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites. » Des sources à Washington avaient évoqué la veille un cadre d’accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu.

Le dossier nucléaire cristallise le désaccord. Les États-Unis et Israël accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme atomique. L’Iran réfute cette accusation. Téhéran insiste pour aborder ce dossier après la signature du protocole d’accord actuellement en discussion, et non avant.

Guerre États-Unis Iran : le détroit d’Ormuz, verrou stratégique

L’autre point de blocage est le détroit d’Ormuz. Ce passage est stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. L’Iran le verrouille quasiment depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une attaque conjointe américano-israélienne contre Téhéran.

Trump a exigé vendredi qu’Ormuz « soit ouvert immédiatement » et que l’Iran s’engage à le déminer. Washington impose de son côté un blocus aux ports iraniens.

Le Centcom — commandement militaire américain pour le Moyen-Orient — a annoncé samedi avoir immobilisé un cargo naviguant sous pavillon gambien à l’aide d’un missile tiré sur sa salle des machines. Le navire tentait de rejoindre un port iranien. Des contacts de marins iraniens cités par l’agence Tasnim indiquent que Washington continue d’empêcher les navires commerciaux iraniens de circuler.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a répondu aux déclarations de Trump en affirmant que « les échanges se poursuivaient » avec les États-Unis. Il a défendu « la situation spéciale » du détroit d’Ormuz, rappelant que ses eaux se situent dans la zone territoriale de l’Iran et d’Oman. Le député iranien Alireza Salimi a été plus direct : selon lui, seuls l’Iran et Oman sont « habilités à décider » de la gestion du détroit.

Réactions : scepticisme à Téhéran, escalade au Liban

Sur le terrain, la méfiance domine. À Téhéran, les habitants observent ces échanges diplomatiques sans illusion. « Les deux camps tiennent des propos destinés à satisfaire leurs partisans. Il est difficile de savoir qui dit la vérité », confie Ali, un Iranien de 49 ans originaire de Tonekabon, sur la mer Caspienne.

La guerre États-Unis-Iran a fait des milliers de morts. Elle pèse aussi sur l’économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole. Vendredi, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont alerté sur un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime dans le Golfe ne revenait pas rapidement à la normale.

Conséquences et suite attendue : négociations sous pression

Téhéran formule plusieurs conditions à tout accord. L’Iran réclame le déblocage de milliards de dollars d’avoirs gelés par les États-Unis. La télévision d’État iranienne, invoquant une transcription non officielle du texte en discussion, a indiqué samedi que le protocole d’accord prévoit le déblocage de 12 milliards de dollars sous 60 jours.

Téhéran exige également la fin des combats au Liban. Depuis le 2 mars, le Hezbollah, allié de l’Iran, affronte Israël malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. L’armée israélienne a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, où elle dit cibler le Hezbollah, qui tire en retour sur des positions israéliennes.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève à 3.371 morts depuis le début de la guerre. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de mener « une politique de la terre brûlée et de punition collective », tout en défendant les négociations avec Israël comme « la voie la moins coûteuse » pour son pays.

Des responsables militaires américains et israéliens se sont rencontrés vendredi à Washington. Le Pentagone a annoncé de nouvelles négociations politiques les 2 et 3 juin, en vue d’un accord de sécurité. Le Hezbollah s’y oppose fermement.

Source : Agence France-Presse

PSG champion d’Europe : Paris entre liesse et tensions après le back-to-back

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PSG champion d’Europe pour la deuxième fois consécutive. Dans la nuit du 30 mai, des dizaines de milliers de supporters ont envahi les Champs-Élysées et le Parc des Princes. Les célébrations ont viré à la tension. La police a interpellé 131 personnes. 45 ont été placées en garde à vue.

Un deuxième titre européen qui embrase la capitale

Le PSG est sacré. Le PSG a battu Arsenal aux tirs au but. La finale se jouait à Budapest. Le club parisien remporte son deuxième titre consécutif en Ligue des champions. À Paris, la nouvelle a déclenché une vague de ferveur immédiate. Des milliers de supporters, souvent en maillot rouge et bleu, ont convergé vers les Champs-Élysées dès le coup de sifflet final, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La Tour Eiffel a scintillé aux couleurs du PSG. Sur les réseaux, le maire de Paris Emmanuel Grégoire a publié un appel au calme et à la célébration : « Ce soir, Paris est fière, célébrons ensemble dans la joie et le respect. »

131 interpellations, le périphérique envahi

Le retour de la fête n’a pas été sans heurts. À 23 heures, la préfecture de police dénombrait 131 interpellations et 45 gardes à vue. Des fêtards ont envahi le périphérique.

Des foyers de tension ont éclaté aux abords du Parc des Princes, entre forces de l’ordre et supporters. À l’intérieur du stade, plus de 48 000 personnes ont suivi la finale sur écrans géants. La chaleur n’a pas entamé la ferveur. L’ambiance est restée festive du début à la fin.Des feux d’artifice ont illuminé la pelouse au coup de sifflet final.

PSG champion d’Europe : retour sur une finale sous tension

La rencontre n’a pas été un long fleuve tranquille. Arsenal a ouvert le score tôt dans le match, imposant un scénario difficile pour les Parisiens. « Au début, c’était le pire scénario possible. « Arsenal a marqué très tôt dans le match et puis après, on s’en est douté, ça refuse le jeu, ça gagne beaucoup de temps, et nous, on n’arrive pas à trouver la solution face à une bonne défense d’Arsenal », raconte Rian, 25 ans, venu de Sevran.

Dans les tribunes du Parc des Princes, Vincent, 22 ans, confirme la frustration du début de soirée. « Au début, on était frustrés parce qu’ils jouaient avec dix joueurs dans leur surface, c’était dur de marquer. » Son père Philippe, supporter du PSG « depuis toujours », portait un maillot du club datant des années 1980.

Emmanuel Grégoire a suivi la finale depuis les tribunes du Parc des Princes. Le maire de Paris portait un maillot du PSG. À ses côtés, 500 enfants des clubs de football parisiens ont vécu le sacre en direct.

Réactions et citations : « le PSG rentre dans la légende »

Dans les travées et sur les Champs-Élysées, les supporters ont laissé éclater leur joie. « C’est une victoire totalement méritée. Arsenal n’a pas l’étoffe d’un champion tandis que le PSG rentre dans la légende. C’est inouï, tous les supporters attendaient ça », se réjouit Adel, 28 ans.

Georges, 38 ans, habitant de Boulogne-Billancourt, avait pleuré en 2025 lors du premier sacre européen du club. La réponse précédente expliquait pourquoi la citation ne peut pas être reformulée — ce texte n’est pas à réécrire en voix active, c’est une note éditoriale, pas un extrait de l’article.

PSG champion d’Europe : un back-to-back qui s’inscrit dans l’histoire

Pour beaucoup, cette deuxième victoire consécutive dépasse le simple titre sportif. Marc et Baptiste ont tous deux 28 ans. Ils vivaient leur deuxième finale de Ligue des champions au Parc des Princes. « C’est des sensations différentes, des émotions différentes », témoigne Marc, qui a payé 60 euros son billet.

Riad, 26 ans, venu spécialement de Charleville-Mézières, résume l’enjeu symbolique : « Le PSG, c’est le club-phare de la France, on va fêter ça. » Maxime, 20 ans, étudiant en commerce, a rejoint l’avenue après avoir suivi le match depuis les Invalides. « C’est l’endroit où tout le monde peut se réunir. » À ses côtés, Aymen Bounnedjam, 20 ans, fan du Bayern Munich venu de Strasbourg, salue une victoire « exceptionnelle ». « Paris, c’est nos frères. »

Le back-to-back est désormais une réalité. Luis Enrique a conduit le PSG au sommet de l’Europe. Son nom a résonné toute la soirée dans l’enceinte parisienne. Le club parisien rejoint désormais la cour des très grands. La nuit du 30 mai 2026 entre dans les annales du football français.


Source : Agence France-Presse

PSG champion d’Europe : Budapest, la nuit de la légende

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PSG champion d’Europe pour la deuxième fois consécutive. Les joueurs de Luis Enrique ont battu Arsenal aux tirs au but (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.) samedi à Budapest, décrochant un titre historique qui a plongé Paris dans une nuit de liesse et de tensions.

PSG champion d’Europe : un sacre arraché aux tirs au but

Le Paris Saint-Germain est entré dans la légende du football européen. Samedi soir à Budapest, le PSG a battu Arsenal en finale de la Ligue des champions. Le match s’est conclu aux tirs au but (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.) après une prolongation sans but supplémentaire. Le défenseur brésilien Gabriel a manqué la dernière tentative des Gunners. Luis Enrique tient son deuxième titre européen consécutif.

Deux titres consécutifs. Le PSG rejoint le Real Madrid de Zinédine Zidane au panthéon européen. Les Madrilènes avaient réussi l’exploit entre 2016 et 2018. Paris accomplit désormais la même performance. Les Madrilènes avaient même réussi un triplé entre 2016 et 2018. Paris, lui, franchit un nouveau cap et s’impose désormais comme la référence du football de club européen.

Un match de haute intensité, dominé par la défense d’Arsenal

Le chemin vers ce sacre n’a rien eu de linéaire. Arsenal, réputé pour sa solidité défensive — six buts concédés seulement en Ligue des champions avant la finale —, a ouvert le score dès la sixième minute par Kai Havertz. Les Gunners ont tenu leur avantage pendant l’essentiel de la rencontre, piégeant le jeu parisien dans un étau tactique.

Ousmane Dembélé a transformé un penalty à la 65ᵉ minute pour ramener l’égalité. Le PSG avait souffert. Rien à voir avec la finale de l’année précédente à Munich : une démonstration de force contre l’Inter Milan, conclue 5-0.

Face aux Londoniens, le PSG a souffert, résisté, et finalement triomphé sur l’un des exercices les plus cruels du football de haut niveau.

Un parcours européen impressionnant

Le PSG est arrivé en finale après un parcours ponctué de qualifications face à des géants du continent. Liverpool et le Bayern Munich ont notamment été éliminés en chemin, confirmant la solidité et la profondeur d’effectif du club de la capitale.

Ce titre vient couronner une saison exceptionnelle. Avant Budapest, le PSG avait déjà tout raflé : Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale, Trophée des champions, et un 14ᵉ titre de champion de France. La Ligue des champions vient couronner une saison hors normes. Saison après saison, Luis Enrique a bâti une équipe capable de battre les meilleurs d’Europe. Le résultat est là.

PSG champion d’Europe : les réactions après Budapest

Dans les vestiaires et au micro des chaînes de diffusion, l’émotion était palpable. Désiré Doué n’a pas caché son ambition au micro de M6 : « La première c’était exceptionnel, mais on avait cette envie plus que tout d’aller chercher la deuxième et d’écrire l’histoire encore une fois et d’entrer dans la légende. ». J’aime trop ce club, et c’est pas fini ! La deuxième est là, on va continuer à bosser et on ira chercher la troisième. »

Sur le plan politique, Emmanuel Macron a salué le sacre depuis l’Élysée. « Une nouvelle étoile brille sur Paris », a réagi Emmanuel Macron. Le président recevra les joueurs et le staff dimanche en fin d’après-midi à l’Élysée. Une cérémonie au Parc des Princes suivra dans la soirée.

PSG champion d’Europe : liesse et tensions dans les rues de Paris

Dès le coup de sifflet final, la capitale a basculé dans la fête. Au Parc des Princes, plus de 48 000 supporters avaient suivi la rencontre retransmise sur six écrans géants. Des feux d’artifice ont illuminé la pelouse, tandis que les cris de « Champions d’Europe », « Ici c’est Paris », « Luis Enrique » et « le back-to-back » envahissaient l’enceinte.

Dans les rues, des cortèges de supporters vêtus de maillots du PSG ont convergé vers les Champs-Élysées. La préfecture de police recensait 20 000 personnes sur l’avenue en milieu de soirée, dans un dispositif de sécurité massif : 22 000 policiers et gendarmes mobilisés à l’échelle nationale, dont 8 000 pour Paris et son agglomération. Les autorités s’attendaient à ce que « des centaines de milliers de personnes » descendent dans les rues.

La nuit n’a pas été sans heurts. À 23 h 00, 131 interpellations avaient été effectuées, dont 45 gardes à vue, selon un décompte de la préfecture. Le périphérique parisien a été un temps envahi par des supporters. Aux abords du Parc des Princes, une centaine et cinquante individus ont tenté de forcer une entrée avant d’être repoussés. Porte de Saint-Cloud, des affrontements ont éclaté entre policiers et supporters. Des mortiers d’artifice ont été lancés sur les forces de l’ordre. Celles-ci ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, selon une journaliste de l’AFP présente sur place.

Une célébration nationale à venir, et l’appétit d’un troisième titre

La Tour Eiffel a scintillé samedi soir pour célébrer la victoire. Dimanche, près de 100 000 personnes sont attendues sur le Champ-de-Mars pour accueillir joueurs et staff. Le groupe se rendra ensuite à l’Élysée, puis au Parc des Princes.

PSG champion d’Europe deux années de suite : le club parisien a bâti quelque chose de rare dans l’histoire du football continental. Et selon ses propres joueurs, l’ambition ne s’arrête pas là.

Source : Agence France-Presse

Sud Liban: Au moins 17 morts dans des frappes israéliennes

Des frappes israéliennes ont fait au moins 14 morts jeudi dans le sud du Liban, où Israël a étendu sa « zone de combat » contre le Hezbollah pro-iranien, et trois morts près de Beyrouth, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

L’armée israélienne a annoncé avoir mené une « frappe ciblée » dans la région de Beyrouth, qui, selon une source militaire libanaise à l’AFP, a visé un appartement à Choueifat, une ville en bordure de la banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah.

Une réunion militaire à Washington

Cette attaque « a fait un bilan final de trois martyrs – une femme et sa petite fille, ainsi qu’un enfant de nationalité syrienne – et 15 blessés », selon le ministère libanais de la Santé. Un correspondant de l’AFP a vu les deux premiers étages d’un immeuble résidentiel endommagés.

C’est la seconde fois qu’Israël cible une localité tout près de Beyrouth depuis le début du cessez-le-feu, qui n’a jamais été respecté.

Ces dernières frappes surviennent alors que le Liban et Israël doivent tenir vendredi une réunion militaire à Washington, avant une nouvelle session de négociations prévue les 2 et 3 juin. Et en pleines négociations entre les États-Unis et l’Iran, qui veut inclure le front libanais du conflit dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Israël a intensifié ces derniers jours son offensive terrestre et aérienne au Liban, avertissant mercredi qu’il considérait comme une « zone de combat » le territoire au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

– « Escalade » –

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déploré cette « escalade », faisant état du « tir d’environ 670 projectiles mercredi (…) le niveau le plus élevé depuis le 17 avril ». Jeudi, l’armée israélienne a bombardé plusieurs secteurs du sud du Liban, faisant au moins 14 morts, selon les autorités.

Dans la ville côtière de Saïda, une frappe a visé un immeuble résidentiel et fait cinq morts et 21 blessés. Une autre attaque par drone a été menée contre une voiture circulant sur une autoroute de la même région, tuant six personnes, dont deux enfants et leurs parents.

La Défense civile a par ailleurs fait état à l’AFP de frappes plus au sud, dans la ville millénaire de Tyr et ses environs, après des ordres d’évacuation adressés aux habitants. L’une a touché une moto, tuant deux Syriens, dont un enfant, selon les autorités.

Un photographe de l’AFP a vu à l’aube un épais panache de feu et de fumée s’élever au-dessus de la ville.L’armée libanaise a de son côté annoncé la mort d’un militaire dans une frappe, « alors qu’il circulait » dans la région de Nabatiyé, plus à l’est.

Trêve au Liban: Israël dit avoir mené des frappes contre le Hezbollah

– « Nous restons ici » –

Malgré les bombardements, Ghazouane Halawani, qui vit à Tyr près d’un immeuble touché par une frappe, ne veut pas quitter sa ville. « Nous restons ici, c’est notre pays, notre terre, notre vie », dit-il à l’AFP.

Le Hezbollah, qui a de nouveau appelé les autorités libanaises à se retirer des négociations avec Israël, a revendiqué jeudi une vingtaine d’attaques, de drones notamment, contre les forces israéliennes qui tentent d’avancer dans le sud.

Il a aussi récemment multiplié les attaques de drones explosifs sur le nord d’Israël, où une soldate a été tuée jeudi, a annoncé l’armée israélienne. Ce qui porte à 24 le nombre de morts dans ses rangs depuis le début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a tiré sur Israël en représailles à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran.

Depuis le 17 avril, environ 400 drones explosifs ont été lancés contre des cibles israéliennes, selon un responsable militaire israélien. L’armée israélienne a en outre affirmé qu' »environ 2.500 terroristes du Hezbollah » avaient été tués depuis le 2 mars, dont 800 depuis l’annonce du cessez-le-feu. Les frappes israéliennes ont-elles tué au Liban 3.324 personnes depuis début mars, selon un dernier bilan officiel mercredi.

© Agence France-Presse

Etats-Unis: Une nuée de mauvaises nouvelles

Inflation, croissance, immobilier… Les données publiées jeudi aux États-Unis montrent que la première économie mondiale est moins rugissante que ce que vante régulièrement Donald Trump.

En quelques heures, plusieurs statistiques officielles ont dépeint un tableau maussade à quelques mois des élections de mi-mandat que la majorité présidentielle aborde avec une certaine fébrilité. La croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre a été nettement revue en baisse: 1,6 % en rythme annualisé, contre 2 % précédemment estimé.

L’évolution observée

Cela implique que la marche est haute si la Maison Blanche compte toujours sur une croissance de 4 % à 6 % à la fin de l’année, comme suggéré par une prévision récente du conseiller économique de Donald Trump, Kevin Hassett. Les États-Unis mettent en avant le rythme annualisé qui projette sur l’ensemble de l’année l’évolution observée pendant trois mois.

Les dépenses de consommation et les investissements du premier trimestre avaient été auparavant surévalués, explique le service statistique BEA. Il a publié au même moment un des deux indices d’inflation américains, le PCE, qui confirme que les prix ont augmenté en avril à un rythme plus vu en quasiment trois ans (à 3,8% sur un an).

C’est largement dû à l’envolée des prix à la pompe liée au déclenchement par les États-Unis et Israël d’une guerre contre l’Iran, le 28 février, qui a fait tache d’huile au Moyen-Orient. Le gouvernement Trump répète depuis des semaines que les répercussions sur le portefeuille des Américains seront temporaires.

Harris se présente en championne des classes moyennes

Désinflation significative

« Je suis convaincu que nous allons surmonter cette période délicate », a déclaré jeudi le ministre des Finances Scott Bessent lors d’un point presse à la Maison Blanche. Il a dit croire à une prochaine « désinflation significative » et souligné que le chômage était « toujours bas » (à 4,3%).

Le rapport du BEA montre également que le revenu disponible des Américains recule. En clair: leurs rentrées d’argent n’augmentent pas aussi vite que les prix. Le taux d’épargne des ménages a brusquement fondu, à 2,6%, contre 3,2% en mars.

« Ouch », a commenté sur X l’économiste de la banque américaine Navy Federal Credit Union, Heather Long. « Cela montre à quel point les finances des Américains sont actuellement sous pression », a-t-elle ajouté, estimant que la situation n’est « pas tenable ».

Augmentations de salaires

Aucun salut ne vient du côté du marché du travail, où les embauches comme les augmentations de salaires tournent au ralenti, souligne dans une note l’économiste d’EY, Gregory Daco. Selon lui, l’économie tient grâce à « trois piliers étroits »: les consommateurs fortunés, les investissements dans l’intelligence artificielle et l’appréciation des actifs financiers.

« Ces piliers masquent le fait que les fondations de l’économie sont de plus en plus instables », poursuit Gregory Daco. Il cite notamment la mollesse de la croissance « dans de larges pans de la consommation » et le marché immobilier. A ce titre, d’après une autre donnée publiée jeudi, les ventes de maisons neuves ont nettement flanché en avril, loin de la relance espérée par la Maison Blanche.

Baisse de leur pouvoir d’achat

« Les acheteurs potentiels font face tout à la fois à la hausse des prix de l’immobilier, à l’augmentation des taux d’emprunt et à la baisse de leur pouvoir d’achat », remarque Yelena Maleyev, économiste du cabinet KPMG. Les prêts à 30 ans, les plus populaires aux États-Unis, sont désormais assortis d’un taux moyen de 6,53%, rapporte jeudi l’agence de refinancement Freddie Mac.

Ils étaient passés sous la barre symbolique des 6 % le 26 février, juste avant le déclenchement par les États-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran. Le conflit fait grimper les prix et incite donc les prêteurs à demander une rémunération accrue pour que l’inflation ne grignote pas leurs gains. Donald Trump s’est fait réélire notamment en promettant d’améliorer le pouvoir d’achat et de réduire les coûts d’emprunt.

© Agence France-Presse

DGRE : Franck Biya accentue la pression

Selon des informations publiées par Jeune Afrique, les luttes d’influence autour de la Direction générale de la recherche extérieure révèlent les fractures grandissantes du pouvoir à Etoudi. Le directeur de la DGRE, Jean-Pierre Robins Ghoumo, apparaît désormais fragilisé face aux manœuvres du clan proche de Franck Biya.

La Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) traverse une nouvelle zone de turbulence. À peine installé à la tête des renseignements camerounais, Jean-Pierre Robins Ghoumo doit déjà faire face à de fortes contestations au sommet de l’État. Nommé fin 2023 après l’arrestation de Léopold Maxime Eko Eko dans l’affaire Martinez Zogo, l’actuel patron de la DGRE peine encore à asseoir son autorité. En interne, plusieurs cadres restent loyaux à son prédécesseur et critiquent ouvertement sa gestion. Mais la pression la plus sensible viendrait désormais du premier cercle présidentiel.

D’après Jeune Afrique, Franck Biya aurait adressé une note au chef de l’État dès le mois de février afin de réclamer le départ de Jean-Pierre Robins Ghoumo. Dans ce document, le fils du président proposerait également un remplaçant : le colonel à la retraite Joël Émile Bamkoui, ancien responsable de la Sécurité militaire.

Fortes tensions au palais d’Etoudi

Cette offensive s’expliquerait par les liens supposés entre le directeur de la DGRE et Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence. Franck Biya considérerait en effet que les rapports des services de renseignement transitent principalement par ce dernier avant d’arriver au président Paul Biya. Une situation qui nourrirait de fortes tensions au palais d’Etoudi.

Affaire Martinez Zogo: vers un procès pour tous les 17 inculpés

Le climat s’est encore durci avec les nombreuses fuites relayées dans certains médias et sur les réseaux sociaux de la diaspora. L’entourage de Franck Biya accuse les services de ne pas protéger suffisamment les informations sensibles concernant sa vie privée et ses activités politiques.

Par ailleurs, les spéculations autour d’un éventuel poste de vice-président de la République alimentent davantage les rivalités de clans. Franck Biya est régulièrement cité pour cette fonction, malgré les réserves attribuées au camp de Chantal Biya.

Pour l’heure, Paul Biya semble privilégier l’équilibre. Le chef de l’État n’aurait pas cédé aux demandes de remplacement visant Jean-Pierre Robins Ghoumo. Toutefois, toujours selon Jeune Afrique, il solliciterait davantage les services de renseignement américains afin de renforcer certains dispositifs sécuritaires.

Dans le même temps, la sécurité autour de la résidence de Franck Biya aurait été renforcée. Le fils du président poursuivrait aussi la consolidation de ses réseaux d’influence, avec le soutien de plusieurs personnalités politiques et administratives proches du pouvoir.

Guerre en Iran: un cadre d’accord encore toujours attendu

Les États-Unis et l’Iran ont établi un cadre d’accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, ont indiqué jeudi à l’AFP des sources américaines, mais Donald Trump ne l’a pas encore validé.

L’agence iranienne Tasnim, citant une source proche de l’équipe de négociation, a démenti l’information. « Cela est faux et le texte n’est pas encore finalisé », a-t-elle écrit. Sur l’autre front du conflit, au Liban, Israël a étendu sa « zone de combat » . Et poursuivi ses frappes meurtrières alors même que la fin des hostilités. Contre le Hezbollah pro-iranien est une exigence de Téhéran pour parvenir à un accord.

Des milliers de morts

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, a fait des milliers de morts. Et elle ébranle l’économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole, la République islamique verrouillant le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Alors qu’on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont fait état d’un cadre d’accord. Avec l’Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril. Et nécessite encore l’aval du président américain. Cette annonce est tombée après que l’Iran et les États-Unis ont échangé des frappes. Dans la nuit de mercredi. Les affrontements les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve.

L’information a d’abord été révélée par le site américain Axios. Selon lequel cet accord préalable ne règle pas la question du programme nucléaire iranien. Qui sera abordée ultérieurement – mais inclut un engagement de l’Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique. Prudent, le ministre des Finances américain Scott Bessent n’a pas confirmé fermement l’existence d’un tel protocole d’accord. En déclarant : « Nous avons peut-être l’ébauche d’un accord. »

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La décision du président

« Les équipes ont eu plusieurs échanges », a-t-il dit, ajoutant que « ce sera totalement la décision du président ». Les marchés ont réagi avec prudence: les Bourses européennes ont réduit leurs pertes, tandis que Wall Street a affiché de nouveaux records. Les cours du pétrole ont peu bougé.

« Combien de fois un compromis a-t-il semblé à portée de main, et combien de fois les investisseurs ont-ils été déçus ? », a commenté Andreas Lipkow de CMC Markets. Ce n’est que lorsque l’encre de la signature sera sèche que l’on pourra envisager un repositionnement. »

Sur la question d’Ormuz, le protocole prévoit un accès « illimité » au détroit. Selon Axios, qui cite deux responsables américains. En contrepartie, le blocus américain des ports iraniens serait levé. Et Téhéran serait autorisé à vendre du pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines.

Instaurer un système de péage

Disant ne tolérer « aucune tentative visant à instaurer un système de péage ». Le ministre américain des Finances a menacé de s’en prendre à Oman, un allié des États-Unis et voisin de l’Iran, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit. Washington a par ailleurs annoncé jeudi de nouvelles sanctions visant à tarir les fonds provenant de la vente de pétrole iranien.

D’autres sujets divisent les deux camps. Outre la fin des combats sur tous les fronts, le pouvoir iranien cherche à obtenir le déblocage de 24 milliards d’avoirs gelés à l’étranger. Et sur le volet nucléaire, il refuse tout transfert à l’étranger du stock d’uranium enrichi, dont Donald Trump réclame la destruction.

Plus tôt jeudi, les deux camps s’étaient mutuellement accusés de violer le cessez-le-feu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis ont abattu quatre drones d’attaque iraniens qui représentaient une « menace autour du détroit d’Ormuz » et ont frappé un site à Bandar Abbas « qui menaçait de lancer un cinquième drone », d’après un responsable américain.

« c’est l’enfer ici« 

En représailles, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont annoncé avoir visé une base américaine, sans préciser laquelle. Le Koweït et l’armée américaine ont fait état de frappes, attribuées à l’Iran, sur le territoire de ce royaume du Golfe.

Dans ce climat tendu, des habitants de Téhéran confient leur inquiétude. Mahtab, 62 ans, coiffeuse dans la capitale iranienne, se félicite que sa fille ait pu quitter le pays car « c’est l’enfer ici » et se lamente de voir son fils vivre lui « au jour le jour », sans perspective.

Au Liban, au moins 17 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël a étendu sa « zone de combat » contre le Hezbollah pro-iranien, ainsi que près de Beyrouth.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déploré une « escalade » ces derniers jours, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril. Le Pentagone devait accueillir vendredi des représentants militaires libanais et israélien avant une nouvelle session de pourparlers les 2 et 3 juin à Washington.

© Agence France-Presse

Kenya : 16 morts et 79 blessés dans un pensionnat de filles

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Un incendie est survenu en pleine nuit dans le dortoir d’un pensionnat de filles au Kenya. Le bilan fait état de 16 morts et 79 blessés. Les causes du feu restent encore inconnues. Le pays fait face à une série d’incendies meurtriers dans ses établissements scolaires.

Seize élèves ont péri dans l’incendie nocturne d’un dortoir. Le drame s’est produit dans un pensionnat de filles au Kenya. Soixante-dix-neuf élèves ont également été blessées. Le gouvernement a annoncé ce bilan jeudi. Les causes du feu restent inconnues pour l’heure. Beaucoup d’élèves sont en pension au Kenya, héritage des missionnaires et de la colonisation britannique.

Le pays d’Afrique de l’Est a déjà connu de nombreux incendies meurtriers dans les dortoirs de ses établissements scolaires. Les autorités ont recensé plus d’une douzaine d’incendies depuis 2024. La vétusté des installations cause parfois ce phénomène. Les élèves eux-mêmes provoquent aussi parfois ces incendies. En 2016, il avait atteint des records.

Cette année-là, 117 incendies volontaires avaient frappé des établissements d’enseignement secondaire. Ces incendies s’étaient produits en à peine trois mois.

Le feu s’est déclaré vers 00H45

Jeudi, le feu s’est déclaré vers 00H45 (mercredi 21H45 GMT) au second niveau d’un dortoir de l’école de filles Utumishi, a déclaré à la presse le ministre kényan de l’Education Julius Ogamba, depuis l’établissement situé dans la ville de Gilgil, à une centaine de kilomètres de Nairobi.

Le ministre a expliqué que les secours ont maîtrisé l’incendie à 03h00, mais que « le mal était fait ». Selon lui, le feu a complètement détruit le dortoir concerné. Le bilan fait état de 16 élèves mortes et de 79 blessées. Parmi les blessées, huit sont toujours hospitalisées. La tranche d’âge des victimes n’a pas été révélée. Selon des parents d’élèves, le dortoir incendié hébergeait des adolescentes.

En fin d’après-midi, des secouristes de la Croix-Rouge ont commencé à sortir du bâtiment sinistré des corps dans des sacs mortuaires blancs, ensuite alignés sur le sol à l’extérieur. Les noms des victimes n’ont pas encore été publiés. Dans la cour de l’établissement, des centaines de parents attendent de connaître le sort de leur enfant.

Leila Matura est à la recherche…de sa fille de 18 ans

Au premier étage du bâtiment qui abrite le dortoir incendié, les vitres sont brisées. La fumée a noirci le pourtour des fenêtres. Autour, s’activent des enquêteurs de la brigade criminelle en gilet jaune et des experts de scène de crime en blouse blanche.

Comme d’autres parents, Leila Matura est à la recherche d’informations sur le sort de sa fille de 18 ans qui dormait dans le dortoir incendié.

« On a été à l’hôpital voir si elle y était, mais elle n’y était pas. On nous dit (…) qu’elle est parmi les disparues », explique d’une voix faible cette femme de 52 ans, soutenue par deux amis. « On ne sait pas si elle est morte ou vivante, je perds espoir ».

Gilgil abrite une importante garnison de l’armée kényane. Selon le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, également sur les lieux, « la plupart des élèves de cette école sont des enfants d’agents de la police nationale ».

Il a précisé que l’enquête se poursuivait, mais que les autorités n’avaient pas encore identifié les causes de l’incendie. L’enquête dira si l’école respectait les normes de sécurité, a-t-il ajouté. Selon les autorités, l’établissement hébergeait 808 élèves au moment de l’incendie. Les autorités n’ont pas précisé le nombre d’élèves qui dormaient dans le dortoir touché.

« C’est un moment de forte anxiété »

« Nous savons que c’est un moment de forte anxiété », mais « je demande à tous d’être patients » et « d’éviter de spéculer sur les causes de cette tragédie », a exhorté le ministre de l’Intérieur. La Croix-Rouge kényane a indiqué à l’AFP qu’elle avait reçu le signalement de l’incendie à 03h30. Elle a ensuite envoyé des équipes de secours sur place.

L’organisation reste présente pour soutenir les familles. Deux femmes en larmes sortent d’une de ses tentes, soutenues par des proches et des bénévoles. Certains parents se sentent rassurés. Une mère, qui refuse de s’identifier, a retrouvé sa fille blessée à l’hôpital.

« Elle s’est cassée les deux jambes en sautant par la fenêtre.

Dieu merci, elle est forte », explique cette femme, qui dit avoir appris la nouvelle sur les réseaux sociaux, avant de « commencer à passer des coups de fil ». « C’est le cauchemar de toute mère. » D’autres ont appris avec soulagement, après une longue angoisse, que leur fille dormait dans un autre dortoir.

Le ministre de l’Education a affirmé jeudi à Gilgil que ses services avaient fait fermer depuis 2024 environ 350 établissements pour non respect des normes de sécurité. « Nous continuerons les inspections pour faire en sorte que nos écoles répondent aux normes de sécurité » en vigueur, a-t-il assuré.

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