pixel
Accueil Blog

Affaire Essama : Le réquisitoire de Me Fabien Kengne

Me Fabien Kengne, avocat au barreau du Cameroun, dénonce la procédure de l’affaire Essama qu’il qualifie d’«ubuesque ».

Selon l’avocat qui s’exprime sur la procédure ouverte contre son client. «La procédure concernant André Blaise Essama est des plus ubuesques. » André Blaise Essama avait été arrêté à la suite des manifestations postélectorales. Interrogé par un confrère, Me Fabien Kengne déplore. Notamment l’absence d’une réelle prise en charge médicale et les anomalies de sa procédure.

État critique

Il faut souligner que son indignation fait suite à une photo répandue sur les réseaux sociaux montrant le détenu André Blaise. Dans un état de santé très inquiétant. Furieux l’avocat dénonce le fait que son client soit privé d’une prise en charge médicale dont il est en droit de bénéficier.

D’après Me Fabien Nkengne, André Blaise Essama souffre du diabète. Il a une infection qui a attaqué particulièrement ses membres inférieurs. Il est dans un état critique. « L’infirmerie de la prison de New Bell n’a pas de plateau technique adéquat. Pour assurer sa prise en charge efficace. Son état de santé nécessite une hospitalisation ».

« Or la seule faveur qui lui est accordée est de l’accompagner de temps en temps à l’hôpital Laquintinie. Pour faire des pansements superficiels qui ne sauraient guérir le diabète dont il souffre », déclare l’avocat.

Derrière les barreaux : L’état de santé d’Essama inquiète

Engagement militant

Il va évoquer les raisons ayant conduit à l’arrestation de son client. « Ce qui conduit à l’arrestation d’André Blaise Essama, à sa garde à vue. Et à son déferrement à la prison de New-Bell, c’est la banderole qu’il avait déployée à Mobil Bonakouamouang ».

« Sur laquelle était affiché le portrait d’Issa Tchiroma Bakary. Et d’un certain nombre de personnes qui ont été tuées à bout portant. Lors des manifestations postélectorales de la présidentielle d’octobre 2025 ».

A en croire le juriste, Blaise Essama est traduit devant le tribunal militaire de Douala statuant en matière criminelle. Pour répondre des faits d’apologie d’atteinte à la sûreté de l’État.

André Blaise Essama, comme anicet Ekanè

Procédure au tribunal militaire

Expliquant comment la procédure se retrouve au tribunal militaire. il affirme  que « la procédure concernant André Blaise Essama est des plus ubuesques. Après 30 ans d’exercice procédural, je ne pense pas avoir déjà rencontré de pareils errements judiciaires ».

Connu pour avoir été emprisonné à la suite de la destruction de statues. Et monuments des figures coloniales au Cameroun, André Blaise Essama est un activiste. C’est au début des années 2000 qu’il développe un intérêt pour les questions de mémoire historique..

Et de symboles coloniaux, qui orientent progressivement son engagement militant. Ses activités militantes l’ont conduit à faire de la prison pour trouble à l’ordre public. Il est arrêté au moins 78 fois en 17 ans de militantisme.

Cameroun : Une économie asphyxiée par la dette

Le Cameroun est depuis lors pris dans une spirale de la dette. Le niveau d’endettement du pays inquiète les partenaires internationaux.

Des montants astronomiques empruntés auprès des bailleurs de fonds pour la réalisation des projets sont parfois dilapidés par ceux qui nous gouvernent. Des projets inachevés ou à l’abandon au Cameroun touchent des secteurs clés comme les infrastructures routières, l’énergie et l’habitat social.

Financement sous forme de crédit-acheteur

Des centaines de chantiers publics souffrent de retards chroniques ou d’abandons, malgré des milliards de francs CFA engagés ou empruntés. Ce qui n’empêche pas l’Etat à procéder aux emprunts.

Par un décret signé le 22 juillet 2026, le président de la République a autorisé le ministre de l’Économie à engager des négociations avec Deutsche Bank Espagne en vue d’obtenir un financement d’environ 4,1 milliards de Fcfa sous forme de crédit-acheteur.

Des sources gouvernementales, ce nouveau prêt doit permettre de réaliser les « travaux supplémentaires » prévus dans le cadre de la phase 1 du projet de valorisation touristique et économique du lac municipal de Yaoundé et de la vallée de la Mingoa.

Dette intérieure: Le Cameroun cumul des impayés de près de 7 milliards Fcfa

La pose de lampadaires

Selon le cahier des charges, cette première phase porte sur le curage intégral du lac d’une superficie de 109 950 m² incluant le grand et le petit bassin, l’aménagement d’une voie multimodale de 1 800 ml autour du lac et d’une voie interne de 600 ml.

La pose de lampadaires pour l’éclairage public, l’aménagement de parkings sur 1 000 m², la construction d’un dalot de 30 ml entre les deux bassins pour faciliter l’écoulement des eaux, ainsi que la réalisation de fossés bétonnés et de caniveaux pour la gestion des eaux pluviales ne sont pas en reste.

Il est également prévu la pose de conduites pour l’assainissement des eaux usées, les réservations pour les réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone, l’installation de dégrilleurs pour filtrer les déchets solides avant leur arrivée dans le lac, et la construction d’un restaurant en forme de nénuphar sur les berges du lac. Une autre dette de plus qu’il faudrait que le contribuable camerounais puisse rembourser.

Dette publique en augmentation

Entre temps la dette publique augmente de 0.3 % selon la note de conjoncture mensuelle de l’endettement publiée par la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). 11 109 Milliards de FCFA, c’est le montant affecté à la dette publique au Cameroun depuis le 30 septembre 2021.L’explication de cette légère inflation de la dette publique se résume à trois choses.

Composée de dette extérieure (71,9%), de dette intérieure (28,1%) et de dette des entreprises et établissements publics (8,1%), la dette publique représente 42,5% du Produit Intérieur Brute (PIB).

Ladite dette est principalement détenue par la Chine (61,8 %), la France (28,5 %), la Banque mondiale (37,6 %), la Banque africaine de développement (27,6 %) et le FMI (20,9 %), pour un montant de 6 355 milliards de Fcfa au titre de dette extérieure.

Guinée : 15 ans de prison dans l’affaire des viols collectifs

La justice guinéenne a condamné le principal accusé à 15 ans de prison dans l’affaire des viols collectifs de deux adolescentes à Mandiana. Cette affaire, filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux, a provoqué une forte mobilisation contre les violences sexuelles et pour une meilleure protection des mineures.

La justice guinéenne a condamné jeudi soir à 15 ans de prison le principal accusé dans l’affaire des viols collectifs de deux adolescentes, une affaire qui a provoqué une grande mobilisation contre les violences sexuelles dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, a appris l’AFP vendredi de source judiciaire.

En avril dernier, les viols de deux adolescentes par plusieurs hommes, filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, ont mené à l’arrestation de quatre hommes à Mandiana dans l’est du pays. Un autre suspect est toujours recherché. Les images de cette agression ont récemment refait surface sur les réseaux sociaux, déclenchant une mobilisation inédite dans le pays contre les violences sexuelles.

Leur circulation a déclenché une vague de condamnations et relancé le débat sur les violences faites aux femmes, la protection des mineurs et la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux dans le partage de contenus violents.

Le tribunal de première instance de Mandiana, localité à 700 km de la capitale Conakry, a déclaré jeudi soir le principal accusé, Moussa Condé, « coupable de viol et d’enregistrement à caractère de pornographie infantile au moyen d’un système informatique », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Condé doit en outre payer une amende de 700 millions de francs guinéens (70.000 euros), dans la première décision rendue par la justice sur cette affaire, pour laquelle au moins trois autres personnes doivent être jugées. Le parquet avait requis 20 ans de réclusion criminelle.

L’accusé a reconnu avoir participé aux agressions 

L’accusé a reconnu avoir participé aux agressions sexuelles mais nié être l’auteur de la vidéo incriminée et sa diffusion. Sa défense a annoncé faire appel du jugement.

Une des victimes a retiré sa plainte mais le parquet a maintenu sa plainte pour les deux. Ces derniers jours, citoyens, organisations de défense des droits humains, artistes, journalistes, responsables religieux et acteurs politiques ont multiplié les appels pour que les auteurs présumés soient jugés et condamnés.

Des associations féministes, des organisations de la société civile et plusieurs personnalités publiques ont appelé les autorités à faire de ce dossier « un exemple dans la lutte contre les violences sexuelles ».

Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire est devenue un symbole des attentes d’une partie de l’opinion publique, qui réclame une justice plus ferme face aux violences sexuelles et une meilleure protection des victimes, en particulier des mineures.

bm-mrb/els/de

© Agence France-Presse

Algérie : Un autocar chute dans un ravin, 25 morts

Un grave accident de la route a endeuillé l’Algérie ce vendredi dans la région de Boumerdès, à l’est d’Alger. Un autocar est sorti de la route avant de tomber dans un ravin, faisant 25 morts et 44 blessés, selon un nouveau bilan de la Protection civile.

Un autocar est tombé dans un ravin en Algérie. Le bilan est lourd : 25 morts et 44 blessés. L’annonce a été faite vendredi par la Protection civile algérienne. L’accident s’est produit vendredi matin dans la région de Boumerdès. Cette région se trouve à environ 50 km à l’est d’Alger. Selon la Protection civile, l’autocar est sorti de la route.

Il est ensuite tombé dans un ravin, pour une raison encore inconnue. Un premier bilan faisait état de 20 morts et 38 blessés. Le bilan a été revu à la hausse quelques heures plus tard. La Protection civile a indiqué que ses équipes étaient « intervenues à 9H40 (8H40 GMT) » pour venir en aide aux victimes. Avant de diffuser le nouveau bilan alourdi, l’organisme avait indiqué qu’il « était susceptible d’augmenter ».

En juillet 2023, 34 personnes avaient été tuées lors d’une collision entre un autocar et un véhicule utilitaire, suivie d’un gigantesque incendie près de Tamanrasset, dans l’extrême sud de l’Algérie.

18 morts en août 2025

En août 2025, un autocar était déjà tombé dans un ravin près d’Alger, faisant 18 morts et en décembre de la même année, 14 personnes avaient péri quand l’autobus qui les transportait s’était renversé dans la région de Béchar, dans le sud-ouest du pays.

Le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est rendu sur les lieux de l’accident vendredi. Sur toute l’année 2025, 3.838 personnes ont trouvé la mort et plus de 37.000 ont été blessées dans des accidents de la circulation (26.976 accidents corporels au total, soit 2,68% de plus sur un an), selon la sécurité routière algérienne.

Selon la même source, le facteur humain, avec principalement de l’inattention, une baisse de vigilance, des excès de vitesse, des dépassements dangereux et d’autres manoeuvres imprudentes, demeure la principale cause de ces drames, à plus de 96%.

ad-fka/tq

© Agence France-Presse

Espagne : près de 40 000 migrants ont franchi la frontière marocaine

0

Près de 40.000 migrants ont forcé la frontière entre le Maroc et Ceuta ces derniers jours. Ce d’après une source policière. Un afflux massif qui intervient alors que le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, est attendu sur place ce vendredi.

Les arrivées, qui n’ont pas arrêté de la nuit, continuant vendredi matin, majoritairement des jeunes hommes et des adolescents, et 18 d’entre eux sont morts noyés en tentant le passage de la frontière par la mer, selon cette source, dans ce petit territoire habité par 80.000 personnes.

« Il y a eu un flux constant de personnes toute la nuit », et si les arrivées ont été moindres que pendant la journée, des « milliers » de migrants « ont continué à arriver la nuit et ils continuent d’arriver » vendredi matin, a précisé la source policière.

Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette arrivée soudaine en masse de migrants en provenance du Maroc, principalement des jeunes hommes et des adolescents.

Jeudi soir, des milliers de jeunes Marocains étaient rassemblés tard jeudi soir dans le centre de la ville de Fnideq, qui jouxte l’enclave espagnole de Ceuta, a constaté un journaliste de l’AFP, certains affirmant avoir entendu que « la frontière avait été ouverte ».

Ces jeunes ont afflué près de la route qui longe la plage et qui mène vers le passage frontalier.

Le contexte rappelle la précédente crise migratoire de 2021, lorsque des milliers d’entre eux avaient traversé la frontière à la faveur d’un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un différend diplomatique avec l’Espagne.

Pedro Sánchez doit arriver vendredi matin à Ceuta où il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, a précisé la présidence du gouvernement dans un communiqué.

Jeudi déjà, plusieurs centaines de personnes selon les autorités régionales étaient entrées illégalement à Ceuta, venant s’ajouter au plus de 1.500 migrants arrivés « ces derniers jours ».

Tensions diplomatiques

Zelensky attendu par Trump pour négocier des missiles Patriot

Il s’agit de l’arrivée de migrants la plus importante depuis 2021.

Elle intervient après une visite de Pedro Sánchez en Algérie le 20 juillet, la première en quatre ans d’un chef du gouvernement espagnol après plusieurs années de brouille diplomatique entre Alger et Madrid.

En mai 2021, plus de 10.000 migrants avaient atteint Ceuta depuis le Maroc voisin en deux jours, à la faveur d’un relâchement des contrôles par Rabat, sur fond de crise entre les deux pays au sujet de l’accueil en Espagne pour y être soigné du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

La crise diplomatique avait pris fin en 2022 lorsque l’Espagne avait apporté son soutien au plan marocain sur le Sahara occidental, territoire largement contrôlé par le Maroc que se dispute Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie. Ce soutien avait alors entraîné une brouille diplomatique entre Madrid et Alger.

Les forces de l’ordre marocaines à l’entrée de la route menant à Ceuta ont tenté dans la soirée de les repousser lorsqu’elles se rapprochaient, a rapporté un correspondant de l’AFP au Maroc.

Mise en place de mesures pour le transferts

Le gouvernement espagnol a annoncé que des soldats seraient déployés pour garantir la sécurité sur ce territoire de la côte nord de l’Afrique.

Iran–États-Unis : Le conflit s’étend au Moyen-Orient

Le Maroc et l’Espagne vont mettre en œuvre « des mesures pour le transfert » vers le Maroc « dès que possible, de toutes les personnes qui sont entrées illégalement à Ceuta », a assuré jeudi le ministre espagnol de l’Intérieur.

Aucune déclaration officielle n’a jusqu’ici été publiée par les autorités marocaines. Contactée par l’AFP, la police marocaine n’a pas réagi dans l’immédiat.

Les images saisissantes de centaines de personnes, en grande majorité de jeunes hommes et des adolescents, souvent mouillées car sortant de la mer, ont été utilisées dès jeudi par l’extrême-droite européenne et américaine.

La cheffe du gouvernement italien d’extrême droite, Giorgia Meloni, a dit vouloir conserver l’Espagne de l’espace Schengen, des propositions immédiatement prononcées par Madrid qui a convoqué l’ambassadeur italien en signe de protestation.

A Washington, deux hauts responsables de la Maison Blanche se sont saisis de ces images pour défendre la politique répressive de Donald Trump sur l’immigration.

La France, de son côté, a indiqué renforcer le contrôle à la frontière.

Mali : HRW impute la mort de civils à des mercenaires russes

0

Dans un rapport paru ce vendredi 31 juillet 2026. Human Rights Watch impute aux mercenaires russes de l’Africa Corps la mort de huit civils. Parmi lesquels, trois enfants lors de bombardements aériens. Lesquels ont été effectués à la mi-juin dans le centre malien.

Ce jour là, un avion Soukhoï Su-24 a largué au moins deux munitions sur le village de Kyrnia, dans la région de Mopti, selon le communiqué de HRW.

« La première a frappé à l’extérieur de la résidence du chef du village, tuant deux de ses enfants, sa femme et un autre enfant, et bénissant une femme. La deuxième a touché un petit marché aux bestiaux situé à une vingtaine de mètres, tuant quatre hommes et en bénissant deux autres », indique HRW.

Aucun combattant parmi les victimes

Mali : Amnesty dénonce l’exécution de soldats capturés

Selon l’ONG, aucun combattant de groupes armés jihadistes ne figurait parmi les victimes.

« En donnant un chèque en blanc aux autorités russes, le gouvernement malien devrait être conscient qu’il est lui aussi responsable des atrocités commises par ses forces alliées », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch.

Dans une publication sur Facebook, l’Africa Corps avait revendiqué l’attaque « contre un lieu de rassemblement de groupes terroristes« .

La publication montre des images de frappes sur un village.

Une profonde crise sécuritaire infantile

Des témoins transmis par HRW ont déclaré « qu’au moins 100 combattants du GSIM (ndlr, groupe jihadiste affilié à Al Qaïda), dont un haut commandant, se retrouve dans le village au moment des frappes ».

Migration : l’Afrique du Sud appelle à un sommet continental

Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire infantile notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s’ajoute à une grave crise économique.

Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.

La junte au pouvoir s’est détournée de l’ancienne puissance coloniale française dans sa lutte contre les jihadistes pour se rapprocher militairement et politiquement de la Russie.

Migration : l’Afrique du Sud appelle à un sommet continental

0

Face à une violente vague de xénophobie ayant poussé plus de 170 000 ressortissants africains à fuir le pays. Pretoria a plaidé jeudi pour la tenue d’une conférence panafricaine dédiée aux migrations.

Le principe de cette conférence, rappelant l’Afrique du Sud, avait été adopté en 2015 par l’Union africaine. Qui souhaitait alors traiter la question des migrations comme un enjeu de développement économique et d’intégration régionale. Mais  malheureusement elle ne s’est pas tenue à ce jour.

La conférence s’attaquerait également aux causes profondes du sentiment anti-migrant. Et évoquerait une réponse à l’échelle du continent contre la xénophobie. A expliqué le ministère sud-africain des Affaires étrangères dans son communiqué.

Afrique du Sud : 1 490 Nigérians évacués

L’urgence d’un dialogue

« La nécessité de ce dialogue est devenue de plus en plus urgente. La migration est un phénomène continental dont les conséquences dépassent la compétence de tout État pris isolément », estime Pretoria.

« L’Afrique a participé à des discussions sur les migrations avec d’autres régions du monde mais le continent n’a pas encore tenu son propre forum permettant aux États membres d’examiner collectivement les défis et les opportunités liées aux migrations en Afrique », ajoute le communiqué.

Première économie du continent, l’Afrique du Sud est la destination finale de nombreux migrants du continent qui fuient des conflits, des gouvernements autoritaires ou sont à la recherche de meilleures conditions de vie.

Afrique du Sud : La mort d’un Ghanéen ravive les tensions

La pression des partenaires africains

Plus de 176.000 d’entre eux ont quitté le pays depuis le début d’une campagne anti-migrants lancée par des groupuscules, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres communiqués par des gouvernements africains ayant accueilli leurs ressortissants.

Quatre ressortissants étrangers sont morts en lien avec les violences xénophobes qui ont accompagné cette campagne, selon la police sud-africaine.

Le Ghana, qui s’est montré très critique envers Pretoria pour sa gestion de la crise, a demandé qu’un débat de l’Union africaine sur les violences contre les migrants soit inscrit à l’ordre du jour du prochain sommet de l’UA prévu début 2027. Le Nigeria s’est également prononcé en ce sens.

Ghana : l’exécutif veut porter le mandat présidentiel à 5 ans et abaisser l’âge minimum à 35 ans

0

Selon le ministre de la Justice Dominic Ayine, l’exécutif ghanéen a affiché ce jeudi 30 Juillet 2026 son soutien à une révision constitutionnelle. Celle-ci prévoit de faire passer le mandat présidentiel de quatre à cinq ans. Tout en ouvrant la magistrature suprême aux candidats dès l’âge de 35 ans, contre 40 ans actuellement.

La recommandation de l’allongement du mandat présidentiel, qualifié par le ministre de « pratique », émane d’une commission chargée l’année dernière par le président John Dramani Mahama de réviser la Constitution de 1992.

Elle a estimé qu’un mandat présidentiel de quatre ans laissait à l’exécutif « un peu plus de deux ans » seulement de temps de gouvernance réelle, les six premiers mois étant consacrés aux nominations et la dernière année aux élections.

Nigeria : un labo de meth géant révèle un réseau international

Un mandat de cinq ans pourrait ainsi « renforcer la responsabilité démocratique » des gouvernements, qui pourraient davantage de temps pour tenir leurs engagements, selon elle.

Harmonisation des institutions

La commission de révision de la Constitution a également préconisé de porter la durée du mandat des députés à cinq ans, pour l’aligner avec celle du mandat présidentiel.

Elle a par ailleurs proposé de maintenir la limite actuelle de deux mandats présidentiels.

Inclusion des jeunes et conditions d’éligibilité

Égypte : une frappe de drone à l’origine du sinistre dans le port de Damiette

La commission s’est prononcée pour un abaissement de l‘âge minimum pour se porter candidat à la présidence à 30 ans, mais M. Ayine a fait savoir que le gouvernement opterait pour l’âge de 35 ans, estimant cependant que cela est « cohérent avec la tendance des Constitutions démocratiques modernes à favoriser l’inclusion des jeunes ».

Le Ghana, important producteur d’or et de cacao d’Afrique de l’Ouest, dispose d’un régime démocratique stable depuis 1992.

Manidem : Valentin Dongmo succède à Anicet Ekane

Valentin Dongmo, le nouveau président du Manidem, a été choisi le 13 juin 2026. Il  remplace ainsi Anicet Ekané, décédé le 1ᵉʳ décembre 2025 à Yaoundé.

Le président du Manidem, l’opposant Anicet Ekane, est décédé le 1ᵉʳ décembre 2025 à Yaoundé à l’âge de 74 ans. Il aura passé près de 38 jours de détention au Secrétariat d’État à la Défense (SED). Cette figure historique de l’opposition avait été arrêtée le 24 octobre 2025 à Douala.

Depuis cette disparition,  le Manidem n’avait plus de leader. Ce jeudi 30 juillet 2026 à Douala, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie a dévoilé à la presse sa nouvelle équipe dirigeante. Une décision qui survient huit mois après la mort de son président historique.

Hommage à Anicet Ekané

Ainsi donc Valentin Dongmo est porté à la tête du parti. Le point de presse tenu ce jour a été l’occasion de rendre un vibrant hommage au défunt président de ce parti politique qui se réclame de l’opposition. Egalement aux  « dizaines de morts causés par le régime de Yaoundé au cours de l’épisode électoral de 2025 » .

D’après ce parti politique, il faut  « continuer le combat pour libérer le Kamerun de la dictature néocoloniale ». Le nouveau président a décidément du pain sur la planche. Lui, qui devient ainsi le 6ᵉ président du Manidem en 30 ans d’existence, est conscient qu’il devra poursuivre la lutte engagée par son prédécesseur.

Tensions autour des obsèques : Mariane Ekane recadre l’Upc Manidem

Vieux routier de la politique

Pour le bureau directeur, le nouveau président est un vieux routier de la politique. Sa carrière politique ne souffre d’aucune contestation. Militant upéciste depuis 1991 et membre du Manidem depuis 1995, il sera secondé par Mbappe Toto au poste de vice-président. Son choix est « issu des classes populaires » du nouveau président. « Les idées rétrogrades de la politique rdpciste qui réserve la gestion des affaires communes aux grands types ».

La nouvelle équipe comprend également Evariste Diabe, vice-président, Justin Noël Zambo Nkoto à l’organisation, Jean-Baptiste Ketchateng à la Formation, Bedimo Kouo à la Communication, Florence Titcho Aimée aux Finances et Marianne Simon Ekane aux Relations extérieures. Louis Rolph Bamou, Yves Dzouali, Charles Ngah Nforgang et Clément Jou sont également membres du bureau politique du parti.

Refonder le pays

Les défis du nouveau bureau sont énormes. A cours terme, ces nouveaux lieutenants devront « raviver la flamme éclairante upéciste ». Bien plus ils se doivent dans l’immédiat de poursuivre d’intensifier les campagnes d’éducation populaire et les manifestations.

Ouvrir de nouvelles discussions avec toutes les forces politiques», mettre fin au « colonialisme » et  « refonder le pays sur la base de la volonté populaire »… Telles sont les missions dévolues au nouveau bureau. Lequel revendique « la libération sans condition de tous les prisonniers de la crise électorale de 2025 » et « l’arrêt des poursuites » et « le retour des exilés ».

Chefferies : l’ingérence à répétition du Minat ravive les tensions  

0

Bruit de casseroles dans les chefferies. L’ingérence du Minat mise en cause. Des femmes d’Ediki, dans le Sud-Ouest, ont interrompu la circulation sur l’axe Buea-Kumba le 28 juillet. Elles protestaient contre la désignation de leur nouveau chef, imposé selon elles par le préfet. Au début du mois, le lawanat de Dogba, à l’Extrême-Nord, était le théâtre d’une tension sociale similaire. Les habitants ont dénoncé l’ingérence du préfet du Diamaré dans les affaires de leur chefferie.  

De plus en plus de tensions sociales sont observées lors de la désignation des chefs traditionnels au Cameroun. Les populations semblent ne pas se reconnaître dans la figure de l’autorité traditionnelle qui leur est imposée par l’administration.

Le dernier cas en date nous vient d’Ediki, une chefferie de 2ᵉ degré de la région du Sud-Ouest. Le mardi 28 juillet, les femmes de ce village sont descendues en nombre sur la nationale nᵒ 8. Ce tronçon du patrimoine routier camerounais relie les villes de Buéa et de Kumba, dans la région du Sud-Ouest.

Les protestataires ont bloqué la circulation. Pour ce faire, elles ont tendu une corde de part et d’autre de la chaussée. Les automobilistes n’avaient pas d’autre choix que de former de longues files d’attente.

Un chef imposé par l’administration 

Les manifestantes protestaient contre la désignation de sieur Njumè Betoto comme chef du village. Or, elles avaient déjà porté leur choix sur Ngoé Joël Itoé.

« Nous, les femmes, sommes sorties aujourd’hui parce que le sous-préfet est venu installer un faux chef à Ediki. Ce faux chef crée des problèmes ici. Il n’y a plus la paix. Les frères et sœurs s’entretuent, et nous ne voulons plus que ça continue. », a lancé une manifestante.

Et de poursuivre : « Ce n’est pas au gouvernement d’imposer un chef dans notre village. Le sous-préfet n’a aucun droit d’imposer un chef ici, d’autant plus qu’il n’est pas de ce village. »

Face aux menaces de troubles à l’ordre public, des éléments de la Compagnie de gendarmerie de Kumba ont été déployés. Le blocus a été levé au bout d’un dialogue engagé avec les manifestantes.

Présidentielle 2025 : Les fonds de campagne sont disponibles

Accusées d’être de mèche avec des sécessionnistes  

Les femmes d’Ediki ont été actives ces derniers mois dans la lutte contre la circulation des drogues dans leur village. Elles sont descendues dans les rues à plusieurs reprises pour dénoncer ce phénomène et y attirer l’attention des autorités.

Cependant, à chaque descente, le chef Njume les aurait accusées d’être en intelligence avec les insurgés sécessionnistes. Communément appelés les « Amba Boys » ou « Amba Girls ». Une accusation que les femmes jugent infondée.

« Les femmes ont interpellé des jeunes qui fumaient du tramadol et d’autres drogues. Le nouveau chef a envoyé des personnes armées de couteaux et de machettes pour venir récupérer les fumeurs. Il a dit que si on attrape encore les femmes d’Ediki qui manifestent contre la drogue, elles seront toutes tuées. »

Cette détractrice du chef désigné s’est exprimée au micro d’une radio locale à Douala. Selon elle, les jeunes se sont confiés à la gendarmerie. Ils auraient alors avoué que c’est le nouveau chef qui avait envoyé des gens pour venir les arrêter.

A Dogba, le préfet impose un chef de 16 ans   

Des tensions similaires ont émaillé la désignation du nouveau lawan de Dogba le 7 juillet dernier. Les candidats à la fonction de lawan ont tenté en vain de convaincre le préfet à recourir au scrutin comme mode de désignation du chef. Le préfet du Diamaré, Jean-Marc Ekoa Mbarga, a finalement imposé le fils du lamido de Maroua pour diriger la communauté. Un garçon âgé tout juste de 16 ans.

Les populations ont protesté vivement à l’esplanade de la chefferie du 2ème degré du village Dogba. Les forces du maintien de l’ordre ont dû recourir au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants et rétablir l’ordre.

Les accusations d’ingérence de l’autorité administrative dans la désignation des chefs traditionnels sont légion. Et dépassent de loin le cadre d’Ediki et de Dogba. Bangou en est un cas d’école dans l’actualité de ces dernières années.

Bicéphalisme de fait à Bangou

Le bicéphalisme est de mise à la tête de cette chefferie. Qui est également un arrondissement du département des Hauts-Plateaux, à l’Ouest. Les blessures laissées par les divisions nées de la dispute du trône sont loin d’être cicatrisées.

En effet, le 20 mars dernier, un prince de la cour royale, Tiamegy Luther, et un notable saisissaient le Minac. Dans leur lettre, ils demandaient au ministre des Arts et de la Culture d’annuler un événement.

Il s’agissait de la deuxième édition de la journée des notables Bangou, prévue à Yaoundé du 12 au 18 avril. Depuis plus de six ans, deux princes disputent le trône de cette chefferie. D’un côté, Arnaud Tchihou Tayo et de l’autre, Maurice Ngambou Kemayou.

Un moment désavoué par le ministre de l’Administration territoriale, ce dernier avait été installé le 21 mars 2022. Un passage en force. Ce malgré la mise en garde du Minat. Lequel Minat lui demandait d’attendre l’aboutissement d’une procédure matérialisée par un arrêté homologuant son adversaire.

L’administration ne joue pas son rôle d’arbitre  

Excédé par cette situation, le notable Mbah Kouh Biesseu n’avait pas mâché ses mots.  « Rien ne va. L’administration ne joue pas son rôle d’arbitre. Quand l’ayant-droit est là, l’intérimaire doit quitter. Nous voulons la paix. Nous sommes là, jusqu’à ce que le gouvernement installe notre roi sur le trône. »

Le village Bagam, dans les Bamboutos, région de l’Ouest, connait aussi ce conflit né du bicéphalisme au trône. Le Minat Atanga Nji avait vivement été critiqué pour son choix arbitraire de l’autorité traditionnelle de cette communauté. La liste des cas d’ingérence est loin d’être exhaustive.

Logone-et-Chari : Le préfet interdit les stupéfiants

0

Le préfet du Logone-et-Chari annonce une croisade contre les stupéfiants dans ce département de l’Extrême-Nord, frontalier du Tchad. La décision est la conséquence des émeutes qui ont secoué la ville de Kousseri la semaine dernière. A la suite du décès de deux jeunes au cours d’une opération policière.  

La vente et la consommation des stupéfiants sont désormais interdites dans le département du Logone-et-Chari. La décision a été signée par le préfet de ce département de la région de l’Extrême-Nord.

Prendre conscience

L’autorité invite les parents à faire prendre conscience à leurs enfants. Par ailleurs, le préfet invite les populations au civisme, au respect des institutions et à la préservation de la paix. La décision intervient après une semaine particulièrement mouvementée.

En effet, dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet 2026, la ville de Kousseri a été le théâtre de scènes de violence. Les populations de cette cité ont protesté dans la rue contre l’assassinat de deux jeunes du quartier Wally Fourdou.

Deux jeunes tués par la police     

Les deux jeunes ont été tués lors d’une opération menée par des policiers de l’Esir. Ils étaient présentés comme des présumés trafiquants de drogue. Une information difficile à vérifier tant que l’enquête ouverte n’aura pas été bouclée.

Tout comme il est difficile au stade actuel de dire si les coups de feu relèvent de bavures policières. Ou bien s’ils ont été tirés délibérément. Toujours est-il que le quartier était bouclé par des éléments des Équipes spéciales d’intervention rapide (Esir) au moment des fusillades. Les opérations s’inscrivaient dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants.

C’est pendant cette traque de présumés dealers et consommateurs de drogue que les policiers ont ouvert le feu, tuant deux personnes. Tous des jeunes. L’une des victimes a été atteinte par une balle perdue. Elle aurait été tuée dans une maison située à proximité du lieu des opérations.

Extrême-Nord :les victimes des inondations peuvent attendre

Impressionnant déploiement de policiers

Son corps a été remis à sa famille. Selon des sources à Kousseri, la seconde victime serait également un jeune, nommé Abbas. Sa dépouille a été trainée par la foule furieuse jusque dans les locaux abritant le poste de l’Esir.

Le même jour, les jeunes du quartier se sont organisés pour descendre dans les rues. Ils ont brûlé des pneus le long de la route reliant le poste de l’Esir et le camp des sapeurs-pompiers. Des forces du maintien de l’ordre ont été déployées en nombre pour rétablir la paix.

Les forces de sécurité, les autorités administratives et traditionnelles, dont le sultan de Kousseri, ont multiplié des messages d’apaisement. Résultat, l’accalmie a été de mise durant le week-end.

Policiers « arnaqueurs » ?

Par ailleurs, le préfet du département du Logone-et-Chari, dont Kousseri est le chef-lieu, a dû organiser, dans l’urgence, une réunion de crise lundi.

La ville camerounaise de Kousseri est située au carrefour entre le Nigéria et le Tchad. Elle est considérée comme l’une des plaques tournantes du trafic de drogues dans le septentrion. Cependant, cette activité bénéficierait souvent de la complicité des hommes en tenue, à en croire certains ressortissants de la localité.

Ces forces de l’ordre collecteraient de l’argent auprès des dealers en échange de leur silence. Ce qui s’apparente à l’arnaque. Selon une source locale, les tensions comme celles de jeudi dernier sont récurrentes. Et elles résulteraient la plupart du temps du refus des dealers de coopérer. Autrement dit, de donner de l’argent.

Filière lait : Le PNUD soutient le Cameroun

0

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) veut accompagner le Cameroun. Pour doper la filière lait. Il est question d’opérer la transformation locale du lait. Cela part du fait que la production nationale reste très inférieure à une demande. Celle-ci est estimée à plus de 300 000 tonnes par an.

Avec un déficit national de plus de 120 000 tonnes. Cette coopération va porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte. Et de la conservation et même le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

176 618 tonnes importées en 2023

Les pourparlers ont été engagés le 23 juillet 2026. En fait, une rencontre a eu lieu entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga. Et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

En effet, les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local. Et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Il s’agit d’un partenariat qui vise à corriger des faiblesses structurelles qui limitent encore la production. Et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Les données fournies par le ministère de l’Élevage parlent d’une production nationale de lait de 176 618 tonnes en 2023. Contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression nette de 1,6 %, arrondie à 2 %.

Laits infantiles Nursie : alerte sanitaire et retrait préventif au Cameroun

Un gap de 123 382 tonnes

On parle alors d’un gap énorme devant une demande intérieure  qui dépasse les 300 000 tonnes par an. En fait on est face à un gap qui dépasse 120 000 tonnes (123 382 tonnes). Un gros écart qui est couvert en partie par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

En suivant les estimations de l’Institut national de la statistique (Ins). Le Cameroun a dépensé 40,6 milliards Fcfa. Pour l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Aussi les industries ont fait des importations parallèles. Certaines sources parlent de 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards Fcfa.

Alors, l’appui du PNUD va porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation. Le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes. Seulement, aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a encore été communiqué.

Cameroun : Polémique autour des décrets de Paul Biya

Un leader politique conteste les décrets signés par le chef de l’État Paul Biya. Pendant son séjour privé en Europe. Il y est depuis plus de 50 jours.

Parti de Yaoundé le 7 juin 2026 officiellement pour un court séjour privé en Europe. Paul Biya vient de signer des décrets depuis la Suisse. La signature desdits décrets par le président depuis son séjour suscite un vif débat au sein de la classe politique. Certains leaders politiques de l’opposition émettent des réserves sur leur valeur juridique. Alors même que sa présence prolongée à Genève est au cœur de l’actualité politique.

Décrets juridiquement faux

Christian Ntimbane Bomo fait partie de ceux-là. Comme eux, il conteste les décrets signés par le président de la République depuis la Suisse. Selon le président exécutif du parti Héritage, lesdits décrets sont juridiquement faux. « Le président de la République peut, comme tout humain, tomber malade. Et  s’il le souhaite, se  faire soigner à l’étranger pendant des mois. »

« Sans qu’on soit en droit d’évoquer automatiquement pour ce seul fait la vacance », souligne ce leader politique. Pour ce président de parti politique, « de nombreux présidents sont restés en fonction durant leurs  longs mois d’hospitalisation à l’étranger.  C’est le cas des anciens présidents ivoirien Félix Houphouët-Boigny, et nigérian YAR’ADUA ».

Dans ce cas, dit-il, le cabinet civil de la Présidence informe clairement la nation de son hospitalisation à l’étranger pour cause de maladie.

Faux décret à la CRTV : Le gouvernement met les choses au clair

Mécanismes constitutionnels 

Pendant cette période d’absence, afin de permettre à l’État de fonctionner dans la régularité, les mécanismes constitutionnels. De délégation de pouvoirs qui permettent en cas d’absence temporaire. Au président de la République de transférer certaines de ses missions au Premier ministre, sont enclenchés.

Étant donné son propos, il évoque entre autres l’article 10 de la constitution camerounaise. Qui prévoit qu’ « en cas d’empêchement temporaire, le président de la République charge le Premier ministre. Ou, en cas d’empêchement de celui-ci, un autre membre du Gouvernement, d’assurer certaines de ses fonctions. Dans le cas d’une délégation expresse ».

Car le président de la République ne peut pas exercer le pouvoir présidentiel, poser des actes comme signer des décrets. En dehors du palais présidentiel, sauf lorsqu’il représente l’Etat à l’étranger (signer un accord, un traité bilatéral ou multilatéral).

Juridiquement nuls

Aussi se fonde-t-il sur l’article 1(8) de la constitution qui est clair. Sur le fait que la fonction  présidentielle s’exerce au siège des institutions est à Yaoundé. « Pour preuve, tous les actes signés par le président de la République indiquent toujours qu’ils sont faits à Yaoundé. En conséquence, les décrets signés. Et autres actes posés par le président de la République depuis son long séjour en Europe, sont juridiquement nuls. Ce sont des faux actes », argumente Christian Ntimbane Bomo.

Nigeria : un labo de meth géant révèle un réseau international

0

Au milieu d’une forêt nigériane, un hangar à l’abandon abritait un laboratoire géant de méthamphétamine. La découverte de ces cuves et produits chimiques met au jour un réseau transnational estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.

Les autorités ont démantelé mercredi ce rudimentaire laboratoire de méthamphétamine, après qu’un procès en cours impliquant trois ressortissants mexicains a donné lieu, la semaine dernière, à une journée d’audience délocalisée sur place.

L’AFP a accompagné sur les lieux, dans l’Etat d’Ogun (sud-ouest), des membres de l’Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA) qui ont fait appel à un soudeur et à un menuisier local pour démanteler les chaudrons et les équipements de filtrage utilisés pour fabriquer cette drogue de synthèse.

Plaque tournante pour les stupéfiants

Nigeria : La production pétrolière au plus haut depuis six ans

L’Afrique de l’Ouest s’est imposée ces dernières années comme une plaque tournante pour les stupéfiants en transit de l’Amérique du Sud vers l’Europe, principalement la cocaïne.

Cette saisie de méthamphétamine, qui a permis de démanteler le plus grand laboratoire de ce type jamais découvert au Nigeria, révèle l’implication de cartels mexicains dans le pays, d’après les autorités locales.

« Au sujet de notre capacité à lutter contre les cartels… oui, nous sommes prêts », déclare à l’AFP James Taalba, commandant adjoint chargé de la lutte contre les stupéfiants au sein de la NDLEA.

« Nous disposons de personnel capable de mettre un terme à une telle situation », assure-t-il.

Le laboratoire était installé sur environ 4.000 mètres carrés dans une forêt à la limite entre les villages d’Abidagba et d’Iroto.

En mai, les autorités ont arrêté dix personnes, dont sept ressortissants nigérians, et effectué une descente dans ce hangar ainsi que dans deux résidences d’un quartier huppé de Lagos.

Elles ont ainsi saisi quelque 360 ​​millions de dollars de méthamphétamine et de produits chimiques utilisés dans sa fabrication.

Pollution chimique et fortes nuisances olfactives

Mali : Amnesty dénonce l’exécution de soldats capturés

La procédure judiciaire est toujours en cours à Lagos.

Le tribunal a ordonné le démantèlement du laboratoire pour des raisons environnementales, un exposé Patricia Afolabi, directrice des services médico-légaux de la NDLEA, invoquant la pollution des nappes phréatiques et de l’air causée par les substances utilisées pour préparer la drogue.

Lors de la visite de l’AFP dans le hangar abandonné, les fûts de produits chimiques et de produits semi-finis laissés là en tant que pièces à conviction dégageaient encore des vapeurs suffocantes.

Des terres agricoles se trouvent à moins de 500 mètres du site.

Agricultrice locale, Florence Banjo raconte à l’AFP que l’odeur nauséabonde, qu’elle attribuait au départ à une porcherie, se propageait parfois jusqu’à son village d’Abidagba, à environ un kilomètre.

Des substances produites localement

Nigeria : l’explosion des violences plonge le Nord dans une crise de la faim record

Les ports d’Afrique de l’Ouest sont devenus des escales clés pour les livraisons transcontinentales de cocaïne vers l’Europe, et une partie de cette marchandise se retrouve sur le marché régional de la drogue. Une évolution que les services de santé locaux peinent à endiguer avec leurs maigres ressources financières.

Mais d’autres substances, comme la méthamphétamine, peuvent également être produites localement.

Au Nigeria, les saisies de méthamphétamine et les descentes dans des laboratoires sont en augmentation depuis environ 2011, selon un rapport de 2019 de l’Institut d’études sur la sécurité, à mesure que des trafiquants sud-américains y exportent leur savoir-faire.

Un autre ressortissant mexicain a été arrêté lors d’une opération contre la méthamphétamine en juin, dans l’Etat d’Oyo, frontalier de celui d’Ogun.

Égypte : une frappe de drone à l’origine du sinistre dans le port de Damiette

0

Première en Égypte depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L’incendie de deux navires métaniers au port de Damiette a été provoqué par une frappe de drone. Selon les annonces faites par le gouvernement  ce jeudi 30 juillet 2026.

Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d’intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié, avait auparavant évoqué la société privée de sécurité Ambrey, basée au Royaume-Uni. La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu’à l’issue des premières enquêtes sur l’incident, « il est apparu qu’il résultait d’une attaque de drone, sans qu’aucune partie n’en ait revendiqué la responsabilité« . Elle a ajouté que « les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d’établir les circonstances de l’incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l’Egypte et sa sécurité nationale« .

Mali : Amnesty dénonce l’exécution de soldats capturés

Une escalade régionale qui touche enfin l’Égypte

Les attaques de missiles ou de drones, attribuées à l’Iran ou à des groupes affiliés et visant notamment des infrastructures énergétiques, se sont multipliées au Moyen-Orient depuis le début de la guerre lancée le 28 par des bombardements américano-israéliens contre la République islamique. Des pays du Golfe et la Jordanie ont notamment été visés, mais l’Egypte avait jusqu’ici été épargnée.

Des infrastructures gazière majeures impactées

Burkina : Canal+ sanctionné pour non-gratuité de la chaîne nationale

La société de suivi du commerce maritime Kpler a indiqué que l’incendie avait perturbé les opérations dans un important terminal d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et endommagé le navire de stockage et de regazéification Energos Winter ainsi que le méthanier GasLog Salem. L’ancien président de l’Autorité du port de Damiette, le général Ayman Salah, a déclaré mercredi à l’AFP que le navire de regazéification était amarré à côté du méthanier dans le port. « Le processus de regazéification s’effectue sous une très forte pression », a-t-il expliqué, soulignant que toute fuite pouvait provoquer un incendie.

Douala : Le grand imam centrale Cheikh Muhammad n’est plus

La communauté musulmane camerounaise est en deuil. Cheikh Muhammad Malik Farouk, grand imam central de Douala, est décédé dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet 2026. Il avait 58 ans.

Selon les premières informations disponibles, le guide religieux est mort après une courte maladie. La nature de cette maladie n’a pas été précisée. Il dirigeait la mosquée centrale de Douala, situé au marché congo depuis environ seize ans.

Une grande prière d’adieu est annoncée ce jeudi 30 juillet 2026, à partir de 14 heures, à cette  mosquée. Des responsables religieux et administratifs sont attendus à la cérémonie.

Cheikh Muhammad Malik Farouk était connu pour ses enseignements, ses prêches et ses appels à la paix. Il encourageait régulièrement les fidèles à préserver l’unité, la stabilité et le vivre-ensemble au Cameroun.

Il était également président de la Conférence des imams du Cameroun. À ce titre, il participait à plusieurs rencontres religieuses et dirigeait des prières organisées pour la paix et la sécurité du pays.

Fête de l’Unité : Imans et dignitaires musulmans prêchent

Sa dernière grande apparition publique rapportée par Cameroon Tribune remonte au 27 mai 2026. Il avait dirigé la prière de la Tabaski à la place du Gouvernement, à Bonanjo, devant plusieurs fidèles et autorités.

« Nous implorons Allah de l’accueillir au Paradis »

Dans un message de condoléances, la rédaction d’Islam Infos a déclaré :

« Nous implorons Allah le Très Miséricordieux de lui pardonner, de lui accorder Sa miséricorde et de l’accueillir au Paradis, Al-Firdaws. « 

Le média a également adressé ses condoléances à sa famille, à ses disciples et à toute la communauté musulmane.

Mali : Amnesty dénonce l’exécution de soldats capturés

0

Après la diffusion d’images montrant l’exécution de soldats maliens capturés dans une embuscade. Amnesty International monte au créneau. L’ONG demande l’ouverture immédiate d’une enquête pour « crimes de guerre ».

Le 18 juillet, au moins 50 militaires sont morts dans le nord du Mali à Tabrichat. C’était  lorsque le convoi de l’armée a été attaqué par la coalition des jihadistes du JNIM. Laquelle est affilié à Al Qaïda, et des indépendantistes touareg du Front de Libération de l’Azawad (FLA).

C’est l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée. Ceci  depuis le début du conflit au Mali.

Des preuves d’exécutions et de maltraitances sur des prisonniers

Amnesty a analysé 12 vidéos sur lesquelles on voit, entre autres. Des soldats maliens « les mains derrières la tête en signe évident de reddition ». Ou sur une autre « un groupe d’hommes à terre et cinq hommes armés tirant sur eux ».

Ces images montrent également des « hommes armés infligeant des mauvais traitements aux prisonniers, en les malmenant et en les frappants ».

« Nous appelons les autorités maliennes à mener une enquête indépendante et impartiale. Sur ces crimes de guerre commis par le FLA et le JNIM. Qui ont revendiqué l’attaque », indique le communiqué d’Amnesty.

Burkina : Canal+ sanctionné pour non-gratuité de la chaîne nationale

« Il apparaît clairement que les soldats étaient hors de combat avant d’être victimes de mauvais traitements et d’être exécutés », a déclaré Ousmane Diallo, chercheur senior sur le Sahel au Bureau régional d’Amnesty International, cité dans le communiqué.

Pression internationale pour l’ouverture d’une enquête

« Toute personne hors de combat, y compris les soldats faits prisonniers ou qui se sont rendus, doit bénéficier de la protection prévue par le droit international humanitaire. Ces preuves de crimes de guerre sont irréfutables », poursuit le chercheur.

Le 23 juillet, les Nations unies avaient déjà exigé une enquête sur « les actes de torture et les meurtres » commis lors de cette même attaque.

France : Un procès demandé dans l’affaire Bongo

Le convoi, qui quittait la ville d’Anéfis, théâtre les semaines précédentes d’âpres combats pour son contrôle, était parti rejoindre la grande ville du nord de Gao lorsqu’il est tombé dans une embuscade.

L’attaque avait été revendiquée par le JNIM et le FLA.

Un pays englué dans une crise multidimensionnelle

Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire infantile notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s’ajoute à une grave crise économique.

Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.

Burkina : Canal+ sanctionné pour non-gratuité de la chaîne nationale

0

Canal+ de nouveau sanctionné au Burkina Faso. Le régulateur des médias réclame 200 millions de FCFA (304 000 euros) au groupe français, accusé de faire payer l’accès à la chaîne de télévision nationale.

Le Burkina Faso est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré. Arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2022. Il mène une politique souverainiste, hostile aux médias occidentaux. dont beaucoup sont suspendus.

Des chaînes publiques sous condition de gratuité

Ouagadougou impose au groupe français, dont les bouquets sont très populaires en Afrique. De fournir un accès gratuit et sans conditions aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Pour les abonnés résidant dans le pays.

Côte d’Ivoire : les réfugiés burkinabè à l’abri de la junte d’Ouagadougou

Depuis février 2024. Une convention signée entre l’instance de régulation et Canal+ International oblige ce dernier. A maintenir la diffusion des chaînes publiques nationales même en cas d’expiration des abonnements.

En juin dernier, après une mise en demeure. Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait déjà infligé une amende de 50 millions de francs CFA (76.200 euros) euros. A Canal+ pour « non-respect de ses obligations conventionnelles ».

Le groupe disposait d’un délai de 30 jours pour se conformer à la décision.

« A ce jour, le CSC ayant constaté avec regret la non exécution de sa décision dans les délais impartis, a commandé la société Canal+ au paiement d’une amende de 200 millions de FCFA », a indiqué le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, dans un communiqué daté de lundi.

Burkina Faso : RSF accuse une milice pro-junte de traquer les journalistes

Un paysage médiatique sous haute tension

Depuis fin 2022, presque tous les médias occidentaux, dont les français RFI et France 24, ont été suspendus de diffusion au Burkina Faso et plusieurs correspondants ont été expulsés du pays.

La junte mène une politique répressive contre toutes les voix dissidentes, en particulier celles qui dénoncent la situation sécuritaire du pays, minée par des violences jihadistes meurtrières depuis une décennie.

Musique camerounaise : Bissi Mag quitte définitivement la scène

La musique camerounaise vient de perdre un acteur remarquable. Le chanteur et compositeur Bissi Mag est décédé le mercredi 29 juillet 2026 à l’Hôpital général de Douala. Âgé de 55 ans, l’artiste était surtout connu pour son célèbre titre « Simo ».

Bissi Mag, de son vrai nom Noubissi Fotso Luc Romuald, est mort des suites de maladie. La nature exacte de cette maladie n’a pas encore été rendue publique. Plusieurs médias camerounais ont annoncé son décès dans la soirée du 29 juillet.

Né le 17 mars 1971 à Nkongsamba, Bissi Mag était originaire de Bandjoun, dans la région de l’Ouest. Il a grandi dans une famille proche de la musique. Son père jouait de la guitare et sa mère était percussionniste dans une chorale. Dès l’âge de 14 ans, il écrivait déjà ses premières chansons.

L’artiste s’est fait connaître du grand public en 2000 grâce à « Simo« . Cette chanson, devenue son plus grand succès, a marqué plusieurs générations de mélomanes au Cameroun et au-delà. Bissi Mag lui-même expliquait que ce morceau l’avait propulsé sur le devant de la scène.

Dans « Simo« , l’artiste raconte l’histoire d’un héritier qui gaspille les biens laissés par sa famille. À travers cette chanson, il dénonce certains comportements et rappelle l’importance de protéger l’héritage familial.

Culte des crânes en pays Bamiléké: Une tradition séculaire

Bissi Mag mélangeait les rythmes traditionnels de l’Ouest-Cameroun avec des sonorités modernes. Son travail avait notamment été influencé par le célèbre musicien camerounais Tala André Marie.

Il mettait en valeur la culture bamiléké

À travers ses chansons, ses vêtements en tissu « ndop » et ses apparitions publiques, il mettait en valeur la culture bamiléké. Il était également reconnu pour son chapeau traditionnel, devenu l’un des éléments de son identité artistique.

Durant sa carrière, Bissi Mag a continué à défendre le partage des cultures. Il avait notamment proposé le titre « Muto« , une chanson ouverte au mélange des traditions et réalisée avec l’artiste Lila Carlier.

Avec la disparition de Bissi Mag, le Cameroun perd un chanteur qui a su raconter la société avec des mots simples et des rythmes inspirés de ses origines.

Son titre « Simo » reste l’œuvre la plus connue de sa carrière. Il continuera de faire vivre la mémoire de l’artiste auprès de ses admirateurs.

Affaire Patrick Mengue : 6 mois de prison qui font débat

0

Alors que la condamnation du jeune Patrick Mengue à six mois de prison ferme ravive le débat sur l’exercice des libertés  au Cameroun. La décision rendue par le tribunal remet en lumière, une infraction régulièrement au cœur des controverses judiciaires.

Sanctionné pour des propos jugés offensants envers le président de la République. Patrick Mengue rejoint la liste des Camerounais confrontés aux rigueurs du Code pénal.

Au-delà du sort individuel du prévenu. Le verdict réactive une vive querelle de principes entre les exigences de protection des symboles républicains. Et le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Selon Maître Francois Nguini Mebenga au micro de Radio France Internationale. « Le dossier était vide, au regard des faits. Note-t-il avant de poursuivre « nous ne comprenons pas comment le ministère public a pu s’appuyer sur les éléments vides. Pour requérir la charge dans ce dossier. En matière pénale, il n’y a pas d’implicité, il n’y a pas d’interprétation. »

Un cadre juridique sous tension

L’infraction d’outrage au chef de l’État, ancrée dans le corpus pénal camerounais. Punit toute offense, injure ou atteinte à la dignité de la fonction présidentielle. Toutefois, l’application de cette disposition se heurte frontalement aux libertés d’opinion et d’expression. Pourtant consacrées par le préambule de la loi fondamentale. Et les conventions internationales ratifiées par le pays.

Pour les magistrats, la ligne de démarcation repose sur la préservation de l’ordre public. Ainsi que du respect dû aux institutions. La jurisprudence ne saurait constituer une immunité face aux dérives verbales ou aux accusations dépourvues de preuves concrètes.

Flou textuel et griefs de la défense

Nudes et sextapes : Sàamuella Electra interpelle la jeunesse

Cette lecture est vivement contestée par les conseils de la défense. Les syndicats d’avocats et les organisations de défense des droits humains. Selon plusieurs juristes, la notion d’« outrage » souffre d’une imprécision sémantique. Qui laisse une trop grande marge d’appréciation au juge.

Cette élasticité du texte est perçue par les ONG comme un levier permettant de requalifier de simples critiques politiques en délits pénaux. A en croire Cyrille Rolande Bechon de l’ONG Nouveaux droits de l’Homme, qui s’est exprimé sur RFI. « La peine de six mois d’emprisonnement contre Patrick Mengue est un message pour faire peur aux Camerounais. »

Pour ce défenseur des droits de l’homme. « Il n’y a rien qui justifie cet emprisonnement. Si ce n’est tout simplement un besoin de punir. De réprimer, de faire peur aux citoyens ».

Du côté du ministère public. L’argumentaire demeure invariable.  La justice ne fait qu’appliquer la loi votée par le législateur. Surtout qu’explique-t-il « la liberté de parole comporte des devoirs et des limites. Destinées à protéger l’honneur des citoyens comme des dirigeants. »

Le spectre de l’autocensure

Crise anglophone : Des millions de personnes sans eau potable

Les répercussions de ce jugement dépassent le cadre strict du prétoire. Pour de nombreux observateurs de la scène politique nationale. La systématisation des poursuites pour délit d’opinion risque d’instaurer un climat d’autocensure. Chez les opposants, les journalistes et les acteurs de la société civile. À l’approche de futures échéances électorales.

Alors que les avocats de Patrick Mengue entendent user des voies de recours légales. Pour contester cette condamnation devant les juridictions supérieures. Ce dossier illustre la difficulté persistante du système judiciaire à équilibrer l’autorité de l’État. Et le dynamisme du débat démocratique.

Yaoundé : Deux suspects arrêtés après la mort de Charlotte Meyo

Portée disparue depuis le 30 juin 2026 à Yaoundé, Charlotte Meyo a été retrouvée morte le 25 juillet dans une rivière à Akak. Deux hommes ont récemment été interpellés. Les enquêteurs soupçonnent une intervention médicale clandestine.

Charlotte Meyo, 35 ans, travaillait au ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable. Elle y occupait le poste de cheffe du bureau du courrier.

La jeune femme, domiciliée au quartier Nkomo à Yaoundé, n’avait plus donné de nouvelles depuis le 30 juin 2026. Sa famille et ses collègues avaient lancé des recherches pour la retrouver.

Le 25 juillet, son corps a été découvert dans la rivière Mfoulou, à Akak. Cette localité se trouve dans le département de la Méfou-et-Afamba, dans la région du Centre.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que Charlotte Meyo serait morte après une intervention médicale clandestine. Les circonstances exactes de cette intervention ne sont pas encore connues.

Trois Camerounaises tuées au Nigeria : Quatre suspects arrêtés

L’interpellation de deux suspects

Les recherches menées par la gendarmerie ont conduit à l’interpellation de deux suspects. Il s’agit d’un vendeur de médicaments frauduleux et d’un chauffeur de taxi présenté comme son présumé complice.

Le rôle exact de chacun reste à déterminer. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre les conditions dans lesquelles la victime est décédée et comment son corps s’est retrouvé dans la rivière.

Le procureur près le Tribunal de grande instance de Mfou a autorisé la restitution du corps à la famille. Charlotte Meyo a ensuite été inhumée. L’enquête se poursuit pour établir les causes précises de sa mort et déterminer les responsabilités des personnes impliquées.

FIFA : Les revenus du Mondial bientôt ouverts au privé ?

Le 28 juillet 2026, la FIFA a annoncé son projet de créer une nouvelle entreprise chargée de gérer une partie des revenus commerciaux de la Coupe du monde. Elle prévoit d’ouvrir une part minoritaire de cette société à des investisseurs privés afin d’obtenir plus de moyens pour développer le football. Mais cette initiative inquiète déjà l’UEFA.

La Fédération internationale de football envisage de créer une société appelée FIFA Forward Enterprise, ou FFE. Cette entreprise regrouperait les droits de diffusion à la télévision, les contrats de sponsoring, la billetterie, les licences commerciales et l’organisation des compétitions de la FIFA. La nouvelle société serait entièrement créée et contrôlée par la FIFA.

Mais des investisseurs privés pourraient acheter une part minoritaire de son capital.
La société Thrive Eternal, dirigée par l’investisseur américain Joshua Kushner, devrait conduire le groupe d’investisseurs. Selon les informations, Joshua Kushner est le frère de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump. La banque J.P. Morgan accompagne également la FIFA dans ce projet.

La FIFA affirme que cette opération permettra d’augmenter fortement l’argent consacré au développement du football. La nouvelle entreprise serait estimée à 20 milliards de dollars. En vendant une partie à des investisseurs privés, la FIFA espère recevoir jusqu’à 4,2 milliards de dollars. Selon elle, les investisseurs n’auraient aucun pouvoir sur les règles du football, les compétitions ou le calendrier des matchs.

Si le projet est adopté, chaque fédération membre pourra demander jusqu’à 20 millions de dollars pour financer des projets particuliers. Cet argent pourra notamment servir à construire des stades et des centres d’entraînement, à former des entraîneurs et à soutenir les équipes nationales, les compétitions et le football féminin.

Eto’o entre dans la cour des grands : Vice-président de la Commission des Lois du Jeu

L’UEFA a vivement critiqué cette initiative

Gianni Infantino a défendu ce projet en déclarant : « Chaque association membre de la FIFA devrait avoir la possibilité de demander une part équitable des financements disponibles afin de construire son propre avenir. »
L’UEFA a vivement critiqué cette initiative. Elle craint que les intérêts financiers ne prennent trop de place dans la gestion du football.

Dans un communiqué, l’Union des associations européennes de football (UEFA) a déclaré : « L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des biens à vendre, surtout sans aucune transparence sur ceux qui en tirent un profit financier. » L’UEFA estime que personne ne doit se considérer comme propriétaire du football au point d’en vendre une partie à des investisseurs privés.

La création de FIFA Forward Enterprise n’est pas encore définitive. Le projet doit obtenir le soutien de la majorité des 211 fédérations membres de la FIFA ainsi que l’approbation du Conseil de la FIFA.

Rachat de Guinness : les promesses industrielles au banc d’essai

0

Alors que l’acquisition de Guinness Cameroon par le groupe Castel a redessiné la carte du secteur agroalimentaire en Afrique centrale. Le respect des engagements industriels pris par l’acquéreur reste au cœur de toutes les attentions. Sous l’œil vigilant du régulateur communautaire. Le géant brassicole passe au crible de ses promesses de modernisation.

L’intégration de Guinness Cameroon au sein du périmètre industriel du groupe Caste à travers sa filiale locale la SABC. Constitue l’une des transactions financières les plus marquantes de la récente histoire économique de la zone CEMAC.

Pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence et du gouvernement camerounais. Le groupe s’était engagé sur une feuille de route ambitieuse. Adossée à une enveloppe pluriannuelle de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

L’objectif affiché était clair. Rassurer le marché sur la capacité du nouvel ensemble à absorber la demande. Tout en évitant toute rupture d’approvisionnement.

Sur le papier, l’enveloppe financière prévoyait une modernisation en profondeur de l’appareil de production. Les priorités ciblaient le renouvellement des lignes d’emballages consignés. L’acquisition d’équipements de conditionnement à haute cadence. Et l’extension des capacités de stockage.

Il s’agissait non seulement de préserver le savoir-faire lié à la stout noire emblématique. Mais aussi de porter l’ensemble de l’outil industriel aux standards de rentabilité. Et de volume exigé par le marché national et régional.

L’épreuve du terrain, entre Douala et Garoua

Pétrole : Dangote veut renforcer sa présence au Cameroun

Sur le terrain, la concrétisation des chantiers montre des avancées notables. Bien que confrontées à des réalités opérationnelles exigeantes. À Douala, cœur névralgique de l’activité industrielle. L’intégration des processus de fabrication de Guinness au sein du réseau existant a nécessité des réajustements techniques complexes.

L’automatisation de certaines lignes a permis d’accroître les cadences de mise en bouteille. Répondant ainsi à une consommation urbaine toujours soutenue.

La décentralisation de la production vers les sites régionaux. Notamment dans le Grand Nord à Garoua ainsi qu’à Bafoussam. Représente un autre axe majeur du schéma directeur.

En rapprochant les unités de production des zones de consommation périphériques. Le groupe vise la réduction des coûts logistiques liés au transport routier depuis la côte.

Toutefois, ce rythme d’investissements se heurte à des contraintes structurelles persistantes. Telles que la régularité de l’approvisionnement énergétique. Et la sensibilité aux coûts des intrants importés. Qui, pèsent sur les délais d’exécution de certains chantiers.

Le suivi rigoureux de la régulation communautaire

Du côté de la Commission de la concurrence de la CEMAC et du ministère du Commerce. Le suivi de cette feuille de route ne relève pas de la simple formalité administrative. Le maintien d’un marché équilibré exige la vérification régulière du respect des termes du cahier des charges.

Cemac : Afriland First Bank s’installe en Rca

Des audits d’étape et des contrôles sur pièces. Permettent d’évaluer si les capitaux annoncés sont effectivement injectés dans le tissu industriel local.

Pour le leader du marché brassicole. L’enjeu dépasse le seul cadre réglementaire. La bonne exécution de ce plan d’investissement conditionne la confiance des consommateurs. Et des réseaux de distribution.

Alors que la demande en boissons gazeuses et brassicoles ne cesse de progresser dans la sous-région. La capacité du groupe à transformer ses promesses financières en volumes de production disponibles. Reste le véritable indicateur de succès de cette fusion historique.

 

L’absence prolongée de Paul Biya réveille le débat politique

0

Alors que le chef de l’État Paul Biya demeure hors du territoire national. L’opposition et les acteurs de la société civil, multiplient les prises de parole. Entre exigences de transparence et interrogations constitutionnelles. La séquence met à l’épreuve la communication de l’exécutif.

L’absence du président camerounais Paul Biya, qui n’est plus apparu publiquement. Depuis plusieurs semaines après son départ  de la capitale le 07 juin 2026. Continue d’alimenter les discussions. Au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

Face à la prolifération des spéculations sur les réseaux sociaux. Et dans certains médias internationaux. Les autorités ont entrepris de cadrer la communication officielle.

Le Cabinet civil de la Présidence de la République. Ainsi que le ministère de la Communication sont intervenus à travers des communiqués formels. Pour démentir les rumeurs alarmistes assurant que le chef de l’État se porte bien. Et poursuit ses activités depuis l’Europe.

Ces assurances institutionnelles n’ont toutefois pas tari les réactions au sein de l’échiquier politique. Du côté de l’opposition, plusieurs leaders de formations politiques majeures. A l’instar des responsables du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).  Ou du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). Estiment que la communication par voie de presse ne suffit plus.

Le président du PCRN Cabral Libii dénonce un « vide juridique » dans la Constitution camerounaise. Lequel, ne fixe aucune limite à la durée d’absence d’un président hors du territoire. Et n’oblige pas le gouvernement à justifier un tel séjour. Ce qui de son avis, « expose le pays à une crise de légitimité ».

Ils appellent à davantage de clarté sur l’agenda et la présence effective du premier personnage de l’État. Érigeant l’accès à une information précise en enjeu de gouvernance.

Le terrain constitutionnel en filigrane

Cameroun : Polémique autour des décrets du chef de l’Etat Biya

Au-delà de la bataille d’opinions. La situation réactive le débat sur le fonctionnement des institutions. Des juristes, des figures de la société civile et des acteurs politiques. Evoquent désormais de manière ouverte les dispositions de la loi fondamentale.

Notamment l’article 6 de la Constitution camerounaise. Lequel encadre les modalités d’un éventuel constat d’empêchement ou de vacance du pouvoir.

Sans franchir le pas d’une saisine formelle. Plusieurs voix suggèrent qu’il revient au Conseil constitutionnel de veiller à la régularité du fonctionnement des pouvoirs publics. En cas de doute prolongé.

Pour bon nombre, Cette période met en lumière la très forte centralisation des décisions au sommet de l’appareil d’État.  Où l’arbitrage présidentiel reste central dans la conduite des affaires publiques.

Un pouvoir qui réaffirme la continuité de l’État

Face à ces offensives médiatiques et juridiques. Les tenors du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se sont mobilisés. Pour recadrer le débat et rassurer l’opinion.

Cameroun : Débat autour de la vacance du pouvoir

Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du parti au pouvoir, est monté au créneau. Pour affirmer fermement que le chef de l’État reste aux commandes. Et que les institutions républicaines fonctionnent en toute régularité.

De son côté, Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du comité central du RDPC et ministre du Travail. A fermement condamné les spéculations en ligne. Appelant au respect de la dignité de la fonction présidentielle. Et dénonçant les tentatives d’instrumentalisation de cette absence.

L’argumentaire officiel rappelle ainsi que le travail gouvernemental se poursuit sans heurt. Sous la coordination du Premier ministre et du Secrétaire général de la Présidence de la République. Ce conformément aux textes en vigueur.

La majorité dénonce ce qu’elle qualifie de surenchère politique. Et de tentative de déstabilisation orchestrée par des acteurs en quête de visibilité.

Alors que la gestion des apparitions publiques du chef de l’État reste un sujet hautement sensible. Cet épisode illustre la difficulté pour le pouvoir central de maintenir son récit traditionnel. Face aux exigences accrues de transparence et à la rapidité de la circulation de l’information.

 

Jeux du Commonwealth 2026 : Eseme remporte au 100 mètres

Le sprinter camerounais Emmanuel Eseme a remporté la finale du 100 mètres masculin aux Jeux du Commonwealth, mardi 28 juillet 2026 à Glasgow, en Écosse. Il s’est imposé en 9 secondes 83, établissant un nouveau record du Cameroun et de la compétition.

Emmanuel Eseme a offert au Cameroun sa première médaille aux Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026. Sous une forte pluie, le Camerounais a remporté la finale du 100 mètres masculin au Scotstoun Stadium. Il a franchi la ligne d’arrivée en 9 secondes 83. L’Australien Lachlan Kennedy a terminé deuxième, devant le Nigérian Kayinsola Ajayi. Avant la finale, Emmanuel Eseme avait déjà réalisé un temps de 9 secondes 89 en demi-finale.

Quelques heures plus tard, il a encore amélioré son chrono en courant la finale en 9 secondes 83. Ce résultat devient son nouveau record personnel et le nouveau record national du Cameroun.

Il bat également le précédent record du 100 mètres aux Jeux du Commonwealth en 1998. Celui-ci était de 9 secondes 88 et appartenait au Trinidadien Ato Boldon. Emmanuel Eseme réalise ainsi le meilleur temps jamais enregistré au 100 mètres masculin dans l’histoire de cette compétition.

Le Commonwealth pousse le Royaume-Uni à faire amende honorable pour son passé colonial

Les Jeux du Commonwealth réunissent des athlètes venus de pays et territoires membres du Commonwealth. L’édition 2026 se déroule à Glasgow, en Écosse, du 23 juillet au 2 août. Elle rassemble environ 3 000 athlètes de 74 nations et territoires, engagés dans dix sports. Il s’agit de la 23e édition de cette compétition.

Glasgow accueille les Jeux pour la deuxième fois, après l’édition de 2014. C’est dans cette compétition qu’Emmanuel Eseme s’est imposé dans la course de vitesse du 100 mètres masculin.

« Le travail a porté ses fruits »

Après sa victoire, le champion camerounais a exprimé sa joie : « C’est comme si tout le travail avait porté ses fruits. Je remercie Dieu et mon équipe. Je suis très heureux. » Emmanuel Eseme a expliqué que les premiers mètres ne sont pas son point fort. Il a donc gardé son calme avant de rattraper ses adversaires. Il a donc gardé son calme pendant la course avant de rattraper ses adversaires dans les derniers mètres.

Grâce à cette victoire, le Cameroun décroche sa première médaille de l’édition 2026 des Jeux du Commonwealth.

France : Un procès demandé dans l’affaire Bongo

Le 27 juillet 2026, le Parquet national financier français a demandé que la banque française BNP Paribas, plusieurs enfants de l’ancien président Omar Bongo et d’autres personnes soient jugés. Cette affaire porte sur des biens immobiliers qui auraient été achetés en France avec de l’argent public détourné au Gabon.

Le Parquet national financier français, chargé d’enquêter sur les affaires de corruption, a demandé, le 27 juillet 2026, que 23 personnes et entreprises liées au Gabon soient jugées à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Cette liste comprend BNP Paribas (Banque nationale de Paris), quatre sociétés immobilières et 18 personnes, dont plusieurs enfants de l’ancien président Omar Bongo.

La demande de renvoi vise également Antoinette Sassou Nguesso, épouse du président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, l’ancienne Miss France et comédienne Sonia Rolland est aussi concernée. Sonia Rolland avait été mise en examen après avoir reçu, en 2003, un appartement parisien offert par Edith Bongo. Elle conteste toute connaissance de l’origine présumée des fonds.

La demande du Parquet national financier (PNF) ne signifie pas encore que le procès est définitivement décidé. Le juge d’instruction doit maintenant rendre une ordonnance pour déterminer qui sera effectivement jugé. BNP Paribas, mise en examen depuis mai 2021, risque un procès pour blanchiment aggravé, notamment de faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics.

Propriétaires immobiliers : la Conac enquête sur l’origine des fonds

35 millions d’euros d’origine suspecte

Le PNF accuse BNP Paribas d’avoir facilité, entre 1996 et 2008, l’utilisation d’au moins 35 millions d’euros d’origine suspecte pour acheter des biens immobiliers. L’argent aurait transité par le compte bancaire français d’Atelier 74, une société de décoration qui recherchait et rénovait des biens immobiliers pour la famille Bongo.

Selon l’enquête, plusieurs dizaines de millions d’euros en espèces auraient été remis à cette société pour acheter les propriétés. BNP Paribas reconnaît qu’elle n’a pas bien contrôlé certaines opérations, mais la banque affirme qu’elle n’a pas volontairement participé à une fraude.

D’après les éléments du dossier, la justice française a saisi 52 biens immobiliers, dont la valeur totale est estimée à environ 70 millions d’euros. Elles se trouvent notamment dans des quartiers riches de Paris et à Nice. L’enquête avait été ouverte à la fin de l’année 2010, après une plainte déposée en 2007 par Transparency International France, une association indépendante qui lutte contre la corruption et le détournement d’argent public.

Elle cherche à déterminer si le patrimoine immobilier détenu en France par certains dirigeants africains et leurs proches a été financé avec de l’argent public détourné.

Gabon et Guinée-équatoriale : la fin d’un long conflit frontalier

0

Un an après l’arrêt de justice rendu en faveur de Malabo. Le Gabon et la Guinée équatoriale ont scellé mardi 28 juillet 2026 un accord historique au siège de l’Union africaine. Réunis à Addis-Abeba, les deux pays mettent ainsi fin à un litige territorial. Qui durait depuis un demi-siècle.

Depuis le début des années 1970, les deux voisins d’Afrique centrale se disputent Mbanié, une île d’une trentaine d’hectares, et deux îlots plus petits, Cocotiers et Conga, trois territoires situés dans des eaux présentent des richesses en pétrole.

En mai 2025, la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction de l’ONU, avait donné raison à la Guinée équatoriale dans ce litige.

L’épilogue diplomatique à Addis-Abeba

Lors d’une cérémonie au siège de l’UA, le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Oyono Esono Angue, et le président du Conseil constitutionnel gabonais, Dieudonné Aba’a Owono, ont signé un accord dans lequel les deux pays s’engagent à respecter la décision de la CIJ.

« Cette affaire est réglée de manière définitive », a affirmé le ministre équato-guinéen, ajoutant que les deux pays devaient désormais « aller de l’avant ».

Cemac : le Cameroun abrite le Fotrac

Cet accord ouvre « une nouvelle ère de coopération avec la Guinée équatoriale », une valeur de son côté M. Aba’a Owono.

Le texte a également été signé par Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, qui s’est félicité que soit résolu « un différend frontalier qui n’a que trop duré ».

En 1900, la France et l’Espagne, alors puissances coloniales, avaient signé à Paris un traité établissant les frontières entre leurs possessions voisines, celles de la côte du Sahara (futurs Mauritanie et Sahara occidental) et celles du golfe de Guinée (futurs Gabon et Guinée équatoriale).

Des traités contradictoires et du pétrole

Cet accord attribuait à l’Espagne la souveraineté notamment sur les îlots Mbanié, Cocotiers et Conga. Mais Libreville soutient qu’un traité ultérieur, la convention de Bata, signée en 1974 entre le Gabon et la Guinée équatoriale indépendantes lui confère la souveraineté sur les îles.

L’île Maurice : le viol conjugal désormais criminalisé

Les deux pays avaient demandé à la CIJ de se prononcer sur la validité de divers textes et accords, pas de déterminer quelle nation possède la souveraineté sur ces îles.

La CIJ a souligné que le titre légal sur les îles était détenu par l’Espagne qui l’a ensuite transmis à la Guinée équatoriale lorsque celle-ci est devenue indépendante en 1968.

Les îlots sont minuscules et pratiquement habités, mais se trouvent dans une zone potentiellement riche en pétrole et en gaz, à une dizaine de kilomètres de la terre équato-guinéenne la plus proche et à une vingtaine de kilomètres des côtes du Gabon.

RDC : la justice constitutionnelle ouvre la voie à un 3ᵉ mandat présidentiel

0

La Cour constitutionnelle de RDC a donné son feu vert à la proposition de loi référendaire susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour Félix Tshisekedi. Dans une annonce faite mardi 28 juillet 2026 à la télévision nationale. La plus haute juridiction du pays a jugé le texte conforme à la Constitution. Tout en assortissant sa décision de plusieurs réserves.

Au pouvoir depuis 2019 en République démocratique du Congo (RDC). Pays en proie à des conflits et à une flambée d’Ebola. M. Tshisekedi, 63 ans, arrive au terme de son deuxième mandat fin 2028.

La Constitution congolaise stipule que le nombre et la durée des mandats du Président ne peuvent faire l’objet d’aucune révision.

L’opposition, ressortie affaiblie et morcelée de la présidentielle de 2023. Remportée haut la main par M. Tshisekedi, s’est rassemblée ces derniers mois contre une proposition de loi visant à modifier les conditions d’organisation d’un référendum constitutionnel, portée par la majorité au pouvoir.

La voie libre pour l’assemblée constituante

RDC : Félix Tshisekedi manœuvre pour se maintenir au pouvoir

La Cour « dit conforme à la Constitution », la « loi fixant les conditions du référendum » en RDC, a déclaré mardi à la télévision nationale Dieudonné Kamuleta Badibanga, président de la Cour constitutionnelle.

L’instance a notamment validé certains articles de cette loi qui donnaient la possibilité au Président de changer la Constitution via une assemblée constituante puis un référendum en cas de « dysfonctionnement majeur » des institutions.

Elle a néanmoins émis des « réserves » sur d’autres articles controversés, dont un permettant au chef de l’Etat de demander un référendum sur toute question d’importance jugée « fondamentale ».

Le projet de loi référendaire a été adopté mi-juin par le Parlement. Où l’alliance présidentielle est ultra-majoritaire. Après approbation de la cour constitutionnelle, le chef de l’Etat doit encore se prononcer sur sa promulgation.

Ambigüité au sommet et répression sur le terrain

RDC : Ebola franchit les 3.000 cas

Lors d’une rare conférence de presse début mai. M. Tshisekedi a assuré qu’il n’a « pas répondu de troisième mandat » tout en déclarant que  : « si le peuple souhaite que j’aie un troisième mandat, j’accepteai ».

Les principaux partis d’opposition ont rapporté une manifestation prévue le 22 juillet pour s’opposer à un changement de Constitution, après que Kinshasa a annoncé le 17 juillet l’organisation d’un dialogue national longtemps réclamé par ces opposants, sans préciser qui en serait les participants.

Kinshasa s’est longtemps opposée à la tenue d’un dialogue national incluant certains représentants de l’opposition qu’elle accuse de complicité avec le M23, groupe armé qui s’est emparé de vastes pans de territoires dans l’Est avec le soutien de Kigali.

Le 12 juin, un rassemblement de l’opposition à Kinshasa a été réprimé. Plusieurs opposants ont été blessés lors d’affrontements avec des militants pro-gouvernement et la police. Les Nations unies ont condamné la mort d’au moins un manifestant ».

Côte d’Ivoire : les réfugiés burkinabè à l’abri de la junte d’Ouagadougou

0

Réfugiés en Côte d’Ivoire, de nombreux Burkinabè ont fui le régime autoritaire d’Ibrahim Traoré. Depuis le coup d’État en septembre 2022, le capitaine orchestre une répression systématique des voix dissidentes. Poussant ainsi ses opposants à l’exil.

L’AFP a présenté un acteur judiciaire et trois journalistes, métiers particulièrement ciblés par le régime, qui s’attaque également à la société civile, parfois à des militaires et récemment à ses soutiens ayant exprimé un désaccord.

Leur départ a été difficile, leur retour est incertain.

Ici, ils vivent prudemment, tentant de se fondre parmi une communauté burkinabè de plus de 4 millions de personnes – dont plus de 72.000 réfugiés -, diaspora la plus importante du pays, peuplé de 32 millions d’habitants.

Refuser de prendre les armes

Fin 2024, Boukary, un acteur judiciaire, est convoqué par l’armée pour lutter de force contre les groupes jihadistes qui minent le pays depuis une décennie.

Le régime est accusé par des ONG internationales d’utiliser un décret de mobilisation générale de manière abusive, pour réprimer les voix dissidentes.

Selon Boukary, dont le prénom a été modifié pour des raisons de sécurité, comme celui des autres personnes incluses, cette réquisition « punitive » était liée à une affaire judiciaire impliquant un proche d’Ibrahim Traoré.

« J’avais reçu des informations selon lesquelles je pouvais être affecté dans une zone très dangereuse ou même être éliminée physiquement », raconte-t-il à l’AFP.

Le lendemain de sa convocation, il quitte le pays « clandestinement, avec l’aide de proches », par voie terrestre, se souvient-il.

Peu après, des hommes de l’Agence nationale de renseignements (ANR) intimident son épouse, qui vient d’accoucher.

Sa famille le rejoint alors en Côte d’Ivoire, qu’il estime être le plus sûr des pays frontaliers.

Le Mali et le Niger voisins, eux aussi dirigés par des putschistes sous la pression d’attaques jihadistes meurtrières, étouffent également la contestation.

« Aujourd’hui, je n’ai aucune activité professionnelle », regrette-t-il.

« Nous survivons grâce au soutien d’amis et parfois en vendant le peu de biens que nous possédons encore », confie-t-il.

Poursuivre la mission d’informer

Burkina Faso : RSF accuse une milice pro-junte de traquer les journalistes

Fin 2023, Adama, journaliste, apprend qu’il est lui aussi enrôlé de force.

« Dieu merci, je n’étais pas là », se souvient-il, « je ne suis plus rentré depuis lors ».

« Pour être journaliste au Burkina et vivre dans ce pays, tu n’as que le choix entre te taire et dire que tout va bien, il n’y a plus de liberté de la presse », dénonce-t-il.

Selon lui, « ce n’est rien d’autre qu’une tyrannie implacable ».

Et comme tous les autres, il trouve la situation sécuritaire « préoccupante ».

En Côte d’Ivoire, pays qu’il connaît bien, il choisit « d’être un peu plus discret » et de se retirer des réseaux sociaux, mais continue d’exercer le journalisme.

« Ce métier, je ne peux pas l’abandonner totalement, même s’il est de plus en plus difficile de le pratiquer dans ces conditions », explique-t-il.

Il forme également des jeunes à l’enquête.

L’exil combatif

Burkina Faso : l’ambassade ferme définitivement en France

Ousmane est arrivé en Côte d’Ivoire fin 2023, une « dimanche où il y avait moins de surveillance » à la frontière, précise-t-il.

« J’ai eu la chance d’intégrer une rédaction, mon quotidien n’a donc pas beaucoup changé », explique le journaliste, expliquant qu’il utilise désormais un pseudonyme.

Pas suffisant pour éloigner la junte.

Les menaces, « c’est mon quotidien », dit-il, « j’en reçois sur ma page Facebook, dans ma messagerie privée. Certains m’écrivent: « +si on te croise, on va te tuer+ ».

Elles s’ajoutent à une « persécution judiciaire », affirme-t-il.

Il assure également qu’il y a des soutiens du régime ici en Côte d’Ivoire. Ils sont nombreux et certains savent où nous sommes (…) il m’est arrivé qu’après une publication sur les réseaux sociaux, quelqu’un révèle publiquement ma localisation ».

La junte s’appuie notamment sur la présence de dissidents burkinabè en Côte d’Ivoire pour accuser Abidjan de vouloir la déstabiliser, ce que les autorités démentent.

Pour Ousmane, l’exil est « une forme de résistance ».

« Je retournerai au Burkina Faso si la violence politique cesse et s’il ya un retour à la démocratie », se dit-il.

Des journées à rallonge

Nord-Est de la RDC : au moins 31 civils tués par les rebelles ADF

« Aujourd’hui, j’ai l’impression que les journées sont devenues beaucoup plus longues », souffle Salifou, journaliste qui a quitté le Burkina début 2024.

En Côte d’Ivoire, « je n’ai pas cherché à travailler comme journaliste », dit-il.

Et pour revenir à Ouagadougou, « il faut que je sois que je ne risque pas sûr d’être enlevé », comme c’est arrivé à des dizaines de voix critiques, craint-il.

Il estime qu’au Burkina, « les militaires ont créé les conditions pour que la presse internationale devienne la seule qui puisse informer sur la réalité ».

Des médias internationaux limités sur le terrain, souvent suspendus ou interdits de diffusion par la junte et dont des correspondants ont été expulsés.

« Il ne faut pas abandonner ces pays. Aujourd’hui, on a comme l’impression qu’il ya une non-assistance à des peuples en danger », s’inquiète-t-il, souhaitant un « retour à l’ordre constitutionnel ».

CAN féminine 2026 : Le coordinnateur des lionnes se méfie du Mali

Les Lionnes Indomptables affrontent le Mali mercredi 29 juillet 2026. Le coordonnateur de la sélection, Dimitri Lipoff, estime que le Cameroun ne part pas favori, car les Maliennes ont bénéficié d’une préparation plus longue. Il assure toutefois que les Lionnes ont fait le maximum dans le temps qui leur était accordé.

Les Lionnes Indomptables feront leur entrée dans la CAN féminine 2026, mercredi 29 juillet, face aux Aigles Dames du Mali. La rencontre se disputera au stade Larbi-Zaouli au Maroc. Pour le Cameroun, absent de l’édition 2024, ce premier match représente déjà un important test.

À quelques heures de cette confrontation, Dimitri Lipoff préfère donc rester prudent. Le coordonnateur de la sélection camerounaise estime que le Mali possède plusieurs avantages, notamment la stabilité de son encadrement et une préparation plus longue.

« Je pense que nous ne sommes pas favoris, même face au Mali qui dispose d’une équipe très solide. Elles n’ont que trois joueuses évoluant dans le championnat local. La plupart jouent à l’étranger », a-t-il déclaré.

Selon lui, les Maliennes travaillent depuis plusieurs mois avec le même entraîneur et un groupe resté largement stable.

« Contrairement à nous, elles bénéficient d’une préparation de plusieurs mois. Elles ont le même coach, la même équipe, le même groupe depuis longtemps. Elles sont donc très bien préparées et ont eu plus de temps que nous », a poursuivi Dimitri Lipoff.

CAN féminine 2026 : Le calendrier complet est connu

Le staff n’a disposé que de peu de temps…

Le responsable camerounais ne cache pas les limites rencontrées par les Lionnes avant la compétition. Le staff technique, mis en place récemment, n’a disposé que de peu de temps pour construire son équipe et préparer cette phase finale. Malgré cette situation, Dimitri Lipoff assure que le travail réalisé permet au groupe d’aborder la rencontre avec confiance.

« Cela dit, je sais que nous sommes également très bien préparées. Même si nous avons eu peu de temps, dans le délai qui nous était imparti, on pouvait difficilement faire mieux », a-t-il affirmé.

Le Cameroun arrive au Maroc après un parcours mouvementé. Éliminées par l’Algérie sur le score cumulé de 3-1 lors du dernier tour des qualifications, les Lionnes ont finalement été repêchées grâce à leur classement et à l’élargissement de la compétition à 16 équipes. La sélection, désormais dirigée par Valentine Nguele, dispute sa treizième CAN féminine et ambitionne de retrouver les premiers rôles.

CAN féminine 2026 : La compétition reportée

Le Mali ne vient pas simplement participer

En face, les Aigles Dames du Mali ne viennent pas simplement participer. Le Mali, également repêché, dispute sa neuvième CAN féminine. Éliminées en quart de finale lors de l’édition 2024, les Maliennes annoncent cette fois leur volonté d’atteindre le dernier carré. Elles sont conduites par Birama Konaté, en poste depuis septembre 2025.

Pour les Lionnes Indomptables, l’objectif sera donc de répondre sur le terrain à une équipe malienne que leur coordonnateur décrit comme solide et mieux rodée.

Dimitri Lipoff adopte un discours d’humilité, mais le Cameroun reste une nation importante du football féminin africain. Les Lionnes ont déjà atteint la finale de la CAN à trois reprises, en 2004, 2014 et 2016. Face au Mali, elles devront maintenant transformer leur courte préparation en détermination.