Dr. Yana Mbenda Edimo, s’inspire des différences pour bâtir un monde commun. Elle est théologienne, écrivaine et présidente de l’association La Samaritaine . Des atouts pour impacter une société, des valeurs partagées.
« Nous vivons dans une époque où les différences occupent souvent toute la place. Différences d’origines, de cultures, de langues, de sensibilités ou de convictions. Pourtant, au-delà de tout cela, nous partageons quelque chose de plus profond. Une histoire commune, des valeurs communes et le désir de construire un avenir meilleur pour nos communautés ». explique-t-elle pour nous situer sur ses aspirations sur le chemin du dialogue.
L’aigle comme symbole
En effet, la Camerounaise va créer l’application YANA. C’est un espace de dialogue, de réflexion et de partage. Uniquement destiné aux hommes et femmes qui refusent les divisions inutiles et qui croient encore à la force du lien. On l’aura donc compris, l’idée primordiale est de créer une véritable communauté. Et elle va choisir l’aigle comme symbole.
Ainsi donc, on parle de la Communauté des Aigles pour aller au-delà des discours. Et c’est justement parce que « l’aigle ne passe pas son temps à se plaindre du vent. Il apprend à s’en servir pour prendre de la hauteur. Le vent qui déracine le baobab n’empêche pas l’aigle de s’envoler», on est ici dans l’action agissante et non dans le divertissement.
Une bonne actrice carrément sur la scène politique. En fait, les municipalités ont besoin de voir de nouveaux visages émerger. Cette native de Douala 5ᵉ, est un ensemble de valeurs intrinsèques. Dans son for intérieur, ce sont les hommes et les femmes moulés dans le communautarisme qui vont gagner le pari.
Pour Yana Mbenda Edimo, la véritable transformation d’un pays commence par les hommes et les femmes qui le composent. Et donc, « le développement ne saurait être réduit à une succession de projets d’infrastructures. Ou à des indicateurs économiques », soutient-elle en suivant le vent de la modernité. Elle s’avance avec son implication dans le digital avec la création des plateformes numériques. Des espaces de dialogue, d’échanges et de participation citoyenne.
Les paroles s’envolent, les écrits restent
Et prend les suiveurs à contre-pied. « Ma présence sur les réseaux sociaux n’est pas un espace de distraction. C’est un lieu de rencontre, un espace vivant de dialogue et de partage avec vous. J’y viens pour parler de la puissance de nos racines, non comme un souvenir du passé. Mais comme une force active pour construire notre Nation », paroles d’une femme.
Facile donc de comprendre et faire comprendre qu’il s’agit d’un engagement pris pour montrer les valeurs au féminin. Du moins, c’est une question de promouvoir le leadership féminin et le développement communautaire.
Dans sa réflexion sur le Cameroun qui vient, elle va prendre son stylo. Et c’est pour « Rebâtir le Cameroun par nos racines – Au-delà de la démocratie ». Un précieux travail intellectuel qui cerne les contours du développement durable. Pour elle, « le Cameroun nouveau ne peut être construit sans une réappropriation des valeurs, des identités. Et des mécanismes de gouvernance issus de nos traditions »
Pour elle encore, « les racines ne constituent pas un regard tourné vers le passé. Mais une source d’inspiration pour bâtir l’avenir. Le respect, la solidarité, la responsabilité, la transmission. Et le vivre-ensemble représentent autant de valeurs essentielles pour relever les défis contemporains », la vision est claire.
Une nouvelle génération de leaders
Autant donc le dire, Yana Mbenda Edimo apparaît déjà comme une nouvelle génération de leader pouvant apporter d’autres idées. Du coup les paroles sortent. « Il faut qu’elle vienne dans le conseil municipal ici à Douala 5ᵉ. Avec l’esprit du Christ qu’elle incarne, elle va beaucoup apporter. Surtout qu’elle prône beaucoup les idéaux de paix et de partage. Elle est utile pour le Cameroun. Je ne la connais pas particulièrement. Mais je suis ses activités en ligne ».
« Elle est pasteur et leader dans les groupes communautaires dans les réseaux sociaux. J’ai appris qu’elle est native de Douala 5è. C’est pour cela que j’ai dit qu’elle doit entrer dans le conseil municipal de la commune de Douala 5ᵉ, va dire Mireille Bosadi Mbeppe, à Bonamoussadi.
Pour Hector Edubé, « c’est une dame qui incarne une valeur. Elle n’a jamais rejeté les valeurs traditionnelles. Aussi, elle encourage beaucoup les hommes et les femmes pour une responsabilité citoyenne collective surtout », dit l’anthropologue.

















