De retour de sa participation à l’école de dialogue de Libreville, le roi Jean Yves Eboumbou Douala Bell. Son épouse et l’ensemble du canton de Bell ont saisi l’opportunité des célébrations de la naissance des jumelles du couple royal. Pour passer de la théorie à la pratique de l’école du dialogue en termes interculturels.
C’est une foule immense représentant les quatre aires culturelles du Cameroun qui a vécu cet évènement particulier. Au lieudit stade Soppo, en plein cœur de Douala. À l’immensité de cette foule, il faut signaler quelques présences remarquables.
Valeurs et principes
Notamment celle de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, celle des opérateurs économiques. Celle des chefs traditionnels, celle de l’équipe Esperanza-CADE. Et bien sûr celle de la délégation des apprenants de l’école de dialogue de Libreville.
A noter aussi la présence au sein de cette dernière délégation des chefs venus du Gabon, Auguste Lolos Rapontchombo le chef des Akélés. Et Georges Pompidou Messeke chef des Aninwos. Deux faits marquants jaillissent de cette cérémonie en la décryptant sous le prisme des valeurs. Et principes de l’école de dialogue.
Premièrement son déroulé dans ses articulations protocolaires, management de la convivialité, prise de parole. Prestation des acteurs, a laissé l’impression de vivre certaines scènes de simulation qui ont permis d’introduire. Et d’explorer lors de la session de formation de Libreville plusieurs concepts.
Les principes de dialogue
A savoir les émotions et la gestion des émotions, les préjugés et la gestion des préjugés, les différentes formes de pouvoir. Et leurs exercices dans le cadre de la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Sans oublier le dialogue et les principes de dialogue.
Deuxièmement, l’organisation de la cérémonie a permis aux différentes communautés invitées, chacune en ce qui la concerne, de montrer un pan de comment elle célèbre chez elle l’avènement des jumeaux ou des jumelles.
Du coup, la scène de déroulement de cette cérémonie était devenue un véritable lieu de donner et de recevoir culturel. A travers lequel il est resté constant que les communautés, au-delà de leurs différences. Partagent en commun une considération exceptionnelle. voire cultuelles aux jumeaux et jumelles ainsi qu’à leurs géniteurs.
Enjeu de développement
Ces deux faits majeurs traduisent à suffisance la volonté de Sa Majesté, de son épouse et l’ensemble de la communauté. De partir de cette célébration pour relever un défi qu’ils se sont lancés vis-à-vis d’eux-mêmes. De réussir le passage des grandes théories acquises à l’école de dialogue aux expériences pratiques de terrain en matière de promotion du dialogue interculturel.
En se donnant un tel challenge, le canton Bell marque sa rupture. Avec les discours de haine tribale qui tendent à se normaliser au Cameroun. Et dans une certaine mesure en sous-région Afrique centrale. Ce fut au final un vrai cas d’école de l’appropriation des principes. Et des valeurs de l’ED au sein d’une ville cosmopolite comme Douala.
Il faut de telles volontés pour que la dynamique portée par le projet Service Civil pour la Paix de GIZ trouve avec le réseau des OSC. Elles qui sont ses relais sur le terrain, les bons points d’ancrage communautaires.
Capables de faire de cet outil un des leviers majeurs dans la quête de la cohésion sociale. Devenue un véritable enjeu de développement tant à l’intérieur du Cameroun, qu’au niveau de la sous-région Afrique centrale Du fait d’une recrudescence évidente des violences et des conflits multiformes.
















