Un jeune homme accusé de vol de tôles a été brûlé vif dans la cour de la chefferie de Baloum, dans la région de l’Ouest. Les forces de l’ordre rechercheraient activement le chef traditionnel mis en cause dans cette affaire.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent le jeune homme assis à même le sol avant sa mort. Les mains et les pieds attachés, en train de clamer son innocence. En pleurs, il supplie et demande que ses parents ou ses patrons viennent témoigner. Mais malgré ses appels à l’aide, ses bourreaux lui infligent des actes de violence avant de le brûler vif.
Aujourd’hui, la mort du jeune homme bouleverse l’opinion publique. Certains témoignages affirment qu’il n’avait pas commis le vol dont on l’accusait. Dans cette affaire, le nom du chef traditionnel de Baloum revient avec insistance. Plusieurs sources citent Sa Majesté Noussi Pokam Charly Constant, chef de 2ᵉ degré du groupement Baloum, comme une personnalité mise en cause dans la chaîne des événements.
Un homme perd la vie à Baloum suite à ses menaces de mort envers tout le village
Une autre affaire distincte se serait déjà déroulée
Selon certaines informations, une autre affaire distincte se serait déjà déroulée à Baloum en 2024, toujours sous l’égide du même chef de village. Un jeune homme y aurait également perdu la vie.
À ce stade, la prudence reste nécessaire : les responsabilités exactes doivent être établies par l’enquête judiciaire. Mais une question s’impose au sein de l’opinion : comment un tel drame a-t-il pu se produire dans un espace censé incarner l’autorité, la médiation et la sagesse traditionnelle ?
Selon des informations relayées, les forces de l’ordre rechercheraient désormais le chef. Les autorités judiciaires auraient également émis un mandat d’amener contre lui dans le cadre de l’enquête ouverte, après la mort du jeune homme. L’absence ou le silence de l’homme en fuite alimente davantage les interrogations autour de cette affaire.
La famille a déposé plainte
La famille de Steve Diffo a déposé plainte auprès des autorités compétentes. Les accusations évoquées sont lourdes : assassinat, complicité d’assassinat, séquestration, torture, non-assistance à personne en danger, destruction de preuves, association de malfaiteurs et outrage à cadavre.
En effet, le lanceur d’alerte N’zui Manto, de son coté a énoncé dans son discours qu’après sa mort, des chiens errant dans le coin ont lapé ce qui restait de son corps. Ces affirmations, largement relayées en ligne, renforcent l’indignation autour de cette affaire.
Le 15 juin 2026, la Chambre Nationale des Experts Criminels du Cameroun a condamné cet acte et appelé les autorités administratives, judiciaires et traditionnelles à faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Cette réaction donne à l’affaire une portée nationale.
L’opinion attend désormais des réponses claires. Qui a interpellé Steve Diffo ? Qui l’a conduit à la chefferie ? Qui était présent au moment des faits ? Qui a donné les ordres ? Qui a participé ? Qui n’a rien fait alors qu’il pouvait empêcher le pire ?















