Jusqu’où peut aller le gouvernement qui s’emploie depuis quelque temps à une offensive gouvernementale pour préserver le patrimoine routier national.
L’État a-t-il subrepticement pris conscience de la nécessité de préserver le patrimoine routier ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il qu’Emmanuel Nganou Djoumessi a reçu en audience le syndicat des conducteurs professionnels du Cameroun. Objectif : poser les jalons d’une collaboration inédite pour la préservation du patrimoine routier national.
Face aux préoccupations syndicales portant sur la dégradation des axes, l’encombrement des emprises par les commerces et les dysfonctionnements des stations de pesage, le ministre a réaffirmé l’engagement de l’État dans l’entretien des corridors vitaux, à l’instar des axes Édéa–Kribi et Douala–Bangui.
Implication des syndicats
« Cette rencontre marque un tournant avec l’annonce d’une implication accrue des syndicats aux côtés des municipalités dans les opérations de cantonage et la gestion des futurs Comités de Routes ».
«Alors que la digitalisation imminente des stations de pesage a été confirmée pour assainir le secteur. Le gouvernement mise désormais sur une synergie entre conducteurs et pouvoirs publics. Pour combattre l’incivisme, optimiser l’utilisation des aires de repos et garantir une mobilité sécurisée. Sur l’ensemble du territoire », commente un cadre en service au ministère des Travaux publics.
Corridor Douala-Bangui : ouverture effectif du trafic sur l’axe routier
Cette volonté est si poussée que le gouvernement ambitionne d’entretenir 121 873 km de routes. Le pays vient d’ailleurs de lancer une stratégie nationale pour préserver son patrimoine routier. Face à l’ampleur de son réseau routier, le ministre des Travaux publics a procédé au lancement de l’étude relative à l’élaboration d’une stratégie d’entretien du patrimoine routier, assortie d’une feuille de route.
L’objectif est clair : celui de préserver les investissements réalisés et d’améliorer durablement la performance du réseau dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.
Modernisation de corridors majeurs
A noter que le Programme de développement des infrastructures routières a permis la construction et la modernisation de corridors majeurs, notamment Sangmélima–Ouesso (302 km), Bamenda–Batibo–Numba (65 km), Numba–Bachuo-Akagbe–Mamfé–Ekok (145,51 km). Ainsi que des axes en cours tels que Mora–Dabanga–Kousseri (207 km). Ngaoundéré–Garoua (242 km) et Edéa–Kribi (110,59 km).
Plusieurs routes de connectivité ont également été aménagées, dont Grand Zambi–Kribi, Olama–Bingambo. Zoetele–Nkolyop, Sangmélima–Mengong, Maroua–Mora et Mbouda–Foumbot.
Au 31 décembre 2025, le réseau comptait 10 939,92 km de routes bitumées (8,98 %) contre 110 933,08 km de routes en terre (91,02 %). Dans le cadre de la SND30, 2 441,11 km de routes ont déjà été bitumés sur un objectif de 3 600 km (67,81 %).
Tandis que 832,54 km de routes bitumées ont été réhabilités sur 1 800 km prévus (46,25 %), ce qui renforce la nécessité d’un dispositif d’entretien plus performant.
















