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Bwadibo: Des titres fonciers en toute transparence

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Trans Afrique

Le village Bwadibo, situé dans l’arrondissement de Dibombari, a vécu le dimanche 7 juin 2026, un fait tout à fait inédit. Des titres fonciers ont été remis à six personnes représentant chacune une entité dudit village.

Selon les sources introduites à la chefferie de 3ᵉ degré, Sa Majesté Elongo Kingué a convoqué le représentant des jeunes, celui des femmes, les représentants des familles Bona Ndoumbè, Bona Yolo, Bon’Ekedi et la chefferie elle-même, avec pour ordre du jour, concertation sur la gestion du patrimoine foncier. Avec en fond de toile la remise des titres fonciers aux ayant-droits.

 Une grosse surprise

Dans les couloirs de la chefferie, l’on nous fait comprendre que : « les gens ne croyaient pas. Le chef a engagé des démarches pour la viabilisation d’espace qu’il a récupéré de haute lutte entre les mains des riches. Après même, certains groupes au village ont dit que le chef avait vendu toutes lesdites terres. On a tout dit de lui. Donc, ce sera une grosse surprise pour certaines qui vont recevoir leurs papiers ce jour », nous a-t-on soufflé avant les assises.

Autre point à l’ordre du jour, la récupération des terres happées par la collectivité Babenga. Village limitrophe de Bwadibo, avec des superficies importantes. Et là aussi, les mêmes esprits ont accusé le chef. « Les mêmes personnes ont chanté partout que le chef avait vendu tous ces espaces. Sa majesté va donc présenter le schéma. »

« Il risque de se dessaisir du dossier qu’il va confier aux autres fils et filles du village pour la suite. Le chef estime avoir été trop humilié et combattu inutilement. D’aucuns ont mis sa tête à prix. Chacun y va selon leurs commentaires », nous a soufflé une autre source.

Bwadibo : le chef accusé de braderie foncière

Entre 16 et 18 hectares

La rencontre du dimanche a été hyper calme. À la chefferie, aucun bruit ne se faisait entendre. Le chef a choisi de s’enfermer avec ses convives. Les assises ont plutôt pris les allures d’un huis clos. Seuls les véhicules de marque garés devant la barrière signalaient la présence des gens dans la maison du chef.

En effet, la chefferie était bien calme. De 12 h à 14 h 00, aucun bruit. C’est autour de 14h30 que la voix du chef a retenti, appelant un des servants de venir avec le tire-bouchon. Et par après, les éclats de rire. La rencontre était terminée. L’on a vu les uns et les autres avec les documents en mains. « Chacun de nous porte le titre foncier de son groupe », nous explique-t-on. Et toujours dans les explications, les superficies varient entre 16 et 18 hectares.

La joie est perceptible. Roger Mbanda, est le premier à livrer ses émotions. « C’est une réaction de joie. Parce que depuis la nuit des temps, c’est la première fois qu’une telle occasion se présente dans notre village. Que les titres fonciers sont distribués de façon solennelle chez les chefs de famille de tous les villages de notre village. Et ça, c’est une occasion pour dire que nous devons restaurer la paix dans notre village. Pour que tout se passe bien », va déclarer le représentant de la famille Bona Yolo.

Sa majesté Samuel Elongo Kingue :« Si on ne s’explique pas devant les autorités judiciaires et administratives, Bwadibo ne va pas être en paix… »

Constituer une famille de paix

Ce dernier promet de jouer la carte de la transparence. «En tant que chef de famille, je suis obligé de convoquer une réunion pour informer de ce document précieux que nous devons partager ensemble. Je tiens à attirer l’attention des uns et des autres que nous devons constituer une famille de paix. Et c’est la paix qu’on veut dans le village. C’est la paix. Il n’y a pas autre chose », dit-il encore.

Pour le Pr. Modi Koko, « Il faut dire que les titres fonciers ont été remis au chef de famille. Pour que chaque famille puisse jouir successivement de ses parcelles de terre. C’est une première à Bwadibo. Cela a été fait au cours de la réunion. De mémoire de fils de Bwadibo, nous n’avons jamais procédé de cette manière. Par le passé, chacun se débrouillait pour obtenir son titre foncier. « Il y a d’autres petits fonciers qui sont en cours », a dit le représentant de la famille Bon’Ekedi.

Pour lui encore, « il y aura toujours des incompréhensions, mais l’essentiel, c’est d’avancer. Nous avons la foi en l’avenir de ce village. Personnellement, je sais que tout se passera bien. Et que les petites secousses, les petits remous qu’on entend çà et là vont bientôt se taire »

Approché, sa majesté Elongo Kinguè n’a pas souhaité réagir. Il nous a plutôt orientés vers des chefs de famille bénéficiaires.

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