Face aux actes de féminicides, de viols et d’infanticides profondément regrettables et choquants. L’État du Cameroun entend réagir et agir avec la plus grande fermeté.
Depuis quelque temps le Cameroun connait une montée vertigineuse des féminicides, des viols, des infanticides. Et autres abus de toute nature, qui sont commis à l’encontre d’enfants. Généralement en bas âge, dans diverses localités.
L’équilibre du corps social
Ces phénomènes profondément regrettables choquent autant par les circonstances dans lesquelles ils interviennent que par leur violence. Et leur cruauté, de même que par les conséquences qu’ils entraînent sur l’équilibre du corps social tout entier.
Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, ces situations méritent qu’on s’en indigne. Les dénonce et les condamne avec la dernière énergie. Mais aussi pour en appeler à des actions fortes. « S’agissant en premier des cas de féminicides, quelques statistiques permettent de prendre toute la mesure de la gravité de la situation vécue ces dernières années », affirme René Emmanuel Sadi.
Qui évoque quelques chiffres qui donnent froid dans le dos. En 2023, 50 femmes ont été assassinées, et ce chiffre n’a cessé de croître, pour atteindre 67 cas en 2024 et 77 en 2025. Ces chiffres qui ont été enregistrés depuis le début de l’année 2026. Lesquels confirment cette funeste tendance haussière.
Accompagnement spécifique aux victimes
A cela, il faut relever que ces féminicides sont majoritairement commis par les personnes proches des victimes. Et spécifiquement les conjoints, les parents et autres membres d’une même famille. Les voisins, ou encore des amis et connaissances.
Pour ce qui est des violences commises à l’encontre des enfants, et qui se traduisent essentiellement par des viols. Des meurtres et divers traumatismes, le cas le plus récent concerne la petite Bissong Omgba Pauline Joyce. Agée de trois ans, elle était inscrite en prématernelle dans un établissement scolaire situé au quartier Odza à Yaoundé et avait subi des sévices sexuels.
Au regard de la situation, le gouvernement promet de prendre des mesures visant à protéger et à apporter un accompagnement spécifique aux victimes, et le cas échéant, à leurs ayants droit, tout en mettant en mouvement les mécanismes de prévention et de sanction des auteurs desdites violences.
Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche
« Cette prise en charge obéit à un système de référencement mis en place dans les plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, impliquant tous les acteurs gouvernementaux intervenant en matière sociale, sanitaire, judiciaire et sécuritaire. »
Ainsi que « les collectivités territoriales décentralisées, les partenaires techniques. Et financiers, les organisations de la société civile et les communautés », confie le ministre de la Communication.
Dimension psychologique et sociale
Il poursuit en soutenant que cette approche de soutien aux victimes comporte une dimension psychologique et sociale. A travers une écoute active, un accompagnement psychosocial, un suivi approprié. Et leur placement dans des espaces dédiés encore appelés « espaces sûrs ». Lesquels offrent un abri temporaire aux victimes.
À ce jour, il en existe, selon le gouvernement, environ une centaine d’abris temporaires de ce genre, à travers l’ensemble du territoire national. À cela, il faut ajouter les mesures de suivi médical, qui consistent à prodiguer des soins d’urgence aux victimes survivantes. Par ailleurs, les victimes ou leurs ayants droit bénéficient d’une assistance judiciaire et sécuritaire, soit pour le dépôt des plaintes, soit pour le suivi des procédures y afférentes.












