L’histoire continue d’alimenter les conversations au quartier Mbanga-Pongo, situé dans l’arrondissement de Douala 3ᵉ. Une dame a abandonné son mari malade depuis 12 années pleines et est revenue pour réclamer le corps de l’époux décédé.
La dispute est donc ouverte entre deux familles. La mère et les enfants veulent le corps de leur père. Les oncles disent s’opposer carrément. Selon les frères du défunt, « ce corps là nous appartient. « Nous voulons absolument ce corps », disent-ils.
Tandis que : « les enfants et leur mère ne veulent lâcher prise sous aucun prétexte, et ils disent vouloir rendre un hommage mérité à leur père ».
12 ans sans être assisté
Une information confirmée par nos confrères de la FM 105 Suellaba, une chaîne de radio locale. Selon les sources concordantes, et en suivant le câble du reporter Guillaume Onambélé. L’homme s’appelait René Ngati, et il avait 59 ans.
Suivant les témoins, « ce monsieur est tombé malade. Et a passé pratiquement 12 ans sans être assisté par son épouse et ses enfants C’est ainsi donc que ses frères l’ont pris et il va passer toutes ces années chez eux. Depuis le mois de juin 2025, il avait retrouvé la santé».
Alors « Il va décider de regagner son domicile qui est resté fermé depuis de longues dates. Il va se mettre à l’aménagement, la maison ayant pris un grand coup d’usure. Et a commencé à faire ses travaux. Il va engagé un chantier, mais malheureusement, va rendre l’âme le lundi 8 juin 2026. En plein travaux pour la construction d’une deuxième maison.»
Une riposte farouche des frères
« Ayant appris le décès du père et de l’époux, la femme et ses enfants vont surgir et réclamer le corps du papa. Face à eux, une riposte farouche des frères de René Ngati. Ces derniers vont brandir une lettre laissée par le défunt, avec sa signature, nous raconte un proche de la famille de M. Ngati.
Dans la copie qui nous a été présentée, il est clairement écrit : « Si je meurs, que mon frère Fabien, mon frère Linus. Et Luc prennent la lettre. Et qu’ils m’enterrent là où ils veulent. La dame avec qui je me suis marié n’a rien fait pour moi. Je suis resté 12 ans, malade sans son assistance. 12 ans sans que les enfants ne viennent me voir. Je ne veux pas que mon corps soit remis à ces gens-là », peut-on lire.
Les frères ont dit non
Pour le voisinage, « la famille sait que depuis 12 ans, les enfants et la femme sont partis, aujourd’hui il a engagé les travaux pour faire sa deuxième maison, il veut à tout prix garder son corps, c’est ce pourquoi les oncles et les frères ont dit non. Voilà qui a provoqué cette grave discussion entre femme, enfants et frères », nous rapporte une autre source.
En attendant de voir un peu plus clair, le procureur de la République a décidé de sceller le corps. Mais la colère reste perceptible dans les deux camps. Affaire à suivre,












