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Fecafoot : Clash entre Eto’o et Owona Nguini

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Trans Afrique

Après la non-qualification des Lions indomptables pour le Mondial 2026, les esprits s’échauffent à la Fecafoot. Le professeur Owona Nguini a vertement critiqué la gestion de Samuel Eto’o. Il a accusé la Fecafoot d’avoir saboté le travail du sélectionneur Marc Brys. La réplique de Samuel Eto’o et de la fédération ne s’est pas fait attendre, recadrant avec fermeté l’enseignant de droit.

Comme on le voit donc, l’échec à décrocher une place pour le Mondial, qui se joue en ce moment, a ravivé les tensions autour de la gestion de la Fecafoot. Le professeur Owona Nguini accuse publiquement la fédération camerounaise de football d’avoir saboté le travail du sélectionneur Marc Brys. Il parle d’une ingérence et d’un manque de cohérence dans la gestion sportive.

Les tensions institutionnelles

En effet, le politologue s’est montré particulièrement critique envers la gestion de la Fédération camerounaise de football. Ses charges ont été élaborées en 4 points majeurs. D’abord le sabotage de l’équipe nationale.

Selon lui donc, « les tensions institutionnelles entretenues par la fédération ont directement nui à la préparation technique de l’équipe. On a vu les joueurs contraints d’effectuer des sessions de mise en forme sans les équipements requis. Une responsabilité qui incombe directement à la fédération », soutient-il.

Ensuite le manque de formation managériale de Samuel Eto’o. Mathias Eric Owona Nguini va relever la différence majeure entre le talent d’un joueur. Et les compétences requises pour diriger une institution. « Samuel Eto’o, tes Ballons d’Or ne peuvent suffire. Il faut te former pour gérer le football car tu es très loin d’en avoir le niveau », va-t-il lancer.

Dans sa vision du management sportif. Il ne va pas de mains mortes : « Gérer, ce n’est pas dribbler », va-t-il déclarer.

Inauguration de la Fecafoot : Samuel Eto’o rend hommage à Iya Mohamed

Absence des bilans clairs

Ensuite l’absence de transparence financière. Le prof dénonce alors l’opacité financière de la Fecafoot. Notamment l’absence des bilans clairs concernant l’utilisation des ressources publiques allouées à la fédération lors des grandes compétitions. Et cela depuis la Coupe du monde 2022. « Dès lors que l’État injecte des milliards de francs pour financer les sélections. Un devoir de redevabilité rigoureux est indispensable », dit-il

Enfin, le prof a vu une influence bien toxique du président de Fecafoot dans l’espace public au Cameroun. Il y va, déplorant, la forte polarisation, les guerres de clans et les conflits permanents. Plus précisément avec le ministère des Sports. Une situation qui mine le football camerounais et l’empêche de « se moderniser sereinement ».

La réplique de Samuel Eto’o et de la Fecafoot

Face aux attaques virulentes du Pr. Owona Nguini, Samuel Eto’o et la Fecafoot n’ont pas tardé à contre-attaquer. En date du 19 juin 2026, le président et son staff se sont défendus en 3 points essentiels.

La thèse du sabotage

D’abord sur la clarification du niveau des responsabilités. Alors, balayant la thèse du sabotage, la Fecafoot va rappeler que l’échec sportif ne peut lui être exclusivement imputé. Elle va dire qu’il s’agit d’une responsabilité collective. C’est-à-dire l’ensemble des acteurs, y compris le staff technique porté par Marc Brys. Et le ministère des Sports, avec qui la cohabitation a été notoirement complexe.

Pour ce qui est du bilan de Samuel Eto’o, la réplique met en avant les chantiers de modernisation du football camerounais. Notamment l’inauguration récente du nouveau siège de la fédération et les réformes structurelles engagées.

Enfin, les accusations de logistique. Face à la polémique soulevée par le politologue qui a dit avoir vu les joueurs s’entraîner. Sans les équipements adéquats fournis par la Fecafoot, la fédération, oppose un démenti formel.

L’instance assure avoir respecté ses prérogatives logistiques. Et accuse en retour ses détracteurs de manipuler l’opinion publique. Pour fragiliser la stabilité de l’équipe nationale et de son exécutif.

Réélection à la Fécafoot: Les défis de Samuel Eto’o

L’image et le prestige des acteurs

Et le débat est loin d’être clos. Au contraire, il ravive les tensions. Owona Nguini ne se laisse pas faire. Le prof a mis en garde Samuel Eto’o Fils. Dans ses plateformes numériques, Owona Nguini a écrit à Eto’o.

« Dites à Samuel Eto’o et à la Fecafoot de ne pas jouer à ce jeu avec moi. Qu’ils assument clairement leur part de responsabilité avérée », peut-on lire. Facile donc de comprendre que le débat a dépassé le simple cadre technique. Il a touché à l’image et au prestige des acteurs.

De même, ce clash illustre la difficulté de concilier gestion institutionnelle et critique intellectuelle. Dans un contexte où le football est à la fois passion populaire et enjeu politique. Pour la suite, on entend tout simplement voir la capacité des acteurs. À transformer cette confrontation en débat constructif sur la réforme du football camerounais

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