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Décès du Dr Mbengono Barbara: plusieurs médecins sanctionnés

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Après plusieurs mois d’enquête sur le décès du Dr Mbengono Barbara Nancy Hilary au Chu de Yaoundé, l’Ordre National des Médecins du Cameroun frappe fort. Suspensions, fautes professionnelles et défaillances organisationnelles : la décision de la Chambre de discipline révèle les profondes fragilités du système hospitalier face aux urgences obstétricales.

Le verdict est tombé dans le milieu médical camerounais. Réunie le 16 mai 2026, la Chambre de discipline de l’Ordre National des Médecins du Cameroun a prononcé de lourdes sanctions contre plusieurs praticiens du Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé (CHU). En cause : la prise en charge du Dr Mbengono Barbara Nancy Hilary, décédée le 4 février dernier.

Trois médecins seniors écopent chacun de douze mois de suspension. Parmi eux, le Professeur Nkwabong Élie, reconnu coupable de négligence professionnelle grave et de défaut de supervision. Le Professeur Jemea Bonaventure est sanctionné pour des manquements aux protocoles anesthésiques et transfusionnels. Quant au Dr Tiyou Calvin, la Chambre lui reproche un retard dans le contrôle chirurgical d’une urgence hémorragique.

Négligence médicale : la douleur des patients

Supervision insuffisante face aux situations critiques

L’affaire dépasse cependant les responsabilités individuelles. Dans sa décision, l’ONMC décrit surtout une chaîne de défaillances. Pami lesquelles défaut d’organisation, insuffisance de coordination et mauvaise gestion de l’urgence obstétricale apparaissent comme les véritables lignes de fracture du dossier.

Les médecins résidents impliqués ne sont pas épargnés. Il s’agit notamment du Dr Nzie Nvondo José, du Dr Engon Soppo Blandine, du Dr Moli Victorine et du Dr Mforbi Kisito, que la Chambre de discipline suspend pour six mois. La Chambre évoque des erreurs techniques liées à leur inexpérience, mais également une implication dans des actes dépassant leur niveau d’autonomie sécuritaire. Cette nuance est importante. Elle pose frontalement la question de l’encadrement des jeunes médecins dans les hôpitaux universitaires. Car derrière les sanctions, l’enquête met en lumière un système où la supervision semble parfois insuffisante face aux situations critiques. À l’inverse, la Chambre de discipline relaxe totalement le Dr Ngo Ngue Antoinette. Sans retenir la moindre faute à son encontre.

Dès février, l’ONMC avait promis une enquête « impartiale et rigoureuse ». Trois mois plus tard, l’Ordre veut envoyer un signal fort. Cette décision marque une rare démonstration d’autorité disciplinaire dans un secteur souvent accusé de protéger ses propres membres.

onmc santions

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