La Gendarmerie nationale a récemment mis fin aux activités d’un local clandestin spécialisé dans la fabrication de fausses pièces de monnaie. Il était caché dans un magasin de fabrication de matériaux de construction à Douala.
Douala est de nouveau au cœur d’une affaire de criminalité financière. La Gendarmerie nationale a démantelé un réseau de production et de distribution de fausses pièces de monnaie dans la capitale économique camerounaise. L’opération a mobilisé le préfet Mvogo Sylyac Marie, présent sur les lieux. Cette intervention a été rendue possible grâce à un renseignement jugé fiable.
Elle a permis de découvrir un atelier clandestin installé dans un magasin qui servait de façade aux activités illicites. Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent un ressortissant chinois interrogé par les autorités sur les lieux. Il est soupçonné d’être l’un des instigateurs de cette affaire de fausse monnaie.
Sous le contrôle des autorités, le suspect a expliqué son mode opératoire, en montrant comment les fausses pièces de monnaie étaient fabriquées à l’aide de matériaux et de machines retrouvés dans le magasin. Ces pièces contrefaites se distinguent notamment par leur légèreté, un détail qui permet de les différencier des vraies pièces de monnaie.
Des liasses de billets de banque auraient aussi été saisies sur place. Selon les informations disponibles, les mis en cause fabriquait de fausses pièces de 500, 100Fcfa, etc.
Une forme de fraude souvent moins visible
Cette opération met en lumière une forme de fraude souvent moins visible que celle des faux billets. Les pièces de monnaie, très utilisées dans les marchés, les transports, les petits commerces et les transactions quotidiennes, peuvent circuler rapidement sans faire l’objet d’un contrôle strict. C’est précisément cette facilité d’écoulement qui rend ce type de contrefaçon particulièrement préoccupant.
Ainsi, le magasin soupçonné d’abriter l’atelier clandestin a fonctionné comme une couverture. Derrière une apparence commerciale ordinaire, les faussaires avaient installé un espace de production destiné à alimenter progressivement les circuits de vente de la capitale économique. L’enquête devra désormais établir l’ampleur réelle du réseau, identifier les autres circuits de distribution et déterminer d’éventuelles complicités.
Ce démantèlement intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la circulation de fausse monnaie au Cameroun. Ces derniers mois, plusieurs opérations menées par les forces de sécurité ont permis de saisir d’importantes quantités de faux billets dans différentes villes du pays. À Douala, des affaires similaires avaient déjà alerté les autorités et les populations sur la progression de ce phénomène.
Une menace directe pour l’économie
Pour le préfet Mvogo Sylyac Marie, la fausse monnaie représente une menace directe pour l’économie locale. Dans une ville comme Douala, où les paiements en espèces demeurent très fréquents, l’introduction de fausses pièces ou de faux billets peut perturber les petits achats du quotidien, notamment dans les marchés, les boutiques et les transports.
Elle fragilise ainsi les petits commerçants, expose les ménages à des pertes financières et porte atteinte à la confiance dans les échanges. Les autorités sécuritaires devraient poursuivre les investigations afin de déterminer si les pièces déjà produites ont été mises en circulation et dans quels quartiers elles auraient pu être écoulées.
Les populations sont, elles aussi, appelées à faire preuve de vigilance lors des transactions, notamment dans les marchés, les stations de transport, les boutiques et les lieux de forte circulation monétaire.















