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Viol de la petite Joyce : Les artistes dénoncent

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L’indignation ne se limite pas aux rues de Yaoundé. Dans la foulée de la mobilisation citoyenne, plusieurs figures publiques camerounaises ont pris la parole. Actrices, chanteuses, influenceuses refusent de se taire. Leurs mots, portés par l’émotion et la maternité, résonnent comme un appel collectif à la justice.

 « Protéger les enfants n’est pas une option »

Muriel Blanche, influenceuse et actrice, est l’une des personnalités à réagir. Son message bien qu’il ne porte pas le nom de la petite Joyce Nawelle, est tout de même direct et sans détour. Elle rappelle ce que l’école devrait être un espace d’apprentissage et de protection. Pas un lieu de perdition. « Quand des parents déposent leurs enfants à l’école, ils devraient avoir l’assurance de les retrouver sains et saufs », écrit-elle. Elle conclut avec fermeté « la sécurité des enfants est une responsabilité partagée, pas un choix.

Dans le même élan, l’actrice Emy Dany Bassong livre un témoignage plus personnel. Mère elle-même, elle dit avoir passé des nuits entières sans sommeil après avoir appris les faits. Elle décrit le quotidien de nombreux parents camerounais car chaque départ à l’école ressemble désormais à une prière silencieuse, chaque retard devient une angoisse. «Il y a des nouvelles qui arrachent le cœur et laissent des nuits entières sans sommeil. « Aujourd’hui au Cameroun, des parents vivent avec une angoisse devenue quotidienne. Chaque départ à l’école ressemble à une prière silencieuse. Chaque retard devient une peur impossible à expliquer.», écrit-elle.

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Elle pointe surtout un danger insidieux : l’accoutumance à l’horreur. « Nous commençons presque à nous habituer. Violences, agressions, disparitions nos enfants grandissent dans un climat qui vole peu à peu leur innocence. Je suis maman. Et ces histoires me bouleversent profondément. Aucun parent ne devrait avoir peur de voir son enfant sortir de la maison », alerte-t-elle. Un constat qui fait froid dans le dos.

Une chanteuse exige des actes

Coco Argentée, artiste musicienne et mère, adopte un ton différent. Plus brut et plus viscéral. Elle dit comprendre la douleur de la mère de Joyce Nawelle dans ses tripes. Elle imagine ce que représente un enfant : neuf mois de grossesse, les nuits blanches, les projets, l’amour investi. Et l’horreur de voir tout cela brisé. Mais au-delà de l’émotion, elle formule des exigences concrètes. Elle appelle la justice camerounaise à mener une enquête minutieuse, sans négliger aucun détail. Elle réclame qu’une psychologue et une logopédiste  indépendantes de l’école et de la famille soient attribuées à la petite Joyce. « Joyce Nawelle parlera », affirme-t-elle avec conviction.

Elle s’adresse enfin directement aux parents. Elle les invite à instaurer avec leurs enfants un réseau de confiance, d’écoute et de dialogue. Apprendre à lire les silences. Détecter les signaux d’alerte dans le regard d’un enfant. Agir avant qu’il ne soit trop tard.

Trois voix, trois femmes, mais un seul message. L’affaire Joyce Nawelle ne doit pas tomber dans l’oubli. Elle ne doit pas non plus rester un simple fait divers. Elle est le révélateur d’un malaise profond. Celui d’une société qui doit se décider à protéger ses enfants.

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