Avec le lancement de la PrEP injectable contre le Vih/SIDA, le Cameroun vient de franchir un nouveau palier dans la lutte.
En dépit des avancées réalisées par le Cameroun dans la lutte contre le VIH. Avec une prévalence ramenée à 2,6 % chez les 15-49 ans La situation reste préoccupante pour le gouvernement.
Prophylaxie pré-exposition injectable
Selon le ministère de la Santé publique, près de 21 000 nouvelles infections continuent d’être recensées chaque année. Une triste réalité qui, de l’avis du Minsanté, impose de compléter les stratégies existantes par des solutions innovantes. Mieux adaptées aux populations les plus exposées.
Il a présidé la conférence de presse de lancement officiel de la phase pilote de la prophylaxie pré-exposition injectable (PrEP inj). A base de cabotégravir à longue durée d’action. En plaçant l’innovation scientifique au centre des efforts de prévention. Le Cameroun, à travers le Dr Manaouda Malachie, marque une étape supplémentaire dans la stratégie nationale de lutte contre le VIH.
Relevons que la PrEP injectable se présente comme une alternative efficace aux comprimés quotidiens. Administrée tous les deux mois, elle ne remplace ni le préservatif, ni le dépistage, ni le suivi médical, mais vient renforcer l’arsenal de la prévention combinée, tout en améliorant l’observance chez les personnes à haut risque.
Meilleure adhésion
Au cours de la rencontre de Douala, le ministre de la Santé publique s’est appesanti. Sur le bien-fondé de cet outil de prévention. Et appelle les agents de santé à intensifier les actions de sensibilisation. Le Dr Manaouda Malachie a également rappelé que ces injections sont disponibles gratuitement. Et en quantité suffisante dans les formations sanitaires.
En revanche, il a précisé que la PrEP ne remplace ni le préservatif, ni le dépistage, ni le suivi médical. Mais complète la prévention combinée. Le ministre de la Santé publique appelle également à une meilleure adhésion à la Couverture Santé universelle. Ceci facilite l’accès aux soins pour les populations.
Cette innovation, intervient dans un contexte où le Cameroun a enregistré des avancées dans la lutte contre le VIH. Avec une prévalence estimée à 2,6 % chez les personnes âgées de 15 à 49 ans. Malgré ces progrès, près de 21 000 nouvelles infections sont encore enregistrées chaque année.
Avec la PrEP injectable, le Cameroun veut franchir un nouveau cap dans la prévention du VIH. Et poursuivre son objectif de réduire durablement les nouvelles infections d’ici 2030.











