La banque camerounaise, Afriland First Bank, la première en termes de total de bilan, annonce l’ouverture de sa succursale en République centrafricaine (RCA). Point de départ d’une large offensive sous-régionale qui la conduira aussi au Tchad et au Congo.
Afriland First Bank poursuit son expansion. La banque camerounaise annonce le démarrage de ses activités en République centrafricaine (Rca) depuis le mois de juin 2026.
L’annonce est contenue dans un communiqué rendu public le mercredi 15 juillet par son administrateur directeur général, Célestin Guela Simo.
« Cette nouvelle implantation marque une étape stratégique majeure dans la construction progressive d’un groupe bancaire régional. Intégré et engagé aux côtés des acteurs économiques », détaille le document.
Intégration régionale
La succursale centrafricaine est donc opérationnelle depuis juin dernier. Elle est dirigée par Zavier Nguetheu, jusque-là directeur de l’agence camerounaise Afriland First Bank de Bertoua, à l’Est Cameroun. Le capital à l’ouverture est de 2,15 milliards de francs CFA.
« Notre ambition est de bâtir un groupe bancaire africain de référence, profondément enraciné dans les réalités locales. Mais ouvert sur les standards internationaux », a déclaré Célestin Guela Simo, administrateur directeur général d’Afriland First Bank.
Il ajoute : « Les frontières géographiques ne doivent jamais devenir des limites au développement des entreprises africaines. En d’autres termes, la banque se veut un outil de promotion de l’intégration régionale souvent mise à mal ».
Agrément bancaire unique
L’expansion régionale d’Afriland First Bank avait reçu un avis favorable de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) en décembre 2025. Dans la foulée, le gendarme du secteur bancaire dans l’espace Cemac avait délivré à la First Bank un agrément bancaire unique.
Ce document permet à un établissement agréé dans un pays de la sous-région d’implanter une succursale dans les autres pays de cet espace économique, sans se faire délivrer préalablement un agrément national distinct. Le feu vert de la Cobac suffit dans ce cas.
Le marché bancaire centrafricain offre de bonnes perspectives. Avec un taux de bancarisation de 7% pour six millions d’habitants, ce marché pest relativement en friche. Quatre banques commerciales étaient installées jusque-là.
Accompagner le secteur privé
Et, du coup, il y a encore de la place à prendre pour les nouveaux acteurs comme la First Bank. Qui devra grappiller des parts de marché sur le portefeuille des dites banques.
L’entité de droit camerounais vise 10% des parts de dépôt à l’horizon 2030. Les services à offrir vont de la banque de détail au financement d’entreprise et de banque numérique.
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Champions d’industrie
La banque panafricaine ne cache pas sa principale ambition. Elle entend jouer un rôle majeur notamment dans l’émergence des capitaines d’industrie et, en amont, l’accompagnement des investisseurs. Notamment ceux du secteur privé africain.
Les investisseurs camerounais opérant sur le sol centrafricain devraient également bénéficier de l’implantation de la First Bank. Notre engagement dépasse le financement », prévient l’administrateur directeur général.
« Notre ambition est de contribuer à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs africains compétitifs et résilients. Capables de porter la croissance du continent et de devenir les champions économiques de demain. »
Au 31 décembre 2025, Afriland First Bank affiche un total bilan évalué à 2250 milliards de francs CFA. Les encours de crédit se chiffrent à 1667 milliards et les dépôts à 1950 milliards. Après l’étape centrafricaine, la banque envisage de poursuivre son expansion au Tchad et au Congo.












