L’Ordre national des médecins du Cameroun a porté plainte contre l’influenceuse Manuella Nimpa. Elle est plus connue sous le pseudonyme de “La Croqueuse de Diamants”. » L’information figure dans un communiqué publié le 16 juillet 2026. Elle est soupçonnée d’avoir réalisé des injections de body filler en dehors du cadre légal.
L’affaire du body filler prend une nouvelle tournure au Cameroun. Après plusieurs alertes sur les risques liés à ces injections, l’Ordre national des médecins du Cameroun a saisi les autorités compétentes.
Dans une note publiée le 16 juillet 2026, l’Ordre annonce avoir porté plainte contre Manuella Nimpa. Sur les réseaux sociaux, elle est plus connue sous le pseudonyme de « La Croqueuse de Diamants« . La note est signée par le président de l’Ordre, le Dr Rodolphe Fonkoua.
Des actes réalisés en dehors du cadre légal
Croqueuse de Diamants est mise en cause pour des actes esthétiques impliquant des injections, notamment du body filler. Ces actes auraient été réalisés en dehors du cadre légal. Le body filler consiste à injecter un produit dans certaines parties du corps afin de modifier leur apparence.
Cette pratique est notamment utilisée pour augmenter le volume des fesses ou des hanches, affiner la taille ou transformer certaines parties du visage. Ces injections sont souvent présentées comme une solution rapide pour obtenir la silhouette souhaitée, sans passer par une opération chirurgicale.
« Croqueuse de Diamants » faisait partie des personnes qui proposaient et présentaient ce type de prestations sur les réseaux sociaux. Elle avait notamment affirmé avoir suivi une formation au Nigeria et montré une attestation de « Basic Spa ».
Cameroun : l’inquiétude autour des injections du « body filler »
Mais plusieurs professionnels de santé, dont le Dr Albert Ze, avait estimé que cette attestation ne suffisait pas à prouver qu’elle était autorisée à pratiquer ce type d’injections au Cameroun. Avant la plainte de l’Ordre des médecins, le Dr Albert Ze avait déjà attiré l’attention des autorités sur cette pratique.
« Lutter contre toute forme d’exercice illégal »
Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé publique, il demandait la vérification des qualifications des personnes concernées. Il souhaitait également que leurs autorisations pour pratiquer ces injections soient contrôlées. Dans sa note, l’ONMC rappelle que les actes médicaux ou médico-esthétiques invasifs sont strictement encadrés.
Ils doivent être pratiqués par des professionnels légalement autorisés et inscrits au tableau de l’Ordre. « L’Ordre réaffirme sa détermination à lutter contre toute forme d’exercice illégal de la médecine, à protéger la santé des populations et à préserver l’honneur, la crédibilité et l’intégrité de la profession médicale au Cameroun », peut-on lire.
Elle invite également les médecins et le public à signaler toute situation pouvant être considérée comme une pratique illégale de la médecine. La plainte a été transmise aux autorités compétentes. Celles-ci devront vérifier les faits, entendre les personnes concernées et déterminer les responsabilités.












