Promettant une transformation rapide du corps, les injections de « body filler » séduisent de plus en plus de personnes sur les réseaux sociaux. Mais cette pratique inquiète le Dr Albert Ze, qui alerte sur les risques liés aux interventions réalisées en dehors d’un cadre médical.
Avoir des fesses plus volumineuses, des hanches plus larges, une taille plus fine ou modifier certaines parties du visage : ce sont quelques-unes des promesses faites autour du « body filler ». Cette technique consiste à injecter des produits dans certaines parties du corps pour modifier leur apparence. Elle est souvent présentée comme une méthode plus simple et plus rapide qu’une opération chirurgicale.
Au Cameroun, des vidéos de ces prestations circulent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Parmi les personnes qui en font la promotion, figure l’influenceuse connue sous le nom de « Croqueuse de Diamant ». Elle affirme avoir suivi une formation au Nigeria et présente notamment une attestation « Basic Spa ».
Mais selon le Dr Albert Ze, cette formation ne suffit pas à démontrer qu’elle est autorisée à pratiquer des injections de body filler au Cameroun. Pour ce médecin, il est important de vérifier les compétences, les formations et les autorisations des personnes qui proposent ce type d’injections.
Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé publique, il demande aux autorités de préciser si les personnes qui proposent ces services disposent des qualifications nécessaires. Depuis cette sortie, le médecin affirme recevoir des insultes et des menaces sur ses messageries privées.
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Mal réalisées, elles provoquent de graves problèmes
Selon des professionnels de santé, des injections mal réalisées peuvent provoquer de graves problèmes : des infections ; la mort de certains tissus, appelée nécrose ; des réactions allergiques graves ; le déplacement du produit injecté dans le corps ; des problèmes au niveau des vaisseaux sanguins ; des déformations qui peuvent rester définitivement.
Les risques sont encore plus élevés lorsque les produits utilisés ne sont pas connus, que les règles d’hygiène ne sont pas respectées ou que la personne qui fait l’injection n’a pas reçu une formation médicale adaptée.
Face à ces dangers, certains observateurs soulignent également que le coût élevé des soins dans les cliniques spécialisées peut pousser certaines personnes à se tourner vers des solutions moins coûteuses, parfois sans mesurer les risques qu’elles encourent.
Entre recherche de beauté, difficultés d’accès aux soins spécialisés et risques sanitaires, la question de l’encadrement de ces pratiques reste posée. Les regards sont désormais tournés vers les autorités sanitaires. Pour le moment, aucune réaction officielle du ministère de la Santé publique n’a encore été enregistrée.












