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Contre la poliomyélite : Un autre tour de vaccination dans le Littoral

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La lutte contre la poliomyélite s’intensifie. Le 2ᵉ tour de vaccination dans le Littoral est annoncé du 9 au 12 juillet 2026. Il sera couplé à la première édition de la Semaine d’action de santé de nutrition infantile et maternelle (Sasnim). A Douala, les journalistes ont été appelés le vendredi 3 juillet 2026 par la PEV. Pour accompagner le processus à travers une sensibilisation de masse.

Après le premier tour lancé le jeudi 23 avril 2026, le 2ᵉ tour de la vaccination. Contre la poliomyélite va se tenir du 9 au 12 juillet 2026 dans le Littoral, qui n’a pas totalement satisfait. « Le 1ᵉʳ tour a eu des résultats qui étaient acceptables. Mais nous pensons qu’au cours du 2ᵉ tour, il va falloir qu’on puisse avoir un score un peu plus supérieur. Comparativement au 1ᵉʳ tour où la région a enregistré 12 districts de santé ».

Briser les barrières d’incompréhension

« Qui ont passé l’enquête post-campagne appelée le LQAS, Load Quality Assessment Sampling, qui est une évaluation par excellence. « Que ce soit au niveau national ou au niveau international », va expliquer Léonard Ewanè. Coordonnateur régional du Programme élargi de vaccination (PEV) dans le Littoral. Ces intonations ont été données pour expliquer les raisons du 2ᵉ tour de vaccination contre la polio.

Ainsi donc, près de cinquante journalistes ont pris part à une séance d’information et de formation. Organisée par les responsables de la vaccination à la Délégation régionale de la santé du Littoral. Il fallait donner des chiffres et des stratégies de communication aux médias respectifs. Pour sensibiliser davantage les populations et surtout briser les barrières d’incompréhension sur la notion de vaccination.

D’ailleurs parmi les modules présentés, on a eu droit à un éventail de préjugés sur le vaccin. « Le vaccin, c’est pour empêcher aux jeunes filles de procréer ». Pour d’autres, «les Blancs viennent avec ces vaccins pour limiter les naissances chez nous ». Autant d’idées reçues qu’il faut « enlever dans la tête de certains individus. Surtout que la poliomyélite peut être prévenue par la vaccination, mais ne se soigne pas. Ses effets sont irréversibles », faut-il faire comprendre aux sceptiques.

Véhiculer les messages essentiels

Le choix porté sur les hommes et les femmes de médias est précis. Il faut informer beaucoup de parents : « Le premier objectif, c’est l’information des parents. Pour informer les parents, ce n’est pas seulement le personnel de santé. Ce n’est pas seulement les agents de santé communautaires, mais c’est également les médias ».

Et « qui dit médias, parle de communicateurs qui sont capables de véhiculer les messages essentiels auprès de la population. Aussi, nous pensons bien que ce briefing a été une opportunité. Pour pouvoir partager avec vous, toutes les informations, tous les messages essentiels ».

« L’information actualisée sur la polio, sur les interventions. Pour qu’à votre tour, vous puissiez partager cette information en communauté. Ça ne va pas seulement se faire au cours de la campagne. Mais au quotidien, puisque la population a besoin d’être à l’abri des maladies ».

Lutte contre la poliomyélite : La vaccination est lancée

764 240 enfants ciblés

Et pour le faire, « on doit pouvoir animer les plateaux. Et on ne peut pas animer les plateaux quand nous n’avons pas des informations actualisées sur la maladie. Actualisées sur le vaccin, qui est jusqu’à présent le moyen par excellence. Le moyen le plus efficace pour lutter contre les maladies ».

« Donc, en termes d’objectifs, il faut d’abord, après l’information des parents. On doit s’assurer que nous avons vacciné tous les enfants âgés de 0 à 59 mois. Il va falloir qu’au même titre que la polio, les enfants âgés de 12 à 59 mois. On doit être capable de pouvoir les supplémenter en vitamine A », va déclarer le coordonnateur du PEV-Littoral.

De sa bouche, l’on va apprendre que 764 240 enfants sont ciblés dans cette campagne de vaccination contre la polio dans le Littoral. Et au-delà de la vaccination, il y a le volet surveillance des maladies qui peuvent être évitées. « Autre objectif, c’est de s’assurer que nous avons renforcé la surveillance des maladies évitables par la vaccination, en commençant par la polio ».

Sensibiliser les populations

Où, « on surveille les paralysies flash aiguës, la rougeole, la fièvre jaune. le tétanos néonatal, pour ne citer que ces maladies. Il faut au même moment saisir l’opportunité pour vacciner les enfants que nous avons manqués à routine ».

« Donc, chaque enfant qui n’a pas complété son calendrier vaccinal de routine, c’est le moment pour pouvoir capter ces enfants et leur donner les vaccins dont ils ont besoin. Il faut aussi, au cours de la campagne, sensibiliser les populations pour l’enroulement dans la CSU, la couverture santé universelle », explique M. Ewanè.

Pour Sm Samuel Elongo Kingue, « la vaccination ne doit pas être un choix. Mais une obligation. Il faut obliger les parents à faire vacciner les enfants. C’est pour le bien de tous», va déclarer le chef du village Bwadibo.

En réaction aux idées reçues contre les vaccinations, Robert Mukala est formel. « Il faut que les parents, les femmes surtout, aillent faire vacciner les enfants. Je ne sais pas d’où viennent ces idées fausses-là, comme quoi, les vaccins rendent nos enfants stériles. Entre donc la stérilité et la paralysie des membres, il faut faire quoi ? »

Santé publique : L’Etat veut lutter contre la poliomyélite

Importer les cas de maladies

« On peut soigner la stérilité, mais la paralysie on ne peut pas la soigner. Donc, allons faire vacciner les enfants contre la polio », a dit ce père de famille. Depuis le village  Miang dans le département du Moungo

En effet, la mise à contribution des médias vise un objectif plus global. «Notre objectif est de travailler de la manière où au 2ᵉ tour. Qu’on puisse avoir au moins les 3/4 et pourquoi pas tous les districts de santé au vert. Etre acceptés au cours de l’enquête. Cette campagne n’est pas lancée parce que nous n’avons pas pu détecter des cas de polio. Au niveau de la région depuis pratiquement plus de 12 mois ».

Mais, « le risque d’importation des cas de polio n’est pas moindre. Au regard de la position géographique de la région du littoral. Quand on tient compte du corridor Douala-Ndjamena, avec ce libre-échange des personnes et des biens. On pense bien que la région du Littoral peut facilement importer les cas de maladies. Provenant des pays voisins», nous fait-on comprendre.

Il est à préciser que le vaccin est oral. Ce sont des gouttes dans la bouche de l’enfant.

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