Le 27 juillet 2026, le Parquet national financier français a demandé que la banque française BNP Paribas, plusieurs enfants de l’ancien président Omar Bongo et d’autres personnes soient jugés. Cette affaire porte sur des biens immobiliers qui auraient été achetés en France avec de l’argent public détourné au Gabon.
Le Parquet national financier français, chargé d’enquêter sur les affaires de corruption, a demandé, le 27 juillet 2026, que 23 personnes et entreprises liées au Gabon soient jugées à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Cette liste comprend BNP Paribas (Banque nationale de Paris), quatre sociétés immobilières et 18 personnes, dont plusieurs enfants de l’ancien président Omar Bongo.
La demande de renvoi vise également Antoinette Sassou Nguesso, épouse du président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, l’ancienne Miss France et comédienne Sonia Rolland est aussi concernée. Sonia Rolland avait été mise en examen après avoir reçu, en 2003, un appartement parisien offert par Edith Bongo. Elle conteste toute connaissance de l’origine présumée des fonds.
La demande du Parquet national financier (PNF) ne signifie pas encore que le procès est définitivement décidé. Le juge d’instruction doit maintenant rendre une ordonnance pour déterminer qui sera effectivement jugé. BNP Paribas, mise en examen depuis mai 2021, risque un procès pour blanchiment aggravé, notamment de faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics.
Selon l’enquête, plusieurs dizaines de millions d’euros en espèces auraient été remis à cette société pour acheter les propriétés. BNP Paribas reconnaît qu’elle n’a pas bien contrôlé certaines opérations, mais la banque affirme qu’elle n’a pas volontairement participé à une fraude.
D’après les éléments du dossier, la justice française a saisi 52 biens immobiliers, dont la valeur totale est estimée à environ 70 millions d’euros. Elles se trouvent notamment dans des quartiers riches de Paris et à Nice. L’enquête avait été ouverte à la fin de l’année 2010, après une plainte déposée en 2007 par Transparency International France, une association indépendante qui lutte contre la corruption et le détournement d’argent public.
Elle cherche à déterminer si le patrimoine immobilier détenu en France par certains dirigeants africains et leurs proches a été financé avec de l’argent public détourné.











