Les préparatifs s’intensifient pour rendre un hommage digne et mérité à Anicet Ekanè. Défunt président du Manidem, martyr pour un Cameroun libre et indépendant. un pays uni, épris de paix et de justice sociale.
Il y a un temps pour tout, nous enseignent aussi bien la Bible que la sagesse populaire. Plus de cinq mois après le décès d’Anicet Georges Ekanè le 1ᵉʳ décembre 2025 alors qu’il était en détention au Secrétariat d’État à la Défense, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) entame bientôt son dernier voyage terrestre lors des obsèques prévues le 9 mai 2026.
Ce nationaliste bon teint qui a lutté pendant plus d’un demi-siècle pour l’avènement de la démocratie et de la liberté au Cameroun devra enfin se reposer pour l’éternité, laissant à la postérité, le souvenir d’un militant engagé et déterminé, un homme libre et imperturbable quant à ses convictions politiques et idéologiques.
Hommage digne
Pour réserver un hommage digne à ce compatriote dont l’œuvre dépasse largement le cercle de sa famille nucléaire et politique, le Comité d’organisation de ses obsèques sous la conduite de la famille avec en première ligne le fils aîné, Dr Muna Ekanè, prône l’implication de toutes les parties prenantes.
Une démarche unitaire qui porte des fruits avec l’implication de sa formation politique, des personnalités et militants politiques de tout bord, notamment la grande famille upéciste (Union des populations du Cameroun) des notabilités traditionnelles aussi bien à Douala que dans le département du Moungo, des amis et connaissances.
Bref , les Camerounais de bonne volonté, indépendamment des appartenances politiques, religieuses, linguistiques, sociologiques, sociales ou professionnelles, sont mobilisés pour organiser des obsèques dignes à Anicet Ekanè. Et dont l’engagement politique et le respect de ses convictions idéologiques jusqu’au sacrifice suprême parlent aux Camerounais, notamment des jeunes en manque de repères.
Pas de place pour des égos surdimensionnés
Au-delà des égos, des calculs politiciens, des intérêts égoïstes ou de toute autre considération partisane, l’heure doit être à la mobilisation de tous pour la réussite des cérémonies funéraires. Faut-il le préciser, les institutions républicaines, la famille politique et les us et coutumes ont conforté la position des ayants droit que sont les enfants pour l’organisation des obsèques d’Anicet Ekanè.
A partir de cet instant, il revient à tout le monde de rejoindre cette union sacrée, cette dynamique unitaire ayant pour seul objectif d’accompagner le défunt dans la dignité. Pas de danse macabre qui vaille la peine, d’où qu’elle vienne, aussi bien l’épouse du défunt, Madame Edwige Ekanè, que sa sœur Marianne Ekanè.
Est-il encore besoin de préciser qu’en matière d’héritage ou de succession, ce sont les enfants légitimes qui sont les principaux concernés ? Les responsabilités étant clairement déterminées, tout le monde doit apporter du sien pour que tout se passe bien.
Regarder dans la même direction
Autrement dit, si ces deux dernières ont un ultime hommage à rendre au défunt, elles n’ont qu’à intégrer la dynamique du groupe autour des enfants, d’autant que tout son discordant est non seulement voué à l’échec, mais serait loin d’honorer ses initiateurs.
Dans cette volonté de regarder dans la même direction pour des obsèques apaisées et dignes au président du Manidem, cette formation politique s’est rangée du côté de la famille, en harmonie avec les enfants, ce que l’épouse et la sœur gagneraient également à faire au plus vite, ne serait-ce que pour honorer la mémoire du défunt. Oui, Anicet Ekenè est un patrimoine national qui mérite une belle symphonie pour ses obsèques.
Soulignons avec force que son aura a largement traversé son appartenance biologique et politique, son parcours inspirant en fait un martyr pour un Cameroun libre et indépendant, un Cameroun uni et épris de paix et de liberté.
MS
















