Canal+ de nouveau sanctionné au Burkina Faso. Le régulateur des médias réclame 200 millions de FCFA (304 000 euros) au groupe français, accusé de faire payer l’accès à la chaîne de télévision nationale.
Le Burkina Faso est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré. Arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2022. Il mène une politique souverainiste, hostile aux médias occidentaux. dont beaucoup sont suspendus.
Des chaînes publiques sous condition de gratuité
Ouagadougou impose au groupe français, dont les bouquets sont très populaires en Afrique. De fournir un accès gratuit et sans conditions aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Pour les abonnés résidant dans le pays.
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Depuis février 2024. Une convention signée entre l’instance de régulation et Canal+ International oblige ce dernier. A maintenir la diffusion des chaînes publiques nationales même en cas d’expiration des abonnements.
En juin dernier, après une mise en demeure. Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait déjà infligé une amende de 50 millions de francs CFA (76.200 euros) euros. A Canal+ pour « non-respect de ses obligations conventionnelles ».
Le groupe disposait d’un délai de 30 jours pour se conformer à la décision.
« A ce jour, le CSC ayant constaté avec regret la non exécution de sa décision dans les délais impartis, a commandé la société Canal+ au paiement d’une amende de 200 millions de FCFA », a indiqué le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, dans un communiqué daté de lundi.
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Un paysage médiatique sous haute tension
Depuis fin 2022, presque tous les médias occidentaux, dont les français RFI et France 24, ont été suspendus de diffusion au Burkina Faso et plusieurs correspondants ont été expulsés du pays.
La junte mène une politique répressive contre toutes les voix dissidentes, en particulier celles qui dénoncent la situation sécuritaire du pays, minée par des violences jihadistes meurtrières depuis une décennie.












