A l’Extrême-Nord, l’organisation terroriste Boko Haram a mené un assaut brutal. Et mortel dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026 à Milari, dans le Logone-Birni.
L’assaut brutal et meurtrier de la secte irrédentiste Boko Haram s’est déroulé dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026. Mais elle n’a été révélée au public que ces jours-ci. Au cours de leur expédition punitive, les membres de l’organisation djihadiste ont tué 11 personnes, toutes des civils.
L’attaque s’est produite dans le village Milimari. C’est dans l’arrondissement de Logone-Birni. Entre les villages Balima et Gassama, sur le tronçon routier reliant Kousseri et Maroua, la capitale régionale de l’Extrême-Nord.
Armes automatiques
Selon des informations confirmées par des sources gouvernementales, les assaillants, comme à leur habitude, ont surpris les victimes dans leur sommeil. Ils étaient armés d’armes automatiques. Ils ont aussitôt ouvert le feu, indistinctement, sur les populations sans aucun moyen de défense.
Pris de panique, les habitants ont couru dans tous les sens, essayant d’échapper aux assaillants. Mais neuf personnes sont tombées sur-le-champ. Parmi elles, une femme, génitrice d’un nourrisson âgé seulement de huit jours. Si l’innocent a survécu à la barbarie des militants de Boko Haram, la mère, elle, en est morte.
Deux autres victimes, parmi les blessés transportés à l’hôpital de Kousseri, ont rendu l’âme. Allongeant la liste des victimes à 11 personnes tuées. Les défunts ont été inhumés au cours de cérémonies funéraires. Auxquelles ont pris part des forces de défense et de sécurité camerounaises.
7000 morts au compteur de Boko Haram
Depuis plus de dix ans, les attaques répétées de Boko Haram ont déjà coûté la vie à quelque 7000 personnes. Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, et poussé des dizaines de milliers d’autres habitants de la région aux déplacements internes. Ou à l’exil dans des pays frontaliers.
Les exactions de la secte sont devenues quasi banales. Quand elle ne s’attaque pas aux personnes physiques, elle s’empare de leur bétail ou incendie leurs cases. Les habitants de certaines localités de la région ont souvent nourri un sentiment d’abandon. Se plaignant de la distance entre les lieux de cantonnement des forces de défense et les villages où opère l’organisation terroriste.












