Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) traverse une crise interne majeure. Son directoire national vient de valider à l’unanimité l’exclusion définitive de Willy Mengue. Ce militant de la première heure est accusé d’indiscipline et de trahison.
En réaction, le dissident et deux autres militants attaquent le parti en justice. Ils ont saisi le Tribunal de première instance d’Ekounou pour contester la légitimité de Maurice Kamto à la présidence du mouvement.
Pour comprendre les ressorts de cette exclusion, il convient de se pencher sur la décision du Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA). Rendue le 29 juin 2026, cette sentence a été formellement entérinée par les membres du directoire lors de leur session mensuelle tenue au siège du parti.
L’origine de cette procédure disciplinaire remonte à une plainte officielle déposée par Joseph Taffo, un militant de la Fédération régionale du Littoral 2. Ce dernier accusait Willy Mengue de sabotage, de démobilisation et de diffamation envers le président national Maurice Kamto.
Notamment en critiquant publiquement l’organisation de la dernière convention, ainsi que la gestion de l’élection présidentielle passée. L’instance d’arbitrage a finalement retenu plusieurs chefs d’accusation lourds. Parmi lesquels l’acte de trahison, le refus manifeste de se conformer à la ligne politique. L’insubordination ainsi qu’un manque caractérisé de loyauté.
Bien que le comité affirme avoir notifié le mis en cause. Pour qu’il présente ses moyens de défense. Ce dernier ne s’est pas manifesté dans les délais impartis. Ce qui a conduit à une condamnation par défaut. Qui rappelle la mise à l’écart de l’ancien trésorier adjoint Thierry Okala Ebode en fin d’année 2025.
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Parallèlement à cette éviction disciplinaire. La bataille fait désormais rage sur le terrain juridique et institutionnel. Willy Mengue, Laure Noutchang et Mballa Sébastien ont ainsi saisi le Tribunal de première instance d’Ekounou. A travers une double procédure de référé d’heure à heure.
D’une part, les requérants demandent l’interdiction stricte pour Maurice Kamto. De poser des actes officiels ou de s’exprimer au nom et pour le compte du MRC. D’autre part, ils exigent l’annulation pure et simple de toutes les résolutions validées. Depuis ce qu’ils qualifient de « démission » de Maurice Kamto. Pour le parti MANIDEM lors de la présidentielle de 2025. Ce en réclamant la désignation d’un administrateur ou mandataire provisoire neutre.
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Selon la ligne de défense des frondeurs. Le président national aurait violé les articles 29 et 68 des statuts du parti. Lors de son retour aux affaires. Privant ainsi sa présidence de toute base légale.
Alors que la première audience est attendue ce jeudi 9 juillet 2026. Pour examiner la recevabilité de ces requêtes. Willy Mengue a d’ores et d’déjà annoncé la tenue d’un point de presse. Afin de clarifier ses intentions. Et de répondre aux accusations de déstabilisation portées par l’appareil du parti.












