Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, annonce la fermeture prochaine de près de 1 400 églises de réveil. Cette mesure vise à réguler l’implantation des lieux de culte clandestins. En parallèle, le ministre rappelle aux dirigeants des Témoins de Jéhovah l’obligation de respecter les lois et les symboles républicains.
La multiplication rapide et non réglementée des lieux de culte clandestins préoccupe désormais les autorités. En effet, l’existence de 1 400 structures évoluant totalement en dehors du radar de l’administration. Constitue un véritable angle mort pour le contrôle du territoire.
L’administration territoriale pointe notamment du doigt l’absence de traçabilité des dirigeants. Et l’opacité des sources de financement de ces entités. De plus, le contenu des discours tenus dans ces enceintes échappe à tout contrôle légal.
C’est pourquoi le ministère de l’Administration territoriale qualifie désormais cette situation, de menace rampante pour l’ordre public. Qu’il convient selon lui de stopper immédiatement.
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La protection des populations contre les dérives et les nuisances
Au-delà de l’aspect purement sécuritaire. L’action du gouvernement répond à une forte demande sociale des populations urbaines. Les fermetures annoncées visent des établissements installés de manière anarchique au cœur des quartiers d’habitation.
Ces sites font régulièrement l’objet de plaintes de la part des riverains. En raison de nuisances sonores diurnes et nocturnes répétées. En outre, les autorités administratives justifient cette intervention par la nécessité, de protéger les citoyens contre diverses dérives financières et morales.
L’État entend ainsi assumer son rôle de régulateur. Pour préserver la tranquillité des ménages et la paix sociale dans les communautés locales.
L’affirmation de la primauté de la loi sur les dogmes religieux
Enfin, le recadrage des Témoins de Jéhovah illustre la volonté de l’État de faire respecter la souveraineté républicaine de manière absolue. Paul Atanga Nji a rappelé aux responsables de cette congrégation, l’obligation stricte de se conformer aux lois. Et de respecter les symboles de la République.
Le message gouvernemental s’avère particulièrement ferme. Pour celui-ci, la liberté de culte est constitutionnelle. Mais elle ne saurait supplanter les devoirs civiques fondamentaux.
En exigeant l’allégeance au drapeau et aux institutions. L’autorité ministérielle rappelle qu’aucune croyance religieuse, ne s’ordonne au-dessus des lois de la République du Cameroun.











