Le gouvernement camerounais vient de débloquer une enveloppe de 3,6 milliards de FCFA. Pour l’entretien de 37 kilomètres de routes dans l’Ouest et l’Extrême-Nord. Cette annonce suscite l’espoir chez les usagers. Pourtant, elle ravive également de profondes inquiétudes quant à la capacité réelle de l’administration à mener ces chantiers à terme. Au Cameroun, le lancement des financements garantit rarement la livraison effective des infrastructures.
L’annonce de ce budget ne suffit plus à rassurer des usagers échaudés par de multiples expériences négatives. En effet, de nombreux projets routiers similaires souffrent régulièrement de retards chroniques. Ou d’arrêts brutaux des travaux.
Les transporteurs et les populations craignent de voir ces 37 kilomètres s’ajouter à la longue liste des chantiers à l’abandon. C’est pourquoi le scepticisme domine sur le terrain.
Les usagers attendent désormais de voir les engins s’activer concrètement. Avant de croire à un réel soulagement de leur calvaire quotidien.
L’urgence économique
Chaque jour de retard dans la réhabilitation des axes routiers aggrave la crise des prix sur les marchés. Les bassins agricoles vitaux du pays comme celui de l’ouest, étouffent à cause de l’état défectueux des voies de communication.
Surtout quand on sait que la lenteur des procédures de passation des marchés, bloque souvent le démarrage effectif des chantiers.
À cause de cette inertie administrative globale. Les producteurs continuent de voir leurs marchandises pourrir. Par conséquent, le soulagement économique que promet la réhabilitation de ces routes. Reste suspendu au démarrage et à l’achèvement des travaux.
L’Extrême-Nord face au défi du calendrier climatique
Par ailleurs, les travaux dans l’Extrême-Nord impose un défi. Celui de la rapidité que l’administration peine habituellement à relever. Les saisons des pluies intenses et les inondations approchent à grands pas.
Si les entreprises adjudicataires ne se déploient pas immédiatement. Ce budget de 3,6 milliards de FCFA deviendra inutile face aux éléments naturels. L’incapacité de l’État à souvent anticiper et à exécuter rapidement les travaux expose une fois de plus les populations aux tracasseries de la route.











