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Budget 2027-2029 : le Parlement exige priorité au social

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Alors que les députés et les sénateurs examinent le document de programmation budgétaire à moyen terme. La représentation nationale accentue la pression sur le gouvernement. Au cœur des débats, l’urgence de traduire les équilibres macro-économiques en améliorations concrètes pour le quotidien des populations.

L’ambiance est lourde dans les travées de l’hémicycle provisoire du Palais des Congrès de Yaoundé en ce début juillet. Face aux députés installés à leurs pupitres. Les liasses de documents du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) s’entassent sous les projecteurs.

Le ministre des Finances et son homologue de l’Économie font face à un feu roulant d’interpellations. Si ce Débat d’orientation budgétaire (DOB) pour la période 2027-2029 répond à une exigence de transparence financière. Les élus de la nation ont décidé de durcir le ton.

Le mot d’ordre qui résonne dans les micros de la salle des délibérations est clair. L’efficacité de la dépense publique ne doit plus se mesurer en ratios macro-économiques. Mais à l’aune du panier de la ménagère.

Les services de base au cœur des priorités

Dans les couloirs du Parlement, entre deux suspensions de séance. Les discussions de commissions tournent invariablement autour des mêmes urgences sectorielles. Les rapports budgétaires examinés réclament une réorientation nette des enveloppes. Vers la santé publique, l’éducation et la sécurité routière.

Mais ce sont les lignes de crédit allouées à l’accès à l’eau potable. Et à la stabilisation du réseau électrique qui cristallisent les tensions les plus vives. Plusieurs députés pointent du doigt, documents en main. Le paradoxe de voir de nouvelles infrastructures administratives programmées à grands frais.

Alors que la maintenance des réseaux de distribution existants manque de financements. Maintenant des quartiers entiers dans l’obscurité ou la pénurie chronique.

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La décentralisation comme levier de proximité

Au rythme des va-et-vient des membres du gouvernement à la tribune. L’autre axe de friction concerne la vitesse d’exécution de la décentralisation.

Des parlementaires, rappellent avec insistance que le potentiel économique du pays reste bridé. Par la centralisation excessive des ressources à Yaoundé. Ils insistent de manière constante, lors des prises de parole. Sur la nécessité absolue de transférer effectivement. Les fonds de développement aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD).

Sur le terrain, la concrétisation de ce transfert budgétaire changerait radicalement la donne. Les maires de communes attendent ces enveloppes. Pour prendre directement en main l’entretien des pistes rurales indispensable pour. Désenclaver les bassins de production. Et acheminer les produits vivriers vers les grands marchés urbains.

Pour l’opposition parlementaire. Rapprocher l’ordonnancement des dépenses des bénéficiaires réels est le seul moyen d’éviter. Les lenteurs administratives et les surcoûts.

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La réduction attendue du train de vie de l’État

Alors que les ventilateurs de la salle tournent à plein régime pour dissiper la chaleur. La question du train de vie des institutions revient sur le tapis.

Les interventions de la commission des finances ciblent explicitement les dépenses de fonctionnement de l’appareil étatique. Frais de mission à l’étranger, carburant et renouvellement des parcs de véhicules.

La formule partagée sur les bancs de l’Assemblée nationale se veut pragmatique. Chaque franc économisé sur le confort des ministères doit être réinjecté. Dans les mécanismes de soutien au pouvoir d’achat. Et dans les programmes d’insertion économique des jeunes.

L’exercice de cadrage triennal s’achève sous la surveillance stricte des élus. En bousculant le chronogramme et les certitudes de l’exécutif. Le Parlement a envoyé un signal lisible.

Le budget national, pour la période s’étalant jusqu’en 2029. Devra impérativement se traduire par un impact social visible. Mesurable et directement profitable au quotidien des Camerounais.

 

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