En RDC, l’opposition accentue la pression sur le pouvoir. Tout en confirmant sa manifestation du 22 juillet à Kinshasa, elle annonce une contestation durable jusqu’à ce que le président Tshisekedi renonce publiquement à toute modification de la Constitution.
A plus de deux ans de la prochaine présidentielle. La tension est déjà vive entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo (RDC). Ce, depuis une proposition de loi encadrant un référendum. Qui porterait sur une révision de la Constitution, et ouvrirait potentiellement la voie. A un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.
Le projet de loi référendaire a été adopté mi-juin par le Parlement. Où l’alliance présidentielle est ultra-majoritaire. Le chef de l’Etat doit se prononcer prochainement sur sa promulgation.
Au pouvoir depuis 2019. M. Tshisekedi, 63 ans, arrive au terme de son second mandat fin 2028. La Constitution congolaise place la limite à deux quinquennats.
L’opposition, rassemblée dans la coalition…
L’opposition, rassemblée dans la coalition baptisée C64. A déclaré jeudi lors d’une conférence de presse à Kinshasa qu’elle ne « transigera pas ». Et a appelé les Congolais à une « grande mobilisations le 22 juillet. Pour exiger la démission de Félix Tshisekedi ».
La plateforme C64 avait initialement appelé à manifester le 8 juillet. La date avait été repoussée après une invitation du chef de l’Etat burundais Evariste Ndayishimiye. En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. A participer à des « consultations » sur la situation en RDC entamées ces derniers jours.
« Il (M. Ndayishimiye) nous a bien écouté, maintenant il est éclairé, c’est à lui de parler avec Thsilombo », deuxième nom de Félix Tshisekedi, a souligné un des principaux opposants congolais Jean-Marc Kabund.
« Mais pour nous, il n’est pas question d’attendre. Nous continuons la mobilisation jusqu’à ce que le président de la République renonce publiquement au projet du changement de la Constitution », a expliqué un autre opposant Delly Sesanga.
Le 12 juin, un rassemblement…
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Le 12 juin, un rassemblement de l’opposition à Kinshasa a été réprimé. Plusieurs opposants ont été blessés lors d’affrontements avec des militants pro-gouvernement et la police. Les Nations unies ont condamné la mort d' »au moins un manifestant ».
L’ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi dans un communiqué l' »usage d’une force excessive à l’encontre de manifestants » par les forces de l’ordre, qui « ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques ».
Ces forces de l’ordre « n’ont pas non plus protégé les membres de ce groupe contre l’agression menée par un groupe lié au principal parti au pouvoir », souligne également HRW.












