Jeudi matin 9 juillet 2026, un convoi militaire, transportant des soldats maliens et des mercenaires russes, a été attaqué dans le nord du Mali. L’assaut a été mené par des rebelles touareg et des jihadistes.
Samedi dernier, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l’Azawad), majoritairement touareg, ont mené de nouvelles attaques coordonnées du nord au sud du pays. Ils revendiquent depuis le contrôle de la ville d’Anéfis (nord).
Mais des paramilitaires russes de l’Africa Corps, et quelques militaires maliens sont toujours retranchés à l’intérieur d’un camp de la ville.
Après qu’un premier convoi de renforts de l’armée venu de la grande ville de Gao (nord) a été pris en embuscade dimanche dernier et à chemin rebroussé, un deuxième a été attaqué jeudi matin. Et de violents combats sont en cours.
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Combats avec renfort
« Nos troupes ont engagé ce jeudi vers Tabankort (nord du Mali) les combats avec le renfort composé à 90% de mercenaires russes et de militaires maliens« , a indiqué à l’AFP Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole de la FLA.
« Le convoi en route vers Anéfis est tombé dans une nouvelle embuscade, dans la zone de Tabrichat, près d’Anéfis. Les combats sont en cours« , a confirmé une source sécuritaire malienne.
Ce convoi est composé de « plusieurs dizaines de véhicules avec une couverture aérienne« , selon cette source.
Les autorités maliennes, qui font face à de multiples attaques dans ce vaste pays sahélien difficile à contrôler, ont reçu « du matériel » à destination du Nord venu à bord d’un « avion militaire », selon une source aéroportuaire.
une vaste offensive
Lors d’une vaste offensive de la coalition du FLA et du JNIM fin avril, les indépendantistes touareg ont repris le contrôle de la ville stratégique de Kidal. Située à une centaine de kilomètres, Anéfis est cruciale pour sécuriser leur mainmise sur Kidal.
Une vidéo transmise par le FLA montre des échanges de tirs nourris dans une zone désertique.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire infantile notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et État islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s’ajoute à une grave crise économique.
Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le vaste pays désertique est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.












