pixel

Affaire du « faux décret » : Oswald Baboke auditionné

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

L’affaire du « faux décret » continue d’alimenter les débats. Et les enquêtes se poursuivent sans relâche concernant la tentative de diffusion des documents à la CRTV en juin 2026. Notamment la nomination d’un vice-président.

En effet, Oswald Baboke a été auditionné le 7 juillet 2026 par la Direction de la sécurité présidentielle (DSP). C’est toujours dans le cadre de cette affaire qualifiée de très sensible. Alors, cette affaire continue de secouer l’appareil de l’État, non sans alimenter les conversations à Yaoundé, la capitale.

Le nom de John Kuate

Pour certains analystes, c’est un dossier qui dépasse le simple fait divers. Il touche directement à la communication de la présidence et aux luttes d’influence en coulisses.

En effet, revenant sur les faits, l’incident s’est produit au cours du mois de juin 2026. Il y a un individu, qui a été identifié par la suite sous le nom de John Kuate. Ce dernier s’est présenté dans les locaux de la Cameroon Radio Television (Crtv) à Yaoundé.

Et l’homme était porteur d’une série de documents officiels dont on dit qu’ils sont falsifiés, revêtus de l’en-tête de la République. Et d’une fausse signature attribuée au chef de l’État Paul Biya. Ces textes avaient été destinés à une diffusion immédiate à l’antenne.

Oswald Baboke : L’ombre d’une manipulation ?

Un poste hyper attendu

Alors ils annonçaient entre autres la nomination d’un vice-président de la République. Un poste hyper attendu et qui fait l’objet des commentaires depuis la révision de la Constitution d’avril 2026. La composition d’un nouveau gouvernement avec une réorganisation profonde des équilibres du pouvoir.

Seulement, les équipes de la Crtv ont bloqué la diffusion. Toute chose qui fait éviter un imbroglio institutionnel majeur à l’échelle nationale. Et longtemps attendue, la réaction du gouvernement a été rendue publique. La version officielle émet l’hypothèse d’un « acte isolé ». René Emmanuel Sadi qui a donné des précisions.

Et dans la version officielle, on a parlé de l’arrestation du porteur des décrets interpellé après son passage à la Crtv. Il a été décrit comme une personne « psychologiquement instable », et en admettant qu’il pourrait avoir fait l’objet d’une manipulation.

Stratégie délibérée de déstabilisation

Aussi, les autorités affirment que l’individu n’a aucun lien avec les services de la présidence de la République. Pour ce qui est du rappel aux règles d’usage, René Sadi a insisté que la publication des actes officiels répond à des protocoles de transmission ultra-sécurisés et stricts. Exclusifs au palais d’Etoudi, tout en rappelant que les nominations restent la « prérogative seule et exclusive » de Paul Biya.

Alors, revenons sur l’audition d’Oswald Baboke, malgré la thèse officielle d’un acte isolé. L’enquête policière s’est rapidement orientée. Vers des cercles plus sensibles du pouvoir. Ainsi donc, la Direction de la sécurité présidentielle (DSP) cherche maintenant à comprendre. Si cet acte a bénéficié de complicités internes ou s’il s’inscrit dans une stratégie délibérée de déstabilisation.

Et c’est dans ce cadre qu’Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence, a été auditionné. Une audition qui traduit l’extrême gravité de l’affaire. Et maintenant une question. Pourquoi lui ? La réponse est toute trouvée. Comme numéro 2 du cabinet civil, Oswald Baboke est l’un des hommes chargés de la gestion quotidienne de l’agenda. Des correspondances et des actes signés par le président de la République.

Arrestation: Anicet Ekane auditionné au Sed

Un signal politique fort

Aussi, c’est un signal politique fort. Même si aucune charge ne pèse contre lui à ce stade. Son audition par les services de sécurité montre que les enquêteurs examinent l’hypothèse d’une fuite. Ou d’une tentative d’instrumentalisation de la signature présidentielle par des factions rivales.

Et pourquoi cette affaire est-elle donc si explosive ? Aussi, il est clairement établi que cet incident suscite autant de passions. Et c’est parce qu’il s’inscrit dans un climat politique d’attente et de transition. En effet, depuis la réforme constitutionnelle de 2026 ayant reprécisé le rôle d’un vice-président. Les rumeurs ont inondé le pays concernant l’identité de celui qui va occuper ce poste stratégique.

En fait, pour certains analystes politiques d’ici et d’ailleurs, cette tentative de diffusion ressemble fort à un ballon d’essai. « C’est une guerre de communication entre les différents clans qui lorgnent la succession au sommet de l’État. On a testé les réactions du système sécuritaire pendant les séjours du chef de l’État à l’étranger», dit Romuald Ekoulé.

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Derrière les barreaux : L’état de santé d’Essama inquiète

André Blaise Essama est derrière les barreaux. Stand Up...

Dschang : Le Pr Emile Temgoua élu maire

L'universitaire Émile Temgoua a été confirmé au cours du...

Ambassade de France Yaoundé : Des étudiants en colère

Des demandeurs de visas pour études ont manifesté le...

Yaoundé : Un réseau de faux représentants de l’ONU démantelé

La Gendarmerie nationale a récemment interpellé les responsables de...