Le retour du président Paul Biya, chef de l’État, est, selon des sources crédibles, pourrait avoir lieu cette fin de semaine.
Le chef de l’État séjourne à Genève en Suisse depuis le 7 juin 2026. En ce dimanche après-midi, Paul Biya avait quitté le Cameroun pour un bref séjour privé en Europe. Un déplacement qui, selon Jeune Afrique, est motivé en premier lieu par une volonté de repos. Et de suivi de soins, « alors que l’intéressé avait été victime d’un malaise. Lors de la fête nationale du 20 mai, à Yaoundé », explique le journal panafricain. Ce qu’avait dénoncé le gouvernement.
Démenti formel
A travers un communiqué, le ministre de la Communication, avait démenti formellement cette affirmation du magazine Jeune Afrique. Selon laquelle, « le Président, Paul Biya, est pris en charge dans une clinique privée de Genève en Suisse. Afin d’y suivre des soins à la suite d’un malaise qu’il aurait eu. Lors de la fête nationale du 20 mai 2026 ». D’après René Emmanuel Sadi, « le chef de l’État est bel et bien à Genève en Suisse. Mais ne séjourne nullement dans un quelconque établissement hospitalier. » Fin du débat !
Des sources crédibles, le président de la République serait de retour cette semaine. Pour de nombreux observateurs de la scène politique, il ne pouvait en être autrement. « Dans un pays où l’attente du remaniement frôle l’obsession mystique. Ce faux décret appuie là où ça fait mal ».
« Il révèle l’extrême nervosité des clans qui, dans l’ombre, se livrent une guerre impitoyable pour la succession au sommet de l’État. Une transition vers l’après-Paul Biya qui relève encore du mythe, mais dont les secousses, elles, sont bien réelles », analysent-ils.
Fébrilité mystique
A Yaoundé, la capitale politique, le frissonnement semble avoir atteint l’optimum. « À l’approche de ce retour impérial, une ferveur convulsive s’empare des salons feutrés et des antichambres de la République. C’est la ruée vers les officines de l’invisible : marabouts, devins et prophètes de mauvais augure affichent complet, consultés dans le secret de la nuit par des courtisans en quête d’immortalité politique », révèle une source digne de foi.
Elle poursuit : « Cette fébrilité mystique s’accompagne d’une sinistre chronique, rythmée par des orgies funestes, des crimes rituels et des profanations de sépultures, comme si la terreur de perdre le pouvoir ou d’hériter d’un maroquin exigeait les plus sombres sacrifices».
D’après elle, « dans cette atmosphère de fin de règne ou de nouveau départ, l’ambition tourne au délire. Une frénésie de dévotion s’empare de la cité : chacun exige sa part du gâteau, sa nomination, son décret. Des esprits analphabètes, dénués de toute compétence et de la moindre vertu, s’imaginent déjà ministres ou directeurs. »












