Le nom d’Oswald Baboke fait l’actualité avec une série d’intenses polémiques et d’enquêtes judiciaires. Une affaire qui écume les salons et les milieux politiques à Yaoundé et partout ailleurs. Du coup le directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République ainsi que son épouse crèvent l’actualité.
Alors ce qu’il convient désormais d’appeler affaire Baboke se situe sur trois axes principaux. Tout d’abord, cette histoire du « faux décret » présidentiel à la Crtv. Et là, il s’agit d’un gros scandale au plus haut sommet. Dans les coulisses et autres milieux, on parle de Coup d’Etat manqué, ou tout au moins d’une « tentative de coup d’État manqué.
Rumeurs et analyses
Et là, il faut certainement revenir sur les faits. Un individu s’est présenté à la télévision nationale (Crtv). Porteur d’un décret présidentiel officiel annonçant la nomination d’un vice-président du Cameroun. Alors, après vérification auprès du Cabinet civil, le document s’est avéré être un faux grossier, non signé par Paul Biya.
A la suite, une vive polémique va s’installer. Le document dont il est question avait alors désigné Johann Sitchom au poste de vice-président de la République du Cameroun. Rumeurs et analyses vont directement pointer le doigt à Oswald Baboke. C’est lui qui « aurait été la personnalité initialement tapie dans l’ombre de cette manipulation pour organiser une transition politique », avons-nous suivi ça et là.
Ensuite les enquêtes judiciaires. Le Tribunal criminel spécial (Tcs) est mis dans le jeu. Du moins si on s’en tient à la sortie de Jeune Afrique. En parcourant ses colonnes, l’on va apprendre que : « Paul Biya a ordonné l’ouverture d’investigations. Et elles sont confiées à la Direction de la sécurité présidentielle (DSP), suivies de près par le secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh ».
Convoqués à la gendarmerie : les cadres du Mrc retournent libres
L’affaire du trafic d’or
Toujours dans le cadre des enquêtes. L’affaire du trafic d’or surgit et c’est toujours le Tribunal criminel spécial qui suit cela. Et en suivant les analystes, « le tribunal cherche à faire la lumière sur des suspicions de trafics. Et de réseaux d’influence dans la filière aurifère (l’or) au Cameroun. Une qui ébranle les cercles du pouvoir de Yaoundé ».
Enfin le troisième axe. Il s’agit des controverses foncières et l’empire « Jociddalo ». Ici, la polémique tourne autour du train de vie et surtout de l’ascension financière de la famille Baboke. Pour évoquer le conflit foncier
Le train de vie alimente également la polémique, il faut se référer à cette controverse qui a éclaté à Yaoundé. Plus précisément au quartier Bata-Nlongkak sur l’attribution d’un terrain de plus de 2 000 m² à la société Jociddalo Petroleum. On parle d’une entreprise pétrolière détenue par Crescence Baboke, l’épouse de l’autre. « Le terrain étant réclamé par une famille à Yaoundé détenant un titre foncier qui date. Le ministre du Cadastre et des affaires foncières a dû suspendre l’attribution face au tollé », nous explique un confrère.
L’« Empire économique »
Cette affaire va précipiter la sortie des informations sur l’obtention des autorisations d’importation de carburant par Jociddalo Petroleum. L’« Empire économique » est dehors. Les multiples investissements sont dévoilés. On a cité entre autres des investissements sur les grands évènements. La restauration de luxe en citant des noms comme le restaurant 237 à Bastos. On a cité aussi de gros investissements dans les exploitations agricoles.
Alors face aux flèches lancées en non-stop, Crescence Baboke va rompre le silence pour dénoncer une calomnie organisée. De même qu’une campagne de diffamation sur les réseaux sociaux. Avec en fond de toile une mine religieuse.
Elle va donner l’origine honnête de leur patrimoine en affirmant qu’ils tirent leurs revenus d’un travail acharné et d’emprunts bancaires, s’en remettant à la justice de Dieu. Mais les hommes de l’ombre ne s’avouent pas vaincus. L’affaire continue avec plus d’acteurs encore.
Cabinet civil en 2000
Puisque nous parlons d’Oswald Baboke, voici un ce qu’il est. Oswald Baboke est un Haut fonctionnaire, homme d’Église et écrivain. C’est depuis 2018 qu’il occupe le poste de Directeur adjoint du Cabinet Civil de la présidence de la République, avec rang de ministre. En coulisses, il est décrit comme l’un des hommes de confiance du couple présidentiel. Né le 28 février 1972 et originaire de Dimako dans la région de l’Est, il a suivi un parcours académique d’excellence. Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) et passé par l’Université de Tours en France, il intègre le Cabinet Civil en 2000.
Pendant près de deux décennies, il gravit patiemment les échelons. D’abord chargé d’études assistant au protocole d’État, puis attaché, et enfin conseiller technique en 2010. Sa réputation de fidélité absolue et sa grande proximité avec la Première Dame, Chantal Biya, facilitent son ascension. Le 2 mars 2018. Un décret présidentiel le propulse au poste de Directeur adjoint du Cabinet Civil, succédant à Joseph Le.
La foi, la plume et la vie publique
Oswald Baboke se distingue de la sphère politique traditionnelle par sa double casquette de haut commis de l’État et de leader religieux. Converti au christianisme évangélique au début des années 2000, il est aujourd’hui pasteur consacré et dirige l’église La Chapelle de la Gloire de Christ. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages politiques majeurs qui mettent en lumière les réalisations du président Paul Biya. On peut citer « La Lettre de la Réunification au peuple camerounais paru en 2013 ». « Les Septennats du Président en 2018 » et « Paul Biya, Les Grandes réalisations publié en 2018 ». Son épouse, Crescence Baboke, est également pasteure et femme d’affaires. Sa fille, Indira Baboke, est une figure de la musique gospel africaine. Elle est aussi diplômée en médecine.











