La campagne cacaoyère 2025-2026 s’achève officiellement le 15 juillet. Le prix du kilogramme de fèves atteint un record historique. Selon le Système d’information des filières (SIF), il s’échange entre 2 500 et 2 600 FCFA dans les bassins de production. Cette flambée tardive s’explique par la rareté des stocks. Les exportateurs et les transformateurs locaux se livrent une concurrence féroce pour acheter les dernières fèves disponibles.
Cette envolée des cours est rigoureusement documentée par le Système d’information des filières (SIF). Un mécanisme d’alerte par SMS géré par l’Office national du cacao et du café (ONCC). Le SIF sert de boussole aux producteurs en leur communiquant quotidiennement. Les prix pratiqués sur le marché international et au port de Douala.
Grâce à cette transparence, les agriculteurs des zones rurales. Notamment dans le Centre, le Sud ou le Littoral, disposent d’un outil de négociation crucial face aux acheteurs. Les intermédiaires ne peuvent plus imposer de décotes injustifiées sous prétexte de l’essoufflement de la campagne. Ce qui maintient une forte pression à la hausse sur les prix de vente au détail.
La rareté de l’offre et la ruée des exportateurs
L’explication fondamentale de ce rebond réside dans la loi de l’offre et de la demande. En cette période de fin de campagne. Les volumes de fèves disponibles s’amenuisent considérablement. Dans les villages, la majeure partie des récoltes ont déjà été commercialisée.
Face à cette pénurie de fin de saison. Les exportateurs et les grands négociants internationaux se livrent une concurrence féroce. Pour honorer leurs engagements contractuels et remplir les derniers navires avant la clôture officielle de la campagne. Ces opérateurs économiques n’hésitent pas à surenchérir, acceptant de réduire leurs marges. Pour, capter les ultimes stocks de fèves de qualité disponibles sur le marché.
L’arbitrage serré entre transformation locale et exportation
Cette course aux derniers stocks est amplifiée par la restructuration industrielle de la filière camerounaise. Ces dernières années, le Cameroun a vu ses capacités de broyage local augmenter de manière significative. Ceci avec l’implantation de nouvelles usines de transformation.
Pour maintenir leurs chaînes de production actives et éviter un arrêt technique prolongé durant l’inter-saison. Les transformateurs locaux sont contraints d’entrer directement en concurrence avec les exportateurs de fèves brutes. Obligés d’aligner leurs grilles tarifaires sur les standards internationaux pour rester attractifs.
Ces industriels nationaux alimentent mécaniquement la surenchère. Permettant ainsi aux cacaoculteurs de maximiser leurs gains jusqu’aux derniers jours de la campagne.












