Ngodi Bakoko, petite localité située dans l’arrondissement de Douala 3è fait face à l’insécurité. Des individus sans foi ni loi sèment nuitamment la panique dans ce village jadis réputé calme.
Peur à Ngodi Bakoko. Jadis creuset du vivre ensemble, ce village est en passe de devenir un territoire de non-droit. En un laps de temps, les victimes se comptent à la pelle. Il y a peu, une septuagénaire a été agressée à l’arme blanche. Poussant le rubicon plus loin, des personnes non identifiées s’en sont pris au garant de la tradition après avoir pris d’assaut la chefferie.
Face à la gravité des faits, le sous-préfet de Douala III n’a pas attendu longtemps pour descendre sur le terrain. « Nous avons échangé avec toutes les couches. Afin de comprendre, les failles sécuritaires dans la zone… », confie Ayissi Mvogo. Avec ses côtés S.M. Zacharie Koloto, chef du village Ngodi Bakoko.
Creuset du vivre ensemble
Lui qui va souligner l’importance de ce village au sein du canton. « Si Douala 3 est le creuset du vivre ensemble, Ngodi Bakoko en est le poumon car, il accueille tout le Cameroun, y compris les populations d’Afrique centrale et de l’Ouest… » Déclare le chef traditionnel. Se fondant sur l’unité nationale, il poursuit : « Mon cordon ombilical est enterré à Samongari dans l’Adamaoua. Car c’est là, que mon père, alors orphelin, y a grandi dès l’âge de 8 ans. Jusqu’à ce jour, les populations de Ngaoundéré me considèrent comme un des leurs car je le suis… ».
A sa suite, le chef supérieur du canton Bakoko lance un appel à la paix et au calme. « Au Rwanda, des jeunes gens qui jouaient régulièrement au foot ensemble se sont réveillés un jour dans une confrontation intercommunautaire à cause des discours de stigmatisation et de haine. Nous devons éviter, de tomber dans ce piège… » Instruit SM Jamil Songue.
Descente réconfortante
Au cours de cette descente sur le terrain, le sous-préfet a recommandé la réactivation des canaux informationnels entre les populations et les autorités… et le renforcement des comités de vigilance. Également la création d’un climat de confiance entre les populations et les autorités.
D’après les quelque 800 000 qui vivent en parfaite harmonie dans ce village, la descente du patron de l’arrondissement est réconfortante. « C’est le gage des lendemains sonores », espèrent les populations. « Nous tenons à remercier l’autorité administrative qui a entendu nos cris de détresse et à procéder à une descente sur le terrain à l’effet de voler à notre secours. »
« Des conseils ont été bien suivis. Nous espérons que la situation va changer et le rassurons de notre parfaite collaboration et entière disponibilité à pratiquer le vivre ensemble », affirme un chef de parcelle.












