La proclamation des résultats du BEPC 2026 a viré au drame, le 6 juillet 2026, à Koutaba, dans la région de l’Ouest. Mohamed Arafat, élève au lycée bilingue de Koutaba, est décédé après avoir constaté son échec à l’examen.
Un drame a récemment endeuillé le lycée bilingue de Koutaba, dans la région de l’Ouest du Cameroun. Un élève identifié comme Mohamed Arafat, élève en classe de 2nde A4 ESP dans cet établissement, est décédé après la proclamation des résultats du BEPC 2026.
Selon plusieurs informations relayées, le jeune garçon a été profondément affecté après avoir constaté que son nom ne figurait pas sur la liste des candidats admis.
La scène s’est déroulée à la suite de l’affichage des résultats du BEPC. Comme de nombreux candidats, Mohamed Arafat s’est rendu devant le tableau d’affichage pour vérifier son admission.
« Grand-père, faut laisser ! »
D’après des témoignages, l’élève a cherché son nom à plusieurs reprises, sans succès. Son absence sur la liste des admis a provoqué chez lui une vive détresse. Alors qu’il poursuivait ses recherches, certains élèves se sont moqués de lui. L’un d’eux lui a notamment lancé : « Grand-père, faut laisser ! À la rentrée, viens t’inscrire avec tes enfants ! »
Ces propos, rapportés par des témoins, l’ont profondément affecté.
Peu après, Mohamed Arafat s’est effondré. Il est décédé par la suite. La disparition de cet élève a provoqué une vive émotion au lycée bilingue de Koutaba, ainsi que dans toute la communauté éducative locale. Le drame est d’autant plus poignant que le père du défunt, Mefire Yacouba, exerce lui-même comme surveillant de secteur dans un établissement scolaire.
Baccalauréat 2024 :des sourds frustrés à l’épreuve de mathématique
La direction du lycée a présenté ses condoléances à la famille du défunt. À ce stade, aucune précision officielle n’a été rendue publique sur la cause médicale exacte du décès. Les informations disponibles évoquent un choc émotionnel, mais seule une confirmation médicale ou administrative pourrait établir les circonstances exactes de cette disparition.
La pression psychologique
Ce drame remet au centre du débat la pression psychologique que subissent de nombreux élèves lors de la proclamation des résultats d’examens officiels. Pour beaucoup de candidats, l’échec est vécu comme une humiliation, une déception familiale ou une perte d’avenir.
Dans ce contexte, les moqueries peuvent aggraver la détresse émotionnelle des élèves fragilisés. Les mots prononcés dans ces moments peuvent blesser profondément, surtout lorsqu’ils visent un candidat déjà affecté par son échec. La mort de Mohamed Arafat rappelle ainsi l’urgence de sensibiliser les élèves à la compassion, au respect et à la retenue pendant les périodes de résultats scolaires.












