Le village Bwadibo dans l’arrondissement de Dibombari s’est réveillé samedi 4 juillet 2026 au rythme du travail manuel du comité de développement dudit village et de son service d’hygiène.
Il est 7h30 du matin ce samedi 4 juillet 2026, au village Bwadibo, des jeunes et des vieux, sont en chasubles bleues. Sur lesquelles on peut lire « Service d’hygiène Bwadibo ». Ces derniers ont envahi les artères principales. C’est l’investissement humain pour faire la propreté du village envahi par les herbes.
Mettre la propreté
Et par l’eau des pluies qui stagne un peu partout. « Les caniveaux sont bouchés et les herbes ont pris de la hauteur. C’est pour cela que nous nous sommes mis pour mettre la propreté. Nous sommes une trentaine de personnes avec à la tête le chef, sa majesté Elongo Kinguè lui-même. Le chef a mis les gants. Il est sur le terrain pour travailler avec nous », va nous expliquer l’un des membres du comité.
Autre moment important, ce sont les travaux pour l’aménagement de 500 mètres de route. Un petit tronçon devenu presque impraticable en ces temps de pluies. Ici, engins et piétons avaient la même peine à traverser cet espace. Et là, le comité de développement a loué les services d’un Caterpillar que nous avons trouvé en train de manœuvrer.
« Nous avons vu que la route était extrêmement mauvaise, les moto-taximen, nos mamans tombaient en route. On ne pouvait pas attendre l’État, en l’occurrence la mairie. Nous avons notre comité de vigilance, d’hygiène et salubrité qui réunit toutes les tribus qui sont à Bwadibo. Pour qu’on fasse quelque chose ».
La route est désormais praticable
En effet, « on s’est appuyé sur le comité de développement qui est en train de faire ce travail. Je suis à la tête en tant que chef de ce village pour les encourager », va déclarer Sm Elongo Kingué. D’ailleurs, le chef du village voit en cela une bonne manière de consolider le vivre-ensemble. « Dans ce que nous faisons, c’est toutes les tribus. Bamiléké, Bassa, Anglophones, Pongo, Duala et autres. C’est tout le monde qui travaille ce jour. Pas d’exclusion ou de discrimination. C’est une affaire de nous tous. Tout ceci, c’est pour le bien-être du village Bwadibo», va-t-il déclarer.
Alors, au terme de quelques heures de travail. Le tronçon est en bon état. Avec deux camions de pouzzolane versés et nivelés par le Caterpillar. La route est désormais praticable. Et pas seulement à cet endroit. Le gros engin a nivelé également plus loin. On parle d’une distance de près d’un kilomètre derrière le tronçon gâté.
Et la joie des riverains est visible : « le chef de Bwadibo fait beaucoup pour nos communautés. Ici c’est l’ancienne route Douala-Tiko, qui traverse, les villages Beko, Babenga, Bwadibo et qui est en très mauvais état. Le travail qui est donc fait aujourd’hui devait se faire depuis. Cette route est gâtée depuis plus de 6 mois. La population a saisi le chef qui nous aide souvent à entretenir cette route depuis des décennies ».
Une route qui traverse 4 villages
« Dans toutes nos souffrances, on ne pouvait pas toujours attendre l’État. Le chef a pris les devants avec le comité de développement en précisant qu’il ne s’agit pas d’une campagne électorale. Il ne vise pas les élections. C’est une route qui traverse 4 villages. Mais c’est toujours lui seul qui s’investit pour l’arranger. Et tout le monde est sorti pour mettre la main à la pâte », dit un notable de Babenga.
Les prochaines sorties du comité s’annoncent plus denses. Et ce sera pour le grand nettoyage : « Nous avons nos marigots, nous avons nos ruelles. Nous avons beaucoup de choses à faire. On est en train de sensibiliser la population par rapport aux ordures, aux déchets plastiques ».
« Nous avons un tricycle qui fait le ramassage des ordures pour lutter contre l’insalubrité. Contre les déchets plastiques qui dégradent énormément les sols. Et je voudrais que les autres villages suivent notre exemple », va encore dire Sa Majesté Elongo Kinguè.












