Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a affirmé qu’aucun stock d’or appartenant à l’État n’avait disparu. Il s’exprimait lors d’un point de presse tenu le 15 juillet 2026 à Yaoundé. Selon lui, le problème viendrait plutôt de certains opérateurs privés qui ne déclarent pas toute leur production.
Depuis plusieurs mois, le secteur de l’or au Cameroun fait l’objet de nombreuses critiques. Une partie de la production, notamment dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, échapperait encore aux circuits officiels. Cette situation rend difficile le contrôle des quantités réellement extraites, vendues ou exportées. Elle prive également l’État d’une partie des impôts et des taxes attendus.
Le 15 juillet 2026, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a apporté des précisions lors d’un point de presse à Yaoundé. Selon lui, il n’y a pas de disparition d’or appartenant directement à l’État. Le principal problème serait plutôt la sous-déclaration de la production par certains opérateurs privés.
Autrement dit, certaines entreprises ou certains exploitants ne déclareraient pas toutes les quantités d’or qu’ils produisent. Cette pratique entraîne une baisse des recettes provenant de l’impôt synthétique minier et des taxes à l’exportation.
Le gouvernement prévoit de renforcer les contrôles
Pour lutter contre cette situation, le gouvernement prévoit de renforcer les contrôles sur les sites miniers. Les autorités veulent également fixer des quantités minimales d’or que les opérateurs devront remettre dans les circuits officiels. Le suivi de l’or doit être amélioré depuis son extraction jusqu’à sa vente ou son exportation.
Trafic d’or au Cameroun : L’État perd des milliards de francs
Le 14 juillet 2026, le ministère des Mines avait déjà organisé une séance de travail consacrée à la restructuration du secteur aurifère et à la traçabilité de l’or. La Société nationale des mines, la SONAMINES, sera chargée de contrôler les quantités d’or produites par les exploitants artisanaux et semi-mécanisés. Les administrations fiscales et douanières restent responsables de la sécurisation des recettes publiques.
Elle devra aussi suivre la commercialisation de cet or afin de limiter la sous-déclaration, les ventes clandestines et les exportations non contrôlées. Le gouvernement a également commencé à sanctionner les opérateurs qui ne respectent pas la réglementation. À la fin du mois de juin 2026, 53 permis de recherche d’or ont été retirés pour non-respect du Code minier.
Les entreprises identifiées comme illégales ou non conformes pourraient également être exclues du secteur. À travers ces mesures, le gouvernement veut mieux connaître les quantités d’or réellement produites, augmenter les recettes de l’État et rendre le secteur minier plus transparent.











