Le président autoproclamé élu se met dans la contestation. Issa Tchiroma dénonce avec une rare violence les arrestations, détentions et intimidations de certains leaders d’opinion.
Huit mois après la présidentielle, Issa Tchiroma refait parler de lui. Arrivé en deuxième position, le candidat du Fscn qui avait recueilli 35,19 % des voix. Ce dernier vient de s’adresser aux Camerounais. Dans une vidéo, le leader politique appelle les Camerounais à une importante mobilisation contre le régime en place.
Transparence des urnes
Qu’il accuse de lui avoir volé sa victoire lors de la dernière élection présidentielle d’octobre dernier. Les résultats définitifs, proclamés par le Conseil constitutionnel, avaient vu la victoire du président sortant. Avec 53,66 % des suffrages, lui octroyant un huitième mandat consécutif.
Il dénonce avec une rare violence les arrestations, détentions et intimidations de certains leaders d’opinion parmi lesquels Djeukam Tchameni. Parfait Mvoum, Jacques Bertrand Mang…. Blaise Essama. De l’avis du président autoproclamé, certains auraient été inquiétés pour avoir tout simplement exigé la transparence des urnes.
« Régime gangster »
Il a également eu une pensée pour tous ses Camerounais embastillés dans des prisons à travers le triangle national dans des conditions inhumaines. Selon Issa Tchiroma Bakary en exil, « le régime a transformé le Cameroun en prison à ciel ouvert ».
Comme d’ordinaire, le président du Front national pour le salut du Cameroun a qualifié le pouvoir de Yaoundé de répressif. Après l’avoir accusé de violer les droits fondamentaux. Il n’a pas manqué de faire un clin d’œil aux chefs religieux et aux membres du clergé. Eux qui d’après lui se sont exprimés sur les questions politiques et ont appelé à la libération des prisonniers politiques.
Exhortant toutes les confessions religieuses à continuer de plaider pour la justice, le respect du suffrage populaire. Et la protection des droits humains Issa Tchiroma a également affirmé que le régime usait de la répression. Pour se maintenir au pouvoir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il a invité le peuple du changement à s’unir pour une libération du pays.
Un creuset de la corruption
Dans cette vidéo, le président du Fnsc tance le pouvoir en place. Et accuse son l’administration d’être un creuset de la corruption, de mauvaise gestion économique. Par ailleurs, le président du Fnsc dénonce une exploitation illégale de nos ressources naturelles.
Et l’enrichissement d’une partie de l’élite politique. Pour lui, le «régime de gangsters» et de «régime mafieux », a royalement ignoré le résultat de l’élection présidentielle. Et continue de gouverner par l’intimidation et la force.
S’adressant aux forces de l’ordre, Tchiroma les exhorte à se réconcilier avec le peuple camerounais et à éviter de participer à ce qu’il a qualifié de « répression politique ».












