pixel

Yaoundé : Un réseau de faux représentants de l’ONU démantelé

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

La Gendarmerie nationale a récemment interpellé les responsables de l’Organisation pour la défense des droits de l’Homme (ODDH) au Cameroun. Selon les autorités, cette structure aurait abandonné sa mission initiale pour mener des activités réservées à la police et à la gendarmerie. Ses membres se seraient également fait passer pour des représentants de l’ONU afin de gagner la confiance des citoyens et de leur extorquer de l’argent.

Le poste de commandement opérationnel de la Gendarmerie nationale (PCOPS) a démantelé, à Yaoundé, une organisation soupçonnée de mener des activités paramilitaires. L’affaire a commencé après une alerte du ministère des Relations extérieures. Celui-ci avait signalé l’existence d’une association camerounaise utilisant les symboles de l’Organisation des Nations unies (ONU).

La structure aurait même réussi à faire désigner certains de ses représentants auprès de l’Union européenne et de l’Union africaine. L’enquête ouverte par le PCOPS a conduit à l’interpellation du président de l’ODDH, de sa secrétaire générale et de six autres membres présumés du réseau.

D’après le lieutenant-colonel Nana II Georges Parfait, chef du PCOPS, l’ODDH était au départ une organisation légale chargée de promouvoir et de défendre les droits de l’Homme. Mais elle se serait progressivement éloignée de cette mission. Entendu par les enquêteurs, le président de l’ODDH aurait déclaré mener ces activités depuis 2009.

Lors des perquisitions menées aux domiciles des suspects, les gendarmes disent avoir découvert plusieurs objets. Parmi les éléments saisis figurent des armes de guerre, des armes de chasse, des poignards, des tenues militaires, des galons, des rangers, des cachets, des laissez-passer et des ordres de mission.

Les enquêteurs ont également retrouvé des documents portant le sceau de la Sûreté nationale. Il s’agit notamment de convocations, de procès-verbaux d’audition, de cartes professionnelles et de fiches d’engagement.

Yaoundé : Deux faux gendarmes pris la main dans le sac

Les recrutements se faisaient sur les réseaux sociaux

L’organisation recrutait de nouveaux membres contre des sommes allant de 20 000 à 50 000 F CFA. Les recrutements se faisaient également sur les réseaux sociaux. Les personnes engagées pouvaient recevoir des uniformes, des grades et des documents destinés à leur donner l’apparence d’agents des forces de sécurité.

Les membres de l’organisation sont soupçonnés d’avoir effectué des contrôles d’identité, des convocations, des auditions et des interpellations sans en avoir le droit. Ils se seraient également fait passer pour des policiers ou des gendarmes afin d’intimider des citoyens et de leur soutirer de l’argent.

Les membres du réseau utilisaient aussi les symboles des Nations unies pour paraître officiels. Ils se seraient attribué de fausses immunités afin d’éviter les contrôles routiers et d’accéder plus facilement à certaines institutions.

De son côté, le président de l’ODDH utilisait plusieurs titres selon les circonstances. Il se présentait notamment comme haut-commissaire, officier général, ambassadeur ou chevalier. Certains de ses collaborateurs auraient également usurpé les titres de commissaire et d’inspecteur de police.

Selon la gendarmerie, l’organisation serait implantée dans une centaine d’arrondissements du Cameroun. Seuls huit membres ont été interpellés à ce stade. L’enquête se poursuit donc pour identifier et retrouver les autres personnes impliquées. La Gendarmerie nationale appelle les populations et les autorités à rester vigilantes et à signaler toute activité suspecte.

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Ambassade de France Yaoundé : Des étudiants en colère

Des demandeurs de visas pour études ont manifesté le...

Électricité : Situation  intenable à Douala

Face à la mauvaise qualité du service d’électricité, la...

Trafic d’or: Greenpeace interpelle le gouvernement camerounais

L’Ong Greenpeace Afrique demande aux autorités du Cameroun de...

Outrage à Biya : Patrick Mengue risque une lourde peine

Accusé d’outrage au chef de l’État, Paul Biya, l’internaute...