La zone industrielle située en plein cœur de Bonabéri. C’est l’un des poumons économiques qui représente 68,6 % des exportations du Cameroun. Broie du noir et mérite une cure de jouvence.
La zone industrielle de Bonabéri se meurt. Elle souffre dans sa chair et agonise. Une descente sur le terrain laisse pantois tant le mal est profond : routes dégradées, embouteillages chroniques, difficultés énergétiques, absence de parkings et coûts logistiques en forte hausse …..La liste est loin d’être exhaustive.
La preuve par 100
La preuve par 100 que le principal pôle industriel du Cameroun est en train de traverser une crise qui menace sa compétitivité. Et la pérennité des entreprises qui y sont implantées. Un constat qui a été fait. Par le directeur général de la mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles et du Cameroun.
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En fait, le constat a été dressé mardi 16 juin 2026 lors de la visite du directeur général de Magzi. Et du représentant de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). C’était lors d’une mission d’information du programme d’assistance aux zones industrielles. Menée avec plusieurs partenaires internationaux, notamment l’ONUDI et les entreprises locales.
Dégradation avancée…
En effet, des opérateurs économiques avaient saisi la perche qui leur avait été tendue. Pour décliner les obstacles qui plombent le bon fonctionnement de leur activité. Et qui leur font perdre d’importantes devises. Ils ont évoqué par exemple la dégradation des voiries qui leur fait perdre à peu près de 300 millions Fcfa. Tandis que les surcoûts logistiques atteignent environ 20 %.
Aussi ont-ils évoqué l’usure prématurée des véhicules. Également ont-ils pointé du doigt l’inaccessibilité de certains sites industriels. L’étroitesse des voies de circulation, le manque d’espaces de stationnement. Et des problèmes récurrents d’approvisionnement en énergie.
Au regard de la gravité de la situation. Le directeur général de la Magzi a dit toute sa détermination à travailler pour trouver des solutions. « Ce que j’ai vu m’a sidéré. C’est tout simplement inimaginable. Les entreprises pensent que la Magzi ne veut pas aménager ces zones ».
« Mais la réalité est qu’elle n’en a pas les moyens. Elle ne peut pas compter sur ses propres ressources, qui sont tout simplement dérisoires. Nous sommes à la recherche d’autres pistes de solutions », dira-t-il.
Mobilisation des financements
Non sans inviter les entreprises à renforcer leur collaboration. Avec la Magzi afin d’apporter des réponses immédiates aux difficultés les plus urgentes. Tout ceci en attendant la mobilisation de financements plus importants pour la réhabilitation complète de la zone.
Une étude réalisée par l’ONUDI entre 2024 et 2025 auprès de 200 entreprises industrielles camerounaises. Atteste de ce que la zone industrielle de Bonabéri demeure la plus importante du pays. Parmi les entreprises enquêtées, 36 sont installées à Bonabéri, soit près de 19,8 % de l’échantillon.
Ainsi donc, les performances économiques de cette zone illustrent son poids stratégique. Sur les 36 milliards Fcfa de chiffre d’affaires cumulés par les 200 entreprises étudiées. 21 milliards Fcfa sont générés par les seules entreprises de Bonabéri. Plus impressionnant encore, la zone représente 68,6 % des exportations du Cameroun. Confirmant son rôle central dans l’économie nationale.












