Il y a quelques jours dans la ville de Douala, les grandes inondations ont provoqué la mort d’une personne des suites de noyade. Et du coup, le gouvernement a ordonné un curage permanent des drains.
Ainsi donc, les pluies diluviennes enregistrées le 18 mai 2026 ont causé d’importants dégâts matériels. Ceci, dans plusieurs quartiers de la métropole économique. À Bonanjo, quartier résidentiel, des édifices publics ont été touchés. Et de nombreuses habitations ont été inondées.
Des moments assez difficiles
Par ailleurs, à Bepanda Missoké, à Mambanda, Bonabéri, à Akwa, le spectacle a été désolant. On a vu les maisons remplies d’eau. Avec des effets sur l’eau. Parents et enfants se battant contre les courants d’eau. « Nous avons vécu des moments assez difficiles. »
Et « la saison des pluies n’a véritablement pas commencé. Nous risquons le pire dans les semaines qui viennent. Après le passage des eaux, c’est la boue qui va occuper toute la maison. Le travail va nous tuer, mes enfants et moi », a dit dame Esther Mpanjo, à Mambanda..
Et pour éviter les situations à venir, la ministre de l’Habitat a pondu un communiqué le 19 mai 2026. Dans son communiqué, Célestine Ketcha Courtès va exprimer sa compassion à la famille de la victime. Ainsi que sa solidarité envers les populations sinistrées.
L’obstruction des caniveaux par les déchets
La ministre, en accord avec le gouvernement, a insisté surtout sur la nécessité d’installer des opérations d’assainissement dans la durée. Pour elle, il faut associer les comités de quartier, les marchés et les organisations de la société civile. L’objectif recherché est de réduire l’exposition des populations aux inondations. Douala étant régulièrement confrontée à des épisodes de submersion pendant la saison des pluies.
Dans les diagnostics faits par les autorités, ces inondations à répétition ne tiennent pas seulement à l’intensité des pluies. Aussi, elles sont le fruit de l’obstruction des caniveaux par les déchets, de l’occupation anarchique des zones inondables. Et la dégradation de la mangrove.
Pour Ketcha Courtès, « ces comportements réduisent fortement l’efficacité des infrastructures de drainage. Mises en place pour l’évacuation des eaux pluviales », dit la ministre.
Du curage en permanence
Il faut peut-être le rappeler, la ville de Douala est confrontée depuis des années à des inondations fréquentes. Parfois meurtrières, avec la paralysie des quartiers entiers. La perturbation de la circulation et des destructions matérielles importantes.
Pour ce qui est de la conduite à suivre, le message du gouvernement est clair. Les ouvrages existants ou en cours de renforcement doivent s’entretenir régulièrement, notamment les drains. Aussi, il faut veiller sur le respect des règles d’occupation de l’espace urbain.
En effet, à l’approche de nouvelles pluies, l’exécutif communautaire veut donc faire du curage en permanence. Et de la discipline urbaine les deux premiers leviers de la riposte.
















