La Snh est au centre d’une polémique au sujet des capacités de son directeur Adolphe Moudiki à maintenir le cap. Un éditorial signé par l’administrateur directeur général de la société nationale des hydrocarbures fait polémique.
Adolphe Moudiki est de retour. L’administrateur directeur général de la société nationale des hydrocarbures marque son retour. À travers la signature d’un éditorial publié dans le journal interne de la compagnie.
l’ADG de la Snh introuvable depuis près 3 ans
Et du coup pour certains qui le disaient introuvable, y ont vu un retour aux affaires. Dans le même temps, d’autres s’insurgent plutôt contre ce qu’ils qualifient de « vacance déguisée en direction ». C’est le cas du bâtonnier Akere Muna qui a vivement réagi à cet éditorial signé par Adolphe Moudiki. Dans le canard de la structure.
D’après l’avocat au barreau du Cameroun, le texte « porte le nom d’Adolphe Moudiki ». Mais « il ne porte pas l’homme ». Selon Me Muna, l’ADG de la Snh est introuvable depuis près de trois ans, absent des conseils d’administration. Et des grandes réunions internationales où il devrait représenter l’institution.
Une image scannée
« Moudiki était porté disparu lors de la session annuelle de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO). Tenue en octobre 2024 à Yaoundé, la capitale même de son pays. À sa place, c’est son épouse, Nathalie Moudiki, qui a représenté la Snh.
Une situation qui, selon Muna, ne relève ni d’une succession, ni d’une délégation, mais d’une vacance déguisée. Nathalie Moudiki cumule déjà plusieurs fonctions au sein de la Snh : directrice des affaires juridiques, conseillère technique. Présidente du conseil d’administration de CSTAR… », constate Akere Muna.
Qui affirme par ailleurs que l’épouse de l’Adg aurait également présidé une réunion du conseil de CSTAR à Dubaï. Toujours en lieu et place de son mari. Il indique que les documents portant la signature d’Adolphe Moudiki seraient en réalité signés. Via une image scannée, et non par sa main.
Une administration « par procuration »
« Ce n’est pas une succession. Ce n’est pas une délégation. C’est une vacance déguisée en direction. Et les Camerounais ont le droit de savoir qui décide réellement de la gestion de leur compagnie pétrolière nationale», dénonce Me Akere Muna. Ce dernier estime qu’une institution incapable de produire son propre directeur général ne devrait pas publier d’éditoriaux en son nom.
Le fondateur de Transparency International Cameroun, qui estime que le Cameroun mérite une Snh dirigée par une personne visible. Responsable, et redevable, non une administration «par procuration ». Il souhaite que le nom de l’organisation ne soit plus associé à la gestion actuelle de la Snh. Aussi rejette-t-il toute tentative de faire croire que Transparency International Cameroun approuverait les pratiques de la compagnie pétrolière nationale.












