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Afrique du Sud : Deux Mozambicains tués

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Deux ressortissants mozambicains ont été tués mardi à Germiston, près de Johannesburg, en Afrique du Sud. Le gouvernement mozambicain attribue cette attaque à des violences xénophobes. Une ressortissante sud-africaine a également perdu la vie, tandis que deux autres Mozambicains ont été blessés. La police sud-africaine a ouvert une enquête, sans confirmer pour l’instant le caractère xénophobe de l’attaque.

Le gouvernement mozambicain a annoncé que deux de ses ressortissants avaient été tués dans des violences xénophobes mardi en Afrique du Sud, la police sud-africaine est née à confirmer vendredi qu’une enquête pour une fusillade mortelle et un vol a été ouvert.

Une personne de nationalité sud-africaine est également décédée et deux autres Mozambicains ont été blessés et hospitalisés dans cette attaque perpétrée mardi à Germiston, près de Johannesburg, précise le gouvernement mozambicain dans un communiqué publié jeudi soir et intitulé « Xénophobie en Afrique du Sud ».

Interrogé par l’AFP, la police sud-africaine a expliqué que des hommes armés avaient tué deux hommes et une femme dans un quartier informel de Germiston avant de s’enfuir en important des téléphones portables et un ordinateur.

« Déterminer le mobile de cette attaque fait partie de l’enquête », a déclaré une porte-parole de la police à l’AFP. Les nationalités des personnes impliquées dans l’attaque ne sont pas encore connues, at-elle affirmé.

Selon le gouvernement mozambicain, 38 Mozambicains habitant dans ce quartier ont été contraints de fuir leur foyer à cause des raids menés par des groupes antimigrants mardi soir.

Le départ de tous les immigrés 

Depuis plusieurs mois, une mosaïque d’organisations citoyennes, soutenues par quelques partis politiques, appelle lors de manifestations régulières au départ de tous les immigrés en situation irrégulière d’Afrique du Sud.

Cette campagne, accompagnée de nombreuses menaces et intimidations, a donné lieu à de multiples violences : deux Mozambicains, un Malawite et un Éthiopien ont été tués dans de précédentes attaques, selon la police, et des magasins tenus par des étrangers ont été pillés et incendiés.

Mais la police sud-africaine a à plusieurs reprises contesté des informations, lieux des autorités nigérianes et ghanéennes, faisant état d’autres victimes de violences xénophobes, les imputant à la criminalité ordinaire d’un pays qui enregistre en moyenne 60 homicides par jour.

Si la plupart des marches, organisées par des organisateurs comme le groupe « March and March », se déroulent dans un calme relatif, d’autres ont été suivies d’opérations musclées de manifestants armés de bâton faisant du porte-à-porte pour d’éloger et chasser de leur quartier des étrangers, en situation irrégulière ou pas.

Ces violences et le climat de peur instauré par cette campagne ont d’ores et déjà conduit des dizaines de milliers d’étrangers à rentrer chez eux au Malawi, au Zimbabwe, au Mozambique, au Ghana ou encore au Nigeria.

str-jc/br/fal/mba

© Agence France-Presse

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