Les camerounais du triangle national et de la diaspora dénoncent une gabegie financière. Ils ne cachent pas leur désarroi vis-à-vis de ce qui se passe au sommet de l’Etat depuis une quarantaine d’années.
De nombreux camerounais sont contre la manière dont le pays est gouverné. Qu’il s’agit de ceux qui vivent au pays ou de ceux qui l’ont quitté. Ce qui se passe au sommet de l’Etat depuis plus de 40 ans est révoltant. A en croire plusieurs camerounais de la diaspora, « le pouvoir est dans la rue ».
Prévarication de la fortune publique
Ils dénoncent « les coups d’État scientifiques, coups d’État électoraux, coups d’État constitutionnels et coups d’État institutionnels ». « Entre détournements, prévarications, prébendes, agapes, favoritisme, protectionnisme, luxure et excès de tout genre. Hostilité manifeste envers la patrie, mépris du peuple. Mépris envers les institutions, des lois et des règles, le régime en place en fait trop ! » Condamnent ces derniers.
Non sans fustiger l’incurie, la prévarication de la fortune publique et le désordre. « Avec une approche ostentatoire aussi grotesque, même l’individu le plus insensé. Mais qui vit dans une atmosphère de pauvreté chronique comme celle que nous offre le Cameroun devrait s’en offusquer. Et prendre ses responsabilités », estiment de nombreux citoyens.
Exploitation et gestion des hydrocarbures : Cabral Libii indexe
Le mal est profond
s où plus de 44 % de citoyens vivent sous le seuil de la pauvreté. Où des milliers de Camerounais vivent avec moins d’un dollar par jour, le mal est profond. « Des milliards liquides enflammés, un parc automobile aussi obèse, des milliers de costumes estimés en fortune, des sociétés écrans ».
« Des dizaines de comptes bancaires, des immeubles à n’en plus finir. Le tout acquis sur la méchanceté envers la patrie .Quelle cruauté !… », s’écrie un ponte de l’opposition.
Lui qui en veut cruellement à « tous ces richissimes ministres fabriqués par le chef de l’Etat. Depuis son accession à la magistrature suprême ». Des fortunes insolentes qui questionnent dans un pays pauvre et très endetté. Où chaque année le budget est déficitaire. Mieux « dans un pays qui fonctionne à crédit. Et où l’état fait recours aux usuriers avec des taux d’intérêts étranglant ».











