Des associations de défense des droits des consommateurs soutiennent que le Cameroun s’achemine vers un risque d’une exclusion technologique massive face au dynamisme de l’Afrique émergente.
Les associations de défense des droits des consommateurs affirment, tous ou presque, avoir pris connaissance du communiqué du ministre des Finances. Daté du 25 mars 2026, actant la mise en œuvre dès le 1ᵉʳ avril 2026. D’un mécanisme de collecte numérique des droits de douane et taxes. Sur les téléphones portables, tablettes et terminaux numériques.
Bien que présentée comme une solution de sécurisation des recettes. Ces associations expriment ses plus vives inquiétudes quant aux conséquences de cette pression fiscale sur le citoyen. Pour elles, l’exception camerounaise est un frein à l’inclusion numérique.
Moteur de la croissance
Alors que le monde bascule dans l’économie du savoir. Ces associations arguent que le Cameroun semble opter pour une voie à contre-courant des leaders continentaux. Elles en veulent pour preuve des pays comme le Rwanda, le Maroc, le Botswana. Ces pays ont compris que l’accès universel aux outils numériques est le moteur de la croissance.
« En réduisant les barrières fiscales, ces États favorisent l’éducation, la bancarisation et l’entrepreneuriat. Taxer l’outil de travail des Camerounais, c’est ériger un mur numérique entre les citoyens et le progrès ». C’est ce que révèle la fondation camerounaise des consommateurs.
Qui rappelle qu’en renchérissant le coût d’acquisition des appareils neufs. Le gouvernement encourage indirectement l’expansion des marchés de contrebande et de la contrefaçon. Mettant en danger la sécurité des utilisateurs. Aussi évoque-t-elle la baisse prévisible du volume des ventes légales qui finira par éroder l’assiette fiscale globale.
Téléphones : le dédouanement devient obligatoirement numérique
Péril numérique
Cette organisation de défense des droits des consommateurs dénonce « une vision court-termiste. Basée sur la taxation immédiate de la consommation ». Et suggère au gouvernement d’abandonner cette politique de rente fiscale. Pour adopter une véritable stratégie de développement industriel.
« Au lieu de taxer l’importation de produits finis, il est impératif d’inciter les investisseurs, par des mesures attractives. À implanter des usines d’assemblage de téléphones, laptops et tablettes au Cameroun. C’est par la production locale que l’on crée de la valeur, des emplois. Et que l’on garantit des prix accessibles », recommande la Focaco.
Face à ce péril numérique, la Focaco demande au gouvernement de surseoir à l’application de cette mesure. Et ouvrir une concertation inclusive avec les acteurs du secteur technologique et les défenseurs des consommateurs.
S’inspirer des modèles africains de réussite en optant pour une fiscalité incitative qui favorise l’équipement massif des populations. Favoriser l’investissement productif en créant un cadre douanier et fiscal privilégié pour l’assemblage local des terminaux numériques.
















