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Electricité : Des fraudeurs démasqués à Douala

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Des fraudeurs utilisaient gratuitement l’électricité et en revendaient aux populations. Mal leur en a pris, ils ont été débusqués au cours d’une visite du ministre dans la cité économique.

Douala, de grands fraudeurs de la cité économique démasqués. En visite dans la ville de Douala. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou est descendu sur le terrain mardi 31 mars 2026. Lors de la visite de plusieurs immeubles, le membre du gouvernement est tombé des nues face à l’ingéniosité des fraudeurs. Les techniques utilisées par ces derniers pouvant donner du tournis.

Au bout du compte, de nombreuses résidences qui appartiendraient à de hautes personnalités sont passées au crible.  « Des voleurs de lumière ont été démasqués et pris la main dans le sac ».

Fraude à l’eau: la CAMWATER continue sa poursuite contre les voleurs d’eau

Évaluation rigoureuse des chantiers

Dans le cadre de cette mission de travail entamée le 30 mars 2026 dans la région du Littoral. Le ministre a procédé à une évaluation rigoureuse des chantiers du boulevard électrique. Une infrastructure vitale pour le transport de 1 500 MW entre Yaoundé et Édéa.

Après avoir inspecté le poste stratégique de Missolè et la ligne 400 kV Nyom 2 – Nkolkoumou – Béon. Le membre du gouvernement a marqué un arrêt décisif à Ebombè. Pour lever les goulots d’étranglement qui ralentissent le déroulage des 75 km de câbles restants.

Face aux retards constatés, le ministre a durci le ton en fixant une date butoir irrévocable à fin juin 2026. Pour la mise sous tension globale du réseau. Condition sine qua non pour l’évacuation optimale de l’énergie issue du barrage de Nachtigal. Un délai de grâce de deux semaines a été accordé aux entreprises prestataires. Pour inverser la tendance, sous peine de résiliation immédiate des contrats et d’information des partenaires financiers.

Cette mission, qui s’est achevée le 31 mars, intègre également un volet social majeur. Avec l’inspection de la station de traitement d’eau potable de Japoma, garante de l’approvisionnement de la métropole de Douala.

Environ 60 milliards de perte

Selon Eneo, les moyens illicites utilisés ne provoquent pas que des pertes financières. Ils sont souvent dangereux pour ceux qui opèrent, ceux qui en profitent et la communauté. Le danger pouvant aller jusqu’à une dégradation de la qualité de l’énergie. Entendez la baisse ou la surtension – à la mort par électrocution ou à des incendies. Mais aussi les poursuites judiciaires pour les acteurs.

La fraude électrique sur le plan économique représente une perte colossale, environ 60 milliards Fcfa par an. Pour le secteur de l’énergie au Cameroun, selon un calcul fait il y a quatre ans. Sur la base de la valorisation d’un point de perte commerciale à 4 milliards Fcfa. Le secteur se trouve privé de ressources essentielles qui pourraient être réinvesties dans la modernisation des réseaux.

Sur le plan du bien-être et de la sécurité des populations, environ 40 personnes meurent du fait des tripatouillages sur le réseau de distribution.  La fraude détruit des carrières. En 2025, près de la moitié des licenciements. Pour faute lourde chez Eneo, étaient liés à l’implication des agents sanctionnés avec des réseaux de fraude.

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