Depuis le 23 mai dernier, d’importants moyens marocains et français sont mobilisés pour retrouver deux navigateurs français disparus après l’avarie de leur catamaran près des côtes de Tanger.
Les recherches se poursuivaient lundi au large du nord du Maroc après la disparition de deux Français dont le catamaran a subi une avarie près de Tanger. Alertées dans la nuit du 24 mai, les autorités marocaines ont rapidement déployé d’importants moyens aériens et maritimes pour tenter de localiser l’équipage.
Le Centre national de coordination et de sauvetage maritime a indiqué avoir retrouvé le catamaran Stella ainsi qu’un radeau de survie dérivant à environ cinq kilomètres des côtes. Toutefois, aucune trace des deux plaisanciers n’a été découverte à bord. Le bateau, encore à flot, a ensuite été remorqué jusqu’au port d’Asilah, situé au sud de Tanger. Les secours concentrent désormais leurs efforts sur un canot annexe équipé d’un moteur hors-bord que les disparus auraient utilisé après avoir quitté le navire.
Des messages d’alerte avant la disparition
Selon Adrien Danzé, père de l’un des navigateurs âgé de 25 ans, un premier message signalant une voie d’eau a été envoyé vers 1h15 GMT. Un second message, transmis moins d’une heure plus tard, annonçait l’abandon du catamaran au profit de l’annexe.
Le voilier effectuait alors une traversée entre la Martinique et un port européen, probablement Barcelone ou Marseille. À ce stade, les circonstances exactes de l’incident restent inconnues. Les autorités précisent également que l’équipage ne disposait pas de balise de détresse. Deux avions, deux hélicoptères et trois unités maritimes marocaines participent actuellement aux recherches. Des équipes au sol inspectent aussi le littoral. En parallèle, la marine française a engagé un avion de surveillance pour appuyer les opérations.
Ce drame rappelle un précédent accident survenu en 2012 au large de Saïdia. Cette année-là, le naufrage du catamaran Love-Love, pris dans une tempête, avait coûté la vie à quatre Français.
Source : Agence France-Presse (AFP)
















