Le gouvernement camerounais affiche une ambition claire. Il est question de moderniser son système de financement. Et c’est pour financer son économie en 2026.
Le ministre des Finances a présenté le plan de mobilisation des ressources de l’État pour l’exercice 2026. La cérémonie s’est tenue le 19 février 2026 à Douala,. L’accent a été mis sur une innovation majeure : les obligations thématiques.
Sous l’égide de la Direction générale du Trésor (Minfi). Cette rencontre annuelle avec les investisseurs s’est articulée autour de trois piliers fondamentaux. On peut citer : Le financement du développement tout en garantissant la viabilité de la dette.
Meilleures conditions de coût
L’attraction de l’épargne de la diaspora pour soutenir l’effort national. La mobilisation de ressources thématiques (obligations vertes, sociales et durables).
Pour cette année, l’État projette de mobiliser une enveloppe globale de 1 650 milliards Fcfa. L’objectif est d’obtenir ces fonds aux meilleures conditions de coût. Et de maturité, sans fragiliser les équilibres macroéconomiques du pays.
Ainsi donc, on mise sur l’essor de la finance durable. Et le recours aux obligations « vertes » marque un tournant historique. Le Pays s’est doté d’un cadre de financement durable, le « ESG Framework ». Qui répertorie déjà des actifs éligibles estimés à près de 8 000 milliards Fcfa.
C’est un mécanisme qui présente des avantages triples. D’abord, capter des investisseurs spécialisés sur le long terme. Ensuite, optimiser les conditions financières d’emprunt. Et enfin, aligner la dette publique sur les Objectifs de développement durable (ODD).
Pour Sylvain Moh Tangongho, « le financement souverain moderne doit intégrer les impératifs environnementaux. Et sociaux qui structurent désormais les flux de capitaux mondiaux », a souligné le Directeur Général du Trésor.
Couverture de risques adaptés
Le secteur privé et les investisseurs ont profité de ces échanges. Pour appeler à la mise en place d’un cadre réglementaire innovant. Pour séduire davantage les financiers, l’État compte actionner plusieurs leviers. Il s’agit des mécanismes de couverture de risques adaptés. Des garanties partielles et dispositifs d’amélioration du crédit. De la structuration rigoureuse des opérations.
Ainsi donc, l’année 2026 se veut une étape charnière pour transformer le marché domestique. Et renforcer la crédibilité financière du Cameroun à l’international. Comme l’a rappelé le DG du Trésor, la gestion de la dette n’est plus seulement une question budgétaire. Mais une «obligation envers les générations futures ».












